De Corrèze à Neuvic

Mercredi 13 mai 2009 - 94 km - 164 photos, 64 sélectionnées - Assez beau temps.

Corrèze - Saint-Priest-de-Gimel - Clergoux - Plateau, forêt et château de Sédières
Clergoux - Champagnac-La-Noaïlle - Moustier-Ventadour - Château de Ventadour - Neuvic

A la sortie de Corrèze se trouve un pont permettant de traverser la... Corrèze, bien sûr. En contrebas se trouvent, d'un côté le camping municipal -avec une aire de service pour camping-car que nous avons "étrennée"-, et de l'autre côté, un vieux sanctuaire.

Le fameux sanctuaire se trouve tout près de la route, à moins de 200 mètres, au bord de la Corrèze, dans un cadre vraiment propice à la méditation.

On aperçoit déjà le curieux petit édifice. La chapelle du Pont du Salut abrite une statue de la Vierge dite miraculeuse qui aurait été rapportée d'Espagne au XV ème siècle par le maçon d'un village voisin. Tous les 8 septembre depuis 1600, elle fait l'objet d'un des principaux pélerinages du diocèse de Tulle!

Coup d'oeil arrière vers le pont routier.

Ce deuxième pont de pierre, à deux arches, présente un tablier en dos d'âne et un parapet surmonté d'une croix. Construit au XVIIIème siècle, il conserve une allure médiévale. Il enjambe la Corrèze à l'emplacement d'un ancien gué qui fut longtemps le seul endroit de franchissement de la rivière. (texte recopié sur la très intéressante brochure de Corrèze que l'on peut télécharger ici)

Autre vue de la chapelle du Pont du Salut.

Elle est fermée par des grilles. J'ai néanmoins réussi à glisser l'appareil photo à travers... pour vous laisser un témoignage. Voici ce qui est inscrit. "Dévôt pèlerin, tu vois ici comment, étant en Espagne et y pavant une étable, le maçon Pierre Dulaurent, du village de Reygnac, rencontra la sainte image de Notre-Dame vers l'an 1400".

Vue depuis le vieux pont de pierre. On distingue au milieu du pont la petite croix.

Nous sommes maintenant sur l'autre rive. Derrière moi se trouve un bel espace aménagé.

Nous avions laissé le camping-car près de l'aire de service. Ce matin, alors que je sortais du camping-car pour faire quelques photos, une dame m'aborde dans le seul but de m'indiquer la présence de cette aire. Elle avait remarqué notre camion hier soir, et tenait à nous signaler la présence de la borne ce matin avant notre départ. Cette dame habite cette commune et est à l'origine de la création de la borne, qui vient juste d'ouvrir, à tel point qu'elle est encore gratuite, et voulait nous en faire profiter. Merci à elle pour sa gentillesse.

Et avec tout ça, il est pratiquement midi lorsque nous repartons...

Nous descendons la D26, passons une nouvelle fois sous l'A89 et arrivons à Saint-Priest-de-Gimel. Je pensais trouver un village, il y a trois maisons, dont une en piteux état... mais fort jolie. En fait, le village est plus loin, en retrait de la route! Nous sommes tout près de Gimel-les-Cascades, village visité avec le groupe de randonneurs moto en octobre dernier. Je n'ai pas voulu y aller avec le camion, compte-tenu de l'étroitesse des routes.

Dans un superbe cadre champêtre.

La preuve...

Vous ne trouvez pas qu'il a une tête sympa?

Impossible de pénétrer dans l'église, la porte étant fermée.

J'aperçois au loin une très belle demeure, et un chemin très attirant pour s'y rendre.

Toujours ce même style par ici, pour installer les cloches.

Nous reprenons la route. Le ciel se couvre. Je vous laisse apprécier le genre de paysage que nous rencontrons, en vous montrant quelques photos réalisées en roulant. Pour les faire, je sors carrément la moitié du corps à l'extérieur, côté droit. On aperçoit parfois la capucine (partie haute du camping-car), que je laisse volontairement, car elle permet d'apprécier le point de vue du passager, et c'est plus original. Ici, sur la D26, juste après avoir quitté Saint-Priest-de-Gimel. Nous sommes sur un plateau, aux alentours de 530 mètres d'altitude (mais on ne s'en rend pas compte).

