Carennac - Floirac - Martel - Meyronne - Lacave

Dimanche 17 mai 2009 - 60 km - 341 photos, 165 sélectionnées - Beau temps, quelques nuages.

Carennac - Floirac - Martel - Meyronne - Lacave

Départ de Loubressac. La D118 descend les belles falaises et nous reconduit vers les rives de la Bave.

Au loin apparait le château de Loubressac en contre-jour.

Et ern face de nous, une fois de plus, celui que l'on reconnait de partout, le château de Castelnau.

Après avoir récupéré la D30, nous entrons dans Gintrac, situé au bord de la Dordogne que nous allons suivre.

Jusqu'à Carennac.

Encore un village sur la liste des "plus beaux villages de France".

Du coup, impossible de ne pas le visiter.

Je vous l'avais dit: nous sommes au bord de la Dordogne.

Le 27 mars de cette année, le mur du château de Carennac, côté Palissade, s'est entièrement effondré (bâche noire), heureusement sans faire de blessés.

Mais cet affaissement a entraîné l'ébranlement de la Tour Saint Eloi, suituée au bout de ce mur, qui a du être rapidement consolidée, en attendant les travaux indispensables à son maintien en place sans risque. Du coup, la circulation dans le village est fortement perturbée!

Au XVIe siècle, la construction du château du Doyen est réalisée avec sa façade en pierre blanche du pays, les fenêtres à meneaux, les lucarnes sculptées. Le château est un des éléments du prieuré-doyen de Carennac, construit au XVIe siècle pour être un logement prestigieux du doyen. Salles et galeries sont organisées sur quatre niveaux autour d'un escalier, large et imposant.

Le château des Doyens est un quadrilatère de 20m sur 10, datant du XVI° siècle, il s'agit d'une belle demeure privée, construite en pierre de taille, comprenant, avec les combles, trois étages d'appartements. Un escalier à vis dessert toute la hauteur du bâtiment. Au premier étage se trouve la salle d'apparat, la mieux conservée à l'heure actuelle. Le plafond à poutrelles saillantes du XVII° siècle est peint de rinceaux, de fleurettes, de paniers et de divers sujets mythologiques.

 

(Eléments extraits du site de la mairie)

Le château abrite à présent l'Espace Patrimoine du Pays d'Art et d'Histoire de la Vallée de la Dordogne. Il présente une exposition permanente d'accès libre qui permet de découvrir la richesse naturelle, patrimoniale et architecturale de ce pays labellisé Pays d'Art et d'Histoire par le ministère de la Culture.

 

(Eléments extraits du site de la mairie)


Statue de Fénelon (1651-1715). Le château des Doyens, construit au XVI° siècle, abrita de 1681 à 1685 le célèbre François de Salignac de Lamothe Fénelon, futur archevêque de Cambrai, qui choisit "cet heureux coin de terre" pour écrire "Les Aventures de Télémaque". (Information extraite ici). L'île de Télémaque, entre deux bras de la Dordogne en face de Carennac, lui doit son nom puisque c'est en l'église de Carennac qu'il aurait écrit son œuvre du même titre.

 


Comme ça, vous savez vraiment tout...


C'est haut, n'est-ce-pas?

Attention au torticolis...

Après avoir marché le long de la façade du château, une ruelle à angle droit nous conduit ici. Sous nos yeux, l'église Saint Pierre.


Et son magnifique portail.

Cette construction romane de la fin du XI° siècle augmentée au milieu du XII° d'un porche orné d'un superbe tympan sculpté. Ce tympan repose latéralement sur un faisceau de quatre colonnes faisant office de trumeau. Il offre aux regards une vision symbolique de la fin des temps.

 

Occupant toute la hauteur du tympan, le Christ en majesté tenant le Livre et bénissant, est assis sur un trône richement orné. Les symboles des quatre évangélistes l'entourent tandis que les apôtres, répartis sur deux registres contemplent la vision céleste. L'église comprend trois nefs séparées par d'épais piliers, plus une rangée de chapelles sur le côté nord. Elle possède une trentaine de chapiteaux sculptés d'entrelacs et de palmettes. Un clocher roman, carré, s'élève au dessus de la croisée du transept.

Petit coup de zoom, pour mieux apprécier les détails des sculptures.

Animaux fantastiques, comme si souvent autour des églises romanes du Moyen-Âge.

 

Entrée de l'église.

 

A l'intérieur.

Je vous laisse visiter en silence...

Sculptures sur les chapitaux à l'intérieur.

