F2011_059

Jour 059 - Vendredi 2 septembre 2011 - 99 km - 359 photos (4.107 km - 10.913 photos)
De Chorges à Pont-du-Fossé (Hautes-Alpes)

Je quitte le parking de Chorges dès 7h30, peu désireux de manger dehors à la vue de tout le monde.

Après Chorges, je quitte très vite la N94 et remonte vers le nord via le col de Manse (1269 m). Pour une fois que je suis levé de bonne heure, je ne ferai quand même pas de belles photos. L'air est chargé de brumes... On voit toujours Gap au sud-ouest, mais la photo sera aussi mauvaise que la dernière fois (nous étions également remontés ici en 2009 à la sortie de notre périple motard). Traversée de Manse puis remontée par la vallée du Drac.

Haute Plaine. La D944 est jolie, c'est agréable de rouler avec les montagnes au loin, la vallée est large.

Le Drac à Pont-du-Fossé.

C'est jour de marché au village; il y a de l'animation. Je me sauve....

Derrière moi, le Drac Blanc qui va mêler ses eaux avec le Drac Noir là-bas. Le Drac a une longueur de 130 kilomètres. Il prend sa source dans le Champsaur et naît de la réunion du Drac Blanc (vallée de Champoléon) et du Drac Noir (vallée d'Orcières dans le massif du Mourre Froid. Il se jette dans l'Isère en aval de Grenoble.

Je me retourne. Le Drac Blanc vers le nord et la vallée de Champoléon, dans le Champsaur. C'est là que nous allons nous promener.

Et il regarde passer les touristes...
"Le p'tit gars, là-haut, sur sa colline, venait les contempler, en paix.....". Eh oui, cette sculpture me rappelle cette belle chanson de Francis Cabrel.

Et c'est parti. Les choses sérieuse commencent enfin !

Vue arrière sur le Drac Blanc depuis le Pont des Ayrauds, que je ne franchis pas.

Aux Gubias, un autre "gars" regarde nonchalamment passer les véhicules... Nous sommes à nouveau dans le Parc des Ecrins.

Là, je traverse -je n'ai d'ailleurs pas le choix-, situé juste entre le hameau des Borels et celui des Gondouins.

La vallée du Tourond débouche elle aussi entre les deux villages, accessible uniquement à pied.
Je pense qu'il s'agit du Pic du Tourond, ou de la Pointe sud de la Vénasque (2620 m).

Le village des Gondouins plus loin à gauche. Val Estrèche et Pic des Parières (3076 m).

La route passe entre les hameaux des Gondouins et du Châtelard. Ici, la vallée est orientée nord-sud, puis s'incurve NE-SO après le village des Baumes, situé au confluent du Drac et du Val Estrèche. Le Puy des Pourroys (2764 m) au-dessus de ma tête, le Drac Blanc dans mon dos.

En face, le Puy des Baumes (2842 m), d'où, sans doute, le nom du hameau situé à son pied sud.

Zoom sur le Pic de Parières (3076 m), l'Aiguille de Fourchée et Les Dents, cachant l'Aiguille de Clapouse.

Et toujours la menace des terribles pierriers tombant sur la route.

En bas, la zone que le Drac Blanc s'est réservée est large.

Je suis peu désireux de m'attarder ici. On vérifie bien l'adage "pierre qui roule n'amasse pas mousse".

Quelques arbres, quand même, s'accrochent dans la pente, protégeant les voyageurs.

Mais certaines zones demeurent vierges, ou presque, de toute végétation. Quelques courageux osent défier la montagne.

Coup d'oeil arrière sur le Puy des Pourroys.

Côté Drac Blanc, c'est aussi un monde de cailloux.

En face, les torrents printaniers creusent d'immenses rigoles.

Vers la Haute vallée du Drac Blanc.

Petit coup d'oeil arrière sur le vigoureux torrent. Ce cours d'eau est redoutable en certaines saisons. Robert Faure  rappelle dans son encyclopédie "qu'en 1348, l'eau du Drac fait de tels dégâts que les habitants veulent quitter le pays. Le futur Louis XI doit intervenir. Dix ans plus tard, près de l'église, l'inondation renverse une vingtaine de maisons où disparaissent 11 familles. Toujours en 1348, au village de Clapier, envahi par les eaux, 22 personnes meurent ensevelies sous les gravats. En 1790, le jour de la fête de la Toussaint, le Drac emporte l'église, son clocher, le cimetière et emporte les cercueils. En 1928, en 1963 et en octobre 2006 le Drac provoque de nouveaux dégâts".

Jolie cascade dans la combe de Becé.

La route se termine aux Auberts. Parking, point de départ des randonnées, et cul-de-sac pour les véhicules. Des sentiers partent au coeur du Parc National des Ecrins, vers le Sirac, via le refuge de la Chaumette, ou encore via le col de Vallonpierre et le refuge de même nom.

Je descends au bord du Drac Blanc qui coule dans des roches cristallines. Une pancarte explicative dit : "Ici, les torrents transportent la silice issue de l'érosion du coeur du massif des Ecrins. La couleur laiteuse trahit le rôle essentiel du torrent comme transporteur d'alluvions. L'histoire se résume entre crues dévastatrices et reconquêtes obstinées par la végétation. Le Drac sera pour longtemps encore le "dragon" dans cette vallée.

