Oisans et Queyras

Jeudi 24 septembre 2009 - 273 km - 415 photos - 191 sélectionnées (dont 8 à Kiki) - Grand beau temps

De Bourg-d'Oisans à Guillestre, via St Michel-de-Maurienne, Valloires, Le Monêtiers-les-Bains, Briançon, Cervières, le Queyras
Par les cols --- Glandon - Croix-de-Fer - Mollard - Télégraphe - Galibier - Lautaret - Izoard - Agnel


Tous les cols prévus ont été passés. Seule l'incursion à Casteldelfino en Italie a été abandonnée. C'était la descente du col d'Agnel, avec retour.

Décidément, c e matin, c'est la grande forme. A 7h25, nos deux motos quittent lentement l'enceinte du camping encore endormi. Le groupe de jeunes arrivé hier soir est presqu'aussi matinal que nous: ils sont en train de s'étirer, et commencent à plier leurs affaires. Il y a de la brume, et c'est ma hantise: pourvu que nous ne roulions pas dans une chappe de brouillard! Kiki est confiant, et il avait raison.

La journée étant dense, nous passons par la D1091 pour contourner l'Alpe d'Huez rapidement, puis la D526 via Allemont. Nous passons le barrage de Verney et suivons la vallée de l'Eau d'Olle au pied du Grand Pic de Belledonne. Le jour se lève, mais il fait encore sombre dans ce creux de vallée.

Après le hameau Le Rivier d'Allemont, une série de virages et 4 épingles nous plongent au creux du Défilé de Maupas, que nous longeons et remontons jusqu'au lac et barrage de Grand Maison. J'adore ce genre de défilé. Les pierriers autour de nous sont gigantesques, et j'aimerais faire une pause dans cet endroit quelque peu lugubre, mais tellement sauvage!

Quelques lacets nous remontent au niveau du barrage. Coup d'oeil arrière sur le défilé du Maupas dont nous venons de nous extraire.

Le soliel se lève gentiment, et éclaire déjà les hautes cimes. Il mettra un moment avant de parvenir au fond du défilé, si toutefois il y parvient.

Essai de panorama sur le lac de barrage de Grand Maison. Il est situé entre le massif de Belledonne et des Grandes Rousses, sous le col du Glandon. Il s'étend sur les communes de Vaujany et de Saint Colomban des Villards.

Kiki part devant, sentant que je vais faire de la photo, et peu désireux de s'arrêter tous les cent mètres. Je reste seul -comme dit la chanson... Comme vous pouvez le constater, la vallée est très étroite, et me fait penser à un fjord norvégien. J'aime beaucoup ce type de paysage.

Petite vue en arrière, de façon à ce que vous ayiez une idée précise du coin. C'est beau, n'est-ce-pas?

Et vers l'avant, la vallée s'élargit maintenant que le goulet est franchi. On voit le l'Eau d'Olle (joli nom) à l'origine de la création du barrage.

Le soleil continue sa course ascendante et ne va plus tarder à atteindre la route, maintenant. Mais, juste passants, nous ne serons déjà plus là!

Au guidon d'une moto, ce genre de situation fait partie des "must" selon mon concept du voyage. Si la route n'était pas goudronnée, ce serait encore mieux, puisque cela ajouterait une touche d'aventure et de solitude. J'ai pourtant pesté contre ces pistes en Islande, mais plus maintenant.


J'aperçois le frangin qui m'attend ici.

Notre route est à droite, vers le col de la Croix de Fer. A gauche, le col du Glandon.

Et vous savez quoi? Je vous le donne en mille! Le col du Glandon est là, à deux pas de nous. Et celui de la Croix de Fer n'est pas loin non plus...

Deux minutes plus tard, nous y sommes! Trop facile, celui-ci. Sans doute le plus facile de tous. Du moins par ce côté.

Au-dessus de nous, l'énorme masse des Aiguilles de l'Argentière (2916 m), et, plus loin derrière, le Rocher Blanc (2928m).

La route dsecend ensuite vers la vallée des Villards. Ce n'est pas sur notre planning, il faut bien en laisser pour d'autres voyages, non?

Kiki me prend alors que je suis quelque peu pensif.

Une vue un peu plus générale du col.

Akitsu trônat devant la route des Villards. Elle a fait son demi-tour, et attend patiemment le départ.

Bon, OK, miss. On y va. C'est parti, mon Kiki...

Et c'est ainsi que, quatre minutes plus tard... Panorama global sur le col de Glandon que nous venons de quitter. On aperçoit distinctement le parking.

