20190821-27

Du 21 au 27 août 2019 : Cap Nord - Finnmark / Laponie

Carte du trajet et des balades du 21 au 27 août 2019. Respectivement 36, 72, 174, 165, 229 et 251 km pour Rouletabille.

Plus 2 randos à pied (premier et dernier jour).



Mercredi 21 août 2019

Claudine a écrit... Lever à 6h30, départ à 7h30, pour le Cap Nord, le vrai !!! On s'habille chaudement, car hier dans la soirée, un vent glacial nous décourageait de partir marcher. Donc bonnet pour Jef, et coupe-vent, gants et grosse veste pour moi. Hé bien, grosse surprise, au bout de quelques centaines de mètre... il fait bon, à tel point qu'on se déleste de nos vestes et pulls ! On a fini notre rando en T-shirt, sous un beau soleil ! Mais dès l'arrêt au Cap, on s'est bien recouvert, car le vent montait.

Rando de 18 km sans aucune difficulté, juste regarder où on met les pieds : pierres, boue, planches. Beaux paysages, dans la brume à l'aller, belle atmosphère. On y est seuls, enfin presque. On croise une jeune femme, et à notre arrivée 2 femmes, puis 4 italiens, puis une jeune fille de Strasbourg, puis un allemand.

Ci-dessus, vue depuis le parking sur la route montant au Cap Nord, ou Nordkapp comme disent les norvégiens. Au premier plan, la linaigrette, indicateur infaillible des zones humides et marécageuses. Ci-dessous, vue sur le parking qui nous a servi de bivouac : paysage de désolation battu par les vents, pas un arbre pour les ralentir, une steppe glaciale recouverte de pierres à perte de vue. C'est triste mais, en même temps, je trouve que c'est terriblement beau ! Si vous faites attention, vous verrez une tente près du parking. Après des années de camping, j'avoue avoir maintenant une très grande estime pour Rouletabille... Je vous laisse découvrir les lieux en notre compagnie.

Au loin le Sandstrandfjorden, fjord entrant dans le "doigt" ouest de la péninsule. Le sentier se dirige en effet d'abord vers l'ouest, avant de biburquer complètement vers le nord (voir la carte).

Très loin vers l'ouest, en mer, on aperçoit les plus grandes îles de l'archipel de Gjesvaer. Magique !

Nous passons près d'une très grosse veine de quartz blanc émergeant très au-dessus du sol, cette pierre est vraiment splendide. Compte-tenu des couleurs ambiantes plutôt sombres, elle se voit de très loin.

Au loin se trouve la falaise touristique du Cap Nord, mais une belle brume plutôt épaisse s'élève aussi soudainement que rapidement, effaçant tout le paysage.

Ouf, je pose enfin la dernière pierre à l'édifice, de façon à retrouver notre chemin au retour...

Le voile se déchire, un superbe spectacle nous attendait. Sous nos pieds, en bas du plateau sur lequel nous évoluons depuis le départ, se trouve cette plage. Le chemin, après le franchissement du torrent en bas, se poursuit sur la gauche, à flanc de falaise. Sur notre droite se trouve le "doigt" de la péninsule voisine au bout de laquelle on aperçoit le très fameux globe du Cap Nord des touristes (photo suivante). Pour ceux qui connaissent les lieux, si vous regardez attentivement, vous distinguerez, de la gauche vers la droite, le globe, le bâtiment culturel, et les statues. Plus de détails sur mon site lors d'une précédente visite, en 2012 par exemple, ici.

Bien que très belle, c'est la partie la plus délicate du trajet, car il faut chercher son chemin le long des grandes dalles lisses et glissantes. Nous recherchons les fissures pour ne pas risquer de chute. Sur notre droite, la falaise du cap touristique nous accompagne (photo suivante).

Et voilà, nous y sommes, sur le point le plus au nord de l'Europe, 71°11'08" nord, le Knivskjelodden. Le Cap Nord de l'autre falaise se situe à 71°10'16"... Mission accomplie. Claudine a écrit... On pose pour les photos, une barre de céréales, on discute un bon moment avec la jeune Strasbourgeoise (qui se fait un "trip" en voiture -dans laquelle elle dort- à grande vitesse). Il fait froid ici, mais la brume s'est dissipée. Nous repartons, il est 10h30. On croise du monde sur le retour. Arrivée au camping-car à 13h30, soit 6 heures aller-retour avec les pauses.

