Europa 2014 : Espagne et Portugal

Europa 2014 - Du 17 octobre au 5 novembre - 6.844 km - 18 étapes
Espagne - Portugal - France

Cette fois, nous entrons pour de bon en Espagne, en commençant par faire le tour du très beau Parc de Cadi-Moixero, avant de quitter les Pyrénées et de descendre à Madrid, capitale de l'Espagne, sur de très belles routes secondaires passant d'abord par la Sierra del Montets, puis par Lerida -Catalogne-, la Sierra de Gudar, Teruel -Aragon-, les Montes Universales et la Serrania de Cuenca peu avant Cuenca -Castille-La Manche-, ainsi que les jolis lacs de barrage de Buendia et Entrepeñas à Sacedon près de Madrid. Etape 192, 202ème jour de voyage, kilomètre 69.038. Il est temps de procéder à un nouvel entretien de notre moto, et nous en profiterons pour visiter un peu Madrid.

Toledo, Ciudad Real, Puertollano, et nous voici dans le Parc de la Sierra Andujar, juste d'avant d'entrer en Andalousie par Cordoue la magnifique. Rejoignons ensuite El Chorro et le superbe canyon creusé par la rivière Guadalhorce -desfiladero de los Gaitanes- via Puente Genil et Antequera, avant de rejoindre Gibraltar, possession du Royaume-Uni depuis 1704, via Ronda puis la Sierra Bermeja. Nous avons donc atteint, avec Gibraltar, le point le plus méridional de tout notre voyage, par 36° de latitude nord. Le Cap Nord était un peu au-dessus de 71° nord, ce qui signifie que Gibraltar se situe pratiquement à égale distance du Cap Nord que de l'Equateur.

A partir de maintenant, nous démarrons la toute dernière ligne droite -mais pleine de virages- de notre grand périple, et ne roulerons plus que vers le nord.

Commençons par la traversée du Parc Alcomocales par les lacs de Charco Redondo et de Barbate, et montons jusqu'à Séville, capitale de l'Andalousie, via Arcos de la Frontera. Poursuivant notre course vers le nord, nous traverserons les paysages grandioses et sauvages du Parc naturel de la Sierra de Aracena et des pics de Aroche à l'ouest de la Sierra Morena avant d'atteindre Zafra, où nous effectuerons un virage à 90° en roulant vers l'ouest pour entrer dans le dernier pays manquant au palmarès de notre belle virée : j'ai nommé le Portugal, (quarante-deuxième Etat d'Europe visité, ce qui correspond d'ailleurs parfaitement avec ce que j'avais compté) et sa capitale Lisbonne que nous découvrons dans la foulée. Nous reprenons bien sûr notre route vers le nord, car nous touchons à l'extrême ouest en arrivant à Nazaré, sur le littoral atlantique que j'ai tant aimé en 2004. Après les plages, enfonçons-nous dans les terres vers le nord-est et la vallée de la Zézère via Tomar, puis revenons sur la côte atlantique à Praia de Mira, via Coimbra, pour rejoindre la belle Aveiro, puis Sao Jacinto à l'aide du ferry de Gafanha de Nazare, pour traverser du sud au nord la magnifique ria de Aveiro, vaste zone lagunaire soumise à la marée, semée d'îles et quadrillée de chenaux, bordée de marais salants ou de pinèdes, en arrière d'un cordon littoral sableux long de quelque 45 km, large au maximum de 2,5 km et percé d'un étroit goulet (passe de Barra) la reliant à l'océan, peu avant d'arriver à la belle Porto. A partir de là, nous longerons la magnifique vallée du Douro vers l'est jusqu'à San Joao da Pesqueira, pour ensuite remonter vers le nord-ouest jusqu'au magnifique Parc national de Peneda-Gerês, avec une incursion au lac de barrage de Vilarinho da Furna ainsi qu'une sur le lac de Lindoso, avant de franchir la frontière en traversant le fleuve Miño à Salvatierra de Miño, marquant ainsi notre retour en Espagne.