 

Pour ceux qui ne voient pas très clair...

Et pour les bigleux, ceux qui s'endorment, ceux qui se réveillent, ceux qui ont les lunettes sales...

Une petite dernière, avec une très belle perspective sur les Aiguilles de l'Argentière. Pour ceux qui sont perdus, le lac de Grand Maison est à gauche.

De l'autre côté, à l'est, nous prenons le soleil pleine face! Au loin domine le trio des Aiguilles d'Arves (3514 m). Au près domine Kiki et son BB.

Il s'agit donc du col de la... Enfin, quand même, je vous mets un indice, non?

Kiki me surprend en plein boulot.

Résultat de mon travail. Et tout ça pour ceux qui ne suivent toujours pas.

Le col de la Croix-de-Fer à 2 068 mètres d'altitude se situe à la limite entre le massif des Grandes Rousses et le massif des Arves. Il relie Saint-Jean-de-Maurienne au nord-est et le Bourg-d'Oisans au sud, en passant à proximité du col du Glandon, soit les vallées de la Maurienne et de la Romanche. Il est ouvert de juin à octobre. La route a été inaugurée le 14 juillet 1912. Elle remplace le chemin muletier par le col des Arves et Fontcouverte.

Sans commentaire.

Vous reconnaissez maintenant les Aiguilles d'Arves.

Kiki a envie de repartir, je le sens!

Je vous le disais bien... Il entame la longue descente vers Saint Jean-de-Maurienne.

En bas, Saint Sorlin d'Arves et la vallée de l'Arvan. En plein contre-jour, malheureusement!

Le lac du Laitelet (2006 m), entre les lacets.

La D926 vers St Jean-de-Maurienne est fermée à la circulation. Nous devons prendre la D80 vers le col du Mollard. Ben... Pas grave, c'est ce que j'avais prévu! Au lieu dit La Villette (1473 m), je ne peux m'empêcher d'amirer le Mont Charvin (2207 m) et la terrible Combe Génin.

Toutes les explications géologiques sont ici. J'ai essayé de lire, mais je ne comprends rien! C'est très compliqué.

Mais peu importe. Ce qui est à retenir, une fois de plus, c'est la beauté du travail accompli par Dame Nature au cours de centaines et de centaines de millénaires... Qui sommes-nous, avec à peine nos cent années de passage... Ce qui ne nous empêche pas de faire du dégât!

Et de l'autre côté j'aperçois à nouveau les Aiguilles d'Arves.

Un bien beau trio, ma foi.

Quelques lacets plus haut, nous retrouvons le soleil au col du Mollard après une montée dans l'ombre.

Kiki ne descend pas...

C'est très joli. Le village du Mollard se trouve un peu plus bas. Je regrette de ne pas avoir fait de photos, car les villages sont ici superbes. Nous arrivons très vite à Albiez-le-Vieux. Deux panneaux de déviation sont là: un à gauche, et un à droite. Je vous rappèlle que nous suivons la déviation vers Saint Jean-de-Maurienne. Je prends à gauche, pressentant St Jean-de-Maurienne de ce côté. Ce n'était ni bon ni faux, car on atteint la ville par les deux routes. La descente a été très pénible. La route est défoncée, et de nombreux camions y circulent, dépassant très largement leur côté de route dans les épingles, et roulant vraiment très vite. Nous nous rangeons même pour en laisser nous dépasser... Si nous avions pris l'autre côté, nous aurions tout simplement descendu la route la plus terrible de tout notre périple. Elle passe par Albiez-le-Jeune et Villargondran, et j'ai compté pas moins de 40 épingles à cheveux se suivant pratiquement sans discontinuer... A faire donc absolument un jour, mais dans le sens de la montée. Je le note!

De Jean-de-Maurienne, nous ne retiendrons rien du tout. Il y a quelques jours, nous étions à quelques km au nord pour nous lancer à l'assaut du col de la Madeleine. Cette fois, nous allons vers le sud. Nous atteignons St Michel-de-Maurienne en deux temps trois mouvements (juste le temps de lancer nos bécanes sur la superbe D1008, histoire de les -et de nous- défouler un peu après tous ces zig-zags).

Il nous faut traverser l'Arc. Ici. Photo prise regard tourné vers l'ouest. A droite, les maisons de St Michel-de-Maurienne.

En face, St Martin d'Arc, et en haut, le fort du Télégraphe (1585 m). C'est là que nous allons, enfin juste à côté, au col du même nom.