Sur le chemin du retour, le brouillard étant parti, nous découvrons la jolie vue qui nous avait échappé sur les falaises du mythique Cap Nord touristique, au-delà de la Knivskjellbukta, la baie séparant les "doigts" de la péninsule. Magnifique, comme toujours dans ce pays.

Après avoir mangé dans notre palace, nous décidons d'aller voir le village de Gjesvaer, situé au nord-ouest de l'île du Cap Nord, Mageroya. Sur la route, nous rencontrons beaucoup de rennes, isolés, en petits groupes, égayés un peu partout dans les collines.

Il fait très froid maintenant, et nous faisons les photos en roulant, d'où leur très piètre qualité. C'est dommage, car c'est extrêmement beau et sauvage, comme vous pouvez le voir : nous traversons un monde totalement minéral, que personnellement j'aime beaucoup, contrairement à Claudine. J'aimerais aller gambader sur ces petites montagnes, mais la météo ne m'y engage absolument pas, dommage ! Sur la photo suivante, vous voyez le bloc d'îles appelé Gjesvaerstappan : ce sont ces mêmes îles photographiées ce matin au cours de notre marche vers le cap.

Et voilà Gjesvaer. Alors que nous déambulions sur le quai, nous saluons deux jeunes hommes qui reconnaissent immédiatement en nous des français, accent oblige ! Ce sont Pierre-Louis et Adrien, deux kayakistes alsaciens, qui sont en train de réaliser l'exploit de remonter toutes les côtes norvégiennes depuis Bergen, d'où ils sont partis, au mois de mars ! Leur but : le Cap Nord. Ils sont adorables, et comme nous sommes juste à côté du seul restaurant du village, qui ouvre justement ses portes, nous décidons d'aller manger ensemble un fish and chips accompagné d'une bière. Ce fut une soirée mémorable, pleine d'échanges forts à tout point de vue. Nous sortons à 21 heures, à la fermeture. La patronne nous autorise à bivouaquer sur place, face au port, avec cette vue sous notre fenêtre : magique ! Nous y avons d'ailleurs vu un phoque, que seul l'oeil très exercé de nos kayakistes avait repéré, en début de soirée. Adrien et Pierre-Louis retournent dans leur tente près de leurs kayaks. Pour la petite histoire, ils ont réussi leur exploit le surlendemain. Je vous invite à aller sur leur site ici. Quelle soirée, les amis ! Un fort moment partagé, comme me dit si justement Claudine.



Jeudi 22 août 2019

Désireux de manger hors du village, nous déplaçons Rouletabille avant de prendre le petit déjeuner. Nous nous posons quelques centaines de mètres plus loin, face à une colline sur laquelle rumine un groupe de rennes. Claudine sort aussitôt immortaliser la scène. J'en ai mis beaucoup, je sais que ça va faire très plaisir à Christine, entre autres...

Nous payons aujourd'hui la belle journée ensoleillée d'hier : le plafond nuageux est très bas. N'ayant donc aucune raison de traîner davantage sur Mageroya, nous prenons la route du... sud ! Serait-ce le début du retour à la maison ?

Il y a tout-de-même un petit village que nous n'avons pas encore vu sur l'île, c'est Kamoyvaer. Le détour est faible, ce serait dommage de ne pas en profiter, malgré le plafond bas des nuages. Et nous avons bien fait : c'était magnifique ! Mais je vous l'ai déjà dit si souvent : il ne faut jamais hésiter à prendre une route en Norvège, jamais. Malgré le froid, nous sommes allés faire un petit tour sur une colline surplombant le hameau.

Nous reprenons la route, toujours sur Mageroya. Notez la couleur de l'eau, et ce malgré les nuages. Incroyable ! Nous cassons la croûte en face du port de Honningsvag, dans lequel est amarré le Hurtigruten (photo plus bas).

