F2011_025-26

Jours 25/26 - 30/31 juillet 2011 - 69 km - 18 photos (1.974 km - 3.493 photos)
Autour de Lans-en-Vercors (Isère)

Trajets effectués le samedi (Lans-Méaudre aller-retour) et le dimanche (Lans puis route vers le nord par route forestière, retour via Autrans)


Je suis donc toujours sur mon hôtel 5 étoiles, à Lans-le-Vercors. Aujourd'hui est un grand jour, comme à chaque fois que, voyageur solitaire, je vais passer quelques heures avec des copains motards devenus des amis que j'ai plaisir à revoir. Cette fois, c'est Claude, l'ami alsacien, qui passe le début de ses vacances dans le Vercors. Nous sommes convenus d'un RDV sur ce parking de Lans, à 11h30. Une fois de plus, la météo s'avère froide pour la saison, avec des nuages gris, parfois noirs, bien accrochés sur les flancs des montagnes du Vercors. En attendant Claude, bien au chaud dans Mygoo, je surfe et ajoute un compte-rendu sur le joli site que vous êtes actuellement en train de lire.

Claude arrive pile à l'heure, au guidon de son beau scooter 400 cm3, dont il est, à juste titre, enchanté.

Après un excellent repas dans une petite auberge fort sympathique, nous allons à Méaudre, là où demeurent ses cousins. Il y a justement la fête du Bleu aujourd'hui dans le village. Toutes les routes du centre sont fermées, et nous déambulons entre les stands et boutiques. Sur un podium, un corse chante une complainte émouvante à la mémoire des maquisards assassinés par les troupes allemandes en 1944 et 1945. C'était très fort, tant au niveau des paroles que de la mélodie. Un grand moment.

Pour terminer la soirée, Claude me conduit chez ses cousins fort sympathiques. Il fait si froid que sa cousine allume le beau poêle en céramique en deux-temps-trois mouvements ! Impressionné par la vitesse à laquelle le feu flambe, elle m'explique que le mérite en incombe à sa pierre à feu. Il s'agit d'une pierre de forme cylindrique, qui passe son temps dans un joli récipient décoratif rempli d'alcool inodore dont elle s'imprègne. Une belle astuce, fort efficace. Didier, son époux, est un motard propriétaire de la fantastique R 1200 GS Adventure, qu'il maîtrise au point de faire presque du cross avec. Et ça, j'en suis bien incapable ! L'heure du repas approchant, et leurs deux enfants venant de rentrer de colonie après deux semaines d'absence, je suis heureux de laisser tout ce joli monde en famille et de m'éclipser vers mon propre domicile que j'affectionne tant !

En revenant vers Lans-en-Vercors, juste à la sortie de Méaudre, mais encore dans le village, les flics sont ici et me font signe de me ranger sur le bas-côté. "Bonjour, monsieur. Contrôle de gendarmerie....". Non, pas possible ? Franchement, je n'avais pas deviné... Bref, pour la première fois de ma vie, je souffle dans le ballon. "Vous soufflez jusqu'à entendre un clac", me dit le préposé. Je souffle, j'entends un sifflement, et j'arrête instinctivement. "Je vous ai dit jusqu'au clac. Et ce que vous venez d'entendre, c'est un sifflement. Vous recommencez, soufflez doucement, ne vous laissez pas perturber et poursuivez jusqu'au clac". OK, ok, pensais-je, sans rien dire. Cette fois, j'entends le clac. "Vous voyez, ce n'était pas difficile". Que voulez-vous répondre ? Dans ces cas-là, la meilleure attitude est le silence, car certains sont susceptibles, et savent user du pouvoir qui leur est octroyé. "Très bien, monsieur. Vous pouvez y aller. Passez une bonne soirée", me dit-il, en levant la main haut au-dessus de lui -imaginez ce personnage, placé au milieu de la route où il est allé se poster pour me faire partir-, puis me faire le signe d'usage, celui que l'on fait lorsqu'on invite quelqu'un à démarrer. Mais ce qui m'a fait éclater de rire intérieurement, c'est le fait d'avoir fait exactement comme s'il arrêtait la circulation pour m'aider à sortir, alors qu'il n'y avait absolument personne sur la route à ce moment-là ! Un bon élément, ce gendarme, qui fait parfaitement son travail, un excellent automate, un humain bien formatté, qui ne se laisse aucunement perturber ! Le genre de type avec qui il vaut mieux ne pas plaisanter au second degré comme j'adore le faire, il n'aurait pas compris. J'ai bien fait de la fermer. J'avais bu un chocolat chaud avec Claude, et une infusion aimablement offerte par sa cousine, aussi devais-je avoisiner le "zéro absolu" en terme d'alcool. C'était très bien comme ça. Feraient beaucoup mieux de contrôler les véhicules sortant de toutes les boites de nuit de France et de Navarre, mais ce ne serait pas bien pour les vendeurs d'alcool de ces entreprises, n'est-ce-pas ? Deux poids, deux mesures, qui n'oeuvrent certainement pas pour le respect d'une autorité qui choisit intentionnellement ses victimes !

J'avais l'intention de reprendre la route demain matin. Mais Claude est en vacances, et moi aussi, et nous sommes tous deux libres comme l'air et sans contrainte aucune. Et comme nous nous entendons parfaitement bien, nous décidons de passer la journée ensemble demain aussi.

Même RDV, même lieu, même heure... Et après un excellent repas, presque trop copieux, nous prenons la route forestière que j'avais faite avant-hier pour y faire la même marche, mais tout à l'envers. Ici, Claude sourit, mais reste bien en retrait... C'est que, c'est profond ici !

Je fais le rigolo, mais je ne suis pas plus fier. Non, je n'ai pas encore envie de sauter moi non plus !

Sur les crêtes, la vue est meilleure qu'avant-hier. Il faut dire qu'aujourd'hui, on sent la chaleur du soleil qui est vraiment présent.

Il y a encore un peu de brume, mais les nuages sont blancs et non gris : c'est beaucoup mieux.
Nous marchons un peu et nous allongeons dans l'herbe, à discuter comme des nanas.... C'était génial.

Au fond, dans la vallée, Grenoble, que je ne risquais pas de voir vendredi !

Retour sur le parking de mon hôtel de luxe. Claude reprend sa belle monture.

Ce n'est qu'un au-revoir, mon frère...

Prends soin de toi, bonne route et bonnes vacances.

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