Par la belle D902. Me voyant faire des photos, Kiki s'en va. Bah, je suis habitué maintenant. Il a bien raison, je vais sûrement faire de belles photos. Rapidement, la route s'élève et en 2-3 virages appuyés, je découvre déjà une jolie aérienne sur le village. Mais voilà, il se passe un phénomène auquel je ne m'attendais pas du tout. Les premiers virages sont sympas, je n'ai pas envie de m'arrêter. Une voiture me gêne, mais le gars accélère comme un malade et me gratifie d'un énorme nuage de fumée noire. Et là, le déclic. Je ne peux pas rester derrière. Et hop, je le double en sortie d'épingle, trop facile avec une Akitsu qui semble avoir attendu ce moment depuis le début de ce trip... La fumée noire, je la vois maintenant dans mon rétro, mais devant, ça sent bon. C'est génial, j'accélère, et me voilà parti pour une petite "arsouille" en solo, comme un grand. Plus haut, un camion -le gars super sympa met son clignotant et se range pour me permettre d'y aller alors que je n'avais pas encore le bon champ de vision pour dépasser-, et je prends mon pied. Je me fais peur une fois avec un petit dérapage moyennement contrôlé, mais un coup de gaz et ça repart tout droit. Inutile de vous dire que j'ai complètement oublié la présence de mon appareil photo qui ballote au-dessus du réservoir de la Transalp. Je suis concentré à 100%. Quel plaisir.

Et c'est un gars tout excité qui déboule comme un boulet de canon au sommet du col du Télégraphe. Quoi? Les mots sont quoi? Gonflés? Ah, oui, c'est vrai, vous avez raison, je crois bien que j'exagère un peu, là. Bon, OK, une Transalp qui émerge de la côte sur le parking sommital. C'est mieux?

Si je suis agité, enflammé, tout aiguillonné de mon exploit -ah pardon, oui, j'en fais un peu trop, là-, je retrouve mon Kiki en train de béquiller sa monture. "Y'a longtemps que t'es là?". "Non, j'arrive à l'instant. J'ai été gêné par un camion...". Bon, ça diminue un peu ma joie, je pensais l'avoir rattrapé. Kiki, c'est pas un excité... Oui, c'était bien. OK. Bon, je vais faire quelques photos. Vu son allure, personne ne touchera à Akitsu...

Kiki reste auprès de nos bestiaux.

En regardant les statistiques, je constate que j'ai quand même poussé Akitsu à 99 km/h (vitesse sur trace GPS) entre deux virages pendant l'ascension. 12 km, plus basse vitesse 16 km/h, moyenne 47 km/h. Ce qui est bien, sachant que les deux premiers km, je les ai faits en mode "photographe"!

Ce col restera longtemps dans ma mémoire, et pas pour le paysage. Un vrai plaisir de motard, un petite poussée d'adrénaline, parfait pour la suite!

Descente en mode "pèpère". Je suis calmé, heureux, je me laisse glisser, et je regarde à nouveau le paysage autour de moi. Kiki est reparti devant.
Ici, en arrivant à Valloire, les chalets de l'autre côté de la Valloirette (nom du torrent), à droite donc à l'ouest puisque nous roulons sud.... hi hi hi...

Arrivée à Valloire.

Il y a des travaux. Je suis surpris que Kiki ne soit pas en train de m'attendre. Je traverse la petite ville, et toujours pas de Kiki. Je roule tout doucement, et j'aperçois soudain le BB dans mon rétro... Mais d'où sort-il donc?

Il reprend la tête.

Ici, vue vers Valloire.

A la sortie de Valloire, la D902 est une belle longue ligne droite dans la large vallée de la Valloirette.
Ici entre les hameaux Les Verneys et La Rivine, vers les 1571 mètres... (je dis "vers", car je ne mets pas les centimètres).

Très curieux paysage, qui me fait penser à l'Islande. A droite, la combe de Mortavieille. En face, la Roche Olvéra (2662 m). Altitude 1840 m.

 

Juste un peu plus haut, j'arrive au Plan Lachat (1962 m) où Kiki m'attend et me prend en photo.

Dommage, l'énorme pilone électrique juste derrière, mais comment pouvait-il l'éviter?

On aperçoit en arrière le
chalet Le Crey Barétaz.

