F2011_007

Jours 007 - Mardi 12 juillet 2011 - 171 km - 220 photos (680 km - 816 photos)
De Frayssinhes à Aubrac (Lot - Aveyron)

Incroyable ! Je démarre la voiture à 6h30. Allez comprendre ! J'ai pourtant parfaitement bien dormi, mais quand on est réveillé, on est réveillé !

Les couleurs du matin sont vraiment merveilleuses. Ici, le paysage peu après Frayssinhes. La route s'enfonce au creux des vallées. Il n'y a bien sûr pas un chat à cette heure, il fait bon. Dommage que je dorme la plupart du temps à cette heure matinale !

Traversée d'un joli bois envahi de hautes fougères, sur la D30, peu après le village de Latrinquière.

Coup d'oeil sur le hameau de Saint Hilaire.

Au sommet, c'est le lieu-dit Garrissou. Contraste coloré.

Château de Naucaze, en réfection depuis quelques années. Comment je sais ça ? C'est simple. Alors que je pénètre dans le pré attenant, une voiture de type 4x4 attelée d'une grosse remorque vient se ranger sur l'herbe. "Bonjour, je suis le maire des Estresses". Et il a envie de discuter. Il me raconte les péripéties de la restauration, les difficultés au départ, etc...

Cet arbre est un châtaignier âgé de deux siècles.

Le maire me fait passer sous les filets d'interdiction pour me montrer la façade arrière du château.

Puis il prend ses clés et m'ouvre les portes de la grange attenante, datant du 15ème siècle, une des plus anciennes de France. Ne vous y trompez pas : ce ne sont pas des parpaings, mais bien des pierres de taille. Sur les côtés, chaque ouverture a été réalisée par un maître tailleur différent, et tous ont laissé leur signature sur la voûte !

Par ailleurs, le maire m'apprend que Georges Pompidou, l'ancien président, venait très souvent bouquiner au pied du château. Ses grands-parents sont originaires d'ici, ses oncles étaient agriculteurs juste à côté.

Je repars, traverse la N122 au Moulin d'Anès -c'est l'effervescence, ici, car le Tour de France va passer à 13 heures- et je descends plein sud par la D417 jusqu'à Maurs. Ici, l'église du petit bourg des Estresses, justement.

A Maurs, il y a foule. Les barrières sont prêtes pour fermer la circulation. Des véhicules publicitaires passent à toute vitesse. Ces gens-là m'énervent terriblement, et c'est une des raisons pour lesquelles je fuis ce genre d'événement. Ils roulent comme des malades, se croient tout permis. On déplore des accidents tous les ans, comment pourrait-il en être autrement ? Je me sauve par la D19. Ici, au Pont de Sénergues, sur la Rance.

Paysage aux forts contrastes, ici au nord de Montmarty.

Lieu-dit Les Barraques, au croisement entre la D19 et la D45.

Sérénité.

Du même endroit, les toits du Puech Laquet.

Une vieille plaque Michelin juste à côté.

Quelques habitantes du coin. Pas très souriantes, les filles !

Jolie maison, juste avant la Barésie.

Je poursuis mon chemin vers l'est, et toujours sur de petites routes. C'est la saison touristique, et pourtant, je suis au calme. En fait, tout le monde va dans les mêmes lieux, ceux que toutes les agences spécialisées vendent. C'est un peu comme avec les actualités, où chaque site d'information répète sempiternellement la même chose. Du coup, les gens quittent la ville pour se retrouver ailleurs, mais à nouveau dans la foule !

Ici, sur la D25 au nord de Sénezergues.

Peu après, le Cammas.

Au sud, j'aperçois un petit château, toujours près de Sénezergues.

C'est un vrai plaisir que de se laisser porter sur cette petite départementale.

La route est bordée d'arbres fruitiers de toutes espèces.

Junhac, sur la D19.

Juste après Montsalvy, je prends une MD (mini-départementale) sans numéro... Je m'enfonce dans les fins fonds, toujours vers l'est.

Cette MD traverse le bois de Montarra. Comme c'est beau.

Si je m'écoutais, je serais sans cesse en train de photographier !

Et... en fait, je m'écoute quand même pas mal. C'est un des avantages d'être seul.

Le Castanier.

Les sommets sont aux alentours de 500 à 600 mètres. Ce n'est pas très élevé, mais la route est extrêmement sinueuse, et même si je voulais rouler vite, je ne le pourrais pas. Il ne faut surtout pas passer par ici si l'on est pressé, c'est une évidence !

