De la Vendée au lac Léman

Vendredi 18 septembre 2009 - 793 km - 25 photos - 10 sélectionnées - Très beau temps

Traversée de la France d'ouest en est - De la Vendée au Lac Léman


Autoroute de Bournezeau (Vendée) à Poitiers -donc de nuit-, ainsi que de Mâcon à Annemasse. Par conséquent, au début et à la fin de notre périple.

Akitsu la Transalp, photographiée la veille du départ. Cette fois, elle porte particulièrement bien son nom (de famille), car il s'agit bien de rouler au milieu du massif des Alpes. On verra comment elle se comportera. Kiki (c'est mon frangin) m'a fait la vidange et a retendu la chaîne. Ce sera bien suffisant pour elle, elle n'est pas très "crâneuse". En ce qui me concerne, c'est quand même l'effervescence, car je n'ai rien préparé, pour ce qui est de l'intendance. C'est pourtant moi qui emmène la tente, et il me faut préparer quelques vêtements, un peu de nourriture, GPS, PC, appareil photo, cartes et trajet, etc, etc... Bref, j'y passerai une partie de la journée, car je suis naturellement d'une lenteur exaspérante, et je ne parviens pas à trouver le rythme. J'ai pourtant donné rendez-vous à mon frère à 4 heures demain matin, et je sais qu'il sera à l'heure. Je lui demande de me passer un coup de fil à 3 heures, pour être certain de ne pas louper le réveil.

Comme convenu, Kiki se pointe à 3h55. Je le reconnais bien là. Il fait beau, la nuit est noire et le ciel est constellé d'étoiles. J'aime ça, c'est un vrai plaisir de démarrer comme ça en moto! Les réservoirs sont pleins, et la météo est donc excellente, comme prévu. C'est dans les Alpes que ça devrait se corser pour les 2-3 premiers jours. On verra bien, de toute façon, c'est la même chose sur presque toute la France. Alors, autant suivre le périple préparé!

A 4h45, nous sommes sur l'autoroute. J'ai eu un peu peur pour l'essence, craignant de ne plus avoir de station avant Poitiers après avoir dédaigné la première, car Akitsu consomme beaucoup à cette vitesse. Mais il y en avait une autre. Poitiers à 6 heures, c'est le pied! Et 6,20 euros en moins à porter... pour 135 km, je trouve ça vraiment très cher. Je sais, je ne suis pas obligé de les prendre, d'accord, mais j'ai bien le droit de le dire, non?

Le château de Culan, superbe forteresse médiévale, en plein centre de la France, dans le Berry, à une trentaine de km au NO de Montluçon. Je l'ai déjà photographié lors d'un passage en camping-car, et je le reconnais alors que je traverse la route pour faire la photo! Il est un peu plus de 9 heures, et nous avons déjà roulé près de 380 km. Nous sommes dfonc presque à mi-parcours, ce qui est très encourageant. J'avais dit à Kiki que je voulais monter la tente avant la nuit et avant la pluie... On devrait y parvenir.

Vallon-en-Sully. Les peintures sur les maisons sont très jolies. Pause essence. Nos machines sont fatiguantes pour ça. Autonomie d'à peine 250 km, donc obligés de faire le plein aux alentours de 200 bornes pour être certains de ne pas tomber en panne. C'est assez pénible. D'un autre côté, ça nous oblige un peu à faire des pauses, ce qui n'est pas négligeable non plus. Nous attaquons maintenant la partie la plus touristique de l'itinéraire, en terme de route. En effet, pour couper au plus court, nous roulons sur la très agréable D11 qui traverse Cosne-d'Allier, et passe tout près de la superbe cité portant le piquant nom de Hérisson, et dans laquelle j'avais fait une halte d'une nuit en camping-car, pour me retrouver au petit matin entouré de véhicules de commerçants: j'étais sur la place du marché...

A midi, nous avons fait 570 km. Nous faisons une grande pause casse-croûte dans une station d'essence, une vingtaine de km avant de prendre l'autoroute à Mâcon. Il fait chaud, et lourd, le temps est bien orageux, comme prévu.