Il est 11h30. Il fait chaud. On a envie d'une bonne mousse. Ces dames acceptent de nous faire des sandwichs avec du jambon de pays. Très franchement: divin. J'en ai aussitôt commandé un gros pour manger ce soir. Et on a de la chance: c'est le dernier jour d'ouverture, ça ferme demain! La saison est terminée pour eux. Pendant que nous mangeons en sirotant notre bière, nous voyons passer surtout des motards. Quelques groupes, mais bien plus calmes que ceux croisés au début de cette virée alpine. En tout cas, une pause délicieuse, dans un environnement exceptionnel. On en redemande!

Au-dessus de nos têtes, les Rochers de la Grande Paré, qui frôlent les 3000 mètres.

Et ces couleurs orange de l'automne, que l'on retrouve partout, même dans les alpages.

On devine les rampes de la route.

Nous sommes repartis. Kiki en tête, et, cette fois, il a raison. Je pense qu'il va finir par s'ennuyer en haut, car je retrouve ici mes automatismes de photographe complètement taré. Seule ma fidèle moto reste stoïque et accepte toutes mes lubies. Je n'arrête pas d'arrêter!

Sous mes pieds, le petit chalet dans lequel nous nous sommes restaurés.
En face, au centre, la piste qui monte au Camp des Rochilles à 2412 m, à gauche des Tours de Notre-Dame (2648 m).

Vue globale sur les Rochers de la Grande Paré.

La borne indique "Col du Galibier à 7 km" et "Altitude 2065 m".

Vue sur les lacets que je viens de passer.

On reconnait les Tours de Notre Dame.

Et les Rochers de la Grande Paré.

La roche s'effrite, les parties les moins denses forment les immenses éboulis.

Vue globale avec celle qui me permet de gravir toutes ces montagnes -sinon, même pas sûr que j'en aurai monté une...

Panorama, depuis le même endroit, (altitude environ 2200 m), entre le Gros Crêt et les Granges du Galibier.

Là-bas, la piste montant au Camp des Rochilles et au Col de la Paré, au-dessus du hameau des Mottets.

Zoom sur la piste. Je la note pour un prochain voyage, elle sera parfaite pour Akitsu, celle-ci.

2231 m. Juste en-dessous des Granges du Galibier. On commence à voir la ligne des crêtes du col.

Les Granges du Galibier au Plan de la Fraichère (2300 m).

Vous reconnaissez les Rochers de la Grande Paré. Les Granges du Galibier sont derrière moi.
C'est parce que je suis au milieu de l'épingle à cheveux, au-dessus des Granges.

Je récapitule. Rochers de la Grande Paré en face, montée vers le Camp des Rochilles à droite (juste à gauche des Tours Notre-Dame, non visibles ici).

Je dé-zoome. Maintenant, on les voit. C'est moins évident vu de ce côté.

Le "S" en question, et le Plan de la Fraichère, là où se trouve le camping-car.

Un peu plus haut, très belle vue sur les Granges du Galibier, et la fameuse piste vers le Camp des Rochilles, qui démarrait là où nous avons mangé.

Vue globale du site, du même endroit.

Col du Galibier à 3 km. Altitude 2380 m.

On voit bien (oui, enfin, assez bien) les Granges du Galibier, à droite.

Les courbes et zig-zags de la route. Le revêtement est absolument, Kiki devait être heureux avec son BB là-dessus.

Au centre, c'est la fameuse Roche Olvéra, qu'on a contournée tout en l'escaladant. Il semble assez aisé d'aller au sommet en randonnant.

Les derniers lacets, ici vers 2500 mètres.

Akitsu fait sa belle, comme à chaque fois. Laissons-la faire, ça lui fait plaisir, ça ne nous fait pas de mal...

Des motards viennent de me dépasser et s'arrêtent au lacet suivant pour faire des photos eux aussi. Je ne suis donc pas le seul, mais c'est rare!

Où l'on revoir les Granges du Galibier. Si si. Oui, je sais, c'est dur à voir. Mais elles sont de la même couleur que le terrain environnant!

En plein centre, quand même, ne me dites pas que vous ne les voyez pas!

Dernier lacet avant le col.

Une idée de la pente! Je ne voudrais pas la verre en vélo, celle-là. Et pourtant, il y en a plein qui le font! Chapeau, les cyclistes.

Et voilà l'travail. Col du Galibier (2645 m). Alors, ça vous plait?

Vue globale. Là, on voit qu'on a bien grimpé. Je suis mort... Non, même pas vrai. Frais comme un gardon, plutôt. C'est ça, la Transalp, ça repose.

Non, ce n'est pas la même. Regardez avant de râler!

Presqu'au niveau des Rochers de la Grande Paré...

