Europa 2014 : Europe méridionale

Europa 2014 - Du 29 août au 9 octobre - 16.367 km - 41 étapes
Croatie-Slovénie-Autriche-Italie-Sicile-Sardaigne-Corse-Suisse

Alors, nous en étions où, déjà ? Ah oui, je me souviens. Sarajevo.

Nous ferons ensuite un crochet en direction de la Serbie jusqu'à Vlasenica avant de revenir juste au nord de Sarajevo pour suivre la vallée de la Bosna via Visoko et Zenica jusqu'à Zepce. C'est là que nous entamerons un mouvement tournant vers l'ouest jusqu'à Banja Luka, capitale de l'entité de la République Serbe de Bosnie -attention, ce n'est pas la Serbie !- (le découpage géopolitique de l'ex-Yougoslavie est extrêmement complexe, mais était nécessaire pour permettre aux populations de vivre ensemble), qui marque la pointe nord de notre incursion en Bosnie-Herzégovine. A partir de Banja Luka, nous redescendons vers le point de départ de la boucle en suivant la vallée du Vrbas jusqu'à Jajce, puis en faisant un crochet plein sud vers le lac de Busko, un des plus grands lacs artificiels d'Europe, pour revenir sur les rives du Vrbas à Bugojn1o. Notre route longera ensuite le magnifique lac Jablanicko issu de la Neretva -un des principaux fleuves du pays-, dont nous suivrons la vallée plein sud au fond d'un très grand canyon (avec des parois pouvant atteindre jusqu'à 1200 mètres!), jusqu'à Mostar (dont la vieille ville et le pont sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco), avant de bifurquer vers le sud-est via Velicani et Ivanica, et de plonger dans la Mer Adriatique à Srebreno.

La boucle est bouclée, nous reprenons la route vers le nord, nous entrons en Croatie, (trente-deuxième pays) nous arrivons dans Dubrovnik la magnifique. Etape 145, kilomètre 52.385, nous serons le 31 août.... La section suivante sera maritime, pour profiter au maximum de cette splendide côte croate : il s'agira donc essentiellement de longer le rivage adriatique vers le nord, après une incursion sur la péninsule de Peljesac, via Split, Sibenik, Zadar et Senj, jusqu'à Novi Vinodolski. C'est là que nous quitterons le littoral pour nous enfoncer à nouveau dans les terres via Karlovac jusqu'à la capitale de la Croatie, Zagreb, située dans la Plaine de Pannonie.

De Zagreb, nous allons suivre la vallée de la Save, (affluent du Danube, elle est, avec ses 990 km, une des plus longues rivières d'Europe -elle ne se jette pas dans une mer-, traverse trois capitales, et son cours est considéré comme la frontière nord des Balkans et la frontière sud de l'Europe centrale). Ce qui signifie que nous quittons les Balkans, et revenons par ici pour terminer notre visite de l'Europe Centrale. Tout se tient. Une autre information capitale : les montagnes qui apparaissent désormais font partie des Alpes. On se rapproche de la maison, non ? Ce sont les Préalpes orientales méridionales, qui s'étendent du nord de l'Italie au nord de la Slovénie.

La Save nous conduit donc très vite en Slovénie, (trente-troisième pays) puis traverse Krsko et.. Ljubljana, la capitale.

