F2011_048

Jour 048 - Lundi 22 août 2011 - 56 km - 434 photos (3.349 km - 7.603 photos)
De St Dalmas-le-Selvage à La Condamine-Châtelard (Alpes Mes - Alpes-Hte P.)

Ah, enfin, je me lève tôt. Pour la première fois depuis très longtemps, je suis sur la route à... 7h30.

Non, il ne fait pas nuit, mais sombre. Le soleil est déjà haut, mais en montagne, dans les vallées, on peut ne pas l'avoir de bonne heure. Donc, sitôt sorti de Saint-Dalmas-le-Selvage, je suis déjà dans le Parc National du Mercantour. Peu de routes y pénètrent, ce parc n'étant accessible globalement qu'à pied. Cette route de la Bonette est une exception qui, à mon avis, ne durera pas. Comme vous pouvez le voir sur ce panneau, les trois derniers kilomètres sont non goudronnés, et la route est interdite aux camping-cars et aux caravanes, ce qui me paraît fort logique.

Au fond, la vallée du torrent de Gialorgues. Ce n'est pas ma direction, la route de la Bonette part à droite en une série de lacets pour suivre globalement une direction ouest-nord-ouest. En fait, elle va suivre le torrent de Sestrière et sa vallée, à travers le bois de Sestrière puis le vallon de Sestrière, au pied de la Crête de la Blanche puis de la Crête de Rougne au nord. J'y reviendrai... peut-être... plus tard, le moment venu.

Quoi qu'il en soit, je retrouve aujourd'hui l'aventure sur cette petite route abandonnée de la masse touristique. Quel bonheur.

Ici règne la paix. C'est le monde du calme, du repos. Les seuls cris sont ceux des marmottes, nombreuses.

Il fait bon, même frais. C'est ici le Bois de Sestrière. La route oscille ici entre 1600 et 1900 mètres, et va plutôt en montant vers les alpages.

Plusieurs marmottes sont sur la route, et ne m'ont pas entendu.

Je siffle pour les faire bouger, mais ça ne les dérange pas du tout. On en voit deux sur cette photo, une sur la route et l'autre un peu plus loin à gauche sur le bas-côté. Leur couleur est en deux tons : brun foncé sur la tête, le dessus du dos et la queue, et marron clair pour le reste. Elles sont rigolotes.

En face, l'imposante Cime de la Bonette domine tout l'horizon nord, et ne me quittera plus. Le trait qui la traverse ge gauche à droite, c'est le GR56 qui permet d'effectuer le Tour de l'Ubaye. Certainement un très joli trek. Grâce à Mygoo, je vais pouvoir en approcher ses paysages sans effort !

Je viens de parcourir 8 km en 1h15... A pied, ce serait du rapide, mais en voiture, je vous laisse juger !

Puis ça grimpe très fort parmi les éboulis entre la Crête de l'Airon et celle de Rougne, toutes deux culminant au-dessus de 2600m.

Une faible idée de la pente par un petit coup d'oeil arrière.

Plein nord, les sommets de la Crête de Chaufrère et le ravin de la Bonette. Appréciez l'érosion !

Si je regarde en arrière, je vois bien le vallon de Sestrière et le torrent du même nom que je viens de longer.

C'est là, un peu plus haut, que je vais découvrir un nouveau torrent s'écoulant lentement depuis le col de l'Escuzier, passage entre la Tête Ronde et la Tête de Cristel. Ce flot, très difficile à voir tant il se confond avec le terrain, est formé par quelques centaines de moutons. Je l'avais entendu avant de le voir, grâce aux jappements des chiens. Je ne les ai pas repérés. Alors, vous les voyez ? Dur dur, hein ?

L'onde moutonneuse submerge la route; je suis bloqué, et ma moyenne ne va pas s'améliorer, mais qu'importe ! C'est beau. Et ça pue aussi.

Quelques ânes suivent aussi le mouvement, j'en ai vu six ou sept.

Ils sont passés, complètement insouciants, en mangeant; je me demande même s'ils m'ont vu !

Quelques lacets plus loin, c'est l'arrivée au Col de la Moutière (2454m).
C'est le passage entre la Tête Ronde (ci-dessus, 2590 m) et la Bonette (dans mon dos).

Il y a quelques blockhaus abandonnés. Ils font partie de la fameuse ligne Maginot. Pour ceux intéressés par le sujet, suivez ce lien, très documenté ! La route descend ensuite dans le vallon de Restefond, orienté nord-sud, en contournant évidemment la cime de la Bonette, au-dessus de ma tête à droite. Un superbe panorama m'attend dans le virage. C'est ici, sur ma droite, que le GR56 part sous la Cime de la Bonette (celui que je vous montrais plus haut). Il prend là cette portion goudronnée jusqu'en bas de la Bonette, au croisement des deux vallons. Environ 600 ou 700 mètres.

