F2011_001-003

Jour 1 à 3 - Du 6 au 8 juillet 2011 - 423 km - 276 photos
De la Vendée à Saint-Cernin de l'Arche (Corrèze)

Et c'est reparti, après cette pause imprévue de quelques semaines (à cause du cambriolage, fin mai, de Mygoo près du Cirque de Navacelles dans le Gard). Tout ne fut pas négatif dans cet arrêt obligatoire, loin de là : j'ai en effet eu la joie de partager quelques semaines avec mes proches, et c'était formidable. J'ai également profité de cette halte pour régler quelques problèmes d'intendance (changement de lunettes de vue pour le pilote, changement du PC -forcément, puisqu'on me l'avait volé-, vente de tous mes objectifs pour n'en prendre qu'un seul (petit zoom 24-105 mm d'excellente qualité). Par ailleurs, j'ai pris la décision de laisser Bocloo à la maison. En effet, je compte aller dans les Alpes, et je ne pense pas qu'il m'y sera très utile. Du coup, je me retrouve avec un gain conséquent de place dans ma chambre à coucher, ce qui m'a permis de prendre une chaise pliante et une petite chaise longue, que je déplie dans la chambre. Je m'y installe, le "laptop" sur les genoux : c'est beaucoup plus confortable qu'à cheval sur les sièges avant.

De plus, je me suis offert un bon poste de radio, lequel me permet d'écouter -avec un son de qualité- la radio, tout en vous écrivant. Les incohérences que vous rencontrerez seront donc certainement dues à un mélange entre ce que j'écoute et ce que j'écrais.... hi hi hi !

Je quitte la Vendée mercredi 6 juillet dans la soirée, direction Angoulême, où j'arrive jeudi midi, chez mon ami Didier le motard.

Didier m'offre un délicieux repas, après m'avoir montré ses réalisations en matière de gros-oeuvre dans sa maison récemment acquise. Plomberie, électricité, carrelage, bardage : décidément, rien ne l'arrête, et il le fait bien ! Chapeau l'artiste, je suis impressionné, et j'avoue que je n'en ferai pas le... centième, je le reconnais volontiers. Je lui propose alors la réparation de mon transformateur 12V vers 220V (indispensable pour recharger mes batteries d'appareil-photo, mon rasoir, mes piles...), et dont j'ai malencontreusement arraché la prise allume-cigare en tirant sur le fil comme un "bourrin".... Ce qu'il accepte de bon coeur, et, malgré une prise "sertie", il réussit à me refaire toutes les connexions, et même à me consolider l'ensemble, désormais plus solide que jamais ! Nous nous lançons ensuite dans l'étude de la cartographie sur ordinateur, et dans la consultation de nombreuses cartes digitales. L'après-midi passe si vite que Didier me propose de rester manger aussi ce soir.

Bien que naturellement invité à passer la nuit en mode "confort moderne", j'ai insisté et préféré la passer dans ma petite maison roulante que j'avais hâte d'étrenner dans sa nouvelle configuration. Quelques gouttes sur la carosserie ont achevé de me bercer; la nuit fut excellente.

Jeudi matin, après un bon petit-déjeûner chez Didier, je reprends la route. Merci, Didier, pour ton accueil, et la bonne soirée passée à refaire le monde.

Quelques 30 km et un arrêt assez long (pour préparer un semblant d'itinéraire) plus loin, je fais une pause photo à La Rochebeaucourt-et-Argentine... Le nom est un peu compliqué. Une belle église romane, comme il y en a tant dans cette région du Poitou-Charentes. Certaines d'entre elles sont totalement inattendues, car absolument disproportionnées par rapport à la taille des bourgs dans lesquels elles ont été construites !

Je quitte ici le département de la Charente pour rentrer dans celui de la Dordogne. Il s'agit ici du nord de la Dordogne, cette partie de la région Aquitaine encastrée entre le Poitou-Charentes et le Limousin, et dont les paysages restent encore les mêmes que ceux de la Charente !

Tableau ancien accroché au-dessus du choeur.

Près de l'église, la terrasse aux chats.

Juste au sud de la forêt appelée "La Forêt" -oui oui !-, sur la D100E2 (qui se trouve être également le GR36), entre les hameaux de La Buisson et de La Férédie. L'agriculture intensive et destructrice de paysage s'est également imposée ici, comme dans les Charentes, faisant disparaître oiseaux et petits animaux en même temps que haies et cachettes multiples, au profit de quelques uns, au détriment de beaucoup... Elle gagne du terrain, et après avoir mangé les régions de plaine, s'attaque désormais aux régions de relief, lentement mais sûrement.

Lorsque j'étais adolescent, on pouvait voir de telles photos dans nos manuels de géographie. Leur légende nous apprenait qu'il s'agissait de paysages photographiés dans les grandes plaines des Etats-Unis... Nous les imitons, pas sûr que tout soit bon à prendre.... Bref, passons.

Arrivée au village Léguillac-de-Cercles.

Un pigeonnier à l'entrée du bourg.

Et voici la massive église romane de Léguillac-de-Cercles.

A l'intérieur, sur le mur gauche (MG = Mur Gauche, ou Mouvement Gauchiste ?) en entrant, accompagné de "Mai 1968".
Curieux témoignage dans une église.

Je prends maintenant une petite départementale, la D93, qui s'enfonce vers le sud-sud-est, en suivant un ruisseau, la Sandonie. Quelques troupeaux de vaches paissent tranquillement au creux de la vallée, ici entre Loubazac et Le Breuil, près du lieu-dit le Moulin Rompu. Quelle histoire se cache derrière ce nom semblant rappeler un événement exceptionnel ? Toujours est-il que je savoure ces paysages plus en conformité avec ceux que j'aime, à savoir une nature aux dimensions plus humaines. Sans doute plus archaïque, mais peu m'importe !

