F2011_032

Jour 032 - Samedi 6 août 2011 - 42 km - 382 photos (2.449 km - 4.833 photos)
De Colmars-les-Alpes à Guillaumes (Alpes Hte Pve - Alpes Mar)

Après une journée de repos, je reprends la route... à dix heures, direction l'est-sud-est vers le coeur du Mercantour via le col des Champs par la D2.

L'attaque est sévère: lacets serrés et route fort étroite, que je ne voudrais pas faire en camping-car (attention à toi, l'ami Eric de Belgique, si tu poses les roues de ton carrosse par ici...). Jolie pause au belvédère de l'oratoire Saint Jean, à 1500 mètres d'altitude environ. Colmars-les-Alpes se laisse comprendre vu d'ici; ainsi, je perçois beaucoup mieux ses fortifications. Les hommes ont toujours cherché à se resserer pour se protéger. Espèce bien difficile à comprendre: on s'assemble entre hommes pour se protéger des hommes... Toute une histoire !

Et une vue globale, pour en saisir l'environnement. Ah oui, je ne vous avais pas dit: en bas coule l'impétueux Verdon, parfois meurtrier !

Emerveillement dans la belle forêt domaniale du Haut Verdon. Paix et beauté sont ici réunis.

Quelques belles échappées à travers les arbres à partir de 1800 mètres.

Au nord-est, de l'autre côté du ravin de Marvallon, la montagne des Adroits et la Tête des Muletiers (2183m).

Aux pentes torturées par les torrents d'érosion.

En arrière-plan, la Tête de l'Encombrette (2684m).

Un petit coup d'oeil arrière sur la D2, à 1980m. Des cyclistes vont me doubler à chacun de mes arrêts, et finiront forcément par atteindre le col avant moi, comme souvent lorsque le paysage me plait...

Tiens, je vous en parlais, des cyclistes. Vous les voyez? Il s'agit là encore d'une vue en arrière.
Il ne fait pas chaud ce matin, le soleil tarde à se montrer dans un ciel sans réelle saveur. Mais on peut peut pas tout avoir non plus!

Vue générale des montagnes citées précédemment. Si vous avez oublié, remontez un peu dans le récit. Pour les autres, un grand bravo!
Je sais, il y a une troisième catégorie: ceux qui se moquent éperdument des noms. Il faut de tout pour faire un monde.

Je suis maintenant à 2067 m. Quoi, ça vous est égal ? Bon d'accord, je comprends aussi.
Sur ma droite, les pierriers de la Dent de Lièvre (2407m). La nature à l'état brut, comme je l'aime.

Vue globale: le monde minéral est à portée de main, et me reste malgré tout inaccessible.
En tout cas, grâce à la route et au travail des hommes, je m'en approche, et c'est merveilleux.

Il reste encore quelques arbres au niveau et légèrement au-dessus de la route, mais c'est pratiquement leur limite supérieure.

Un petit coup d'oeil arrière pour vous montrer qu'il faut toujours faire attention où l'on met les pieds, et les roues !

Sur quelques centaines de mètres seulement, le paysage est presque lunaire (enfin, pas sûr, je n'y suis pas encore allé, et avec la Kangoo, ce n'est sûrement pas pour demain....). Bref, les strates géologiques sont parfaitement visibles.

Le ravin de Marvallon, c'est celui-ci. Ici règne l'érosion, faute d'arbres pour la ralentir!

Détail sur les couches géologiques.

La Colle Basse et la Pelonnière de la Frema (2697m). Enfin, si j'en crois la carte IGN au 1/25.000ème.
Et si je ne me suis pas trompé. Si quelqu'un le sait, qu'il le dise maintenant ou se taise à jamais. Non mais!

A nouveau un petit coup d'oeil vers l'arrière. Je le fais car je ne vais sans doute pas repasser par cette route.

Arrivée au Col des Champs. Avec, en prime, un changement de département. La route est de bien meilleure qualité de ce côté-ci.

Le col est large: c'est un vaste alpage entre les hautes vallées du Verdon et du Var. Il est dominé par la Dent du Lièvre. Côté Colmars, la route qui le dessert est de mauvaise qualité (dos d'ânes dans la partie proche du sommet), il ne constitue donc pas une liaison importante.