Et Kiki, avec tout ça, on l'avait presqu'oublié! Il est là, les mains dans les poches. Parfois, j'ai l'impression qu'il s'ennuie....?

Et du côté de la descente? Panorama. Une bonne pente, quelques beaux lacets au départ, puis 3 ou 4 espacés. Facile.
Superbes vues sur la vallée de la Guisane, partie gauche en face, qui descend jusqu'à Briançon.

Derrière ce premier creux, le grand trou vers la vallée de la Guisane. On la descend sur l'autre versant.

En face, les Pics de Combeynot, à plus de 3100 mètres. Loin derrière, je me demande si ce ne sont pas Les Ecrins..??

Si si, ce sont bien les Ecrins, comme me l'a confirmé un spécialiste du coin!

En tout cas, les très hauts sommets de l'Oisans se voient d'ici. Celui-ci, c'est le Rateau (3700 - 3800 m)

Rectificatif du même spécialiste, que je remercie beaucoup au passage.

C'est la Meije et non pas le Râteau, avec de gauche à droite la Meije Orientale (petite calotte neigeuse), le Doigt de Dieu (aiguille rocheuse penchant à gauche) et le Grand Pic, point culminant à 3 982 m) .

C'est parti pour la descente. On voit désormais le fond de la vallée de la Guisane, vers Le Lauzet et le Monétier-les-Bains.

Les Pics de Combeynot encore. Le Parc National des Ecrins commence ici.

Belle vue sur la vallée de la Guisane, que l'on va d'abord descendre par le flanc droit. On passera de l'autre côté après le col du Lautaret.

Et toujours, Combeynot en face, Guisane en bas. Un beau ravin.

On va arriver dans le vallon de Roche Noire, que l'on va traverser. Altitude 2400 m environ.

Haute vallée de la Guisane.

2240 m. Le Vallon de la Roche Noire est maintenant traversé. Je suis maintenant sur le versant sud de la montagne de Chaillol. Au loin, la N91 descendant vers Briançon, au-delà du col du Lautaret, situé au fond du ravin, droit devant, entre la cxrête de Chaillol et les pics de Combeynot.

Dans la pente à gauche, des plantes de couleur presque rouge.

Les très grands sommets de l'Oisans. Le Pic Gaspard, La Meije, Le Rateau. La pointe Nérot, le Pic Gaspard, La Meije. On frôle les 4000 m, ici.

Correctif de mon spécialiste que je cite ci-après (vive l'entr'aide sur Internet, c'est génial, et tout ça sans se connaître). Il s'agit précisément de la pointe Nérot à gauche (+ qqs sommets secondaires), du pic Gaspard (bien isolé au centre de la photo), et des arêtes de la Meije en gros plan. Ce n'est pas le Râteau à l'extrême droite car vu de la route du Galibier il est caché par la Meije ; il s'agit du bec de l'Homme.

Et de l'autre côté, le Grand Galibier (3228 m).

Kiki m'attendait un peu plus bas, face à la Meije.

Le Pic Gaspard

On voit la Meije derrière

Du même endroit. Gaspard, Meige, Bec de l'Homme. Au premier plan, Transalp.

Le Pic Gaspard et le glacier de l'Homme. A droite, la Meije.

Juste au-dessus du col du Lautaret. On approche de la haute vallée de la Guisane.
En face, le plus haut sommet, la Tête de Colombe.

Et voila. Alors, ce col, alors qu'on vient de chuter de 600 mètres par rapport au Galibier. Eh bien ma foi, rien à voir. La N91, sur laquelle nous sommes maintenant, va de Bourg d'Oisans (où nous étions ce matin) à Briançon (où nous allons maintenant), et passe par ce col.

Le col du Lautaret (2058 m) est le point de passage entre l'Oisans (vallée de la Romanche) et le Briançonnais (vallée de la Guisane), reliés par la nationale 91 (Grenoble - Le Bourg-d'Oisans - Briançon). C'est donc un des points les plus bas de la ligne de crête séparant Alpes du Nord et Alpes du Sud, entre les massifs des Arves et des Écrins au sud.

Au premier plan la pyramide de Laurichard (2772 m). Là-bas, vous savez déjà.

OK, je répète. Gaspard, Meije et Bec de l'Homme. Un beau trio.

Belote...

Re - Belote...

Et....

 

Dix de der...

 

Bon, ne râlez pas pour la qualité des photos. Plein midi au soleil, (enfin presque, il est 13h20), grosses brumes de chaleur. Très mauvaises conditions pour obtenir de belles couleurs!

