F2011_015

Jour 015 - Mercredi 20 juillet 2011 - 94 km - 191 photos (1.184 km - 1.861 photos)
De Châteaudouble à Vassieux-en-Vercors (Drôme)

Le ciel n'est pas bleu. Tant pis, je pars quand même, on verra bien. Il est 8h20, je suis décidé à bouger.

Je sors juste de Peyrus et prends la D68 en direction du col des Limouches (1086m).
Les nuages, amoureux, s'accrochent sur les pentes des montagnes. C'est superbe.

Maroux. Pas même un hameau. Altitude : 559 mètres.
Un château-fort naturel se dévoile tout la-haut : les Roches de Treillaras, aux alentours de 1090 m.

Un peu plus loin, la vallée du Rhône, que je quitte, se laisse découvrir, comme si je venais de prendre mon envol.

Une dernière épingle....

et me voici, peu après le col, sur le plateau du Vercors.. Le lieu ? Les Plats. Logique.

Après "La Vacherie" (que se cache-t-il derrière ce nom?), virage à 90 degrés, je prends la D70 qui traverse "Les Marais"... Absolument superbe.

Et Léoncel apparaît.

Le village a conservé une abbaye cistercienne fondée en 1137.... dont voici l'église abbatiale. Il y a presque mille ans ! .

Une petite bruine s'est mise à tomber. Je prends donc le temps de discuter avec la petite dame qui se tient ici, bénévolement. Cette femme est une érudite en langues, et nous discutons une bonne demi-heure sur ce sujet intéressant.

Une information fort intéressante : mort par le froid. Sans doute était-il pauvre, aussi !

Sur ces cahiers laissés à la disposition des visiteurs, je ne lis, très souvent, que tristesses et malheurs. Sous les visages souriants se cachent les misères humaines. Elles apparaissent ici quelque peu, les croyants se ressourçant dans leur foi. Pour les autres, il faut pouvoir trouver des forces ailleurs !

Sceau aux armes de l'abbaye, ciselé dans le mur.

A l'entrée -enfin, à la sortie pour moi-, je découvre cette statue en bois que je trouve fort expressive.

Je fais un petit détour pour aller voir ce col, situé quelques lacets au-dessus de Léoncel. Je suis dans la "bouillasse". Comme la vue s'est réduite à une peau de chagrin, je reste sur le petit parking et prends mon bouquin. Puis la faim arrive, et je poursuis cette longue pause par un bon repas.

Enfin, ça se découvre un peu : les lacets vers Léoncel plongeant dans le ravin de Trinquetaille...

Au sud, dans la trouée, on a une vue globale et aérienne sur "Les Marais" traversés ce matin, au pied de la montagne de Chovet, à gauche.

Allez, je reprends la route. Retour à Léoncel, et D199 en direction du col de la Bataille.. Tout est bouché. Je ne vois rien du tout. Pourtant, le paysage est censé être superbe. Impossible de stationner ici, je remonte plus haut, près du tunnel, où je trouve un petit parking. Tiens, un panneau que j'aurais aimé ne pas voir dans le Vercors ! Je reste ici un moment, et reprends mon bouquin. Je discute un moment avec un motard allemand en BMW 1200 GS, qui me dit qu'il fait beau en bas ! OK, je repars.

Effectivement, ça se lève au col de la Bataille (1313m). Et c'est magnifique, de voir ces nuages escalader les pentes à une vitesse étonnante.

Vue plongeante.

Et vue globale, vers le sud. A gauche, le roc de Touleau, sur lequel j'aimerais bien aller. Et plus loin, c'est le fameux plateau d'Ambel. Un chemin semble y conduire, mais je ne veux pas laisser la voiture ici : pas envie de la retrouver ouverte ! Deviendrais-je paranoïaque ? Sans doute, mais s'ils ont mis ce panneau, c'est que des plaintes ont eu lieu, forcément !

La D199, bien trempée comme il se doit. En moto, il faudrait être très prudent. En voiture aussi, mais j'ai quatre roues, quand même, ça assure !

Juste après le col, vue plongeante vers le nord.

Les parois se dévoilent au gré des courants ascendants.

Une belle vue sur le crête de Comblézine.

Le vide est très impressionnant. On aperçoit les maisons de Bouvante-le-Haut... en bas !
Une tentative de suicide ici ne devrait pas pouvoir être soldée par un échec, à moins d'une énorme malchance !

Il n'y a ici aucune protection, et je vous déconseille d'avancer le pied trop près du bord.

Finalement, le brouillard revient, et je reprends ma lecture pendant une grosse demi-heure... Décidément pas terrible, la météo !

Allez, une nouvelle accalmie, espérons qu'elle sera plus importante. Je vais aller voir Bouvante-le-Haut, justement. Et pour ça, il faut aller en bas, comme je vous l'ai déjà indiqué. La petite départementale passe sous la roche ici, à 979 mètres d'altitude.

Nouvel arrêt un peu plus bas, pour vous montrer ce que je vois dans le rétroviseur.
Les nuages ont ceci de bien : ils embellissent encore davantage le paysage.

Un beau lacet plus bas, permettant d'admirer en même temps les fabuleuses murailles minérales du Vercors.

Justement, les voici en détail.

Le soleil se veut soudain fort généreux, et la chaleur augmente presque instantanément. C'est quand même agréable, le soleil.

Et voici l'église de Bouvante-le-Haut.

Et le coeur du village, un peu perdu, presque au bout du monde. Je ne descends pas vers Bouvante-le-Bas. Au contraire, je remonte sur le plateau et retrouve la D199 que je suis vers l'est et Vassieux-en-Vercors.

Cependant, je fais un petit aller-retour vers Font d'Urle, une station de ski à 1481 mètres, pour voir le plateau sommital.

Dommage, la route ne conduit pas au col.

Il fait froid ici, et je ne voudrais pas avoir un appartement dans cet endroit. Mais je suis heureux d'avoir côtoyé les sommets, c'est... vivifiant.

Passage du col de la Chau (1337 m), et soudain, alors s'amorce la descente du col, le poljé de Vassieux se découvre dans sa totalité. Je ne connaissais pas ce mot "poljé", que je viens juste de découvrir. Je vous en fait profiter. Un poljé (plaine en slave) est une vaste dépression à fond plat fermée par des versants rocheux escarpés. Le village est bâti sur un petit éperon calcaire, dominant de quelques mètres une vaste dépression karstique allongée, de type poljé. Ce poljé occupe lui-même une partie du synclinal généralement nommé « plateau de Vassieux » ou « plateau vassivain ».

En bas, à l'arrivée sur le plateau, se trouve la nécropole de la Résistance.

A la mémoire des habitants de Vassieux-en-Vercors, et des maquisards du Vercors massacrés ici par les allemands en juillet 1944.

Jolie maison a Vassieux-en-Vercors.

L'église de Vassieux-en-Vercors. Le village a été reconstruit après la guerre, les allemands y ayant brûlé de nombreuses maisons.

Juste à côté se trouve un petit restaurant avec accès Internet. Je décide de m'offrir le repas.

Puis je vais dormir -ma foi fort bien- sur le vaste parking en bas du village, tenant lieu d'aire pour camping-cars.

Page précédente: F2011_013
Page suivante: F2011_016


Depuis le 06/06/2005 Visites:933288 Aujourd'hui :67 Maintenant:7 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)