De la Drôme à la Vendée

Samedi 26 septembre 2009 - 775 km - 3 photos - 2 sélectionnées - Brouillard puis chaleur

De la Drôme à la Vendée
Via Valence - Le Puy-en-Velay - Clermont-Ferrand - Aubusson - Limoges - Confolens - Niort


Un gros programme, avec pour autoroute les seules portions de l'A75 d'Issoire à Clermont-Ferrand (limitée à 90 km/h dans sa plus grande partie maintenant) et de Niort à La Roche-sur-Yon, les 25 derniers km étant en voie rapide seulement...

Pour le reste, nationales et départementales, traversées de villes et villages....

Dur dur...

Lever à 2h30 comme prévu. Kiki fait chauffer le café comme tous les matins pendant que je plie la tente.

Nous battons tous nos records, puisque nous sommes sur la route à 3h30.

 

Dès le début, j'ai absolument adoré. Nous n'avions pas fait 300 mètres que j'ai vu un chevreuil sur le bord droit de la route. Kiki me dit avoir vu une biche un peu plus tard. J'adore rouler dans de telles conditions. La nuit est très belle et très claire. Bien sûr, à part les animaux, il n'y a personne, la route est à nous. Franchement, ça roule super bien, et nous traçons. La seule ombre au tableau est une lumière: les phares de Kiki éclairent terriblement fort et me gênent beaucoup. Mis à part ça, tout baigne.

Nous remontons sur Valence que nous traversons sans aucune difficulté. Par contre, nous avons sous-estimé la difficulté de la D533, puis la D15, qui filent plein ouest via Lamastre (où nous pouvons faire le plein, enfin, à la limite de nos réservoirs.... à 5h15). Notre vitesse chute terriblement, les virages -nous sommes pourtant habitués, mais de nuit, ça change tout- sont terribles, la route défoncée et, pire, la signalétique (pas de bandes blanches ou de très mauvaise qualité) est affreuse. Et pour couronner le tout, un terrible brouillard nous tombe dessus brutalement, et ne nous quittera plus jusqu'au jour. Nous ne voyons rien, nous nous relayons plusieurs fois, nous sommes par moments presque à l'arrêt, et roulons pendant plusieurs dizaines de km à une vitesse comprise entre 30 et 60 km/h. C'est épuisant. Je vois la route sélever comme un mur dans mes phares, un coup à droite, un coup à gauche, au rythme infernal des virages continuels, avec l'obligation de rouler en code, et tenu d'essuyer la visière de mon casque presque sans arrêt à cause des milliers de gouttelettes fines du dense brouillard. De plus, il fait froid et humide, forcément, et la forme physique, excellente au départ, faiblit au point de me faire presque frissonner. En un mot, j'en chie, et je pense qu'il en va de même pour le frangin! Un petit répit autour de St Agrève, mais le brouillard reprend de plus belle ensuite! Les choses s'améliorent sérieusement à partir de St Julien-Chapteuil, avec encore de temps en temps de belles nappes nous obligeant à réfréner nos ardeurs!

Du coup, il est 7 heures du matin lorsque nous traversons Le Puy-en-Velay. Nous avons fait 161 km en 3h30... Soit une terrible et époustouflante et épuisante moyenne de... 46 km/h. Très franchement, je me demande si ça valait la peine de se lever si tôt!

Ensuite, ça va mieux. La N102 direction Brioude, puis la A75 vers Clermont-Ferrand, que nous traversons vers 9h15. A 9h30, nous sommes sur la D941 en direction d'Aubusson. Nous avons parcouru 317 km en 6 heures... 53 km/h de moyenne depuis le départ, on constate qu'il est finalement très difficile de remonter une moyenne très mauvaise au départ!