Les 27 km jusqu'à Briançon ont été vite passés, sur la belle N91, malgré toutefois quelques arrêts obligatoires (chantiers, voirie).
Nous voici donc à Briançon, que nous traversons rapidement. Juste cette photo du fort du Randouillet, sous une très belle luminosité.

Nous en avons terminé avec les Ecrins et l'Oisans. Une fois de plus, je confirme adorer cette partie des Alpes.

Une nouvelle D902 nous conduit vers notre nouvelle destination. Nous suivons maintenant la vallée de la Cerveyrette.

Direction générale est-sud-est. Vers l'Italie. Ici entre Briançon et Cervières.

Juste avant d'arriver à Cervières.

A Cervières, changement complet de direction. Nous quittons la vallée de la Cerveyrette et grimpons plein sud jsuqu'au Laus.

Arrivée à Le Laus.

Puis nous nous enfonçons dans le ravin du col d'Izoard, dans les magnifiques bois des Loubatières, de Péméant, des Fontenilles et de la Ravée.
Ici, en plein milieu d'une série de lacets (on en voit un sur la photo en bas).

Du même endroit. Cette montée au col d'Izoard est tout simplement superbe.

Après les lacets, on approche du col. ici, dans le bois sommital, le bois de la Ravée.

Les bornes cyclistes, toujours intéressantes.

Quelques lacets plus haut, on passe devant le refuge Napoléon.

 Ce refuge fait partie des 6 refuges construits grâce à un legs de 50000 Francs de Napoléon 1er au département des Hautes-Alpes en remerciement de l'accueil chaleureux qui lui avaient réservé les habitants à son retour de l'île d'Elbe. Il se trouve que Napoléon a une belle cote de popularité dans les Alpes. En tout cas, son nom est très souvent évoqué, de nombreux monuments témoignent de ses passages à plusieurs reprises.

L'Arpelin (2604 m), au-dessus de la route, dans une des dernières courbes avant d'atteindre le col.

Col d'Izoard (2360 m)


Détail des inscriptions.

Un sentier par du col. Je décide de grimper un peu -juste un peu, rassurez-vous- pour prendre quelques photos -forcément!

Le paysage ici est absolument lunaire, à cause de ce lieu appelé Casse Déserte sur le versant méridional. Il s'agit d'une zone extrêmement rocailleuse (pitons de cargneules). Cet environnement minéral très atypique résulte de la nature des roches présentes : des cargneules. Au cours de la formation des Alpes, les couches calcaires reposant au fond de la Téthys et datant du Trias (250 millions d'années) et du Crétacé (140 millions d'années) se sont inversées. En glissant l'une sur l'autre il y a 40 millions d'années, les calcaires ont été broyés donnant naissance à ces roches peu compactées et friables. Les eaux riches en sulfate ont ensuite dissous les calcaires triasiques et les ions en solution ont précipité pour former un ciment qui consolide ces roches.

Le col de l'Izoard est caractérisé par la présence d'éboulis et de crêtes rocheuses qui résultent de l'érosion différentielle affectant les roches.

Ce pourquoi je me suis élevé sur le chemin pentu et rocailleux. C'est bien parce que je vous aime...

Les fameuses cargneules dont je vous parlais plus haut.

Depuis mon petit promontoire, j'ai une vue nettement plus dégagée. Profitons-en!
Vous reconnaissez le refuge Napoléon que nous venons de passer, bien sûr! Et plus loin, les jolis bois que nous avons traversé pour parvenir ici.

Encore le refuge Napoléon. Mais en fait, c'est surtout pour vous montrer les lacets. Très agréables, et encore un excellent revêtement.

Les sommets vers Briançon.

En face de moi. Le col est à mes pieds, à gauche. Nous venons de la droite. Remarquez la moto qui arrive à droite. Savez-vous qui c'est? Non?

Je vais vous le dire, puisque vous êtes sages. En fait, c'est le gars à la Goldwing 1800 que nous avons vu hier à l'Alpe d'Huez, et qui nous avit demandé s'il pouvait y aller! Incroyable, n'est-ce-pas? Un type dans mes âges. Il devait rentrer chez lui hier (bassin d'Arcachon, dans les Landes), mais cette fantastique météo l'a poussé à rester une journée de plus. Il repart dès ce soir chez lui, et est venu consulter ma carte pour voir par où il devait passer. Très cool, le gars. Il est parti discuter avec d'autres personnes, comme s'il était à deux pas de chez lui... Il nous a dit: "une météo comme ça, à cette saison, ici, ça n'arrive qu'une fois par siècle, je ne peux pas laisser passer ça"...