15 heures. Petite pause sur un grand parking à la sortie d'un tunnel routier, sur la commune de Châtillon-en-Michailles. Un allemand stationné près de nous nous propose de faire la photo des deux motards.... La région est très jolie, nous nous approchons des Alpes. Les sommets autour de nous avoisinent déjà les mille mètres d'altitude! Il fait de plus en plus lourd. Nous roulons toujours sur l'A40, et nous approchons maintenant de Genève.

La traversée -enfin, le contournement- de Genève se passe sans difficulté grâce à l'A40, que nous quittons à Annemasse. Il nous en a coûté quand même 9 euros supplémentaires, ainsi que 0,40 euro pour le contournement de Mâcon par autoroute... Direction Thonon-les-Bains. La circulation est vraiment dense, et pénible, surtout avec cette chaleur et notre équipement. Mais bon, ce n'est pas le périph' et nous n'allons pas au boulot, alors tout va bien! Enfin, nous atteignons la petite cité balnéaire de Sciez, au bord du lac Léman. Essai du plein d'essence raté: il faut apporter sa pièce d'identité pour se servir. Nous partons sans rien prendre... Ayant loupé la sortie vers le lac, nous retournons vers le camping en passant par le port de Sécheix, juste à côté, et c'est tant mieux! On aperçoit tout juste la rive suisse, en face.

C'est la première fois que je vois le lac Léman. Pratiquement pas une ride, l'eau est plate comme un... lac! Pas un souffle d'air. Nous avons très chaud, mais nous savons que le camping est tout près, et nous serons bientôt sous la douche salvatrice!

Nos deux montures ne sont même pas fatiguées, ce qui est de très bon augure pour la suite des événements!

A 17 heures, la toile est montée. Le camping est agréable, et se trouve à uine centaine de mètres de la rive du lac. L'accueil est très cordial. Le prix normal. Pour Kiki, c'est une première, et ça ne l'enchante pas plus que ça. Pour ma part, je retrouve déjà mes automatismes. Par contre, une fois de plus, j'ai encore emporté deux fois trop de bazar inutile. J'ai malgré tout fait des progrès, puisque je n'ai qu'un seul sac!

L'orage commence à gronder un peu plus tard dans la soirée. Il est temps de ranger les affaires sous la toile, la pluie menace.

5,75 euros la chambre d'hôtel, tout confort, par personne. Le rêve, quoi!

Peu après 19 heures, une moto s'approche de notre campement. Je comprends de suite. C'est un très grand plaisir pour moi de faire la rencontre d'un JR en chair et en os, après plusieurs années de correspondance par Internet, sur nos forums préférés. Ecrivain philosophe, Jean est aussi un passionné de deux-roues. Il possède un magnifique Burgman, et s'est récemment offert la merveille des merveilles... La BMW 1200 GS Adventure, le rêve!

Aïe, ça va être très dur pour moi, je ne touche le sol que sur la pointe des pieds, et encore, avec peine. Et de l'autre bord, je ne le touche même pas, ce qui me fait bien rire! Je n'ose pas enlever la béquille en voyant l'air inquiet de Jean, juste à côté, prêt à retenir son cheval.

J'ai emporté une bouteille de pastis. Nous pouvons donc trinquer à la joie de cette chaleureuse rencontre. Il fait nuit depuis un bon moment lorsque Jean nous quitte, sous la pluie qui tombe maintenant doucement. Merci d'avoir fait l'effort de venir, mon ami. J'espère que notre prochaine rencontre sera plus longue et, pourquoi pas, que nous pourrons partager quelques centaines de km de tes magnifiques petites routes tranquilles, haut perchées dans le ciel, bien au-dessus du brouhaha des hommes...

Kiki ne rigole plus du tout. Cette pluie l'inquiète. Le camping, c'est déjà dur. Alors avec de l'eau en plus... Par ailleurs, la tente s'avère être un peu juste pour nous deux, les matelas pneumatiques se chevauchent du côté des pieds, dans la partie étroite de la chambre à coucher. Enfin, la cerise sur le gâteau, ce sont les ronflements puissants de votre serviteur. Heureusement, il s'est bien équipé en matériel de protection...

Mais tout ceci était plus ou moins prévu, même la météo. A chaque jour suffit sa peine. Le voyage aller s'est fort boien passé, c'est le principal.
Nous verrons bien pour la suite!

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