La paperasserie

Dernière ligne droite avant le départ Europa 2014

 


Bonne nouvelle : j'ai reçu le fameux visa russe.

Pourvu que les relations entre nos pays demeurent cordiales, et que les Etats parviennent à des solutions diplomatiques.

C'est la première fois que je vois mon nom écrit en caractères cyrilliques, et ça me fait très plaisir, car ça sent le voyage à plein nez, l'aventure, le dépaysement, le passage dans un monde différent, et pourtant si proche de nous. J'ai effacé quelques données sensibles, comme le numéro du passeport, ma date de naissance (bien que ce ne soit pas top secret non plus), etc.

Le coût du "bébé" : 183,00 €, quand même.

Pour recevoir ce visa, j'avais décidé de contacter une agence spécialisée, Action-Visas, après avoir lu pas mal de récits de voyageurs, et suivi des discussions sur divers forums. Tout s'est passé par e-mail. C'est bien, j'aime beaucoup cette méthode : on garde trace des échanges, on n'oublie rien, on prend son temps pour lire et étudier, on peut s'envoyer des documents électroniques, c'est parfait pour moi. Malheureusement, il faut attendre plusieurs jours avant de recevoir leur réponse à une question. Et si vous posez trois questions dans le même mail, il n'y a pas forcément réponse à tout. Et des questions, il y en a beaucoup, car ce n'est pas très simple. Malgré les services de cette entreprise, la Russie exige que nous remplissions nous-mêmes une demande de visa sur un site internet spécifique, avec quelques zones pas très faciles à remplir .

Donc, et malgré le sérieux de cette entreprise, je voyais le temps passer plutôt vite, et j'ai eu une idée géniale : aller demander à une agence de voyage près de chez moi. J'ai choisi Lambot-Voyages, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Je connais cette agence pour avoir utilisé ses services plusieurs fois aux Sables d'Olonne, par le biais de mon ancienne entreprise, et aussi de façon personnelle. J'avais toujours été bien accueilli et servi, et je dois vous dire que je n'ai pas été déçu cette fois-ci non plus ! Devinez avec qui ils travaillent... Action-Visas, eux aussi.

Mais il y a une énorme différence : ici, je suis reçu par une charmante dame, elle remplit elle-même le formulaire sur le site russe Internet avec moi, puis tous les documents administratifs, tout ça avec force gentillesse et professionnalisme. Et, au final, pour le même prix ! Un regret : j'aurais pu économiser 67 euros, si j'avais su que j'avais le temps. En effet, nous avons pris l'option de renvoi des documents en sécurité par chronopost (+17 €), et la délivrance d'un Voucher (+ 50 €). Il se trouve que le lendemain de ma commande du visa, j'ai reçu une réponse d'un camping de Saint-Pétersbourg (Yeeeees!!!!), qui me proposait l'envoi du Voucher par mail sous 24 heures... Si j'avais su, cette simple acceptation me faisait gagner le prix de l'hébergement ! Je le saurai pour la prochaine fois. Et vous aussi maintenant !

 


Pour obtenir le visa russe, il faut fournir plusieurs documents.

- le passeport, évidemment.

- une attestation de domicile. Ce document doit être demandé à la mairie. Ce fut un peu cocasse, car il n'y a pas de document officiel... En tout cas, pas dans ma commune, car je reste persuadé qu'il doit y en avoir dans certaines villes... Mais j'ai été bien accueilli, l'entretien a été cordial, la secrétaire m'a demandé si le texte me convenait... J'ai acquiescé.

- une attestation prouvant que votre assurance vous couvrira en cas d'accident en Russie (ci-dessus). J'ai la chance d'être assuré à la MACIF. Un coup de fil, le service concerné obtenu très vite, explications et solution fournies en quelques minutes, réception d'un e-mail avec copie électronique du document dans les 5 minutes suivant ma demande téléphonique, réception de l'original dans ma boîte aux lettre le surlendemain ! Je dis : chapeau !

 


Je vous le disais plus haut : Assurance et Assistance MACIF.

