F2011_052

Jour 052 - Vendredi 26 août 2011 - 60 km - 160 photos (3.677 km - 8.644 photos)
Autour de Château-Ville-Vieille (Hautes-Alpes)

9h15... Tiens tiens, on dirait que je reprends les grasses matinées, non ? Toujours plus tard !

8h30. Entre deux nuages, éclairage des crêtes à l'ouest, desquelles se détache brillamment, c'est le cas de le dire, la Dent de Ratier (2660m).

Et c'est parti, D902 à droite, vers l'est et la haute vallée du Guil. Traversée d'Aiguilles, arrivée à Abriès.
Bifurcation. A gauche, vallée du Bouchet, à droite celle du Guil, que je continue.

Le lit du Guil est large, on sent qu'il doit être très puissant au printemps. La vallée est large entre la Crête de Gilly au nord et celle de la Luze au sud. A Ristolas, je vais dans le village en quête d'une liaison Internet, que je trouve ! Génial. J'y reste une petite heure, histoire de lire le courrier, y répondre...

Il est presque 11 heures lorsque je reprends la route... Vue arrière sur Ristolas, rive gauche.

1700 m. La D947 était très large.... A L'Echalp, ça change ! Il y a ici un très grand parking.

Je poursuis. Le goudron disparait, mais ça reste très roulable. Coup d'oeil arrière. Le Guil se voit à peine parmi tous les cailloux qu'il transporte.

Il y a un chemin sur chaque rive, mais celui-ci est le seul qui soit carrossable.

Le lit du Guil est totalement encombré de débris végétaux de toutes tailles.

Au-delà de ces sommets se trouve le roi du secteur : le Mont Viso. Quant à ces crêtes et ce petit pic, je ne serais pas surpris que ce soit la face est de la Taillante, souvenez-vous, ces extraordinaires dalles bien visibles depuis le col d'Agnel, t nettement moins jolies de ce côté.

Je pense que ce premier sommet est le Pic des Lauzes. Au loin donc, la Crête de la Taillante.

Coup d'oeil arrière. Le chemin est très large, les croisements sont très faciles, on peut stationner où on veut, c'est le pied !

Le Guil attaque les bords de la route, et il faut faire gaffe à ne pas trop s'en approcher !

Fin de la route, au lieu-dit "la roche écroulée"... Devinez pourquoi !

Cette énorme roche est tombée le mercredi 14 avril de l'an 18743 avant J.C., vers 10 heures du matin. Un groupe de néanderthaliens chassait dans le secteur, ils étaient 13. Ils avaient repéré un beau troupeau, mais les chasseurs, interrompus par deux énormes ours peu enclins à leur laisser le passage, ont dû faire demi-tour et retraverser le Guil, très périlleux à cette époque de l'année. C'est alors qu'ils entendirent un énorme bruit, et que le sol se mit à trembler. Tous s'éparpillèrent, mais trois d'entre eux se trouvaient encore au milieu du torrent, sur l'arête encore gelée servant en partie de pont naturel. Ils se prirent la roche de plein fouet. Les autres n'ont rien pu faire, forcément. Ecrasés comme peut l'être une araignée sous une chaussure, pas même une goutte de sang ne s'écoula de ce qui devint leur tombe. Ils sont toujours là, évidemment !

Vue arrière sur la fameuse "roche écroulée".

Le Pic des Lauzes (2388 m), juste au-dessus du parking.

Peu désireux de faire de la grimpette (il y a pourtant un superbe sentier qui conduit au belvédère du Mont Viso), je m'installe à l'ombre des sapins pour quelques heures de farniente (lecture, repas, lecture).... Royal. Il est 10h30, je repars à 15 heures !

Au fond, la Tête du Pelvas (2929 m).

Zoom sur la Tête du Pelvas.

Arrivée à l'Echalp. Ce hameau a été submergé par une avalanche le 10 mars 1946 qui a fait plusieurs victimes.

Je me retourne vers le Pic des Lauzes et la Crête de la Taillante.

Sur l'immense parking de l'Echalp, un pont permet de franchir le Guil. J'y vais pour les photos.

Venir ici au printemps lors de la fonte des neiges doit être un spectacle terrifiant que j'aimerais voir un jour !

Je me retourne; on aperçoit les maisons de l'Echalp à droite.
Je reprends ensuite la D943, passe Ristolas et, à Abriès, je prends à droite vers la vallée de Bouchet.

La route (D441) longe le torrent du Bouchet aux crues dévastatrices.

Parvenu au hameau du Roux, une route minuscule continue en s'élevant au dessus du Bouchet.

Pour finalement atteindre le hameau de Valpréveyre, cul de sac et où se trouve une aire naturelle symlpathique. Le prix est fort modique (4 euros pour Mygoo et moi-même, c'est vous dire !), et le propriétaire est très accueillant. Cependant, il fait froid, le site est balayé par les vents, le temps est couvert : je préfère finalement bivouaquer là où j'étais hier soir, à Ville-Vieille.

De plus, le torrent de Bouchet, que voici, longe le camping, et je sais que de terribles inondations l'ont déjà emporté.

Le hameau de Valpéreyre et, en toile de fonds, le Bric Bouchet (2997 m). Là-bas, c'est l'Italie. Plusieurs beaux sentiers de randonnées partent d'ici.

Demi-tour. Une maison typique du Queyras au Roux.

Belle peinture subjective sur cette façade murale.

Depuis Le Roux, vue sur le confluent du torrent du Bouchet et du torrent de la Montette.
Rien qu'en regardant le pont, on sait que les flots peuvent être d'une très grande violence.

La petite chapelle Saint Barthélémy.

Zèbre ou âne ? Ou croisement entre les deux, si tant est que celà soit possible...?

Abriès : les digues de protection du village de chaque côté du Bouchet.

Avant de redescendre vers Ville-Vieille, je retourne à Ristolas faire une photo du Guil et de la digue de protection du village, rive gauche.

J'en profite pour vous faire une photo de l'église.

Retour au bivouac de Ville-Vieille, depuis lequel j'assiste au coucher de la Dent de Ratier, qui clôturera la journée comme elle l'avait si bien commencée.

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