F2011_055

Jour 055 - Lundi 29 août 2011 - 31 km - 213 photos (3.818 km - 9.436 photos)
De Briançon à Vallouise (chalets de Chambran) (Hautes-Alpes)

Je dormais profondément, mais des bruits répétés ont fini par vaincre mon sommeil. Un cirque est en train de s'installer autour des camping-cars, générant une mini-panique. Heureusement, Mygoo est toute petite et pourrait presque s'extirper d'un trou de souris... Je me déplace d'une centaine de mètres, et me fait un bon petit déjeuner avant d'aller plus loin, car il est déjà tard. Finalement, le départ se fera à 11 heures....

Mauvais pour les couleurs des photos... Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je suis poursuivi par le beau temps !
N94, direction le sud. Je suis juste à côté de Briançon, entre Villar-Saint-Pancrace et Puy-Saint-André.

J'ai sous les yeux (ou plutôt au-dessus) une belle brochette de montagnes (massif de Montbrison) au sud-ouest. Dans l'ordre, de gauche à droite, la Croix de la Salcette (2331 m), la crête des Lanciers, le Pic de l'Aigle et les Têtes d'Aval et d'Amont, le Pic de Montbrison (2818m) et la crête des Lauzières...

Peu de temps après, à Prelles, je quitte la N94 (je reste rarement longtemps sur ces grandes nationales), pour la D4 qui commence par suivre les pentes sud du massif Montbrison (ici). On la voit à droite, alors que je me trouve au niveau du village de Saint Martin-de-Queyrières, lequel se trouve sur l'autre rive de la Durance.

Le voilà, le village de Saint Martin-de-Queyrières, en vue arrière prise un peu plus loin. On aperçoit la N94 qui passe à ses pieds. Au loin, c'est très certainement la crête de Peyrolle le long de laquelle se trouve la vallée de la Guisane en direction de Bourg d'Oisans. Derrière cette crête, c'est la jolie vallée de la Clarée, puis de la Névache, que j'ai décidé de "zapper", les ayant déjà visitées en moto en 2009, en revenant d'Italie.

Reprenons le fil du récit. Peu après Villard Meyer, la D4 tourne à plus de 90 degrés et part cette fois vers le nord-ouest, passant en balcon au-dessus du confluent de la Gyronde (avec un "y", la Gyronde est la rivière résultante du Gyr et de l'Onde) avec la Durance dans laquelle elle se jette à l'Argentière-la-Besse. Ici commence la Vallouise, une de mes vallées préférées, que j'ai découverte en 1979...

C'est une longue vallée - 25 km - avec plusieurs vallées affluentes : la vallée de l'Onde à Vallouise, puis le vallon suspendu de l'Eychauda à Pelvoux, enfin le vallon de Celse Nière à Ailefroide. Le Pré de Madame Carle à 1874 m d'altitude marque l'extrémité de la route où deux possibilités s'offrent encore, vers le Glacier Noir ou vers le Glacier Blanc. Elle s'étage de 980 m d'altitude au confluent ave la Durance, en amont immédiat de l'Argentière-la-Bessée, à 4102 m d'altitude à la Barre des Écrins, et couvre 18541 ha.

En bas, le village des Vigneaux, bien à l'abri de la Tête d'Aval de Montbrison. Cette fois, ce fameux glacier que je vois de temps à autre et que je prenais pour le Glacier Blanc sous les Ecrins, c'était faux. Il s'agit du Glacier du Pelvoux, suspendu entre les sommets du puissant Pelvoux (3946 m). A gauche, le village suspendu dans la montagne se nomme Puy-Saint-Vincent. Tout au fond à gauche, les Bans (3669 m).

Zoom sur le glacier du Pelvoux. A gauche, le Pic sans Nom, puis encore un gauche, la pointe de l'Ailefroide.

Zoom sur Puy-Saint-Vincent et le massif des Bans avec le glacier des Bans et le glacier de la Fournette (?).

Après Les Vigneaux, je prends la D994E qui suit la vallée de Vallouise. Un petit arrêt pour photographier la Gyronde, vue vers l'ouest.

Le Pelvoux en arrière-plan, avec, au premier plan, la Blanche, la crête du bel Serre, la Rouya, la crête de la Sauma.

Arrivée au village de Vallouise. Montagnes à l'est, vers le massif de Montbrison.

Je ne vais pas dans Vallouise, mais poursuis sur la D994E encore un peu, avant de bifurquer à droite sur la D421T.

Le Pelvoux est toujours là. Pour ma part, je grimpe vers la vallée de l'Aychauda, ou Vallon de Chambran.

La route grimpe sur les pentes bases du massif de Montbrison et de la crête de Lauzières (dans mon dos). En face, de l'autre côté de la D994E et du Gyr qui sont en contrebas, se trouvent la Blanche, la crête du Bel Serre, la Rouya (2750 m) et la crête de la Sauma.