Voilà, c'est une très belle vue sur le Vallon de la Moutière. Une piste permet de le descendre (GR56) jusqu'à Bayasse.

Zoom sur le Vallon de la Moutière et le GR56.

Encore une autre. Quand on aime.... On distingue une route et de larges lacets au loin : c'est la route du col d'Allos !
J'adore la montagne, c'est génial.

En face, la Barre de Caire Brun, au pied de laquelle se trouve la jonction entre les vallons de la Moutière et de Restefond.

Vue élargie. Dans l'ombre (c'est celle de la Cime de la Bonette !), en bas vers la droite, le vallon de Restefond.

Donc, passé le point de vue, petite descente, dans l'ombre froide de la Bonette, vers les deux vallons que je viens de vous présenter.
C'est là le fameux bout de GR56 que je vais faire avec Mygoo !

En bas, on sort de l'ombre, c'est le bonheur. Et voici le vallon de Restefond, qui part vers le nord. C'est ici que la route perd son bitume. Et ce qui est franchement rigolo, c'est qu'elle s'appelle ici la D9 (piste), alors que celle que je laisse et qui est goudronnée porte le nom de GR56.... Toute la logique de l'administration se retrouve bien sûr ici ! En fait, la route n'est "GR56" que dans cette petite portion entre le col de la Moutière et la D9.

C'est clair ? Non ? Je ne suis pas étonné !

Bon, OK, pour ceux qui n'ont rien compris, je recommence. Les autres peuvent sauter cette image et poursuivre leur lecture. Alors donc, oui, vous, les deux du fond de la classe, forcément, regardez-bien. Je me retourne pour voir le bout de route que je viens de parcourir depuis le col de la Moutière, dans l'ombre de la Cime de la Bonette qui se trouve à dix heures (et donc invisible). En face, la Tête Ronde. Et ça, seulement ça, c'est le GR56.... Au premier plan à droite, c'est l'ébauche de la piste (et du GR56) qui va descendre le vallon de la Moutière. C'est clair ?

Zoom vers le col de Restefond.

Me voici donc sur la piste appelée D9... Coup d'oeil arrière, donc. La suivante aussi, je passe derrière Mygoo pour la faire.

Et vers l'avant, vers le col de Restefond.

La piste grimpe sur les pentes de la Bonette et s'élève au-dessus du vallon de Restefond.

La piste est coupée tous les cent mètres environ par des ouvrages plus ou moins consolidés, en forme de "V", afin de permettre aux eaux dévallant les pentes de la Cime de la Bonette de s'écouler sans la détruire. Ces creux sont parfois profonds; en remontant, il faut être très prudent sous peine de toucher la crête avec le pot d'échappement. La conduite est donc délicate avec Mygoo. Il convient de conserver une certaine vitesse pour ne pas glisser sur les graviers, tout en passant la butte au pas pour éviter toute accroche de pierre sous la caisse.

Vous avez compris quelque chose ? Non ? Désolé, je n'ai pas de photo, car dans les passages délicats, j'évite les arrêts !

La montagne dénudée faisant face à la Bonette, et surplombant le vallon de Restefond à l'ouest.

Coup d'oeil arrière à nouveau, afin d'apprécier le chemin parcouru.

La piste sur les contreforts de la Bonette. Le bas du vallon de Restefond. Le creux à droite, c'est le vallon de la Moutière.

On avance, on avance.... C'est absolument superbe, et j'ai adoré ce passage, la piste lui donnant un petit côté aventure.

Au centre, les méandres du torrent de Restefond.

La Cime de la Bonette dans son intégralité, avec la D64 qui en fait le tour.
Ma piste D9, après avoir atteint le contrefort sous la Bonette, s'en éloigne vers le col de Restefond, où elle retrouvera la D64.

Cette photo est le paysage se trouvant à droite de la photo précédente. Elle vous permet de revoir la Tête Ronde (et on comprend bien son nom) et le bout de GR56 goudronné qui va au col de la Moutière, bien visible sur cette photo, à la sortie de l'ombre de la Bonette. S'il en reste qui n'ont pas compris, je ne peux plus rien faire pour eux, ils peuvent prendre leur pelle et leur seau et aller jouer dans le jardin, je ne leur en voudrai pas !

La D64 est en vue. En face, la Cime des Trois Serrières (2702m).

Et voilà le travail. Arrivée un peu scabreuse sur la D64, au faux col de Restefond à 2656m. En bas, ma belle piste D9. En face, vers la Bonette !

La cime de la Bonette.

La piste D9 et le vallon de Restefond que nous avons remonté ensemble.

Les anciens blockhaus sur la D64, situés entre le Col de Restefond (2680m) que je viens de passer, et le Col de la Bonette (2715m). C'est là qu'est née la polémique. Une route a été construite qui part du col de la Bonette et fait le tour de la cime de la Bonette. C'est une boucle, que l'on peut prendre dans un sens comme dans l'autre. D'ailleurs, ils feraient bien de la mettre en sens unique, à mon avis ! Pour une fois, ce serait très justifié.