Assurance tous risques. Avec paiement de la location d'un véhicule -quatre roues, seulement, dommage....- pendant sept jours en cas de panne, dans tous les pays d'Europe, à condition de ne pas franchir de frontière. C'est quand même un "plus" appréciable que j'ai désiré prendre, en espérant ne pas avoir besoin de m'en servir. Mais nous pensons tous la même chose !

 


Pour ce qui est de l'assistance...

J'en ai eu besoin trois fois au cours de mes balades. En Finlande, en Suisse, en France. Seulement pour des crevaisons ! Par contre, je n'ai jamais eu l'occasion d'utiliser celle de la Macif, mais mon ami Michel en a eu besoin l'année dernière lors de notre balade au pays du soleil, l'Espagne, et ce fut très bien. Je me suis quand même fait expliquer le fonctionnement pour un voyage tel que le mien, très particulier. Ils organisent le transport du véhicule vers le concessionnaire le plus proche. Si la réparation doit durer, je peux demander mon rapatriement, avec retour sur le lieu lorsque le véhicule est prêt. C'est tout ce que je leur demande.

Il ne me restera donc plus qu'à trouver un téléphone sur place, puisque je pars "sans", mais qui n'a pas de téléphone ?

 

 

Mon nouveau permis de conduire international.

Le précédent était périmé. Bien que ce document ne soit pas obligatoire, il peut faciliter des discussions avec des représentants officiels -du genre policier, par exemple, lors des contrôles-, et éviter gestes et dessins lorsque l'on ne parle pas la langue. Bref, j'ai décidé de le faire refaire.

Là, c'est cocasse. On rentre ici dans le domaine "préfectoral", et donc extrêmement rigide, pour employer un terme sympathique. Je me suis amusé un peu, quand même. Je vais partager ma joie avec vous, il n'y a pas de raison !

Donc, il s'agit d'un renouvellement. Quels sont les documents nécessaires ? Direction Internet, sur notre fameux portail gouvernemental français, celui qui communique avec nous, le peuple. J'y apprends avec force étonnement que le traitement ne sera pas le même pour tous les français. C'est selon les bons vouloirs de chaque préfecture. Certaines exigent que ce soit par courrier, d'autres non. Là où ça devient carrément plus cocasse, c'est que certaines réclament des documents non nécessaires chez d'autres. Je passe, car le but de cette page n'est pas d'analyser les aberrations constatées. Pour faire court -oui, je sais, j'ai toujours du mal-, il m'est possible d'aller directement à la sous-préfecture des Sables d'Olonne. Cool, une balade en bécane sur la côte, je prends.

Ah, oui, les documents, j'oubliais....

C'est là que j'ai eu mon premier fou rire, hi hi hi. Pour un renouvellement, il faut exactement les mêmes documents que pour une première demande, PLUS le permis international périmé. Je n'y crois pas... Alors, mon côté rebelle individualiste vendéen est évidemment aussitôt ressorti de sa caverne -il n'est jamais bien loin, en fait. Quoi ? Plus difficle de renouveller ? Mais... je croyais que quelqu'un avait dit qu'on allait simplifier les choses, non ?

Du coup, ce ne sera pas un renouvellement, ce sera une première demande. Quel gâchis !

Le fou rire ? C'est quand je regarde le permis international périmé. Première page, bien visible : valable jusqu'au 16/03/2013 ! Donc forcément, je ne vois pas qui pourrait s'en servir. Pourtant, il faut le rapporter. Pour éviter qu'un méchant bandit puisse s'en servir ? Misère, misère...

 

Le premier parcours du combattant.

- le formulaire de demande cerfa n°14881*01 renseigné et signé.

Je ne l'ai pas, mais il devrait logiquement être là-bas, non ? Vous en pensez quoi, vous ?


- une photocopie couleur recto-verso de votre permis de conduire français en cours de validité.

Hé, faut pas exagérer, ce sera une photocopie en noir et blanc, c'est bien suffisant, non ?

- 2 photos.

