F2011_063

Jour 063 - Mardi 6 septembre 2011 - 15 km pedibus - 688 photos (4.388 km - 13.206 photos)
Autour de La Bérarde (Isère)

Ciel bleu profond... Horreur, je suis condamné à randonner, aucune excuse possible, il va falloir marcher !
Blague à part, c'est génial. Petit déjeuner entre Mygoo et le torrent. Visite de l'Office de Tourisme pour choisir la rando, préparation du sac....

Barre des Ecrins.

Et il est onze bien tassées quand je tourne la clef.... Euhhh, pardon, quand je lance la machine livrée lors de ma venue sur cette bizarre planète...

Les couleurs sont dures, écrasantes, très foncées. Je ne sais pas si c'est un mauvais réglage de l'appareil, ou bien la puissance des rayons solaires.
Il va falloir faire avec. La Tête de la Maye ,juste derrière, mais vous l'aviez reconnue, "n'est-il-pas" ?

Je m'élève doucement, tout doucement, j'économise mon faible souffle. Déjà, des paysages. J'adore la montagne.
C'est dur, mais c'est tellement gratifiant. Elle rend au centuple les efforts consentis.
Donc, sous vos yeux ébahis, La Bérarde et la vallée du Vénéon, vers l'ouest : la voie du retour à la civilisation.
Là-bas à droite, sans doute la Tête de la Marsare (3118 m) et l'Aiguille du Plat de la Selle (3596 m).

Ben oui, ici, ça ne rigole pas. Les moins de 3.000 mètres, ce sont les collines.... Non mais !

Et ça, c'est... aussi la vallée du Vénéon, mais vers l'est. Le sentier visible sur la rive gauche (donc à droite pour le coup) est celui emprunté hier au départ de ma petite virée vers le Plan du Carrelet. Au loin, on reconnait (ou pas) la Tête du Chéret.

Tête de la Maye, encore. Je reviens vers elle après les lacets du début.

Zoom sur le parking de La Bérarde. On aperçoit les passerelles permettant de franchir le Vénéon et de partir au Plan du Carrelet par la rive gauche.

La vallée du Vénéon vers l'ouest, terrain de camping rive gauche, donc.... à gauche, cette fois !

Et voilà, je commence à pénétrer dans la vallée des Etançons, qui est le but de cette balade, avec une montée -si possible- à la passerelle du Plaret Gény, puis une pointe jusqu'au refuge du Châtelleret, avec retour par la rive droite du torrent des Etançons. En haut à droite, vous reconnaissez certainement les Roches Rouges du Pic Bourcet (3245 et 3447 m) photographiées hier. A gauche, les pentes basses de la Tête de la Maye.

Zoom sur les Roches Rouges du Pic Bourcet. Ce doit être terriblement impressionnant d'aller au pied de leurs murailles !

A nouveau la vallée du Vénéon vers l'ouest; elle va bientôt disparaître de ma vue, cachée par la Tête de la Maye (premier plan à droite).

Zoom de la même; les pentes sud de la Maye à droite.

La très belle vallée des Etançons.

1873 m. Arrivée au torrent de Bonnepierre et à l'embranchement avec le sentier conduisant dans le vallon de Bonne Pierre, à droite (est-sud-est).
A gauche, l'Aiguille et la Tête de la Gondelière (3257 et 3542 m).

La belle passerelle enjambant le torrent de Bonne Pierre, fort impétueux !

Vers la droite, le vallon de Bonne Pierre.

Un peu plus loin, on voit mieux le vallon de Bonne Pierre, et on aperçoit même la moraine du glacier de Bonne Pierre.

Pour ma part, la vallée des Etançons prend maintenant une direction nord-nord-ouest. Et je pense qu'à l'horizon lointain, ce doit être la Tête Nord du Replat (3442 m) et, derrière, Le Rateau (3809 m). Mais je m'avance peut-être un peu... Voyez cette page.

Le sentier est une merveille de sentier !
Facile, beau, extrêmement visible car bordé de végétation (genêvriers rampants, il me semble, et arbustes nains).

Zoom sur l'Aiguille de la Gondelière et la Tête de la Gondelière (3257 et 3542 m).
On voit bien que la partie basse du Glacier de la Gondelière n'existe presque plus.

Passage au pied des contreforts de la Tête Nord de la Somme (3280 m).