Et finalement, peu désireux de rouler davantage, et alors que le soleil revient, nous décidons instantanément et en même temps, en revoyant la belle plage de l'anse de Porsangneset, située juste après avoir quitté Mageroya par le tunnel sous-marin de 7 km, d'y passer la nuit !

Claudine a écrit... Promenade sur la belle plage avec Jef, puis je poursuis la rando sur la pointe... Un vent terrible me fait rebrousser chemin... Petite rando de plus de 6 km très vivifiante, alors que Jef m'attend bien au chaud sur son PC. Il est 18 heures, les jours diminuent très vite, 1/4 d'heure tous les soirs, nous ont dit les jeunes kayakistes... Et le froid arrive aussi très vite : 8° C, mais avec le vent, le ressenti est certainement de 6 °C...?



Vendredi 23 août 2019

Nous étudions chaque jour les prévisions météos du site norvégien YR.no, et décidons alors de nos activités. Aujourd'hui, ce sera la route 889, une des routes touristiques nationales décrétées par la Norvège, qui doit nous conduire au village de pêcheurs Havoysund. La route est assez longue, car les distances sont énormes ici dans le nord, d'autant plus que les routes sont très rares et, pire, sont toujours des culs-de-sac, puisqu'elles vous conduisent au bout du "doigt" d'une péninsule, dans un village perdu au bout du monde, et que le retour ne peut se faire que par le chemin emprunté à l'aller ! Pour ma part, aimant justement la route, je prends toujours mon pied, ce qui n'est pas forcément la même chose pour Claudine. Mais quand elle a fait une grosse rando la veille, elle aime se laisser aller dans son fauteuil et apprécie de voir les paysages défiler sans effort sous ses yeux...

Petit crochet au village de Repvag. Claudine écrit... Atmosphère très particulière : peu de moyens, espaces encombrés de vieux matériel, lieux morts, pas âme qui vive, absence d'activité... pourtant quelques hôtels et campings -en mauvais état- pour d'éventuels touristes pêcheurs, mais on a croisé très peu de monde. On peut dire que ça sent très fort la fin de la saison (remarque de Jef depuis plusieurs jours).

Retour sur la E69 qui longe l'immense Porsanger, dans lequel nous aimerions voir la queue d'une baleine, mais que nenni... Les roches ici sont superbes, et nous prenons le temps de les admirer de plus près. Nous croisons régulièrement des troupeaux de rennes, sur les bords de la route, sur la route, sur les plages, c'est toujours magique pour nous.

Arrêt repas ici sur la 889, peu avant d'atteindre cette fois le fjord de la côte ouest de la péninsule. Les paysages sont majestueux, et cette route mérite en effet amplement son classement. Nous faisons de multiples haltes, les "spots" sont nombreux et tous plus jolis les uns que les autres.

Les formations géologiques sont admirables, et je ne m'en lasse pas. C'est typiquement le genre d'espace dans lequel j'aimerais cheminer pendant des heures, mais je ne prends jamais le temps de le faire ! Alors que nous venons juste de redémarrer, Claudine s'écrie....

Regarde là-bas, un renard ! Arrêt catastrophe. Nous descendons et la magie recommence. Nous passerons grosso-modo une vingtaine de minutes à admirer Goupil. Il nous voit très bien, veille à maintenir la distance qui nous sépare et, rassuré sur nos intentions, il vaque à ses occupations, goûte les baies, se lèche les babines, baille, nous regarde, puis fait comme si nous n'étions pas là. Fabuleux !

Après cet intermède, nous reprenons la route. Les arrêts sont toujours très fréquents, et il ne m'est pas possible de vous présenter toutes les photos. Les couleurs des eaux sur les lacs, ou sur la mer, sont toujours stupéfiantes ! Et comme d'habitude, la montagne, les torrents, côtoient sans vergogne les plages, le goémon, la zone maritime.

En bas, dans la vallée, de petits lacs se sont formés entre les méandres de la rivière. On dirait que ça bouge sur le bord de celui-ci, non ? Un coup de zoom pour voir. Ah, mais oui, la magie continue...