Figée dans la chaleur estivale de la pause déjeûner, l'église de Paussac.

Je fais une petite marche étouffante dans les rues endormies.
Statue originale devant la maison du club local d'escalade.

Entre Paussac et Saint Vivien, en face de Prézat, un peu à l'écart de la route, se trouve un très joli dolmen, à l'orée d'un bois. Le coin est agréable, je bénéficie d'un peu d'ombre : c'est ici que je décide de m'alimenter. Ensuite, je sors ma chaise et vais bouquiner à l'ombre des arbres. C'est la première fois que je m'accorde ce genre de repos en pleine journée. Je vous préviens : ce ne sera pas la dernière !

En repartant, mon regard est attiré par la présence d'un curieux animal en plein milieu d'un grand pré... Son propriétaire devrait l'enfoncer un peu en terre de façon à faire disparaître le socle, et en même temps le peindre d'une belle couleur marron. Je suis certain que ça génèrerait quelques appels téléphoniques...

Traversée de la Dronne, vue ici depuis le Pont d'Ambon.

En me penchant, j'aperçois du haut du pont de gros poissons se promenant parmi les herbes tapissant les berges peu profondes de la rivière.

A la radio, j'entends des spécialistes commentant la sécheresse sévissant particulièrement dans les départements de l'ouest et du Centre. Justement, j'y suis. La sécheresse n'empêche pas certains agriculteurs de se lancer dans la culture du maïs, plante très gourmande en eau. Et vu ce que je vois, l'eau ne semble pas manquer à tout le monde. En fait, ceux qui en utilisent peu se voient contraints aux efforts -ce qui semble normal-, alors que les plus gros consommateurs ne semblent pas privés, bien au contraire -ce qui me semble anormal. Des dérogations sont distribuées... Qui décide ? Sur quels critères ? A quel prix l'eau est-elle facturée ? En plus, des subventions et des aides supplémentaires vont être également données... à ceux qui "pompent". Je veux bien être gentil, mais j'aimerais quand même avoir quelques explications, et voir des preuves irréfutables des pertes subies par les bénéficiaires des aides financières. Si tout est "réglo", je ne discute pas. Mais j'ai beaucoup de doutes, bien alimentés par la non-transparence !

Paysage au sud de Montagrier, sur la D103.

Clocher de Montagrier.

Chapelle Notre-Dame de Perdux, au bord de la Dronne, au Moulin du Pont, juste au nord de Tocane-Saint-Apre.

Au bord de la Dronne, au même endroit.

La D78, toujours le long de la Dronne, peu avant le village de Lisle.

Lisle. Je vais dégourdir mes guiboles dans la rue principale.

Statue près de l'église. Je pense que vous aviez deviné !

Zoom sur l'église de Lisle.

Jolie peinture en trompe-l'oeil sur une maison de Lisle.

Bourdeilles, au bord de la Dronne.

Belle maison, toujours à Bourdeilles.

Je retrouve ensuite la D106E2, alias GR36, qui longe la Dronne jusqu'à Brantôme. Et je reconnais soudain cette route ! Je suis passé ici avec un de mes fils, en moto. Nous étions partis randonner quelques jours tous les deux en moto, avec la toile de tente. Quelques jours restés inoubliables, et que je n'ai jamais pris le temps de commenter. Un jour peut-être. En tout cas, c'est ce qui me décide à ne pas aller dans la ville de Brantôme, très jolie, mais déjà vue et photographiée !

Les rochers bordant la route ont été sculptés par la furie des flots de la rivière qui les a sans doute creusés pendant des millénaires !

Peu après, sur la D69, au sud-est de Brantôme, lieu-dit Puychautu, sur les terres nommées Le Grand Vignal.

Agriculture industrielle.

Je suis resté un moment à regarder le travail se faire.

C'est facile ! Une seule personne travaille... Et en plus, c'est un boulot fort agréable !

Très impressionnant.

Là ou vivaient de nombreuses familles, une seule possède la totalité. Devons-nous donner des subventions à cette ferme ?

Que sont devenues les autres ?

L'architecture des maisons a changé, et est désormais bien différente de celle prévalant en Charente.

Je contourne Périgueux par le nord-est. Ici, l'Auvézère, à Cubjac.

Je rejoins ensuite la D6089 et la circulation à Thénon. Je roule maintenant plein est vers Brive-la-Gaillarde. Mon chemin traverse Terrasson-Lavilledieu, bâtie sur les rives de la Vézère. Je fais une petite pause-photo. Il fait très chaud, voire lourd; le moindre effort fait couler la sueur !

Du coup, je décide de ne faire aucun effort !

Jolie maison près du pont de Terrasson.

Il est 18 heures lorsque j'arrive à Saint-Cernin-de-Larche, chez l'ami "Bruno le Corrézien", nom de "guerre" de l'organisateur de la rando "Corrèze" à laquelle j'avais participé avec mon scooter x9 Jolly Jumper, qui m'avait ensuite conduit au Cap Nord ! Je fais la connaissance de sa charmante épouse Valérie, et de toute la famille. Je suis invité à manger de délicieuses brochettes grillées au barbecue. Hum, j'en ai encore l'eau à la bouche. Nous resterons à discuter bien tard sur la terrasse. Valérie est infirmière et travaille demain matin de bonne heure, mais elle reste veiller avec nous. Une bien belle soirée, de celles que l'on n'oublie pas. Merci beaucoup.

Il est bien tard lorsque je rejoins Mygoo, ou plutôt bien tôt. Quelques gouttes orageuses tombent une fois de plus sur la carrosserie, m'entraînant dans un profond sommeil...

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