Voici donc ce bout de route qui contourne la Bonette, et monte à 2802 mètres.... Les hommes sont parfois des comiques, car il s'agit là d'un bout de route totalement inutile, excepté pour le fait de passer la barre des 2.800 mètres avec goudron !

Un sentier permet de monter au sommet. Cette fois j'y vais.
En effet, j'y suis venu en septembre 2009 en moto (ici) avec la Transalp, et mon frangin, et nous n'avions pas eu le courage d'y monter.

A droite, la D64 vers la caserne de Restefond.

On reconnait facilement le vallon de la Moutière.

La boucle goudronnée entourant la cime. En bas, c'est le vallon et la forêt de Sestrière, par où a débuté cette belle journée.

La table d'orientation de la Bonette, en haut à gauche.

Les terribles cimes acérées, vers le nord.

Alors, essayons d'être clair. Regardez la photo suivante !

Comme ça, vous saurez tout sur la Bonette. Je vous garantis 20/20 à l'interro !

Vous savez tout maintenant, la piste D9 que je viens de parcourir, la D64 vers la caserne de Restefond.

Je vois deux voitures sur la piste, en bas.

La piste D9 et le fond du vallon de Restefond.

Echange de prises de vue avec un couple sympa de Hollandais.

L'énorme masse du Restefond (2794m).

La d9, la D64, la caserne de Restefond à gauche, le Faux Col de Restefond,

La D64 contournant la Cime des Trois Serrières, passant le Col du Raspaillon (on y va) et redescendant vers l'est.

La Crête de Chaufrède. Souvenez-vous, on la voyait depuis le vallon de Sestrière, ce matin, juste après les marmottes.

Ravin de La Bonette côté Chaufrède, Bois d'Amprène, D64.

Je redescends de la cime.

Là, je cale ! Si quelqu'un sait.... Je sais que c'est à l'ouest de La Bonette. Ventrebrun, Le Chevalier ?

En bas, les lacets du Bois de Sestrière grimpant vers le vallon du même nom. Les marmottes étaient là.

Comme c'est curieux. Sans raison apparente, une fois de plus, me voici réveillé vers 6 heures !

Je reprends la route. La D64, vers le col Raspaillon. Stop : vue arrière sur la Cime de la Bonette.

Quel monstre ! Et la fameuse route qui en fait le tour.

Col de Raspaillon (2513m). Vue vers le Vallon des Granges Communes.

Col du Vallonnet, entre le Mourre Haut et Les Dents ?

Face nord-est du Restefond ?

Ravin des Granges Communes.

Paysages depuis le Col de Raspaillon, aussi appelé Col des Granges Communes.

La D64 qui descend vers le bois d'Amprène et Bousiéyas. Je n'y vais pas. Au contraire, je retourne vers la Bonette.

Une autre vue de la Bonette.

Au niveau du Col de Restefond, vue sur ma piste D9 qui remonte le vallon de Restefond vers le Faux Col de Restefond.

Toujours depuis le col de Restefond, vue cette fois vers le sud. Cime de la Bonette à gauche, plus loin derrière, Tête Ronde et Col de la Moutière.

En zoomant, on voit parfaitement bien le col de la Moutière et la Tête Ronde.

Dernier regard sur la Bonette et la route qui en fait le tour. On voit les deux côtés. C'est celle-ci que je mettrais bien en sens unique !

Je suis encore au col de Restefond : vue sur les pentes de la face ouest du Restefond.

On voit très bien la Caserne de Restefond.
Regardez s'écouler les flots de moutons à droite, c'est très impressionnant. On dirait vraiment les mouvements d'un liquide.

Caserne de Restefond.

Pentes du Mourre Haut.

Pendant la longue et magnifique descente vers Jausiers.

L'eau est glaciale, et pourtant, il fait extrêmement chaud.

Les Dents du Jas du Chamois. Cette érosion ressemble un peu au Col de l'Izoard, en moins spectaculaire.
Bien que, si j'avançais au pied des murailles, je pense que ce serait identique.

Pas besoin de vous dire où je suis ! Je voulais m'installer au terrain de camping. Il est en effet midi et quart, j'ai faim, j'ai soif, je suis fatigué, j'ai terriblement chaud, je n'ai aucun patron sur les bras pour me dire de continuer... Bref, vous l'avez compris, je ne travaillerai pas cet après-midi ! Quatier-libre. Mais le camping ne me convient pas. Je suis sur la D900. A gauche, Barcelonnette. Je prends à droite, vers le nord et l'Ubaye. Nous avions mangé ici avec le frangin, c'était très bon. On rentrait alors sur la Vendée...

Et voilà le travail. La Condamine-Châtelard. Un super camping, le patron très accueillant.

Repos bien mérité (après le repas, la lessive et la grande douche....).

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