F2011_057

Jour 057 - Mercredi 31 août 2011 - 71 km - 425 photos (3.923 km - 10.320 photos)
De Vallouise à Freissinières (Hautes-Alpes)

Le ciel est encore bleu !

Le Gyr, aux eaux fraiches en provenance directe de la glace !

Je retrouve la D994E -vallée de la Vallouise- que je descends vers le sud. Eglise de Vallouise, justement.

Un peu plus loin, je quitte la route principale pour aller sur les hauteurs; c'est la D4, qui commence par franchir la Gyronde, cette fois. Je vous ai dit que la Gyronde n'est que la réunion du Gyr et de l'Onde, qui s'effectue au sud de Vallouise.

En fait, voici ce que dit le site incontournable sur la Vallouise. Je cite. "Gironde et Garonne, dans le sud-ouest, ont la même étymologie que notre Gyronde, la rivière des rochers. Il y a de même une dizaine de cours d'eau en France s'appelant Gironde et plusieurs autres qui s'appellent Garonne". Par ailleurs, " Une des particularités de la Vallouise est que le cours d'eau principal qui la draine, change de nom à chaque confluence. D'amont en aval, on a ainsi le Torrent du Glacier Noir et le Torrent du Glacier Blanc qui forment le Torrent de Saint-Pierre, au Pré de Madame Carle. Il s'appelle ensuite successivement, le Torrent d'Ailefroide, à Ailefroide, après sa confluence avec le Torrent de Celse Nière, puis, le Gyr, aux Claux, après sa confluence avec le Torrent de L'Eychauda, enfin, la Gyronde à Vallouise, après sa confluence avec l'Onde, avant de disparaître dans la Durance, au débit pourtant beaucoup plus faible. Tout ceci est le résultat de lubies de géographes en mal d'imagination qui s'en sont donné à coeur joie".

Je loupe au moins deux belles balades sur Vallouise, histoire de m'en laisser pour la prochaine fois; c'est la visite de Puy Aillaud, et surtout celle de la vallée de l'Onde. Dommage.

Après cette ligne droite, la D4 offre une série de très jolis lacets.

Je décide dans un premier temps de monter au point le plus élevé de la station de Puy-Saint-Vincent.
La petite chapelle Saint Vincent à 1462 m.

En face, de l'autre côté du vallon de l'Onde, la Blanche et la crête des Barres.

La massif montagneux dominat la vallée de l'Onde -la Blanche, le Collet des Cassières, la Pointe de Clapouse- domine le paysage au nord, avec le Pelvoux et son glacier à l'arrière à droite, et la Pointe de Celse Nière à gauche.

Je me trouve un coin superbe -enfin, presque, il s'agit du parking camping-cars de la station 1600 de Puy-Saint-Vincent- pour prendre mon petit-déjeuner. Je suis tout seul, et le panorama au fond à droite est tout bonnempent sensationnel.

Je monte ensuite jusqu'au parking sommital. C'est une station de ski, avec les immeubles classiques que vous pouvez imaginer dans une station. C'est moche, et, pire, les bâtiments sont situés aux points les plus panoramiques, bouchant totalement la vue à ceux qui restent sur la route ! Seuls les propriétaires d'appartements situés face aux montagnes y ont droit. Punaise.... Non contents de démolir la nature, ils la rendent inintéressante. Je fais une petite balade sur un sentier, mais tombe rapidement sur les pistes. C'est minable. Demi-tour. Je redescends au village de Puy-Saint-Vincent, en bas.

Une photo juste avant de redescendre. A gauche au premier plan, Puy Aillaud, situé sur un replat de la Blanche, vers 1580 m.
Au nord se dévoile le vallon de Chambran, que vous connaissez bien maintenant, avec en toile de fond la superbe pointe de la Cucumelle.

Je parviens à prendre cette photo peu avant la station 1600.
Sur ma droite, à l'est, de l'autre côté de la vallée de la Gyronde, c'est le massif de Montbrison, avec, je pense, la crête des Lanciers.