Pas de chance, la brume revient fort alors que nous nous approchons du bout de la péninsule, Havoysund. Très dommage, car nous grimperons au sommet d'une colline au bout d'une longue piste de plusieurs km pour... rien, cette fois : nous serons dans les nuages !

Du coup, nous reprenons la route du... retour, cul-de-sac oblige ! Une petite piste conduisant à quelques cabanes de pêcheurs au fond d'un fjord nous permet de poser Rouletabille à l'écart de la route, en pleine nature près d'un petit lac. Merveilleux, comme toujours !



Samedi 24 août 2019

Après examen de la météo et de la carte du grand nord, nous décidons de partir explorer les grandes péninsules du nord-est, avec dans l'idée de redescendre un peu de Finlande et de Suède, pour montrer à Claudine les paysages de ces deux pays, fort différents de ceux de Norvège. La route est très longue, car les péninsules sont immenses et, surtout, les routes ne conduisent qu'à des culs-de-sac, comme je vous l'expliquais hier. Au bas mot, nous partons pour environ 1.500 km supplémentaires, nous éloignant de nouveau de la maison, mais qu'à celà ne tienne, quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce-pas ? Commençons par le retour sur la 889 parcourue hier. Vous n'allez pas le croire : nous arrêtant photographier des rennes dans le secteur du renard, nous le revoyons ! Oui, c'est "dingue", mais c'est bien lui, un peu plus éloigné de la route : les photos l'attestent bien, mais il est trop petit, inutile de vous les montrer.

Nous avions vu une cascade au-dessus d'un beau parking hier, avec un joli sentier. Claudine a envie d'aller la voir, et part randonner une heure. Elle fait cette photo, sur laquelle on aperçoit Rouletabille en bas, et un tout petit bout de la cascade à droite. N'ayant aucune envie d'aller marcher, je suis resté trier mes photos dans le camion, bien au chaud.

Nous retrouvons la E6 et le grand Porsanger que nous longeons jusqu'à Lakselv, la ville sise au fond du fjord. Là, nous faisons nos courses et le plein de gasoil, avant de prendre la route 98. Nous nous posons peu après au bord du fjord, au fond d'une petite anse. Le froid arrivant en soirée, avec un fort vent, nous surprend par son intensité. Nous n'avons pas le courage d'aller marcher sur la grande plage de galets, et préférons admirer le spectacle bien au chaud depuis l'intérieur de Rouletabille...



Dimanche 25 août 2019

Couleurs splendides sur la mer, ce matin. Une rivière se jette dans la baie à quelques centaines de mètres de là... C'est le royaume du minéral, les cailloux recouvrent le sol partout. Là-bas, vers le nord, la route 98 perce les immenses forêts longeant le rivage sans fin (photo suivante). Nous entrons dans les immensités nordiques... Mais la pluie se met à tomber, et Claudine me demande de revoir la météo des jours à venir et... Pluie, froid, 4 °C prévus là où nous allons... Nous avons pourtant préparé des randonnées mais... Claudine n'est pas chaude pour s'élancer vers les terres minérales sur plusieurs centaines de km avec une météo à priori mauvaise, je le sens bien, et si elle y va, ce ne sera que pour me faire plaisir. Du coup, ayant pour ma part déjà vu une grande partie de ces paysages, nous décidons de faire demi-tour, surtout que nous sommes à peine engagés sur la 98. Désormais, le meilleur choix est de visiter la Laponie, cette vaste région transnationale, à cheval sur les 4 pays du nord (Norvège, Suède, Finlande et Russie), et dont le peuple autochtone sont les Samis. Nous retournerons donc en Norvège après une incursion en Finlande. Voilà le nouveau programme.