Direction le photomaton de la gare des Sables d'Olonne. Type de photo : document officiel de l'Etat. Ne pas sourire, enlever les lunettes. Clic clac. C'est fait. Oh, mon dieu, la tronche de repris de justice. Il ne fallait pas sourire, ce que j'ai fait. C'est... horrible. En même temps, c'est bien moi. C'est à ce point ? Oups. Non, non, et non, vous ne verrez pas ma tronche, sinon, y'en a qui vont me dénoncer et m'envoyer au bagne, c'est sûr !


- une photocopie couleur recto-verso de votre carte nationale d'identité en cours de validité ou périmée depuis moins de 2 ans ou passeport en cours de validité.

Ben voyons... Allez, zou, en noir et blanc, celle-là aussi.

- un justificatif de domicile.

Alors, la dernière facture EDF, ça devrait le faire. C'est rigolo, quand même, que notre Etat n'a même pas confiance en ses propres documents, et demande des documents privés pour justificatif. Pauvre France. Quoi, que j'arrête de râler ?

Pauvre France, mais je t'aime quand même.

C'est bon, comme ça ?

- Si la démarche a lieu au guichet, munissez-vous, en plus des photocopies, des originaux de vos documents. Ils vous seront demandés.

Mais alors, pourquoi emporter des photocopies, si on doit montrer les originaux ? Quel gaspillage d'argent, de temps.
On va vous simplifier tout ça, qu'ils disaient..... Laissez-moi rire !


Selon la procédure en vigueur dans votre département, le permis international est posté à votre domicile ou vous est remis au guichet de la préfecture, de la sous-préfecture (ou de la mairie si elle est compétente). Le délai de délivrance du permis international est variable. La délivrance peut être immédiate ou prendre quelques jours ou plusieurs semaines, selon la préfecture concernée. Il est conseillé de déposer sa demande suffisamment tôt avant le départ.

J'ai téléphoné avant de partir, pour être certain de ne rien oublier. Heureusement, car j'aurais oublié un élément. Il me faut une enveloppe timbrée à mon adresse. Dont acte !

 

C'est beau, en russe, vous ne trouvez pas ?

Le deuxième parcours du combattant.

J'ai tout ? Vérification. Oui, c'est bon. Allez, zou, la sous-préfecture.

Ah, travailler ici, le rêve ! Sécurité de l'emploi absolue. Situation géographique exceptionnelle, face à la mer, devant le chenal où passent tous les bâteaux entrant et sortant des Sables d'Olonne, y compris les beaux voiliers du Vendée Globe. Forcément, ici, vous êtes accueillis avec le sourire, les employés sont heureux, le bonheur transpire dans les couloirs, derrière les guichets.

Derrière les guichets ? Peut-être. Il y en a qui se parlent, qui rigolent. Derrière. En arrière-plan. Oui.

Mais ça s'arrête là. Dans les couloirs, personne ne rit. Des écritaux donnant des ordres, mettez-vous ici, ne dépassez pas cette ligne. Des tables, quelques chaises, des gens en train de remplir des formulaires -il y en a plein partout. Pas de crayons, par contre. Si t'as oublié le tien, il va falloir demander. Et demander, ici, ce n'est pas facile, on sent nettement qu'on dérange. Enfin, non, on ne sent pas : on voit et on entend. Les voix des employés sont dures, désagréables, il n'y a pas de sourire. L'ambiance générale : sas d'entrée de prison. C'est l'effet que ça me fait à chaque fois. Jamais ressenti autre chose ici. Et tous mes proches -ou moins proches-, je dis bien absolument tous, sans exception aucune, disent exactement la même chose. En fait, c'est un lieu à ce point agréable que, dès l'entrée, on ressent une irrésistible envie de fuir. C'est tout simplement malsain. Ne croyez pas que j'exagère, c'est la culture dominante, dans ce lieu : nous ne sommes pas bienvenus ici. Alors que nous sommes les propriétaires. Eh oui !

Misère, misère ! Comment est-il possible que les plus choyés, protégés, cocconés, soient les plus désagréables, méchants, tâtillons, emmerdants. Eh oui, je suis désolé, mais il n'y a pas d'autre mot. L'accueil, bon sang, déjà rien que l'accueil, c'est mauvais !

Bon, Jef, on se calme. Y'a pas mort d'homme, non plus !