Juste après Puy-saint-Vincent, une fenêtre dans la végétation me permet de faire cette photo sur la vallée de Vallouise. On aperçoit donc en bas Vallouise et le Gyr (avant sa jonction avec l'Onde), puis les chalets de Sarret; au loin l'entrée du vallon de Chambran; en face, Puy Aillaud sur son replat de la Blanche. En arrière, la montagne de Coste Vieille, la Cime du Paillon, l'aiguille du Grand Saint Pierre.

Zoom sur Vallouise et le Gyr.

Je fais une pause à l'Office de tourisme des Prés, où je suis accueilli par une femme fort aimable qui me donne d'excellents tuyaux sur les routes à prendre. Je vais suivre son conseil. Je poursuis donc vers les hauteurs, sur les pentes de la Crête de la Coste de l'Ase. Jolie vue sur le massif de Montbrison, avec la Croix de la Salcette (2331 m) à droite. Au premier plan, l'église du hameau des Prés (1408 m).

Je tourne l'objectif vers le nord pour avoir une vue générale sur la vallée de Vallouise avec, au fond, Saint Antoine, où j'ai bivouaqué.
Vous suivez toujours ?

Au-dessus de Prey d'Aval, puis Prey d'Amont (j'ai un peu de mal à trouver la piste forestière), dans les lacets délicats et étroits.
Le bois est superbe; son nom, c'est Le Grand Bois.

Le point de vue est saisissant. En bas, les clochers des Prés et de Vallouise; Puy Aiilaud sur le replat de la Blanche.
Et, au-dessus, le Glacier Blanc et le Pic de Neige Cordier (3614 m) le dominant, situé exactement à 19 km d'ici.

Et c'est l'arrivée sur le joli col de la Pousterle (1763 m).

Au-dessus du col se trouve un magnifique belvédère naturel vers le nord et la vallée de la Vallouise.
Le Pelvoux est déjà bien visible avec son glacier, et je distingue le Glacier Blanc entre les arbres.

Et voilà... C'est bien le Pelvoux qui domine la situation !

Au zoom vers le Glacier Blanc ou je vous ai emmené(e)(s) hier midi.

A l'ouest du Pelvoux. C'est le village de Puy Aillaud qui se trouve au premier plan en bas à droite.

Et à l'est du Pelvoux.

A l'est, la Crête de la Roche Motte.

Le lieu est idéal pour un pique-nique suivi d'une bonne sieste.

C'est aussi le point de départ de randonnées dans le bois et vers quelques petits lacs.

Pour ma part, ma journée de boulot n'est pas terminée... J'entame la descente de l'autre côté.

Les chalets de la Pousterle, qui ont donné leur nom au col.

J'y vais, histoire de voir ce qu'ils cachent à ma vue.
En face, le Bois du Simon de l'Aigle, la Crête de la Seyte, la Tête de la Lauzière, la Tête des Raisins, la Tête de Dormillouse.

Je reprends la piste forestière.

Ah, j'aperçois un joli panorama.

Ouahhh, fantastique ! Une vue totale du vallon du Fournel. Je cite à nouveau.

Le Vallon est inhabité de nos jours et ne devait d'ailleurs être occupé autrefois qu'à la belle saison. Car l'endroit est plutôt inhospitalier en plein hiver : d'abord les gorges de sa partie aval à franchir, ensuite les avalanches omniprésentes et enfin l'ombre portée de la Crête de Dormillouse qui fait régner un froid glacial dès le mois de novembre, -32°C enregistré en janvier 2005. Ceci est maintenant un atout pour l'escalade glaciaire dont le Vallon du Fournel est peu à peu devenu le site de référence, lieu du rassemblement annuel des glaciairistes.

La piste s'arrête à l'Ourmande, peu après la Salce, en face du Pont des Deslioures qui donne accès à la Réserve Biologique des Deslioures, créée par l'ONF en 1993, et qualifiée de plus grand sanctuaire mondial du chardon bleu. En fait de chardon, il s'agit d'une ombellifère, aussi appelée  reine des Alpes ou Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum).

La piste descent en lacets, donc un moment en direction de la vallée du Fournel, et ensuite en direction de l'Argentière.

Les épingles à cheveux sont cimentées.

Direction l'Argentière-la-Bessée.

Un groupe de cavaliers se dirige vers le col de la Pousterle.

Les chalets des Clausas sont en vue.

Le Rocher Roux au premier plan.

Zoom sur le Rocher Roux.

