F2011_062

Jour 062 - Lundi 5 septembre 2011 - 11 km pedibus - 382 photos (4.388 km - 12.518 photos)
Autour de La Bérarde (Isère)

Encore couvert ce matin, mais je sens que le soleil revient en force. Au programme donc, balade dans le village, visite de l'Office de Tourisme où je suis accueilli par une dame fort sympathique. D'ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la documentation mise à disposition des touristes. Les planches pour les balades/promenades/courses en montagne sont fort bien faites, et j'étudie les possibilités offertes au petit randonneur que je suis. Je ne suis pas déçu, il y a ici de quoi passer plusieurs semaines, mais je le savais bien !

Le Vénéon vu depuis les planches servant de pont, au pied du village.

Je traverse le torrent et me retrouve face au vallon des Etançons. Au fond, les Rochers Rouges du Picv Bourcet (3245 m) et la Tête Nord de la Somme (3280 m). C'est marrant, mais ils feront les dernières photos de cette journée, en zoom ! Juste de l'autre côté du Vénéon, sur le petit parking, on aperçoit Mygoo, de dos. Elle est en vacances pour quelques jours.

La dame de l'Office de Tourisme m'a confirmé le beau temps pour les jours à venir. Je peux donc partir en randonnée. J'opte pour la plus facile : le long du Vénéon, vers le sud-est donc, et je commence par la rive gauche. Je traverse donc à nouveau la passerelle et me retrouve à nouveau de l'autre côté du parking. Sur ma droite, de très belles pentes dans lesquelles la végétation s'invite et s'installe au milieu des éboulis.

En me retournant, je découvre les maisons de La Bérarde, et le sommet rond et très caractéristique de la Tête de La Maye (2458 m), sur laquelle se trouve une table d'orientation. mais je n'ose pas y aller, car un passage à forte pente m'en interdit l'accès. En écrivant ces lignes à postériori, je regrette de ne pas avoir au moins essayé. Du coup, me voici un motif -comme si j'en avais besoin...- pour y retourner !

En face, de l'autre côté du Vénéon, le ravin de Landin, près duquel je passerai au retour. En effet, cette balade consiste à suivre la rive gauche du Vénéon jusqu'à la vallée du Chardon par un chemin en corniche; le sentier pénètre ensuite dans le vallon du Chardon, puis traverse le torrent et retourne vers la vallée du Vénéon. A ce niveau, je traverserai à nouveau le Chardon pour revenir vers La Bérarde toujours sur la rive gauche, mais au niveau de la rivière que je traverse près du Plan du Carrelet, puis retour à La Bérarde par la rive droite. Une belle promenade d'environ 11 kilomètres.

Le sentier s'élève donc dans les basses pentes et éboulis de la Grande Aiguille de La Bérarde (3421 m).

En face, mon sentier de retour.

Vous la reconnaissez : la Tête de la Maye.

Le Vénéon, vers La Bérarde. Je ne vous cache pas que je n'avance à rien, car je photographie comme le malade que je suis -pire qu'un Japonais, et ce n'est pas peu dire ! Personne ne peut randonner avec moi, c'est une corvée, j'en conviens. Mais j'ai la joie d'avoir de très belles photos -forcément, sur la quantité, quand même- dont vous ne voyez qu'une pâle copie. En effet, elles prennent tout leur sens en grand format et en vue sur un grand écran. Si j'en ai le temps, avant de repartir dans mon prochain voyage, je vais essayer de réaliser un cahier grand format du séjour à La Bérarde, ou un choix des meilleures photos du voyage, et/ou un beau diaporama, que je mettrai à votre disposition sur le site.

Enfin, si j'en ai le temps, et également si vous m'y encouragez.
A vous de me le faire savoir par des messages sur le livre d'or, de façon à avoir une idée du nombre de personnes intéressées.

La Tête de la Maye. je ne le dirai plus désormais, à vous de la reconnaître.

Les pentes du versant opposé.

Au loin, les pointes basses de l'Ailefroide.

Tête de la Maye. J'avais pourtant dit que je ne le répèterais pas !