Je fais un détour pour aller voir ce que je croyais tout d'abord être un lac de barrage. Alors oui, il y a bien un barrage, qui porte le nom de Couèsques. Mais en fait de lac, il s'agit de la Truyère, très certainement devenue si large à cause du barrage bloquant son cours !

C'est ici que je m'installe pour manger. La chaleur est torride, mais un vent me rend finalement la pause fort agréable.

Je redescend ensuite au sud du barrage : je traverse ici la Truyère pour reprendre ma route vers l'est par la D34.

Une bien belle maison avec, au fond, une superbe vue sur la Truyère.

Vue générale de la même maison. Enfin, maison.... il s'agit presque d'un château ! Je me contenterais d'une chambre.

Je quitte la Truyère et surplombe maintenant la vallée de la Selves. La forêt est dense et recouvre entièrement les petites montagnes. Le puissant soleil de milieu de journée écrase bien sûr, et comme toujours, les jolies couleurs des bois.

A Volonzac, une pancarte indiquant Bès Bédène attire mon attention. Je décide d'aller voir ce lieu de plus près. J'ai bien fait !

Il s'agit d'un hameau complètement perdu dans ces petites montagnes.

Il y demeure encore huit habitants !

Des habits sacerdotaux sont exposés dans la petite église.

Gravure sur la porte de l'église.

La marche du perron de l'église, usée par les pas des humains. Remarquez, je n'avais pas besoin de préciser "humains" !

Une des maisons du village, bâti au milieu des rochers.

Il y a un musée de l'école, gratuit, ce qui mérite d'être noté.

Qui plus est, une dame ici présente nous explique -je ne suis pas seul, d'autres touristes sont ici.

Je revois mon enfance, et quelque part, ça me fait mal. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette école fait déjà partie de l'Histoire.

Les boules....

Au lieu de retourner sur mes pas, je poursuis cette petite route. Juste après se trouve ce joli pont du XIVème siècle, mais très certainement aux origines romaines. En effet, dans tous les environs, des traces de voies romaines ont été retrouvées et certifiées. Je tiens ceci de la dame du musée.

Vieille maison dans le village de La Capelle.

Pour finalement parvenir au lac de la Selves, dont les eaux semblent être assez basses.

La route contourne le lac par l'est, dans un bois. Du coup, les échappées sur l'eau sont rares et fugages. Puis je reprends vers l'est la D541.
Ici, au niveau du village de Barou, au-delà du lac.

Une longue ligne droite après Touluch : il y avait tellement longtemps que j'ai eu envie de la photographier.

Vraiment, n'importe quoi.... Mais vous savez que j'aime la route avant tout, toutes les routes, car sans elles, on ne voyage pas !

Soulages-Bonneval.

Très belle statue devant l'église.

Je traverse ensuite Laguiole -la ville des couteaux- sans m'arrêter, puis je poursuis toujours à l'est, via la D15.

La route s'élève insensiblement. Soudain, je vois les bâtiments d'une station de ski, celle de Laguiole, bâtie au pied du Puech du Roussillon (1404 m). Comme c'est laid, une station de ski en été... Je me sauve de toute la vitesse de mes petites gambettes. Puis le paysage change et devient d'une beauté austère. J'aime ces paysages, et ça me rappelle...

Mais c'est bien sûr : je suis au pied des Monts d'Aubrac.

Comme c'est beau. Je me souviens être passé tout près d'ici, au col d'Aubrac, l'an dernier, en revenant de mon voyage dans les Balkans, avec la moto.

Les murets de pierre et l'immense plateau balayé par les vents, en toute saison.

Et voici Aubrac, et l'église du monastère-hôpital d'Aubrac, haut-lieu du chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Je reste ici, ce lieu me plait. Je pose Mygoo au milieu des adultes...

Je vais visiter le petit musée de l'Aubrac, juste à côté, avant de retourner dans mes pénates.

Je suis obligé de fermer mes portes arrière et d'installer mon fauteuil à l'intérieur, tant le vent est fort et, même, presque froid ! Après les fortes chaleurs de la journée, j'avoue que c'est un plaisir, mais le contraste est énorme. Demain, j'irai me promener sur les chemins d'Aubrac, avec un bouquin et un sandwich, et je m'allongerai près d'un muret de pierre pour m'imprégner de ces lieux de mystère.

 

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