Nous poursuivons notre route vers le nord pour une petite virée dans les Alpes, vous connaissez mon "penchant" naturel pour les montagnes. Très vite, nous entrerons donc à nouveau en Autriche par la souriante vallée de la Savinja, Logarska dolina, protégée par un statut de parc naturel. Cette région d'Autriche s'appelle la Carinthie, et les montagnes sont les Alpes de Lavanttal, massif des Alpes orientales centrales.... Nous roulerons dans le Parc national Gesaüse et au pied du Nationalpark Kalkalpen. Les autrichiens font payer de lourds octrois aux véhicules empruntant leurs plus beaux cols routiers, y compris aux motos (qui ne sont pourtant pas des véhicules susceptibles de détériorer le goudron). Par conséquent, j'ai fait en sorte de ne pas emprunter ces tronçons payants. J'ai passé pas mal de temps pour concocter un itinéraire optimal tenant compte de ce problème (les tarifs sont réellement prohibitifs; à titre d'exemple, et pour le seul passage du Grossglockner (franchi en 2006 en scooter), le tarif est de 24 euros pour une moto en 2014 -je peux parcourir 500 km avec cette somme...., je préfère donc faire des allers-retours et éviter les péages). Nous irons donc dans le val Pusteria, Tyrol, presque jusqu'à Bruneck, et entrerons donc en Italie (trente-quatrième pays), après la traversée de la ville médiévale de Lienz, à l'ombre des Dolomites, nous remonterons par la route italienne de la vallée Anterselva jusqu'au col Passo Stalle (2.052 m). Nous serons au coeurs de la haute montagne. Retour en Autriche, incursions au fond des vallées adjacentes (Virgental, Kalsertal), à partir de Mattrei in Osttirol, et retour par Lienz et la Iseltal pour finalement atteindre Salzbourg. Oups ! Un aller-retour à Münich (Allemagne), la belle capitale de la Bavière, et une courte visite au camp de concentration de Dachau, avant de retrouver l'Autriche à Innsbruck.

Nous serons à nouveau dans la très haute montagne, le programme consistant désormais en une suite ininterrompue de franchissements de cols tous plus splendides les uns que les autres, et d'incursions dans de très belles vallées, et plusieurs grands parcs nationaux, le tout alternativement en Autriche, en Italie, en Suisse, avec aussi le passage dans la principauté du Liechtenstein (trente-cinquième Etat franchi) (et 4ème plus petit pays d'Europe). Après Saint Moritz, Livigno et son lac, Tirano, Bormio, Bolzano, Trente, Padoue, nous terminerons cette randonnée alpine par une autre merveille : j'ai nommé Venise, la Cité des Doges, ou, mieux encore, la Sérénissime, où nous ferons une halte de 24 heures, minimum syndical.... Ce sera l'étape 158, kilomètre 57.275, et 166ème jour de route, et nous serons déjà au 15 septembre... Rien ne nous garantit, à cette date, de trouver toutes les routes des cols alpins ouvertes, ce sera un des suspenses de l'aventure.

Le périple se poursuit à nouveau sur la côte adriatique, mais désormais italienne. Nous sommes ici dans la plaine du Pô, et commencerons cette partie du voyage par une petite boucle dans le delta du Pô, à Porto Tolle. Un contraste saisissant avec les jours précédents dans les plus hauts cols des Alpes. Après la traversée de Ravenne, mondialement réputée pour ses monuments de style byzantin possédant un ensemble incomparable de mosaïques, nous poursuivrons sur la côte jusqu'à Rimini, avant traverser la petite République de Saint-Marin (trente-sixième Etat) (et 3ème plus petit pays d'Europe) et, par la même occasion, de pénétrer dans le massif montagneux des Apennins, longue chaîne de montagnes parcourant l'Italie du nord au sud, sur 1.000 km, comme le ferait une colonne vertébrale. Les routes, étroites, s'enroulent autour des montagnes, descendent dans les vallées et remontent sur les sommets, dans une suite quasi ininterrompue de virages de tout acabit. Bref, vous l'avez compris, c'est le royaume des deux-roues, dans lequel nous nous amuserons avant de bifurquer nettement vers l'ouest à Assise, pour Pérouse et le lac Trasimène, puis vers le sud par les lacs de Bolsena et de Bracciano, d'origine volcanique, pour Rome, (étape 161), la ville éternelle, capitale de l'Italie, ainsi que le Vatican (trente-septième Etat) , enclavé dans Rome, et le plus petit Etat du monde.