 

Il reste quelques peintures.

 

Le panorama n'est pas terrible. Je vous rassure, les colonnes sont bien droites, c'est moi qui divague!

 

Je lève l'objectif vers le haut.

Et c'est haut!

Mon objectif déforme un peu, mais ça vous permet d'avoir une idée du lieu.

 

Du roc en plâtre...

Des culptures partout. Ici, sous le porche d'entrée, côté extérieur.

En haut, les nids d'hirondelles sont occupés. Forcément, c'est la saison.

 

Juste à côté du porche d'entrée de l'église se trouve ce joli recoin. On distingue un linteau à gauche.

C'est le linteau de cette porte, que je trouve très romantique.

Bedaucoup de linteaux de portes sont surmontés d'une date à Carennac, comme ici (1827). Voir le détail ici.


 



Les marches à droite sont celles de l'église, situées au pied du portail. Cette photo est donc prise après le passage devant l'église. La ruelle se termine en cul-de-sac. Je me trouve ici devant le cloître.


Belle maison en face du cloître.

Photo prise depuis le cloître, vers le bout de la ruelle.

 

 

Devant le cloître, je lève les yeux. Une bien belle façade recouverte de verdure du plus bel effet.

On se repère un peu mieux avec cette vue: l'entrée de l'église en bas, le cloître ensuite (entrée sous le petit balcon).


 

Détail d'un joli toit.

Retour dans le centre du bourg. Vue depuis le pont.

On eprçoit la Dordogne. Allons voir

Je sais que l'objectif déforme un peu, mais là, je vous assure que le toit est vraiment "plié" comme ça! Non non, je n'ai pas bu...

Le village de Carennac conserve de nombreuses maisons du XVe et XVIe siècles. On peut également remarquer une tour d'escalier du XVIe siècle, située non loin d'un pont sur le Méderic, face à l'île de la Calypso.

 

Je pense que ce balcon ne date pas d'hier!

Vue sur le pont traversant le bourg de Carennac, et dont je vous parlais plus haut. C'est cette route qui est maintenant coupée suite à l'effondrement!

 

La porte au pied de la Tour d'escalier.

 

Panorama issu de deux photos l'une au-dessus de l'autre. Cette fois, il y a bien une déformation sur la partie basse, duer à l'objectif. Le bâtiment est, heureusement, totalement droit!

 

La preuve!

Nous sommes maintenant sur les bords de la Dordogne. Un chemin nous permet de retourner de l'autre côté du village en flanant le long de la rivière.

Coup d'oeil arrière vers la Tour d'escalier quer nous venons de voir, et les splendides maisons qui la jouxtent.

Il y a un peu de monde sur l'eau.

Coquilles Saint Jacques surt le fronton de cette vieille maison, indiquant sans doute que nous sommes sur un des innombrables chemins conduisant à Saint-Jacques de Compostelle.

Celui-ci n'a pas l'air très satisfait de nous rencontrer.

Et lui non plus d'ailleurs.

Un coin très reposant, donnant envie de s'allonger sur l'herbe...

Nous retrouvons le camping-car peu après, et reprenons notre périple. La fermeture de la route nous empêche de suivre le cours de la rivière comme je l'avais prévu. Nous passons donc par la D20 pour rejoindre Floirac.

Mais c'est intéressant, en c e sens que nous passons ainsi sur le Causse, type de paysage semi aride que j'affectionne tout particulièrement. La route est extrêmement étroite, et vraiment "limite" pour un camping-car. Ici, le lieu-dit Peyrebru.

Oui oui, c'est bien notre route. Idéal pour les motos, mais pour le camping-car....

C'est un peu juste! Pourvu que personne ne vienne en face!

Ancienne église transformée en maison? En tout cas, elle est superbe.

Je photographie en roulant. Non, ce n'est pas moi qui conduit.
Déjà, ça secoue tellement que j'ai besoin de mes deux mains pour avoir une photo "potable"...

Arrivée à Floirac. Entre nous et la falaise en façe coule la Dordogne.

La descente vers Floirac est angoissante.

 

Notre camion va-t-il passer?

 

Le suspens est total.

Et durera jusqu'en bas. Ouf, nous sommes passés.

Nous filons maintenant vers la Dordogne.

A travers des champs couverts de noyers.

Traversée de la Dordogne près du Port de Gluges.

Banc de sable au milieu de la rivière.