Il y a un immense ravin là-bas. Je ne suis pas allé voir, tout simplement parce que j'ai oublié!

J'ai vu des montagnes comme ça en Islande, et j'aime regarder ces immenses pentes lisses -de loin seulement, constituées de millions et de millions de cailloux accumulés au fil des temps géologiques.

Je redescends presque à regret. La randonnée me plairait bien sur de tels chemins. Mais on ne peut pas être partout.

Le Queyras, de l'autre côté du col.

Ma foi, c'est vraiment très chouette, tout ça. Kiki me prend une nouvelle fois en photo. Puis il repart, reprenant la tête.

Le voici à l'oeuvre, juste en-dessous du col de l'Izoard.

La descente commence entre la Casse Déserte et le Ravin de l'Agnel. Kiki devant.

L'horizon est très brouillé, rendant les photos de paysages presque impossibles. Il me reste Akitsu pour m'amuser.

Une dizaine de lacets -à peine- à travers le Bois Noir pour atteindre Brunissard. Cette descente est, comme la montée, très belle.

Nous descendons la vallée de l'Izoard, tout aussi superbe. Les villages sont également très sympas.

Le fort perché au-dessus de Château-Queyras. En effet, il n'est pas tard, et nous avions décidé de faire notre choix selon l'horaire d'arrivée ici en bas de la vallée de l'Izoard. Soit nous rentrons au camping, soit nous faisons l'aller-retour au col d'Agnel, qui marque la frontière avec l'Italie.

15h30. Nous avons le temps d'y aller. Nous trouvons une station à Ville-Vieille pour abreuver encore une fois nos montures. Très franchement, elles boivent plus que nous. D'un autre côté, il se pourrait qu'elles bossent également un peu plus. En repartant de la station, je ne fais pas attention à Kiki, que j'avais vu prêt à partir. Au bout d'une centaine de mètres, ne le voyant pas, je m'arrête pour l'attendre, et le vois passer tranquillement le rond-point, mais filer dans l'autre direction, vers Aiguilles... Je klaxonne, mais ça ne sert à rien. Un cycliste, de l'autre côté, me crie : "ça ne sert à rien, mon gars. Fais demi-tour et rattrapes-le...". Il a raison. Mais je ne peux pas le rattraper non plus. Heureusement, ne me voyant pas, il a fini par s'arrêter de lui-même 2 km plus loin... Il faut dire qu'il est cool, lui. Il se laisse guider, il ne s'occupe pas du tout des itinéraires. La vie est belle. Il est en vacances...

Cette fois, c'est la D5. La route grimpe bien. Nous partons de 1400 m à Ville-Vieille. Ici, peu avant d'arriver à Molines-en-Queyras.
Dès le début, j'ai adoré cette région. Elle me fait pensée aux images d'Epinal de la Suisse, celle que nous imaginons. C'est superbe.

Molines-en-Queyras. 1750 mètres.

Pierre Grosse, 1915 mètres. Nous avons bifurqué et pris la D205, l'autre conduisant à Saint Véran, la plus haute commune d'Europe (2042 m), blottie au cœur du Parc Naturel Régional du Queyras et classée parmi les Plus Beaux Villages de France. Ce n'est pas notre but aujourd'hui, à chaque jour suffit sa peine!

Nous entrons dans la vallée de l'Aigue d'Agnelle, et je vous prie de croire que nous ne sommes pas déçus. On aperçoit Kiki et son BB plus haut sur la route. C'est simple, cette vallée est un véritable enchantement, et je suis heureux de mon choix!

Nous sommes entourés de très hautes montagnes, culminant autour et un peu au-dessus des 3000 mètres.

La route s'élève très fortement, au contraire de la température. Ici, un petit coup d'oeil en arrière.

Et vfers l'avant. C'est sauvage. C'est désertique. C'est parfait pour moi.

Du même endroit, je regarde vers l'ouest. En effet, nous roulons plein est.

Au loin apparait le Pain de Sucre (3211 m). Je suis ici à 2521 m, au milieu d'une large épingle.
On aperçoit aussi les ruines d'un refuge Napoléon, ici aussi.

Zoom sur le Pain de Sucre, avec son petite nuage. D'autres nuages menaçants recouvrent le Pic d'Asti (3220 m).

Au milieu du lacet.

Là-bas, le refuge Napoléon, avec le Pain de Sucre en arrière-plan. Très imposant!