Maintenant, le soleil est là, nous nous réchauffons de plus en plus, la route est magnifique, de très belles courbes et lignes droite. C'est un régal. Nous prenons notre pied. Nous faisons une bonne pause à Aubusson, histoire de nous dégourdir les jambes, et de nous restaurer copieusement. Kiki me demande de rouler un peu moins vite. Il est vrai que, tout en respectant, j'ai passé presque tous les virages à la vitesse maxi possible... Il est 10h30, nous avons fait 386 km, ce qui a fait remonter la moyenne à 55 km/h, toutes pauses confondues. Je pense sincèrement que, sans le brouillard, nous aurions largement tenu 75 km/h.

 

A midi et demi, nous faisons notre pause déjeûner à Saint Junien, une bonne vingtaine de km après avoir traversé Limoges. 504 km, 57 km/h de moyenne réelle, près de neuf heures de route. Bien que fatigués, nous avons la pêche. D'abord parce qu'il fait beau, ensuite parce que le plus difficile est largement derrière nous maintenant! Du coup, nous prenons notre temps.

En sortant du bistrot, un gars me voit avec l'appareil-photo et me propose d'en faire une. Voici le résultat! Vous pouvez apercevoir mon gilet sur le sac, ce qui signifie que je suis en T-Shirt sous la veste. C'est vraiment génial.

D948 que nous connaissons bien. Confolens, Niort. Il est un peu plus de 15 heures lorsque nous récupérons l'autoroute. Evidemment, ça trace...

Nos chemins se séparent comme d'habitude à Aizenay, à 15 bornes de la mer. Il est 16h30, et nous nous installons à la terrasse du même bistrot que cet été, au retour de notre balade à trois. Nous avons finalement remonté la moyenne à presque 60 km/h toutes pauses confondues, ce qui est excellent compte tenu des 100 bornes effectués parfois à 20-30 km/h...

Bref, une dure journée s'achève. Un fantastique voyage aussi. Le principal, c'est que nous n'ayons eu ni accident ni problème quelconque. La moto et le scooter ont été parfaits. De puissance quasiment identique, nous avons vraiment roulé sans contrainte ensemble. Par contre, de conception complètement différente, Kiki m'a avoué qu'il aurait préféré être en moto sur ce périple. Il pense qu'il se serait amusé davantage en descentes. Mis à part ça, il est pleinement satisfait de son BB. Quant à moi, je vous l'ai suffisamment répété tout au long de ce voyage. Ma Transalp est une petite merveille dont je ne peux que me louer. Si j'avais deux reproches à lui faire, ou du moins deux souhaits à exprimer la concernant, j'aimerais qu'elle puisse emporter 5 litres de plus dans son réservoir, et qu'elle ait 20 chevaux supplémentaires de puissance. Mais telle qu'elle est, elle est déjà parfaite. Vous savez pourquoi? Tout simplement parce qu'elle m'a permis de satisfaire totalement, sans aucune restriction, tous mes caprices d'itinéraires, de routes, de montagne, de chaud, de froid, de types de route, sans jamais faillir. J'ai désormais effectué 37.000 km à son guidon sans aucun souci. Elle m'a fait visiter une grande partie de l'Europe du nord-ouest. Elle a, de plus, toujours démarré au quart de tour, sous tout type de climat, et ne m'a absolument jamais causé le moindre souci mécanique. Si en plus je prends en compte son coût d'achat, et que j'y ajoute le coût de son entretien, alors je dois dire que je tiens en mains une sacrée bécane, au rapport investissement/plaisir absolument époustouflant!

En conclusion, je la garde. Pour le moment.

Et pour terminer, j'ai beaucoup aimé les Alpes, et je souhaite y retourner pour voir tout ça plus en profondeur. Ce qui signifie: m'enfoncer jusqu'au plus profond de la moindre vallée, aller voir toutes les routes que j'ai laissées de côté. Bref, y passer plusieurs semaines au lieu d'une seule.

Enfin, merci à Kiki d'avoir emporté ses outils. Ce qui nous a permis d'effectuer chacun nos 3.439 bornes sans toucher le moindre tournevis!

Si vous avez aimé mes photos, mes écrits, soyez sympas. Ecrivez-moi un petit mot sur le livre d'or, ça m'encourage à continuer.

Et merci de m'avoir lu jusqu'ici.

 


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