Par conséquent, ayant fait demi-tour, nous sommes bien, maintenant, sur la route du retour ! Nous voici donc partis pour une journée de route, la plupart du temps sous la pluie, d'abord sur la E6 vers le sud pour Karasjok, puis sur la 92 vers l'ouest, avant de reprendre vers le sud et Kautokeino sur la E45. Immenses forêts sans fin, rivières puissantes, longues lignes droites interminables, relief doux, moustiques à souhait, autant vous le dire de suite : c'est la Scandinavie qui ne m'intéresse pas. Il me semble très important de la montrer à Claudine pour qu'elle se fasse sa propre opinion. Au terme d'une journée de route triste et monotone, Claudine, comme moi, trouve déjà manque de la Norvège des montagnes...

Et pour gagner du temps, pourquoi ne pas venir en hydravion à la pêche, dans sa petite caravane posée sur la plage d'un des innombrables lacs de la région, au bord d'une des innombrables forêts, près d'un des innombrables nids de moustiques...

C'est finalement juste après avoir traversé Kautokeino que nous posons Rouletabille en retrait de la grande artère, au bord d'un... lac, bien entendu, près de sa jolie petite plage, au-dessus de laquelle volent des tas de... moustiques. Ceci dit, comme il pleut (et il pleuvra) toute la nuit, ça ne va pas nous déranger...



Lundi 26 août 2019

Et ce matin, il fait beau, et les températures sont bien plus élevées que celles que nous avions hier sur la côte du Finnmark. Pour ça, nous avons bien fait de redescendre. Notre but est de rejoindre la petite ville finlandaise de Kilpisjarvi, située au bord des 3 frontières : Suède, Finlande et Norvège. Là, nous devrions avoir beau temps pour faire une randonnée qui nous intéresse.

Nous entrons un peu plus loin en Finlande, mais le changement de pays n'apporte aucun changement au paysage, qui reste désespèrement le même : forêts, lacs, lignes droites, lacs, forêts, un hameau de temps à autre. Nous voyons un magnifique couple de grues en passant, mais que nous n'avons pas pu photographier. Si vous regardez la carte, vous verrez que la Finlande forme un bras pas très large, mais assez long, qui s'incruste vers le nord-ouest et sépare la Norvège de la Suède. Très vite, donc, nous arrivons sur la Suède, puis longeons ce pays en remontant vers le nord-ouest tout en restant du côté finlandais, une large rivière servant de frontière. A Kaaresuvanto (Finlande), il y a un pont permettant d'entrer au village suédois situé en face : Karesuando. Nous traversons symboliquement, c'est la première fois que Claudine rentre en Suède. Ces deux photos sont justement celles de l'église de Karesuando. Claudine écrit... Arrêt en Suède, petit village proche de la rivière qui marque la frontière. Eglise en bois, intérieur très épuré : peinture grise sur les murs et bancs en bois, autel également très sobre, statue naïve avec peinture... Un bel endroit, clair, propre.

Retour en Finlande... Tiens, un renne. Il faut se méfier, toujours, car on les oublie vite et, pourtant, ils sont bien là. Ci-dessous, en bleu, les panneaux stop d'une piste pour scooters des neiges ou ski de fond.

Et nous arrivons enfin à Kilpisjärvi. Le relief a pris de l'ampleur, normal, puisque nous arrivons bientôt en Norvège. Nous sommes ici dans la seule partie montagneuse de la Finlande. Le sommet qui se trouve devant vos yeux est le mont Saana, 1.029 mètres, et but de notre excursion de demain. Nous posons Rouletabille sur le parking de départ de la randonnée.

Non non, ce n'est pas une statue, il est bien réel ! Nous allons nous dégourdir les jambes sur le sentier jouxtant le parking. La belle nature est là, juste à côté. Une deuxième randonnée part de ce même parking. Elle fait 21 km, et nous intéresserait bien aussi. Son but : se poser sur le point sur lequel Suède, Norvège et Finlande se rejoignent. Comme atteindre un sommet nous fait plus envie qu'un point symbolique, nous avons choisi la montagne...

Dernier regard sur le Saana avant de fermer les écoutilles. Claudine a écrit... Sur la route, nous avons croisé un renard, deux grues et quelques rennes. Routes droites bordées de bouleaux aux couleurs automnales, de lacs aux eaux bleues et de sapins. Monotonie des lieux, espaces immenses dépourvus de vie, que je suis ravie d'avoir vus, mais autant ravie de quitter...