Voir Rome et.... mourir? Que nenni, nous avons autre chose à faire, non ? Remontons vers le nord et l'intérieur de la "botte" italienne (par les petites routes du réseau secondaire, comme toujours, et plus précisément le long des rives incroyablement belles des lacs Turano et Salto, puis via Rieti dans la province du même nom) afin de poursuivre notre exploration des Apennins à peu près là où nous l'avions laissée. Continuons donc maintenant la descente vers le sud. Le premier obstacle rencontré est une merveille naturelle protégée, le Parc National des Monts Sibyllins, avant d'entrer dans la fantastique région très montagneuse des Abruzzes. Après avoir longé les rives du lac Compotosto, nous visiterons sérieusement le Parc National du Gran Sasso e Monti della Laga, aux paysages sauvages, avant de traverser la capitale des Abruzzes, j'ai nommé L'Aquila, récemment partiellement détruite par le violent séisme du 6 avril 2009. Notre trajet passe ensuite au coeur du Parc Sirente-Vellino, puis dans le Parc National des Abruzzes, Latium et Molise, accompagné d'un crochet vers le nord et Sulmona dans le Parc National de la Majella. Notre descente vers le sud-est se termine via Isernia dans le Parc del Matese, avant d'effectuer un virage à 90° qui nous conduira sur le rivage de la mer Méditerranée, appelée ici Mer Tyrrhénienne, jusqu'à Naples, au pied de l'inquiétant Vésuve. Ayant déjà escaladé le Vésuve et visité Naples et Herculanum en 1997, j'envisage éventuellement une courte -est-ce possible?- visite à Pompéi.

A partir de Naples, nous longerons plus ou moins la côte Tyrrhénienne avec un crochet sur la péninsule de Sorrente, Salerne, puis le Parc national du Cilento et du Val de Diano (seulement le long du rivage), après avoir traversé le site de Paestum (temples grecs visités en 1997, et qui avait aussi marqué à l'époque la limite sud de mon voyage en Italie). Nous entrons en Calabre. Après avoir longé le Golfe de Policastro et le littoral jusqu'à Fuscaldo, nous nous enfoncerons de nouveau dans les terres, vers l'est et le centre du talon de la "botte" italienne, via Acri, pour entrer dans le Parc National de la Sila, longer les rives du lac Cecita puis plus au sud celles des lacs Arvo et Ampollino, avant d'atteindre le Golfe de Squillace (sur la Mer... Ionnienne, ça devrait vous rappeler la Grèce -je dis ça pour ceux qui suivent, car à mon avis, il y en a un paquet qui a décroché) et ses grandes plages. La pointe de la "botte", c'est la province de Reggio de Calabre, dominée en son centre par l'Appennin Calabrais. Sa largeur étant d'une quarantaine de kilomètres seulement, nous la traverserons deux fois, pour le plaisir des virages, pour découvrir les deux façades maritimes de la péninsule, dont la magnifique route côtière du sud, la SS106, surplombant et offrant de très beaux points de vue sur la mer, avant de terminer par la traversée du Parc National Aspromonte pour finalement "tomber" au pied du détroit de Messine, à Villa San Giovanni. Là se trouve le ferry qui nous permettra de passer en... Sicile en débarquant à Messine, qui a donné son nom au détroit. Une petite pause d'une journée s'impose ici. En effet, l'étape 168, au 177ème jour de voyage (24 septembre), survient au kilomètre 60.613 de notre beau voyage. Vous l'aurez compris : c'est le moment de bichonner notre petite moto, dont le compteur sera tout proche des 100.000 km....

Si j'avais le temps, je ferais une pause de quelques jours pour visiter les îles Eoliennes, qui sont l'archipel volcanique situé juste à côté de Messine, en face de Milazzo. Il y a là le Stromboli, seul volcan d'Europe en activité permanente depuis des siècles, et sur lequel plusieurs touristes ont trouvé la mort. On peut y monter, on peut voir, on peut s'approcher du monstre frémissant. Il y a aussi Lipari, Vulcano.... Encore un motif pour revenir ? Je garde une option sur ce projet, et voici pourquoi. Après la Sicile, nous irons en Sardaigne, par la mer. Malheureusement, il n'y a que deux ferries qui vont à Cagliari: l'un part de Palerme le samedi soir, et l'autre de Trapani le dimanche soir. Du coup, tel que j'ai prévu le voyage, la Sicile devra se faire "tambour battant", pour arriver à l'heure au ferry du dimanche soir. Or, jusqu'ici, le voyage n'a bénéficié d'aucune pause conséquente, et je n'ai tenu compte d'aucun aléa extérieur (trop mauvais temps, petite maladie, panne) qui pourraient coûter quelques jours sur l'ensemble. Si tel devait être le cas, nous pourrions donc bénéficier de plus de jours en Sicile, obligés que nous sommes d'attendre un dimanche soir pour franchir la passe maritime. Alors, Stromboli pourrait s'inviter dans la grande expédition. Rigolo de constater que nous ne pourrons flaner que si nous sommes en retard ! A contrario, si tout s'est bien passé, nous nous "contenterons" donc du plus haut volcan d'Europe, l'Etna, qui culmine à 3.330 mètres d'altitude, là, sous nos yeux, et lui aussi en activité presque constante. Nous ferons le tour du Parc Naturel de l'Etna, puis une descente vers le sud pour voir Syracuse, avant de traverser l'île de part en part vers le nord par le lac Pergusa, Enna (en plein centre) au pied des Monts Héréens, le lac Pozzillo, jusqu'à Capo d'Orlando, sur la Mer Tyrrhénienne, et que nous longerons vers l'est au pied des Monts Nebrodes dans le parc éponyme. Pour terminer notre passage en Sicile, nous en ferons double traversée, d'abord vers le sud depuis le Parc National de Madonie jusqu'à Agrigente et la vallée des Temples, puis vers le nord par Corleone jusqu'à la capitale de la Sicile, Palerme, pour finir à Trapani par le golfe de Castellammare. Le ferry part à 22h30 et vogue toute la nuit...

