F2011_060

Jour 060 - Samedi 3 septembre 2011 - 113 km - 434 photos (4.220 km - 11.347 photos)
De Pont-du-Fossé à Corps (Hautes-Alpes - Isère)

Temps un peu tristounet, ce matin. L'avantage, c'est que je ne vais pas crever de chaleur ! Départ "tranquilou" à dix heures.

D944 à l'envers, je longe le Drac, mais on ne le voit pas. Ici, la petite église de Forest-Saint-Julien.

Le paysage sur la D944, peu avant Saint-Laurent-du-Cros.

N85, la fameuse "Route Napoléon", juste pour traverser Saint-Bonnet-en-Champsaur, et je la quitte dans le village pour la petite D23.
J'adore ces montagnes (chaîne du Faraut) au large de la vallée du Drac, on dirait les murailles d'immenses châteaux.

Mais elles disparaissent très vite à mes yeux.
En effet, à La Motte-en-Champsaur, je m'engage sur la D2 dans la vallée de la Séveraissette (ci-dessus) qui se jette dans le Drac.

La petite route s'enfonce dans la végétation au pied de la Moussière et du Banc du Peyron (2777 m).

J'arrive finalement au bout de la route à Molines-en-Champsaur, point de départ de nombreuses randonnées dans les Ecrins.
Eglise Saint-Barthélémy.

 Ci-après quelques lignes reprises du site placé en lien. Village un peu oublié, depuis la suppression officielle de la commune en 1931, face aux ravages des eaux de la Sèveraissette conjugués à l'exode rural. A la limite du Parc National des Ecrins, à 1230 mètres d'altitude, en amont de la Motte en Champsaur et coincé entre le petit et le vieux Chaillol, Molines était un hameau construit au confluent des torrents du Peyron et de la Muande. Deux cours d'eau dévastateurs qui causèrent par le passé, bien des dégâts à cette communauté de montagne, vivant totalement en marge des grandes voies de communication.

Cet oiseau défend le début du sentier du Vallon du Roy (qui longe le torrent de la Muande). Roy est le nom d'un hameau situé au bout de la vallée, et dont il ne reste que des ruines. Molines est aujourd'hui rattachée à La Mothe-en-Champsaur. Le Roy, Londonnière, Le Sellon, Les Boyers, Ferrières et La Valette, ce sont tous des hameaux abandonnés au début du 20ème siècle. L'Etat a acheté l'essentiel des terrains et du bâti et entrepris d'installer des forêts de protection dans tout le fond des vallées de la Muande et de Peyron Roux (renseignements copiés sur les panneaux descriptifs situés au début du chemin).

Les quelques maisons du "centre-ville".... Le linteau de la porte d'entrée de celle avec le balcon porte l'inscription "EV 1811".

Le cimetière de Molines, sans doute le plus petit que j'aie jamais vu !

Ce qu'il reste de la vie passée des derniers habitants de ce village quasiment abandonné.

Sur le coeur non rouillé situé en bas, je peux lire cette inscription touchante : "Ici repose Marie-Rose Gentillon, veuve Audiet, âgée de 87 (ou 37...?) ans, décédée le 24 juin 1880. Elle fut bonne épouse et tendre mère et aimée de tous".

Le large lit de la Séveraissette, source de bien des dégâts !

La route a certainement été coupée par cette énorme coulée de cailloux au lieu-dit "les Champs", en provenance de la montagne du Petit Chaillol.

Il règne ici une ambiance particulière, mélange de charme et, en même temps, de sauvagerie.

D23. Je viens de traverser Les Costes, et me trouve cette fois face à la montagne de Faraut.

Zoom sur la Brèche de Faraut. Quelles superbes murailles !

D316, Le Blachus, Lallée, Saint-Jacques en Valgaudemar.... Je pénètre ici dans la vallée sauvage du Valgaudemar. J'aime ce nom si particulier, et que l'on n'oublie pas. Le Valgaudemar est une région sauvage située au centre du massif des Écrins, dont le point culminant est la barre des Écrins (4 102 m). D'origine glaciaire, étroite et encaissée, elle est dominée par des sommets mythiques comme l'Olan (3 564 m) ou les Bans (3 669 m). Elle fait partie des grandes vallées du massif, à côté de celles du Vénéon, de la Vallouise et du Valjouffrey. Elle est creusée par la Séveraisse, une bouillonnante rivière venue des glaciers, longue de 33 km.

Allons-y....

Au coeur du petit village de La Chaup. Je roule sur la D16, rive gauche, et donc en surplom au-dessus de la Séveraisse.

Heureusement, la D16 redescend au-niveau de la rivière qu'il me tarde de voir.

Pas besoin d'être sorti de Saint-Cyr pour imaginer la violence qui peut se dérouler sous ce pont. Je rejoins la D985a qui s'enfonce dans la vallée, à droite. A gauche, Saint-Maurice-en-Valgodémard (orthographe carte IGN).

Sur les bords de la Séveraisse.

Je viens de passer Villar-Loubière.

Nouveau franchissement de la Séveraisse, peu avant d'arriver aux Andrieux.

Beauté sauvage de la vallée en cet endroit, entre Les Andrieux et La Chapelle-en-Valgaudémar (orthographe IGN).

Grosse animation à La Chapelle-en-Valgaudémar où se déroule un grand mariage, avec force belles voitures. La route change à nouveau de dénomination (pénible....) et s'appelle désormais la D480. Elle donne tout de suite le ton par sa taille qui m'enchanté !