Le sentier est particulièrement agréable, car très étroit, et entouré par une végétation rase et fort agréable à l'oeil.

En face, sur la rive droite, la large embouchure du Ruisseau de la Ruine.

Le Ruisseau de la Ruine, qui descend tout droit du glacier de la Véra Pervoz. C'est une voie d'accès au sommet Flambeau des Ecrins.

Zoom justement sur les Crêtes de la Véra Pervoz. Le glacier se trouve à gauche, et il ne doit pas rester grand chose au rythme auquel ils fondent !

L'Ailefroide (3927 m) commence à se dévoiler au sud. (à 6 km à vol d'oiseau). Elle est cachée par les contreforts du Pic de la Temple (3388 m).

Quelques planches servant de passerelle permettent de franchir gentiment le ruisseau dévalant la pente de la Combe du Sac située en bas du glacier de l'Encoula (appartenant à la Grande Aiguille de La Bérarde), rive gauche du Vénéon, donc. Il s'agit ici d'une vue arrière, je viens de traverser.

Donc, en bas à gauche le Vénéon, de l'autre côté, le sentier de la rive droite que j'emprunterai au retour. Au fond, l'Ailefroide.

Vue arrière vers La Bérarde (qu'on voit encore).

L'Ailefroide grossit; en face, c'est la Tête du Chéret qui fait son apparition (3161 m).

Dernier aperçu sur La Bérarde, au zoom.

Pour vous montrer que je grimpe quand même, mine de rien. Ici, environ 1850 m.

Une jolie pente que je ne voudrais pas débouler !

Je suis au niveau de la Pointe de Balme Rousse (3242 m).

Je sentier se perd au milieu d'un éboulis de très gros blocs rocheux que je n'aime pas trop traverser.

Puis il retrouve une jolie forme de sentier montagnard.

Je suis maintenant à environ 2000 m. Devant l'Ailefroide, le Pic de la Temple (3167 m).

Le Plan du Carrelet, et le refuge de même nom.

Extrait : Le refuge est situé sur un grand replat, le Plan du Carrelet, au milieu des pins à crochets : autrefois tout en prairie de pâtures, l’espace est aujourd’hui gagné par les rhododendrons et les genévriers. Ce fut jadis l’un des lieux les plus habités de la vallée. En début de saison, c’est un paradis de fleurs ! Le pied de la grande Ailefroide sa face nord-ouest est à quelques encablures, et devant le refuge s’ouvre le vallon du Chardon qui conduit à la montagne des Rouies.

Vue générale du Plan du Carrelet. A droite, le torrent du Chardon se jette dans le Vénéon. C'est une vaste zone d'amoncellement d'alluvions, composés de blocs de toutes tailles, mélangés à des sables et des limons grossiers issus des roches cristallines et cristallophylliennes acides qui forment les sommets et les versants des environs; ils constituent une sorte de basse terrasse ou de delta ancien, au milieu duquel le torrent actuel a creusé son lit, dont il remanie le tracé de temps à autre. J'ai copié ces éléments sur le site cité en lien, lequel parle de la découverte d'un tronc d'arbre au Plan du Carrelet en août 1958; cet arbre avait vécu 250 ans au moins, et que sa naissance possible était antérieure à l'an 450...

A cet endroit se trouve la Combe de Verney. La dame de l'Office de Tourisme m'avait prévenu que j'aurais sans doute un petit névé à passer.

Malheureusement, il n'y a pas de névé, mais le lit d'un torrent dont il ne reste qu'un mince filet d'eau. Par contre, la pente est terrible....

Les cailloux sont posés pelle-mle sur un fond très instable constitué de petites pierres, voire même de sable grossier. Aussi, ça glisse terriblement, et dans le sens du ravin, dans lequel je n'ai aucune envie de tomber. Je suis heureux d'avoir mes bâtons de marche !

Vue vers le haut de la Combe du Verney.

Il faut que je descende en bas. Et à gauche, c'est le précipice que je vous montrais avant. Les boules, quoi, vraiment !

La combe qu'il faut franchir.... Je ne rigole plus du tout. Je fais des photos, pour ceux qui ramasseront mon corps en bas...