Il n'y a pas de ciment partout.

Une fois au bord du Fournel, j'ai deux choix. A droite, la piste continue vers la réserve biologique des Deslioures, qui est le plus grand sanctuaire mondial de Chardons Bleus. Le Chardon Bleu est devenu rarissime sauf ici, mais il est protégé, cueillette interdite ! C'est également un cul-de-sac qui donne sur le coeur du Parc des Ecrins, avec le départ du GR 541 qui rejoint le GR 54. Comme la piste est caillouteuse, et voulant épargner les pneus de Mygoo, j'opte pour le second choix : la D423 qui descend vers l'Argentière-la-Bessée.

Le Fournel.

Il y a de nombreux ouvrages sur ce torrent.

Une fois de plus, les couleurs sont complètement gâchées par le soleil de midi.

Sur ma gauche (nord), les Roches des Lauzes, sous le sommet appelé "Les Têtes" (2044 m).

La route passe près d'anciennes mines d'argent. Il ne faut pas chercher plus loin l'origine du nom de l'Argentière-la-Bessée. La forte érosion torrentielle a dégagé les filons de plomb argentifère contenus dans la quartzite. Les romains les connaissaient déjà. Voir le dossier ici.

L'Argentière-la-Bessée en bas. En face, la Tête du Puy ou des Aiguillons (2532 m).

Et la Durance; vue vers le sud.

l'Argentière-la-Bessée.

Me voici arrivé sur la rive droite de la Durance, sur laquelle je reste. En face, les beaux sommets dominant la rive gauche.
Ici, les Aiguillons (nom exact : Tête du Puy ou des Aiguillons).

La Crête de l'Aste. Cette montagne est admirable; je reste manger à ses pieds.

La Durance vue depuis le Pont des Traverses (939 m), vers les Aiguillons (nord).

Et de l'autre côté, vers le sud.

C'est maintenant la D38, qui contourne l'Aiguille (1503 m) et la Crête de la Rorbe en traversant Pallon.
Les Aiguillons à gauche, la Crête de l'Aste à droite. En bas, les hauts de la petite ville La Roche-de-Rame.

Une véritable forteresse, près de laquelle j'aimerais bien aller !

Entrée dans le vallon de Freissinières par la D38b qui change plus loin en D238. A gauche, la Biaysse.

Les roches aux couches complètement bouleversées.

Tout au bout, c'est bien sûr le cul-de-sac. Un parking de très mauvaise qualités, défoncé, sur lequel je répugne à rouler avec Mygoo, car ça me fait mal pour elle -et surtout pour les pneus. Je pars vite fait sur le sentier en très forte pente, histoire de voir la cascade de Dormillouse de plus près. Je redescends très vite, l'esprit préoccupé le fait d'avoir laissé la voiture sur ce parking trop à l'écart des autres véhicules.

Demi-tour. Les nombreux contre-jours, l'encaissement, les difficultés de stationner font que je me suis peu arrêter dans cette vallée, dont j'ai tout particulièrement aimé les bouleversements subis par les roches, et fort visibles.

Ici, au pied de la Tête de Dormillouse (3085 m), dans la montagne du Vallon d'Odeyer.

L'école primaire du hameau des Viollins.

Les Viollins, vieille maison.

A gauche, la montagne du Clot du Puy, au-dessus du village de Freissinières.

Dans Freissinières. Au loin, les pics du Béal Traversier (2910 m) et du Béal Céveilhan, et la Crête des Chalanches, à 12 km à vol d'oiseau.

Les roches rouges du Clot du Puy.

La petite route s'enfonce dans le Bois de Monsieur.

Calme et champêtre, le lieu est magique.

Au long de la Biaysse.

A Pallon, juste après, se trouve le camping des Allouviers, au bord de la Biaysse. J'y vais.

Un hâvre de paix, sous les sapins. 5,20 euros pour la nuit, la délicieuse douche chaude, l'emplacement. Un "must".

Cette nuit, j'ai droit à des pluies absolument torrentielles qui tambourinet sur le toit. Ce qui devrait rafraîchir l'atmosphère...

Page précédente: F2011_056
Page suivante: F2011_058


Depuis le 06/06/2005 Visites:939689 Aujourd'hui :80 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)