Et on repasse au-dessus de la Séveraisse, vue ici vers l'est.. C'est ma direction.
Notez bien cette photo, je pense que vous y reviendrez tout-à-l'heure depuis celle-ci.

Et vers l'ouest.

A gauche, le massif du Lolan. Ici partent plusieurs chemins de randonnée, dont le GR 54.

La cascade de Combefroide (1300 m), sur le GR54.

De chaque côté de la Séveraisse, les montagnes ont formé d'énormes tas d'éboulis.

On dirait qu'un énorme sablier s'est cassé, et que tout a coulé de chaque côté de ce piton.

La montagne expulse ses déchets....

Une véritable bouche d'évacuation.

Il y a des endroits, comme ça, qu'il vaut mieux éviter. Ceux qui se sont mis sur ce passage sont dessous, et personne n'ira jamais les en retirer !

Là-haut, le glacier du Vallon.

Je passe ensuite le village du Casset ( 1135 mètres ) comptait une vingtaine de maisons et une chapelle en 1879. Mais son habitat s'est reduit au fur et à mesure des années. Aujourd'hui ne demeurent que quatre maisons et deux habitants. Et voici la cascade du Casset.

Et toujours les beaux pierriers.

En bas, la Séveraisse laisse entrevoir ses méfaits...

Cette fois, c'est sur la rive gauche, au pied des pentes descendant du Pic de Parières et de l'Aiguille de Morges.
De l'autre côté se trouve la jolie vallée de Champoléon, vue récemment... hier, en fait !

La D480 s'élève en balcon sur la rive droite de la Séveraisse.

Partout, les torrents dévalent les fortes pentes. Celui-ci est le torrent de Chabournéou, vu depuis le Rif du Sap, et qui descend du glacier du même nom et de la Pointe de... Chabournéou aussi (3250 m), sur l'autre rive, dans le massif du Sirac. Le GR 54 grimpe là-haut !

Du même endroit, en me retournant vers l'ouest, j'admire une vue globale de la basse vallée de la Séveraisse.

On dirait un paysage islandais. Il ne manque que les couleurs (oui, je sais, c'est ce qui fait la différence...).
C'est quand même magnifique, vous en conviendrez, et ça a le mérite de se situer dans notre beau pays, la France.

Au fond se dessine le massif sud des Bans, avec le glacier des Aupillous.

Torrent de Chabournéou.

En face, la crête de la Chauvetanne, qui nous cache la vue du glacier de la Condamine, au pied des Bans.

La Séveraisse à nouveau.

Coup d'oeil arrière, avant de virer au nord vers le chalet de Gioberney.

Le chalet de Gioberney est en vue après avoir passé les lacets serrés du bas.

Je ne verrai rien d'autre, et vous non plus par la même occasion ! Pas de chance, mais la pluie est arrivée en même temps que moi. Et pas une petite pluie douce d'été, mais une très forte averse d'automne. La visibilité était pratiquement nulle sur le parking où j'ai juste eu le temps de me poser. Du coup, j'en ai profité pour casser la croûte bien à l'abri dans Mygoo, que je remercie pour son abri. C'est vraiment génial de se balade avec sa maison sur le toit, surtout quand ça ne pèse rien, que c'est tout petit et que ça passe partout. Je vois quelques motards arrivés ici, et je ne regrette vraiment pas ma décision concernant mon passage en quatre roues !

La pluie cesse, et j'en profite pour repartir. Je n'ai même pas envie de me dégourdir les pattes, car tout est trempé partout, la gadouille sur les sentiers, l'eau ruisselle sur les pentes qui sont légion, les torrents semblent s'être réveillés.

Retour dans la vallée.

Les flancs de la montagne fument.

Le régime tranquille des torrents s'est changé en furie en l'espace de deux heures.

L'eau de la cascade de Casset arrive sous forme de lance à incendie sur le dernier ressaut.

Et quelques rayons de soleil font déjà leur apparition sur les hauteurs.

Le Pis de la Baumette dévale du glacier des Aupillous...

Depuis Le Casset, vue plongeante sur les eaux de la Séveraisse subitement devenues noires.

Une surprise m'attend aAu pont de La Chapelle-en-Valgaudémar....
Impressionnant, non ? Si vous voulez retourner voir celle prise tout-à-l'heure, pour comparer, c'est ici...

Deux heures de pluie ont donc suffi pour énerver le torrent si tranquille tout-à-l'heure !

Belle formule. Essayons de le vivre tant que nous le pouvons !

Quel changement !

J'ai filmé depuis ce pont situé à la sortie de La Chapelle-en-Valgaudémar, et je ne le regrette pas.

Il pleut encore un peu pendant la descente de la vallée.

Cette fois, je traverse Saint-Maurice-en-Valgaudemar (église) en prenant la rive droite de la Séveraisse.

Je commence à chercher mon bivouac pour la nuit. A Saint-Firmin, je prends la D58 qui surplombe la plaine, et je retrouve la montagne du Faraut.

Puis je découvre les belles collines du col des Festreaux au pied des rochers du Diable.

De l'autre côté de la vallée du Drac, la montagne de Faraut est à nouveau dans les nuages.

Aspres-lès-Corps. C'est sympathique.

Le Faraut et le Pic Pierroux.

Le lac du Sautet fait maintenant son apparition.

Et, au loin, la Grande Tête de l'Obiou.

J'arrive à Corps, sur la N85, Route Napoléon.

C'est ici que je vais poser mon sac ce soir ! Je suis maintenant en Isère.

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