Ou pour vous accessoirement, si je me tire de ce mauvais pas.

Ouf, passé. Quel soulagement. Sentier très facile, qu'ils disaient... Ben, je ne veux pas faire le délicat, mais personnellement, je n'aurais pas voulu passer ici avec mes enfants. En fait, j'aurais fait demi-tour si j'avais eu des petits avec moi.

Le Pic de la Temple avec son ravin et sa grande brèche; l'Ailefroide domine le paysage du haut de sa grandeur. On aperçoit le glacier de Coste Rouge débouchant entre les deux montagnes. Eh bien, que croyez-vous qu'il y ait de l'autre côté de ce glacier ? Le fameux Glacier Noir, qui descend au Pré de Madame Carle... Nous sommes ici au coeur du Massif des Ecrins, là où se trouvent les grands sommets.

Bien minuscule, le refuge du Carrelet, n'est-ce-pas ?

Coup d'oeil arrière sur cette fameuse Combe du Verney que je viens de franchir. On voit mal le creux du ravin, il faut presque deviner.

Zoom de la photo précédente, montrant le pied de la Tête de la Maye, et le début du vallon des Etançons. On distingue un glacier au fond, tout à droite.
C'est le Glacier du Plaret, dans le massif du Soreiller, qui se trouve sous les nuages.

Zoom sur le Plan du Carrelet. On voit bien que le Vénéon s'en prend à son aise avec le tracé.

Dommage dommage, le Pic Coolidge (3775 m) est sous les nuages et, au-dessus de lui, la Barre des Ecrins.
En face la haute vallée du vénéon, à droite le vallon du Chardon.
C'est là que je vais.

Dans les pentes basses de la Tête du Chéret, le sentier du retour se voit parfaitement dans la végétation !

Tête du Chéret. Ailefroide en arrière-plan à gauche.

La Pointe de Balme Rousse domine de sa masse le Plan du Carrelet.
Sous les nuages, Pic Coolidge et Barre des Ecrins (4102 m).

Plan du Carrelet, Pic Coolidge, Pic de la Temple, pents basses de l'Ailefroide avec le glacier de Coste Rouge.

Zoom sur le Pic et le Col de la Temple, ainsi que le glacier de la Temple. Au premier plan à droite, le ravin de la Temple.

Zoom sur les pentes basses du Glacier de Coste Rouge.

Mon sentier de retour....

Je suis au-dessus du confluent du Chardon et du Vénéon, à 2078 m, dans un pierrier juste sous la Girarde (2348 m) et la Cime de l'Encoula (3536 m).
Le Chardon coule entre les deux énormes masses que sont l'Encoula et le Chéret.

Vue globale sur le vallon du Chardon.

Zoom sur le glacier du Chardon au fond du vallon.

Bas du glacier de la Pilatte qui mène au Pic Lory/Dôme des Ecrins/Barre des Ecrins, Coolidge, Temple, Ailefroide.

Un nouveau zoom sur le glacier de Coste Rouge.

Je termine les virages qui me mettent au-dessus du Chardon et de sa vallée.

En face, au-dessus de la rive droite du Chardon, le sentier de sortie du vallon du Chardon.

Chardon et sentier de retour. En fait, mon chemin me conduit à une passerelle pour franchir le Chardon.

A gauche apparaît le Glacier du Petit Chardon.

Vue arrière sur la Pointe de Balme Rousse.

Glacier du Petit Chardon, Col du Chardon (3083 m).

Passage d'un ruisseau dévalant les pentes de la Cime de l'Encoula. 2092 m. Le Chardon est bas...

Glacier de la Pilatte sous le gros nuage en arrière de Balme Rousse. Barre des Ecrins et Pic Coolidge encore un peu sous les nuages.
Glacier de la temple à droite.

Au zoom.
Bas du Glacier du Vallon de la Pilatte à gauche. Au fond à droite, col du Fifre, le Fifre, la Barre des Ecrins. Pic Coolidge à droite.

A nouveau le Glacier du Petit Chardon, le Col du Chardon est maintenant caché par un nuage.