OK, c'est vrai. Mais je suis client, ici. Enfin quand même, je paye pour ça. Je devrais être reçu avec un grand sourire, un tapis devrait être mis sous mes pieds, on devrait me dire gentiment "que puis-je pour votre service ?", "si vous voulez bien me suivre?", etc. Enfin quoi !

Déjà, à qui s'adresser. Ce n'est pas clair, ce n'est pas simple. Ce n'est pas le premier guichet. Il y a du monde à attendre, là-bas, dans la deuxième partie. Des portes fermées. Un écriteau ou deux. Rien concernant le permis international. Ah si, un papier, là. Youpee ! Demande de permis international, ce doit être le fameux formulaire cerfa n°14881*01... Je trouve une petite place. Un "client" a un crayon, je lui demande aimablement s'il veut bien me le prêter, il dit "oui, bien sûr" avec un sourire. Voilà. Les clients sont tellement plus sympathiques que les... geôliers ? Oui, je peux utiliser ce terme, qui convient très bien, ici, je trouve.

Bon, ensuite, c'est où ? Je questionne. Plusieurs me répondent : vous voyez cette porte, là-bas ? Avec une grosse lumière. Vert, on frappe, puis on peut rentrer. Rouge, c'est défendu, il faut attendre. Comme d'habitude, ici, on nous prend pour du bétail, ou pour des demeurés mentaux. Et où se trouve la file d'attente ? Qui est le dernier ? OK, merci les gars. Nous nous regardons tous. Nous pensons tous la même chose. Nous "les" détestons tous très cordialement. Ben oui, quoi, comment voulez-vous les aimer, ils ne nous aiment pas. Pourtant, sans nous, ils ne seraient pas là, les petits ! Grrrrrrr.

Après une bonne demi-heure d'attente -j'avais ma tablette, merci à elle-, c'est le vert, et c'est mon tour. Coool.

Surprise surprise. Derrière un grand guichet, plein de lumière, -quel contraste avec le couloir sombre et triste dans lequel on doit attendre-, deux femmes, une troisième un peu plus loin. Elles discutent. Je dérange, sans doute. Bonjour. Pas de sourire. Je dépose tous mes documents sans rien dire -pas envie de discuter avec des gens désagréables et hautains-, mais très sûr de moi. Hé hé hé.

- Monsieur, il me manque la photocopie de le preuve de votre domicile.
- Mais... Vous avez l'original, la facture EDF, là, c'est une preuve suffisante, non ?
- Monsieur, il nous faut une photocopie, c'est nécessaire.
- Mais... je pensais que la vue de la preuve suffisait, quand même. Vous n'allez quand même pas m'obliger à refaire la queue et tout et tout juste pour une photocopie alors que vous avez l'original entre les mains !
Silence.
- OK. Ecoutez, je vous donne l'original, je n'en ai pas besoin. Et vous pouvez même payer la facture, en même temps, ça m'arrangerait.
Pas de sourire (je m'en doutais un peu...).
Re-Silence.

Puis la dame sort sans me regarder, et sans rien me dire, et en parlant avec sa collègue...!

Quelle impolitesse, quel dédain, quelle suffisance !
J'attends, deux-trois minutes.
Elle revient avec des documents, et me rend les miens, y compris ma facture EDF.
En fait, elle est allée faire elle-même la photocopie..........

Sans ma lumineuse idée de lui laisser l'original -que voulez-vous qu'elle fît, la dame, je l'avais bien eue-, j'aurais été contraint de revenir ! Abus de pouvoir de "petits chefs" qui se prennent pour des dieux, il y a des giffles qui se perdent. La dame daigne enfin me regarder :

- Il me faut aussi votre permis périmé, SVP.
- Mais madame, il est périmé, je l'ai jeté.
- Mais c'est un document officiel d'Etat, qu'il faut rendre. On ne peut pas garder un tel document !
- Mais... la date de validité était dépassée, personne ne pouvait s'en servir. Quand la date limite de consommation est dépassée, on jette la boîte, non ?
Silence.
- La prochaine fois, il faudra le rapporter. Vous recevrez votre document sous 2 à 3 semaines.