Quand on regarde la photo, on imagine aisément la puissance que ce torrent peut dégager de temps à autre !

Retour forcé par le même chemin.

Partout, les montagnes se délitent, lentement mais sûrement. Si nous revenons dans quelques millions d'années, nous serons surpris...

J'adore voir ces cônes de déjection de la matière interne de la montagne qui se désagrège.

Les petites maisons des Clots sont en vue.

Le Vallon, au pied de l'Aiguille de Cédéra, en face des Gondouins.

Aiguille de Cédéra (2909 m). Pour ceux qui veulent tout savoir en matière de géologie de la région.

Je me trouve à nouveau entre les Gondouins et les Borels, un peu avant le pont.

Il y a une jolie aire de stationnement et de pique-nique à Borel, située juste au-dessus du Drac Blanc.

Je retrouve en bas la D944, que je vais suivre maintenant vers l'est dans la vallée du Drac Noir. A Orcières, je décide d'aller voir la station d'Orcières-Merlette, avec dans la tête l'idée d' avoir un beau panorama, et non pas de visiter la cité.

Oups ! C'est bien pire que je ne le pensais ! Magasins, magasins, magasins, c'est horrible.
Pas de chance pour les panoramas, le ciel est brouillé, rien n'est net, c'est dommage. En face, au sud, le massif du Mourre Froid.

Je redescends. L'église d'Orcières. Je poursuis vers le fond de la vallée du Drac Noir.

Terribles pentes rocailleuses après Les Fourés.

La montagne se fissure, et un jour, un pan s'en détache. Mieux vaut alors ne point se trouver à cet endroit.

Très jolies strates bien visibles dans cette roche tourmentée.

La route se termine aussi en cul-de-sac, comme je le savais. Mais, une fois de plus, le parking est situé bien avant le village de Prapic, que je ne vois que de loin. Il y a un petit bois, je peux me mettre à l'ombre et manger. Il est temps, j'ai "grand faim", car il est déjà 14 heures ! En fait, je suis tellement bien ici que je vais y rester pour bouquiner, à l'abri de la chaleur torride qui règne sous le soleil de septembre encore fort vigoureux !

Je repars à 16 heures. Près du pont (1513 m), regard vers les sommets au nord.

Un peu plus loin, entre Prapic et Les Fourés.

Le petit bois en face des Fourés.

Le Drac Noir à Orcières. L'érosion est ici terrible. D'énormes blocs sont tonbés dans le lit du torrent.

J'ai pris la D475 qui longe le Drac Noir en balcon sur les contreforts de la montagne d'Autane que je voyais depuis la station d'Orcières-Merlette ce midi. D'ailleurs, en m'élevant, Orcières et la station se dévoilent sur les pentes du sommet Drouvet.

Vers l'ouest, la vallée du Drac Noir et, sur la rive droite, la D944 par laquelle je suis venu.

La petite route est très impressionnante, les à-pics la bordant sont profonds. Après les Audiberts, j'arrive à Archinard, hameau complètement perdu, comme hors du temps. Les quelques maisons sont à l'écart de la route, au sommet d'une pente que je n'oserais sans doute pas emprunter avec Mygoo. La fumée s'élève d'un toit, tout est à l'ombre déjà. Oh, quelle impression de bout du monde se dégage ici, qui me fait presque frissonner. Ce hameau est niché au creux du vallon de Rouannette, à 1600 m, et est le point de départ de nombreuses escapades. Mais il m'a laissé une bien étrange impression, avec une forte envie de m'enfuir ! Curieux. Sans doute à cause des visages des deux personnes croisées juste en-dessous, dans un champs dans lequel ils travaillaient comme il y a mille ans. Le hameau est dans mon dos, et je me sauve sur cette route minuscule, mystérieuse et attirante à la fois.

Vue arrière sur Archinard que je viens de vous décrire tel que je l'ai ressenti. Au loin, le vallon de Rouannette (Roinette sur la carte) dans lequel s'écoule l'Archinard. Ce vallon est enchâssé entre l'Aiguille d'Orcières et la Grande Autane. Sans doute une belle balade...

La route pénètre dans une belle forêt, les arbres cachant la vue sur Orcières et la station, mais en même temps celle du précipice qu'elle loge de près.

Une échappée vers l'est et Prapic, tout au fond et invisible d'ici.

Regard tourné à l'est, depuis Arthouze (1615 m). Orcières en bas, la station d'Orcières-Merlette en haut, Prapic tout au fond.

Zoom sur Orcières, et Prapic.

Orcières-Merlette dans la lumière du soleil couchant.

Serre-Eyrauds (1480 m). La descente vers le Drac est splendide, avec de magnifiques lacets.

Retour sur la D944 (1160 m). Le Drac, après la réunion entre Drac Blanc et Drac Noir. Vers le nord.

Je prends vers le sud.

A Pont-du-Fossé, je trouve une magnifique aire pour camping-cars, spacieuse et très peu encombrée. Le Drac est juste derrière.

OK, je vais rester ici pour cette nuit.

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