La passerelle enjambant le Chardon.

Le débit est violent, le passage est délicat, je ne fais pas le zouave !

Le Chardon dévalant la pente vers le Vénéon.

Le versant que je viens de longer; on distingue le sentier sur lequel je faisais les dernières photos.

Le Chardon.

En face, Balme Rousse et Pilatte.

Bas du glacier du Vallon de la Pilatte.

Nombreuses traversées de pierriers.

Coup d'oeil arrière sur le Glacier du Chardon.

Sur l'autre rive du Chardon, le ravin du ruisseau que je traversais tout-à-l'heure.

Balme Rousse.

Non, ce n'est pas vers le bas, mais vers le haut du pierrier que je suis en train de traverser.

On voit mieux le glacier de la Pilatte, mais Ecrins et Coolidge sont recouverts de nuages.

Zoom sur le Glacier du Chardon.

Vers la Tête du Chéret.... sous laquelle je marche respectueusement.

Plan du Carrelet, Balme Rousse, Pilatte, Fifre, Coolidge.

Au zoom, glacier du Vallon de la Pilatte, le Fifre, le Pic Coolidge.

Plan du Carrelet; on voit le refuge.

Et au nord, on revoit la Tête de la Maye, bien sûr ! La vallée des Etançons au loin.

Petit pierrier avant de trouver l'embranchement du sentier de descente.

Entrée dans la végétation; souvenez-vous de la photo montrant le sentier dans le "vert" des arbustes.

Attention, photo trompeuse : vers le haut.... au-dessus de ma tête.

Zoom sur le Fifre (3699 m)

Belle photo du confluent du Chardon avec le Vénéon dans le Plan du Carrelet.

Tête de la Maye.

Glacier du Vallon de la Pilatte, le Fifre, la Barre des Ecrins dans les nuages.

Sur la rive opposée du Chardon, mon sentier de tout-à-l'heure, dans le virage vers le vallon du Chardon.

Tête de la Maye, massi du Soreiller.

La passerelle permettant de franchir à nouveau le Chardon.

Fifre et Pic Coolidge.

Pic Coolidge, la Temple, l'Ailefroide.

L'Ailefroide.

Plan du Carrelet avec les trois grands sommets Coolidge, Temple, Ailefroide.

Temple, Ailefroide, Chéret à droite.

Traversée du gros pierrier de la dangereuse Combe du Verney. Bien plus facile ici.

Vers la Bérarde.

Traversée du Vénéon pour rejoindre le sentier de la rive droite.

Les eaux glaciaires du Vénéon.

La vallée est maintenant dans l'ombre, et je ne retrouverai plus le soleil !

Tête de la Maye.

Tête de la Maye en premier plan, massif du Soreiller.

Pied de la Tête de la Maye.

Traversée de l'énorme pierrier du Ruisseau de la Ruine.

Coup d'oeil arrière sur le Chéret.

La Bérarde en vue.

La Bérarde est encore au soleil.

Et voilà, c'est fini. Quelle belle balade !

Me voici arrivé près de mon domicile, j'ai nommé Mygoo. Face à moi, le Vénéon eaux belles eaux bleues s'étire majestueusement. Derrière moi, les sommets s'éclairent subitement en recevant les derniers rayons solaires. Ils me poussent à déclencher encore...

Là-haut, au début du vallon des Etançons, les Rochers Rouges du Pic Bourcet.

Et, plus près de moi, la Tête nord de la Somme.

Enfin, à l'est, une dernière vue vers la vallée que je viens en partie de parcourir. La Lune est là, elle aussi, en plein centre !

La soirée est délicieuse. Comme je ne dépense rien en camping, je décide de m'offrir à manger et je vais à la crêperie "Le Fourney". Ils offrent un accès WiFi parfait et gratuit. Les prix sont extrêmement corrects. L'accueil y est tout bonnement parfait; tous sont aimables, souriants, serviables. Vraiment, je vous les recommande les yeux fermés. A tel point que j'irai manger chez eux tous les soirs où je coucherai à La Bérarde.

 

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