C'est très vert, et plutôt joli. Nous traversons des bois régulièrement. Ici, après Saint-Martial-de-Gimel, la route devient plus sinueuse.

Superbe.

Inutile de vous dire qu'ilo n'y a pratiquement personne sur cette route!

Lieu-dit Le Leyri, pour ceux qui veulent tout savoir!

En contrebas, bien caché par la végétation, Le Breuil, peu avant Espagnac. De la fumée s'échappe de la cheminée!

Je vous le disais... mais comme d'habitude, personne ne me croit! Mais en fait, vous avez un peu raison. Nous quittons cette route juste avant d'arriver au village, et prenons une voie minuscule nous permettant de rejoindre la D61 au nord.

La voici, juste après l'étang du Breuil.

Altitude 530 mètres, entre le hameau de La Rivière et celui de La Besse.

Et voici maintenant la D61 qui traverse une belle forêt, peu avant le carrefour avec la D10, que nous allons prendre, vers Clergoux, au nord.

Que voici. Clergoux est situé à 18 km à l'est de Tulle (14 à vol d'oiseau), 33 km au nord d'Argentat (23), 18 km au sud-ouest d'Égletons (16), sur un plateau de moyenne altitude, entre 500 et 600 m. De nombreux lacs et étangs parsèment les environs (étang de Prévôt, barrage de la Valette, étang Ferrier, étang de Taysse). (Renseignements extraits de Wikipedia.fr).

L'église des XIIè et XIVè siècle est typique de la région avec son clocher à peigne à trois baies cintrées et des pilastres romans. Les nervures de la voute sont des XIIIè et XIVè siècles. Le village de Coudert fut jadis une paroisse de la Commanderie de l'Ordre de Malte dont l'église a brûlé pendant la révolution. On peut y voir de très belles maisons anciennes. (Extrait du site Clergoux).

Zoom sur les cloches.

Vieille maison de Clergoux.

Puis nous partons sur le site du château de Sédières, dans la forêt domaniale du même nom, près de l'étang de La Prade, un peu au nord-ouest de Clergoux. Le camping-car sur le parking du château. C'est ici que nous cassons la croûte. Il commence à être temps (plus de treize heures!).

Je voulais montrer ce château à Béa, car je l'avais trouvé très joli lors de notre visite avec Bruno au mois d'octobre.

Gros changement dans le parc, entre le printemps et l'automne. Les couleurs en octobre sont beaucoup plus chaudes!

L'étang de La Prade entourant une partie du château.

Nous essuyons une courte averse pendant notre petit tour.

L'autre façade de ce superbe château médieval qui a été remanié durant la Renaisance aux XVe et XVIe siècles.

Je m'avance doucement pour prendre d'assaut l'édifice avant d'être vu par la garnison...

Damned! On m'a vu. Je suis obligé de fuir par le puits...

Eglise paroissiale Saint-Martin-de-Tours à Champagnac-la-Noaille.

Champagnac-la-Noaille. De Campanus-acum : domaine de Campanius, propriétaire de la villa gallo-romaine. L'origine gallo-romaine est confirmée par l'archéologie : vestiges aux Fontanelles, à Sévezergue, à la Femme Morte et à la Vialatte-Basse. Le nom de Champagnac-la-Noaille tire son surnom (la Noaille) de la seigneurie qu'elle enfermait dans ses limites. Pendant la Révolution, elle porta le nom de Champagnac-le-Doustre, du nom de la rivière qui la traverse : la Noaille évoquait le système féodal qui venait d'être aboli! (extrait du site).

La petite D60E plonge ensuite jusqu'au bord de la Doustre, qu'elle enjambe sur un petit pont. C'est magnifique.

Nous rejoignons ensuite la D18 qui remonte vers Egletons. Peu désireux de traverser la ville, je décide de la contourner par de toutes petites routes. L'altitude dépasse les 600 mètres. C'est un vrai labyrinthe de petites voies, mais nous finissons par atteindre le village que je voulais.