Mardi 27 août 2019

Carte de la rando vers le sommet du Saana. 9 km, un peu plus de 500 m de dénivelé. La Suède se trouve de l'autre côté du lac. La météo n'est pas très bonne, et il y a pas mal de vent, mais au moins, les nuages sont hauts dans le ciel et il ne pleuvra pas. Ouf !

Inutile de vous dire que le coin est extrêmement prisé des finlandais, puisqu'il s'agit de leur seul massif montagneux ! Autant dire que les randonnées foisonnent dans le secteur, et le mont Saana doit être un des sommets les plus "courus", car il est facile et bien aménagé. Je dirais même que le sentier est en passe de devenir une autoroute. Les travaux sont encore en cours, mais nous avons la chance d'arriver au meilleur moment : presque plus de touristes, et le chantier est pratiquement terminé. Belle rencontre très sympa avec un des ouvriers au début de notre rando.

Très belle vue sur la forêt de bouleaux que nous venons de traverser. On aperçoit en bas la route 21 qui se dirige à droite vers la Norvège, et l'ami Rouletabille qui nous attend... Photo suivante : on arrive sur la partie sommitale : un gros caillou, que nous suivons sur sa crête jusqu'au point culminant. On aperçoit Claudine qui arrive et, au-delà, la Suède.

Evidemment, que ça grimpe, qu'est-ce que vous croyez ? J'avoue avoir beaucoup aimé marcher dans ces pierres. J'adore avancer vers le haut, et voir le paysage d'en-bas se découvrir, l'horizon s'élargir, c'est pour moi terriblement motivant !

Les randonneurs se suivent, regardez en bas à gauche la crête que nous venons de franchir. Sur la photo suivante : non non, ce n'est pas le sommet, mais un gros cairn marquant un palier au cours de la montée.

Et voici le sommet. Regardez la joie de Claudine, ainsi que la mienne, bien entendu. En examinant la pente de l'autre côté, je me dis qu'on doit pouvoir redescendre hors sentier. Contrairement à moi, Claudine n'aime pas trop ça, mais elle finit par se ranger à mon avis. C'est vrai, nous avons les cartes, les GPS, nous savons toujours où nous en sommes. Et elle ne le regrettera pas. D'une part, parce que nous y serons absolument seuls, et ensuite pour le petit parfum d'aventure (avec un tout petit "a", sans risque aucun) que nous y aurons.

Nous "tombons" finalement sur une piste de motoneige, qui nous conduira directement sur le sentier de l'aller. Il ne nous reste plus qu'à descendre "tranquilou", ce fut superbe !

Nous retrouvons la E8 et la Norvège, ses belles montagnes, sa diversité, ses incessants changements de paysages, quel bonheur ! Nous nous posons sur une belle aire de pique-nique en retrait de la route, et pourvue de toilettes. A ce propos, car je ne pense pas vous en avoir parlé : les toilettes norvégiennes sont extrêmement bien entretenues, nettoyées régulièrement, toujours pourvues de papier, de savon et de sèche-mains, souvent de chauffage et d'eau chaude... Un exemple à suivre dans notre pays, soi-disant d'un niveau de vie supérieur, ou classé comme tel au niveau international, mais pas capable de fournir des toilettes en nombre et propres ! C'était le petit "coup de gueule" qui ne retire en rien l'amour que je porte à mon pays, bien entendu !

En cette fin d'après-midi, Claudine est partie à la cueillette de framboises, et en revient avec son grand bol de café plein à raz-bord. Elle en fait donc de la confiture : un bocal. Bravo Claudine. Je lui laisse tout, car je n'aime pas trop les fruits rouges... Et puis, après tout, c'est elle qui a tout fait, elle le mérite bien !

Et voilà les amis, fin de ce récit. Nous sommes donc sur le chemin du retour, mais nous n'avons pas du tout envie de courir pour autant. Nous voici revenus dans notre pays du nord préféré, et je suis heureux que Claudine partage cette opinion avec moi. Merci encore à vous tous qui nous suivez et nous le faites savoir. Au prochain épisode. Ciao ciao.

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