Débarquement à Cagliari, capitale de la Sardaigne, berceau de la culture nuragique, à 8 heures le lendemain matin, après environ 300 km de mer. Un crochet sur la magnifique côte escarpée aux plages enchanteresses du sud-ouest via Pula et Chia, histoire de prendre la température, et nous filerons vers le nord par le Parc des Sept Frères jusqu'au rivage du sud-est, avant de nous enfoncer sérieusement au coeur de la montagne sarde, sauvage, parfois inaccessible, via le lac de Flumendosa, jusqu'à Sorgono (plusieurs sites archéologiques permettant de voir des nuraghes et des Tombes des géants). Retour vers la côte est à Cala Gonone, sur le golfe aux superbes plages d'Orosei, par le Parc National de Gennargentu. Nous partirons alors pour une traversée complète de la Sardaigne via Nuoro (au coeur de la Barbagia), Ghilarza et Santu Lussurgiu jusqu'à Bosa Marina, sur la côte ouest de la mer Méditerranée, que nous remonterons jusqu'à Alghero puis la baie de Porto Conte, avant de couper vers Porto Torres, sur le Golfe Asinara que nous longerons jusqu'à la pointe nord de Sardaigne, Santa Teresa Gallura. Ce sera notre étape, 175ème, au 185ème jour du voyage, en ce 1er octobre... Nous sommes entrés dans l'automne depuis plus d'une semaine déjà, et allons admirer les belles couleurs chaudes caractéristiques de cette période de l'année en Europe. Et nous apercevrons la Corse, en face de nous, de l'autre côté du détroit des Bouches de Bonifacio, large d'environ 14 kilomètres nous séparant de Bonifacio.

Débarquement à Bonifacio, sur terre française, et commune la plus méridionale de France. Nous traverserons deux fois la Corse au cours de notre remontée vers le nord jusqu'à Bastia. Nous irons d'abord à Porto-Vecchio, sur la côte sud-est, après un crochet au phare de la Chiappa, avant de traverser toute l'île vers le nord-ouest jusqu'à sa capitale Ajaccio, via l'Ospédale et son lac homonyme, puis Aullène, dans la belle région sauvage de l'Alta Rocca. Après un petit crochet jusqu'à la tour génoise de la Pointe de la Parata en face des îles Sanguinaires, nous poursuivrons plein nord le long de la côte sauvage du golfe de Sagone jusquà Porto, via Cargèse, Piana et ses célèbres calanques, et un aller-retour sur la plage d'Arone dans le petit golfe de Topiti. De Porto, nous entamerons alors une nouvelle traversée complète, cette fois vers le nord-est, en passant par Calacuccia et son lac dans la superbe région du Niolo, et Corte, dans le Parc régional de Corse, au pied du massif du Monte Rotondo, et au fond duquel nous nous enfoncerons le long de la vallée, et des magnifiques gorges, de la Restonica, avant de rejoindre Bastia via Ponte Leccia et la lagune de Biguglia.