Sur la petite D421T. Pelvoux à gauche, crête des Preys et du Peyron en face.

Les mêmes au zoom.

Cime de la Condamine ? J'avoue avoir bien du mal à nommer les sommets....

A gauche à nouveau, par conséquent à l'ouest, la Blanche, la Rouya.

Les mêmes, en descendant jusqu'au Gyl, pour vous montrer cet énorme torrent d'érosion... Sûrement le ravin du Bouisset, dans le Bois de Charmourel.
Je suis à 1348 m d'altitude. En bas, c'est Saint Antoine.

La vallée fait un coude presque à 90 degrés et part vers l'ouest en longeant de torrent d'Ailefroide. Elle part droit sur le Pelvoux que voici.
C'est sa face est.

En bas, le hameau des Claux, et toujours le Pelvoux en toile de fond.

La même.... Inutile ici, je me suis trompé. Pas grave !

Zoom sur la face est du Pelvoux. Un très bel équilibre.

Dé-zoom... Pelvoux en face. A gauche, la Rouya et la Blanche. On entrevoit la vallée de la Celse Nière entre la Rouya et le Pelvoux.
C'est la vallée qui mène à l'Ailefroide (3954m), à la Pointe du Sélé (3556 m) et à la pointe du Celse Nière (3429 m).

La Rouya et la Blanche.

On entrevoit le glacier de l'Ailefroide là-bas, dans les hauts de la vallée de Celse Nière.

Après quatre beaux lacets qui me font monter à 1600 m, je ne vois plus le Pelvoux à l'ouest, caché par la crête du Peyron ci-dessu, à 1992 m.

Je suis maintenant dans le vallon de Chambran. A ma gauche (ouest), les immenses pierriers de Coste Vieille.

Vallon de Chambran : vers le nord.

A gauche coule l'Eychauda. La dernière fois que je suis venu ici, c'était en août 1979, pour y faire la grimpette au lac de l'Eychauda.

J'adore cette vallée, qui possède un air de "bout du monde", je trouve.

Au fond à droite, la Cucumelle (2698 m) caractéristique montre le bout de son nez.

Et arrivée en vue des chalets de Chambran.

L'impression d'arriver dans les arènes d'un immense cirque.

Là-haut, les glaciers ont pratiquement disparu !
Les Pics de Séguret, de Clouzis, Gardiner. A droite, le lit dénudé du glacier de Séguret d'Avant....

Côté est du cirque.

Avec ses sommets complètement érodés.

A l'ouest, la plus grosse cascade du cirque, en provenance sans doute des restes du glacier de Clouzis.

Les Pics de Séguret, de Clouzis, Gardiner. A droite, le lit dénudé du glacier de Séguret d'Avant....
Pour avoir une idée du recul des glaciers de ce massif, c'est ici.

Petite installation.... Je vais manger dans un cadre majestueux. Ensuite, ce sera lecture et farniente, juste récompense du travail effectué.

Je décide de bivouaquer ici. Dans la soirée, je vais faire un tour du côté de la cascade.

Le large lit de l'Eychauda n'est que bien peu utilisé, mais il y a de l'eau qui coule, si si. On distingue le chemin qui conduit au lac de l'Eychauda. Fin août 1979, il y avait encore d'énormes blocs de galce dans le lac ! J'ai discuté avec un motard parmi faire une grande virée cet après-midi. Un sacré sportif, soi dit en passant. Il m'a dit qu'il n'y avait absolument aucune trace de glace au lac.

Plantes encastrées dans le rocher, sur les hauteurs.

Les chalets de Chambran (1719 m). Je me rends compte d'ici qu'ils ne sont pas à l'abri des chutes de pierres.

Et la buvette, elle aussi bien située sur le parcours des rochers !

Le soleil commence à décliner, et je vous garantis que ça va vite, par ici.

Les pentes retournent doucement à la nuit. La sensation de fraicheur est immédiate.

Traversée du lit de l'Eychauda, déjà à l'ombre.

Brrr, il fait presque froid. Il est 17h30... Je ne voudrais pas habiter ici, mais pour ce soir, c'est un enchantement. Un couple vient dans une camionette et monte une tente à côté; nous entamons une petite causette. Le parking se vide lentement, mais sûrement. Nous serons seuls ici cette nuit. Je me calfeutre assez rapidement au sein de Mygoo après manger. cependant, je ne manquerai pas de sortir à la nuit, histoire d'admirer un cile d'une grande pureté, et de m'inprégner de la quiétude des lieux. C'est la paix.

Page précédente: F2011_054
Page suivante: F2011_056


Depuis le 06/06/2005 Visites:852595 Aujourd'hui :83 Maintenant:7 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)