Moustier-Ventadour, commune sur laquelle se trouve aujourd'hui le château de Ventadour. Cet édifice fut le siège d'une vicomté de la fin du XIe siècle jusqu'en 1350, où la seigneurie fut transformée en comté par Philippe de Valois.

Zoom sur les cloches.

L'église paroissiale et prieurale Saint Pierre est attestée dès le 12ème siècle à la collation de l'abbaye de Cluny. Il ne subsiste rien du prieuré. L'église a été reconstruite en 1494.

Eglise appartenant à une famille de sanctuaires typiques du plateau de Millevaches : abside à pans coupés, clocher-mur sur porche, petit clocheton sur le toit. Un prieuré fut fondé à Ventadour par les vicomtes de Comborn-Ventadour peu avant 1116. Il se trouvait dans le château, mais fut agrandi hors du celui-ci. Il dépendait de l'ordre de Cluny qui nommait les titulaires. L'église fut rebatie en 1494. L'édifice actuel résulte de la reconstruction d'une église du 12e dont subsistent, à l'extérieur, la corniche du chevet et, à l'intérieur, les colonnes de l'arc triomphal avec leurs chapiteaux, ainsi que deux baies sur la façade sud. La façade occidentale a été restaurée en 1786.

 

Curieux monument rendant hommage aux morts des deux guerres.

 

A l'intérieur de l'église.

 

Croix de mission datant de 1821.

 

Je savais le château de Ventadour tout proche. Mais il m'aurait fallu une carte au 1/25.000ème pour le découvrir. Il est très bien caché, et aucune indication n'est fournie pour le trouver. Il est en cours de restauration et aucune route n'y conduit vraiment... Alors, en plus, avec le camping-car...

Du coup, nous prenons la D991 qui serpente fortement jusqu'à Neuvic.

Et là, soudain...

Bâti sur un promontoire, ce château était considéré comme l'un des plus puissants de son époque. Construite au 11e siècle, remaniée du 13e au 15e, cette forteresse commandait la vicomté de Ventadour. Vendu à la Révolution comme bien national, le château fut détruit à partir du 19e siècle par les démolisseurs. Dans ce château vécut Ebles II "Lo Cantador", vicomte de Ventadour, et naquit Bernard de Ventadour le troubadour. De cette importante forteresse médiévale subsistent des remparts, une tour circulaire, un donjon carré, des portes d'accès au système défensif au nord et à l'ouest, les vestiges d'une chapelle et d'habitations.

Ici un peu plus bas. En fait, je ne suis absolument pas surpris, puisque nous l'avions découvert pareillement lors de notre rando moto. Heureusement que la circulation est proche de zéro, car stationner notre engin ici sans déranger n'est absolument pas évident. La route est superbe -en terme de paysage- et vaut absolument le détour! Elle est dangereuse, et les ravins sont profonds!

Château fort édifié aux 11e et 12e siècles ; largement remanié aux 14e et 15e siècles ; ensemble démantelé à la suite de sa vente comme bien national, dans les 1ères années du 19e siècle ; subsistent des vestiges des enceintes avec une grosse tour ronde, une partie de tour carrée et de nombreux vestiges au sol, ainsi que des éléments déplacés : deux linteaux de porte, l'un représentant Samson terrassant le lion, l'autre portant le blason des Ventadour, des encadrements de baies, une clé de voûte aux armes des Ventadour.

La descente de la D991 est un régal jusqu'à Lamazières. Mais la route est si étroite qu'elle ne nous laisse aucune possibilité de bivouac. Elle s'élargit ensuite, mais il n'y a aucun village, comme nous les affectionnons, avant Neuvic.

Neuvic nous déçoit, en tant que fournisseur de bivouac... Finalement, nous y trouvons un emplacement très calme (ci-dessus), juste à côté du cimetière (à droite, les grands arbres). Au moins, ses habitants ne nous dérangeront pas!

Et de fait, ils ne nous ont pas dérangés. Bonne soirée de lecture, comme tous les jours!

 

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