Par Pontevedra, nous arrivons à Santiago de Compostela, où je tiens à faire une halte d'une journée, marquant ainsi pratiquement la fin de cet immense pèlerinage à travers l'Europe, en cette 200ème étape et 72.000ème kilomètre, ville dans laquelle j'étais passé trop rapidement en 2004. De Saint-Jacques-de-Compostèle, nous partirons vers le sud-ouest et traverserons le Miño peu après Chantada, au coeur de la Galice, puis la Sierra del Caurel. Poursuivant notre route vers l'ouest, nous passerons Ponferrada (dans le Leon) -où se trouve un splendide château templier- puis Astorga, où nous ferons un détour par le nord pour longer les rives du lac Barrios de Luna dans l'espace naturel Valle de San Emiliano, et surtout pour rouler dans la fameuse Cordillère Cantabrique, le sud des Pics d'Europe, la vallée du rio Carrion, San Salvador de Cantamuda dans la comarca de Montaña Palentina, ainsi que le Parc naturel Saja-Besaya. A Espinilla, nous ferons un crochet jusqu'au bout de la vallée glaciaire du rio Hijar, Alto Campoo, avant de porusuivre via Reinosa le long du lac de barrage Ebro, et nous suivrons la vallée de l'Ebre -ce grand fleuve qui se jette au sud de Barcelone dans le delta de l'Ebre- dans le parc des Monts Obarenes, Toujours plus à l'ouest, nous passerons le Parc Naturel d'Izkiz, puis la Sierra de Loquiz avant d'arriver à Estrella. Nous sommes maintenant dans la Navarre et arrivons au pied de la grande chaîne des Pyrénées, dans laquelle nous pénétrons par la vallée de Roncal. Nous sommes à deux doigts de la France, mais nous bifurquerons avant d'y entrer pour pénétrer dans la vallée parallèle de Hecho, jusqu'au monastère Saint-Pierre de Siresa. Nous redescendrons ensuite vers le sud via Puente la Reina de Jaca pour traverser le Parc Naturel de la Sierra et des gorges de Guara, vers l'est, puis nous ferons un nouveau crochet au nord dans le Parc naturel Posets-Maladeta, jusqu'au bout de la vallée de Bénasque, dans le massif de la Maladeta, avant de poursuivre toujours vers l'est via El Pont de Suert puis la Pobla de Segur, pour effectuer un virage à 90° vers Sort puis Esterri d'Aneu, où, après un nouveau virage à 90°, nous roulons vers l'ouest et la France, par le vall d'Aneu et le Port de la Bonaigua (2.072 m), puis par le Vall d'Aran de l'autre côté du col par Vielha.

La frontière française se franchit au col du Portillon (1.293 m), et nous débouchons à Bagnères-de-Luchon. Si la météo le permet, nous poursuivrons la route vers l'ouest au plus près des sommets, par le col de Peyresourde (1.569 m), Saint-Lary-Soulan, le col d'Aspin (1.489 m), le col du Tourmalet (2.115 m), un crochet jusqu'au cirque de Gavarnie depuis Luz-Saint-Sauveur, le col du Soulor (1.474 m), le col d'Aubisque (1.709 m), un crochet depuis Laruns jusqu'au col du Pourtalet (1.794 m), Arette, un crochet au Port de Larrau (1.573 m) depuis Larrau, le col Bagargui par les chalets d'Iraty pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-Port, passage en Espagne par le col d'Ispeguy (872 m), retour en France par Ainhoa, puis la descente jusqu'à Hendaye sur la côte basque et l'Océan Atlantique. Nous venons de franchir les dernières montagnes du grand voyage, en espérant que les conditions météorologiques le permettront. En effet, franchir des cols à plus de 2.000 mètres, un 4 novembre, dans les Pyrénées, me paraît être une entreprise assez délicate. Mais avec un peu de chance, et comme vous serez très nombreux à me soutenir, ça devrait passer, non ?

C'est maintenant la dernière ligne droite. Nous remonterons la côte atlantique par la forêt des Landes, avec une étape à Mimizan, sur l'immense plage, puis contournerons le bassin d'Arcachon après avoir escaladé la plus grande dune d'Europe, la dune du Pilat, qui culmine actuellement à 110 mètres, nous traverserons la Gironde par le bac du Verdon à la Pointe de Grave, petite incursion sur l'île d'Oléron, Rochefort, La Rochelle, Les Sables d'Oloenne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

 

Mercredi 5 novembre. Etape 208, et 220ème jour de voyage, kilomètre 75.156.

Voyage crevant.

Mais voyage extraordinaire, voyage hors-norme, voyage de tous les superlatifs.

Vos remarques sur le livre d'or seront les bienvenues, je serais heureux d'apprendre ce que vous en pensez. Je vous en remercie par avance.


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