Puis nous prenons la D840 en direction de Martel. Nous escaladons la falaise que nous apercevions depuis le Causse en descendant sur Floirac. La route passe près du belvédère de Copeyre. Un petit parking nous permet de poser le camping-car. Nous pouvons voir la rivière à travers les arbres.

Nous sommes très bien, et c'est ici que nous allons manger.

J'entendais des cris d'enfant. A travers les feuilles, j'ai trouvé: une famille pique-nique sur une plage au bord de la rivière!

Et voici notre perchoir.

En roulant, peu avant d'arriver à Martel.

Martel, la ville aux sept tours.

Aux confins du Haut Quercy du Périgord et du bas Limousin, le causse de Martel s'étend au nord de la Dordogne. Situé à une altitude moyenne de 300 mètres, il est le moins élevé des causses du Quercy. Relativement favorisé, ce causse a connu jadis une intense activité agricole et d'importants noyaux de peuplement, aujourd'hui disparus. Martel, ancienne capitale de la Vicomté de Turenne, peut s'enorgueillir d'un important patrimoine médiéval.

Un peu avant d'arriver en ville. Nous décidons d'aller nous dégourdir les jambes pour faciliter la digestion tout en nous cultivant un peu!


 

Résumé. Il serait intéressant de savoir pourquoi cette ville est jumelée avec une Tequila au Mexique!

Tour Tournemire ou tour Carré. L'une des sept tours de guet de la ville servit de prison seigneuriale, royale et municipale. Elle fut coiffée après la Révolution d'un toit sur créneaux.

Détail de la porte renforcée de clous sise au milieu de la tour (voir photo précédente).

Elle donnait certainement sur un escalier?

Maison autour... de la tour Tournemire.

Enorme bâtisse, absolument splendide, dont la façade, de l'autre côté, donne sur les halles.

C'est le Palais de la Raymondie

Edifié à partir de 1280 à l'initiative de Bernard Raymondie, receveur des impôts royaux et fils présumé du Vicomte Raymond IV de Turenne, l'édifice fut achevé vers 1330 par son gendre Pierre Stéphani. Ce palais urbain se compose de quatre ailes disposées autour d'une vaste cour, à laquelle on accède par un porche surmonté d'une tour transformée tardivement en beffroi. Il présente trois niveaux d'élévation de petites échauguettes aux angles des façades sud et est, symbolisant, comme tous les palais urbains différents rôles : résidences luxueuses du propriétaire à l'étage, galeries au rez-de-chaussée destinées au commerce, salle de réception pour les manifestations publiques. A la révolution, il devient Hôtel de Ville ; les salles municipales conservent un intéressant mobilier ; cheminées et bas-relief Renaissance. Au 1er étage du Palais de la Raymondie, on trouve le Musée d'Uxellodunum qui renferme des collections d'objets protohistoriques et gallo-romains provenant des fouilles du Puy d'Issolud. Intéressantes collectons de pots à pharmacie (XVIIème et XVIIIème siècles) et séries de cartes anciennes.


Remarquablement bien conservé ou restauré, il est exceptionnel!

Il fait la façade de toute la rue conduisant aux halles!

Ses fenêtres, de style Renaissance, sont admirables. C'est exactement la résidence secondaire que j'aimerais avoir...

Avez-vous remarqué le métier du premier prorpiétaire? Receveur des impôts royaux. Il devait quand même garder pour lui une partie des sommes extorquées aux paysans de la région!

 

 


On aperçoit le petit toit surmontant le beffroi.

Détail du travail des artisans.

Assurément de la très bel ouvrage!

Place de la Halle

La Halle, remarquable par sa charpente (en châtaignier), a été édifiée à la fin du XVIIIème siècle à l'emplacement de l'ancienne maison des consuls. On peut y voir des "conques" ou anciennes mesures à grains.

Sous les halles, ou la halle, comme vous voulez!


Je lève la tête vers la magnifique charpente.

Dans l'autre sens. Enfin, toujours au-dessus de ma tête, mais ça, vous l'avez bien compris, n'est-ce-pas?

Hotel fabri

C'est un hôtel du XVème siècle, remanié au XVIème siècle. Etienne Fabri y aurait accueilli en 1183 Henri Court Mantel (fils aîné d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine) qui venait de piller Rocamadour et y mourut ici peu de temps après.

Bien fait! (Oui, ça, c'est moi qui le dit.)

 

A gauche, un des angles de la Palais de la Raymondie, et à droite, l'hôtel Fabri.

Essai de panorama pas très réussi!

En déambulant... Blason.

Une petite statue dans une niche, sur le mur d'une maison.