Retour vers le continent et l'Italie, avec plus de 4 heures de traversée en ferry pour atteindre Livourne, d'où nous irons voir la fameuse tour penchée de Pise (déjà visitée en 2007), avant de faire halte à la Marina de Pisa, étape 178. Nous voici dans cette magnifique région universellement connue et appelée la Toscane, que nous visiterons en faisant d'abord un crochet vers le sud, par Volterra et Larderello, avant de remonter par Sienne la magnifique jusqu'à Florence, la sublime capitale de la Toscane. Poursuivons vers le nord via Bologne, dans la plaine du Pô, avant d'incurver nettement la route vers l'ouest, par Milan, puis Novara, jusqu'au lac Serru, et au col de Nivolet, à 2.612m. au fin fond de la vallée de l'Orco, au nord-est de Turin, avec un aller-retour au lac de Teleccio. Nous voici revenus dans les Alpes, et dans la très haute montagne, protégée ici par le magnifique Parc National du Grand Paradis.Il n'est pas garanti que la météo nous permette de passer ici, la route pouvant tout-à-fait être fermée. Soulignons que cette vallée est quand même un cul de sac de près de 100 km de profondeur. Notre prochain objectif étant la visite de la capitale de la Suisse, il nous faut contourner le massif du Grand Paradis par le sud-est, et remonter dans le coeur des Alpes par le très joli lac d'Orta, puis par le large val d'Ossola (vallée du fleuve Toce). Sept vallées latérales tombent dans le val d'Ossola ! Peu avant d'arriver à Domodossola, nous irons jusqu'au fond de la vallée Anzasca, l'une d'entre elles. Plus au nord, la route s'incurve, après Crevoladossola, à 90° vers l'ouest, et nous pénétrons dans le Valais suisse par le col du Simplon (2.008 m), ouvert toute l'année. Nous entrons là dans le trente-huitième pays du voyage.

Si la météo est avec nous, nous ne manquerons pas le crochet pour la visite de deux superbes vallées au sud-est de Brig : il s'agit de la Mattertal (ou vallée de Zermatt, ville se situant au fond de la vallée, et au pied du terrible Cervin), et de la vallée de Saas. De retour à Brig, nous partitons ensuite vers le nord-est dans la vallée de Conches que nous suivrons jusqu'à Gletsch, au pied du glacier du Rhône. En effet, au lieu de poursuivre directement vers Berne par le Grimselpass, nous ferons un vaste détour pour admirer des paysages extraordinaires et franchir quelques beaux cols. Nous commencerons donc par le col de la Furka (2.429 m) dans le massif du Saint Gothard, Sur le versant ouest, la route du col passe à quelques centaines de mètres du glacier du Rhône, source du fleuve du même nom, et permet de le découvrir depuis un promontoire. A Hospental, au lieu de poursuivre sur Andermatt, nous attaquons le col du Saint Gothard (2.108 m) vers Airolo, dans le Tessin, puis suivons la vallée de la Léventine jusqu'à Biasca, avant de retourner vers le nord par la vallée di Blenio et le col du Lukmanier (1.972 m) jusqu'à Disentis. Puis nous virons à l'est vers Andermatt par le col de l'Oberalp (2.044 m), juste à côté de la source du Rhin. Enfin, il nous restera encore à franchir le col du Susten (2.224 m), souvent fermé dès octobre (oups, pourvu que ça passe!), entre Wassen et Innerkirchen. Avant de longer le superbe lac de Brienz, je prévois un nouvel aller-retour vers Sörenberg par le lac de Lungerer et Giswill, histoire de franchir le petit col de Glaubenbühlpass (1.611 m), fermée en hiver, mais sur une route très réputée comme route panoramique. Là encore, comme nous passerons ici aux alentours du 9 octobre, il se pourrait bien que ces routes soient fermées. De toute façon, je préfère vous le dire de suite, je ne roule pas sur la neige en moto.... Oui, je sais, petit joueur je suis, mais c'est uniquement pour vous permettre de voir la fin du voyage, sinon, vous pensez bien que... Après cet agréable intermède, nous reprendrons la route pour longer le lac de Brienz puis le lac de Thoune, et sur les rives duquel nous passerons l'étape 183, le 9 octobre, au terme de 193 jours de voyage, avec la bagatelle de 65.751 km dans les pattes.


Depuis le 06/06/2005 Visites:851821 Aujourd'hui :151 Maintenant:11 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)