J'aperçois le col là-haut. Il fait de plus en plus frais, et je suis très étonné par une telle baisse de température.
Au premier plan, l'ancienne cabane des douanes.

C'est ici que j'arrive, enfin, à photographier une marmotte. J'en ai vu plusieurs fois, mais avec le bruit d'Akitsu, qui n'est pas vraiment discrète, elles ont disparu bien avant que je ne puisse dégaîner mon appareil-photo. Celle-ci était moins farouche, sans doute.

Arrivée au Col d'Agnel, ou Colle dell'Agnello, et entrée en Italie. 2744 mètres, c'est le second plus haut col routier des Alpes françaises juste derrière l'Iseran (2770 m, souvenez-vous), et troisième des Alpes -Iseran et Stelvio (2757 m). Il fait 12 degrés! Quelle chute phénoménale!

Suite de la route côté italien. La descente vers Casteldelfino.

Akitsu au sommet du col.

La plaque... Très moche, en béton, et en plus, à peine lisible! La plaque la plus moche vue sur un col.

Et côté français, la belle vallée que nous venons de grimper.

Avec les couleurs vives du printemps et de l'été, cette photo doit être paradisiaque.

Maintenant, en automne, c'est forcément bien plus triste. Et pourtant, j'aime beaucoup ce paysage.

On aperçoit Kiki en bas. Vers l'Italie. La masse blanche en face, c'est le grand Mont Viso italien (3841 m)

Je monte sur le petit promontoire, pour mieux apprécier le paysage. Le mont Viso est ici à droite.

Zoom sur le Mont Viso.

Vue sur le parking sommital du col d'Agnel.

Les courbes de la descente italienne sont très alléchantes, mais il est vraiment trop tard pour aller jusqu'à Casteldelfino et en revenir, comme je l'avais prévu sur mon cahier des charges initial. Ce n'est pas grave, nous avons déjà réussi une journée fantastique, sur les plus belles routes alpines!

Akitsu me fait encore une fois le coup...

Finalement, je vois que le gros BB de Kiki le fait aussi. ce doit être une maladie de nos bécanes, de voiloir absolument être sur les photos.

La descente italienne.

Très belle montagne. C'est la Taillante (3197 m), avec ses dalles rectilignes de 400 mètres !

De tout notre périple, c'est la première fois que nous marchons presque dans la neige. Ce qui confirme ce que je ressens.

Nous entamons la descente. Il est 17 heures, temps de retrouver le camping. Retour vers la chaleur...

Je prtends encore le temps de faire ce panorama, avec le Pin de Sucre à gauche, et l'épingle dans laquelle j'ai fait des photos en montant.

Un très joli panneau solaire, dans le hameau de Fontgillarde (2030 m)
Le village doit son nom à sa fontaine abondante (font=fontaine, gaillarde=abondante).
Le cadran daté de 1839 est l'oeuvre d'un cadranier inconnu.

"QUI BENE VIVIT BENE MORITUR, VITA FUGIT SICUT UMBRA"
"Qui vit bien mourra bien, La vie fuit comme l'Ombre"


Après Molines-en-Queyras, en descendant sur Ville-Vieille, mon regard est attiré par quelque chose à droite.

C'est bien ce qui me semblait. La "demoiselle coiffée" dans la Combe de Gambare. Elle est superbe.

Ce sera ma dernière photo de la journée. Pas même pensé à photographier la tente... Nous retrouvons, après Château-Queyras, la D902 quittée à la descente du col de l'Izoard. Elle traverse la combe du Queyras. C'était splendide, la vallée du Guil, mais j'en avais terminé avec les photos du jour (415 déjà, avec le programme que nous avions!). Je reviendrai donc visiter le Queyras en profondeur, car cette approche m'a vraiment emballé.

Nous retrouvons notre camping d'avant-hier, et installons la tente exactement au même endroit. Les allemands sont encore ici! En fait, ils ont été dépannés aujourd'hui seulement, et doivent repartir demain. Nous n'avons plus de ricard pour eux, ils ont presque vidé notre bouteille l'autre jour!

Demain sera notre plus grosse journée du voyage, puisque nous entamerons la route du retour, afin d'en avoir le moins possible à faire samedi... Du coup, pas question de se coucher tard. Il ne nous faudra pas longtemps pour nous endormir, nous n'aurons pas besoin de berceuse ce soir non plus!

 

Page précédente: En Oisans
Page suivante: Ubaye et Piémont


Depuis le 06/06/2005 Visites:892824 Aujourd'hui :105 Maintenant:9 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)