Jolie restauration.

 

Sommet architectural au-dessus du beffroi.


Palais de la Raymondie, façade principale. Le porche sous le beffroi.

 

Avec la halle au premier plan, pour bien vous situer les bâtiments.

Sous le porche.

Panorama architectural, pour vous montrer la Palais de la Raymondie vue de l'intérieur.

Détail. Partie gauche en arrivant dans la cour par le beffroi.

Et partie droite.


Porche de sortie vers une autre rue.

 

Vous l'avez compris. Ici n'habitaient pas les pauvres de la ville, mais plutôt les bourgeois.

Je ne suis donc pas le seul à prendre des photos. Me voici complètement rassuré!

Maison grise

Appelée "Maison Grise" au XVIème siècle, on peut voir sur la façade Sud, 2 écussons en pierre, l'un avec l'inscription "Martel soubz les Anglais 1295" l'autre avec les 3 marteaux, armes de la ville, et l'an 1562. Maison contemporaine du connétable Duguesclin, ancienne demeure de la famille Judicis, dont Antoine Judicis, ancien procureur de la Sénéchaussée de Martel, puis Président du Tribunal Révolutionnaire de Cahors, et enfin accusateur public près du Tribunal Révolutionnaire de Paris, à ce dernier titre, il requit contre Fouquier Tinville et l'envoya à l'échafaud en Mai 1795.

 

Ruelles étroites.

Où l'on revoit la Tour Tournemire.


Et la Palais de la Raymondie!

 

Eglise Saint Maur.

 

Nous déambulons toujours dans les petites rues.

Partie intégrante du système défensif, l'église présente une allure de forteresse. Le clocher-porche est une véritable tour de défense. Le chevet est surmonté de chambres de guet et sa baie est défendue par une bretèche.



 

Nous longeons les murs de l'église pour parvenir au porche d'entrée.

 

 

Pour cela, nous sortons de l'enceinte fortifiée et contournons l'immeuble.


Construit en deux campagnes (XIVème puis fin XVème siècle), l'édifice est caractéristique du gothique méridional avec sa nef unique bordée de chapelles et ses voûtes à liernes et tiercerons.


Rarement vu d'église avec un porche aussi massif!

 

Sous le porche, la porte d'entrée.

Le porche abrite un tympan roman (milieu du XIIème siècle) provenant de l'édifice antérieur représentant le jugement dernier : le christ est entouré d'anges portant les instruments de la Passion ou sonnant la résurrection des morts et sortent de leur tombeau.

 

A l'intérieur. Il fait sombre.

Les murs sont entièrements peints de figures géométriques, donnant presque l'illusion d'une tapisserie.


Un immense tableau.

Un Christ en croix, mais pas debout comme dans la plupart des cas.

 

 


Petit coup d'oeil vers le ciel...

Allez, c'est bien, il est temps maintenant de sortir et d'aller visiter d'autres cieux.

Sortie de la ville de Martel.

Sur la D803, en direction de Meyronne. Nous retrouvons des noyers plantés en bord de route.


Meyronne.

 

Surplombant le lit de la Dordogne, le village de MEYRONNE réflète dans les eaux ses vieux murs témoins d’un passé ancestral . Ses terres sont déjà mentionnées dans un acte daté de 932 quand Adhémar des Echelles les donne au prieuré de Tulle .

Le camping-cvar, au même endroit, juste à côté de l'église de Meyronne. En arrière-plan, les falaises dominant la Dordogne.

Justement, voici la Dordogne, que nous franchissons en face du château de Meyronne, reconstruit après la Révolution dans un style très différent de celui du château original.

Photo prise depuis le pont.

La Dordogne photographiée au lieu-dit Port de Creysse, tout près de Meyronne. Nous sommes arrivés ici à la suite d'une erreur de direction!

Entre Meyronne et le Port de Creysse, au milieu d'une grande boucle de la rivière.

Retour sur la D15, qui suit la rivière. Nous la traversons pour prendre la D23.

La vallée dans laquelle poussent les noyers. La Dordogne, invisible, coule au pied de la falaise, ici les Roches de Monges.
Nous sommes juste un peu avant le village appelé Le Bougayrou.

Entre Le Bougayrou et Lacave.

Quelques minutes plus tard, nous arrivons à Lacave, où se trouvent des grottes réputées.

 

Eglise de Lacave, au bord de la route.

Il est déjà 17h30, et nous décidons de rester ici pour la nuit, entre la falaise et la rivière.

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