Jusqu'en 1860, il est à la frontière entre la France et la Savoie, puis le royaume de Piémont-Sardaigne (une borne est posée en 1823). La voici.

Les chemins de randonnée sont ici larges et faciles.

Mais ça, ce n'est pas un chemin, c'est ma jolie petite départementale numéro 2.
Regardez comme les nuages sont curieux. En fait, ils se rassemblent et deviennent menaçants.

Autre vue sur les chemins de balade.

Autre vue sur la Tête de l'Encombrette.

Là, je vous laisse deviner le nom de cette montagne; il faut bien que vous bossiez aussi un peu.

Soudain, j'aperçois un énorme vortex en formation dans le ciel, vers le nord. C'est très impressionnant.

Voyez vous-même. C'est un phénomène assez rare, du moins pour moi.

Derrière le sommet de la Frema, ce sont bien les Aiguilles de Pelens (2523m) qui dominent le paysage.

Pierriers au pied de la Pelonnière de la Frema.

Derrière moi, la Tête de l'Encombrette.

Devant moi, les Aiguilles de Pelens.

La D8 serpente dans l'alpage . Au fon à gauche, la ferme de la Voya: quelques chèvres et moutons, bien misérable.

Toujours les Aiguilles de Pelens. Quand je pense que des gens grimpent au sommet de telles montagnes, j'en suis toujours aussi épaté!

Vers le nord-ouest, c'est beaucoup plus doux.

Je vais faire un petit tour à pied. Les marmottes sifflent, mais sont timides et restent très éloignées. Coucou, je suis là....

La couche d'herbe est très mince: ça reste le domaine de la caillasse !

Je marche jusqu'au bord du ravin de la Launa, qui coupe la D2 au-delà de la cabane de Voya.

C'est sur le chemin du retour vers Mygoo que la pluie va me surprendre, m'obligeant à courrir un peu.

Retour sur la D2.

En approche du Ravin de la Launa, par la route.

Vous ne vous en apercevez pas sur la photo, mais à ce moment-là, il pleuvait à verse.

Ce qui ne m'empêche pas de poursuivre mon reportage photos. Que ne ferais-je point pour vous!

Et hop, un nouveau petit coup d'oeil vers l'arrière. Il y avait longtemps, n'est-ce-pas?

Sous les pierriers des Aiguilles de Pelens.

Cirque des Aiguilles de Pelens; sauvage et majestueux.

Vue d'ensemble du massif des Aiguilles de Pelens, depuis la D2 et le bas du Ravin du Clot de l'Aï.
Précis, non? Les deux photos précédentes sont des zooms pris du même endroit.

Dans le lacet suivant; les Aiguilles de Pelens sont dans mon dos. Vue vers le nord-est.

Quelques belles épingles.

Un petit arrêt, sous pluie battante, à l'auberge des Aiguilles à Val Pelens, située au bord de la route. Il y a du monde à l'intérieur, alors que je me croyais seul dans ce massif. Accueil fort sympathique, on me fait un gros sandwich que je m'empresse d'emporter, désireux de manger seul. La pluie s'arrête alors que j'entame la deuxième partie de cette belle descente. Vue sur la haute vallée du Var vers Saint-Martin d'Entraunes.

Au-dessus de Saint-Martin d'Entraunes, à nouveau la haute vallée du Var.

Et le voilà, le Var, que je vais désormais longer rive gauche sur la D2202. Notez comme le Var sait se faire un lit...

En vue de Guillaumes. A gauche, les aiguilles du Clot de Roure.

Gros plan arrière sur les aiguilles du Clot de Roure (1301m), 500 mètres au-dessus du Var.

Autre vue depuis le même endroit.

Je trouve un superbe parking surélevé au-dessus du Var. C'est ici que je m'installe avant d'aller faire un tour dans le village.

Guillaumes, village des bêtes heureuses, comme il est écrit au-dessus de la jolie fontaine.

La fontaine est sur ma gauche; vue vers le nord, et la rue principale.

La jolie mairie. En arrière-plan, à droite, le château en ruine.

Zoom sur les vestiges du Château dit de la reine-Jeanne11 érigé vers 1450 par le roi René.

Vers l'est, le Tuébi, complètement à sec !

Très bel éperon montagneux au confluent du Var et du Tuebi, sur lequel est construit le château, et qui domine le village.

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