L'entretien est terminé. Je suis heureux de quitter ce lieu psychologiquement nauséabond.

Quel bonheur de retrouver le soleil, le chenal, la vie.

La liberté.

Ces réflexions concernant la sous-préfecture des Sables d'Olonne n'engagent que moi, et que ce lieu. Je ne peux et ne veux pas généraliser, j'ose espérer que le peuple est bien accueilli ailleurs. Ici, ce n'est pas le cas, il faut le dire haut et fort, de façon à faire bouger les choses. Nous ne sommes pas des chiens, que diable !

 

Bref, tout ceci pour dire que, l'aventure, elle commence près de chez soi.
On critique souvent l'hyper-bureaucratie des autres pays. Commençons par balayer devant notre propre porte.

Et la quête de tous ces documents montre bien que le voyage a commencé.

 

Remarques finales.

Analysons froidement les données. L'Etat exige et conserve donc des centaines de milliers de documents, qui nécessitent des centaines de milliers de photocopies, des centaines de milliers de feuilles de papier, des centaines d'heures de travail de la part des "clients" comme des employés, des centaines de meubles et de mètres carrés de surface habitable consommés pour stocker tout ce fatras. Pire, en cas de renouvellement, on se demande à quoi servent les documents stockés antérieurement pour la même demande, ce qu'ils en font, pourquoi ils ne les ré-utilisent pas pour simplifier le travail, etc. Les ordinateurs, l'informatique, ça ne date quand même pas d'hier ! Ce que tout particulier est capable de faire, on peut considérer que l'Etat en est également capable.

Je ne suis pas un "énarque", je ne suis pas plus intelligent qu'un autre. Mais il y a le bon sens, que diable ! A la louche, en quelques minutes de réflexion seulement, je propose pas mal de solutions. Alors, des personnes hautement intelligentes, et payées pour ce faire, devraient proposer beaucoup plus et beaucoup mieux. Ou alors, il faut les changer.

- que l'on ne vienne qu'avec les documents nécessaires, sans photocopie aucune.
- que les documents soeint scannés et conservés sous leur forme numérique.
- que le permis soit imprimé directement.
- pour un renouvellement : échange des documents par e-mail, comparaison avec l'archive. C'est pareil ? C'est bon, envoi du permis, ou mise à disposition.
- enfin, l'Etat conserve des copies de documents strictement privés (facture EDF, par exemple), qui relèvent du droit privé seulement. Je me demande si c'est bien légal. Très honnêtement, je serais riche, je porterais plainte, pour savoir, et faire cesser, ce que je considère, sur ce point précis, comme de l'abus de pouvoir, encore une fois !


Vous partez prochainement en vacances dans un des 27 pays de l'Union Européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse ?

Demandez votre carte européenne d'assurance maladie (CEAM). Elle est gratuite et vous permet durant votre séjour de bénéficier de la prise en charge des soins médicalement nécessaires par les services publics du pays concerné. La CEAM est individuelle et valable un an.

Quand ça fonctionne bien, il faut aussi le dire. Même si j'y suis bien habitué, rien n'est plus simple. Il suffit d'aller sur le site de l'Assurance Maladie appelé ameli, à la bonne rubrique. Tout se passe par e-mail, et vous la recevez assez rapidement à votre domicile. Je dis bravo, les services de la Préfecture devraient s'en inspirer.

Pour ce qui est de son utilité, le mieux est de ne jamais avoir besoin de la tester. J'ai eu l'occasion de le faire, en Norvège en 2012. Et le médecin norvégien a refusé d'en tenir compte. Pourtant, la Norvège est bien dans la liste des pays participants !

 

Vous connaissez certainement la technique pour avoir toujours sur vous une copie de tous ces documents importants. Photographiez-les, et mettez-les sur un espace disque accessible pendant votre voyage (site Internet, "cloud", e-mail...). En cas de perte ou de vol, vous pouvez au moins imprimer des copies !

 

Page précédente: Préparation de Serparti
Page suivante: Le sac


Depuis le 06/06/2005 Visites:920393 Aujourd'hui :89 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)