En me retournant vers La Bérarde (invisible ici, car bien en contrebas maintenant, on a, au premier plan, la Grande Aiguille de La Bérarde (3421 m) et, en arrière-plan à gauche, la Cime et le Glacier de l'Encoula (3448 m). Et en arrière-plan, loin derrière, à droite....

Tête du Grand Bois ? Tête des Fétoules ? Tête de l'Ours ? Un beau trio, mais les têtes de qui ???

Et zoom sur la Cime et le glacier de l'Encoula.

Sur ma droite, à l'est-sud-est, le vallon de Bonne Pierre et la moraine du glacier de Bonne Pierre, à droite.
Et, à l'arrière, le roi du secteur : le Dôme de Neige des Ecrins...

face nord-ouest (4015 m), qui se dévoile à mes yeux admiratifs. On voit un peu, tout à droite, le Clocher des Ecrins (3808 m).
Admirez au passage la magnifique moraine latérale du glacier de Bonne Pierre, que l'on devine à droite, recouvert de caillasse. C'est un glacier "noir".

Continuons notre balade dans le vallon des Etançons.

A gauche, le torrent descendant du glacier du Plaret, que l'on distingue légèrement (trainée blanche); c'est ma première destination, dans les barres rocheuses, avec la descente vers le vallon des Etançons par le sentier visible dans la partie herbeuse, presque au centre bas de cette photo.

Ah ah, une vue globale de la face nord-ouest des Ecrins. Le fameux Glacier Blanc se trouve derrière cette immense barrière, côté gauche.

Le chemin se creuse dans la végétation, formant une grosse rigole.

Côté gauche (ouest), une énorme coulée de caillasse : on dirait un flot qui s'est figé, comme un arrêt sur image. En fait, c'est exactement ça, sauf que le fameux arrêt sur image correspond à notre vie si courte en regard de ces mouvements géologiques !

Une chenille que j'ai bien failli écraser.

Coup d'oeil arrière sur la Cime de l'Encoula et son glacier, la Grande Aiguille de La Bérarde n'étant plus visible, cachée par la Tête de la Maye. Par contre, à gauche, on voit un autre massif se découper dans le ciel. Vous le connaissez. C'est la Tête de Chéret, au-dessus du Plan du Carrelet. Eh oui ! Avec, à sa droite, les Pics du Vaccivier. On voit même un bout du glacier du Petit Chardon, vu hier de près. Tout ça à 6 et 8 km d'ici à vol d'oiseau.

Le sentier approche au niveau du torrent.

Un coup de zoom me permet d'apercevoir le sentier que je dois trouver. En effet, je marche sans carte IGN. J'ai tout bien noté dans ma petite tête avant de partir, les pancartes devraient me suffire. Et ça me paraît ici évident; le chemin doit forcément traverser le torrent des Etançons quelque part pour passer sur la rive gauche, puis il monte vers les barres rocheuses du Replat du Plaret, doit traverser le fort torrent descendant justement du glacier du Plaret, et retourner dans la vallée des Etançons par le sentier que l'on voit en haut à droite.

Le torrent des Etançons, avec sa belle couleur bleue d'eaux glaciaires.

Non, ce n'est pas le torrent des Etançons, mais

C'est lui; il coule sur d'immenses dalles.

Les pics de la Gondolière sont les plus marquants.

L'immense coulée dont je vous parlais au pied de la Roche Blanche; au-dessus, la Tête du Rouget (3418 m) et le Pic Gény (3485 m).

J'ai trouvé la passerelle. Et là, une nouvelle beauté fait son apparition au nord....

Le Grand Pic de la Meije (3983 m). De l'autre côté, c'est La Grave, dans la vallée de la Romanche.

La passerelle du Plaret-Gény aux Etançons.

Gandolière en face, la Meije au fond à droite.

Massif de la Meije.

Le sentier s'élève maintenant dans une zone marécageuse; enfin, de nombreux ruisselets et petits torrents dévalent et recouvrent le sol, parmi les arbustes nains. Il est difficile de ne pas y tremper les pieds... C'est surprenant. L'eau est laiteuse, très chargée de limon, entre le bleu et le blanc. On l'aperçoit un peu dans le chemin, si vous remarquez le changement de couleur.

Zoom sur les torrents dévalant les barres rocheuses du Plaret.

Cette fois, j'en bave. Le sentier s'est rapidement transformé en chemin de croix.... La pente est très forte, et les épingles à cheveux se succèdent sans discontinuer. Et le moteur n'est pas bien puissant.... Loin derrière, au sud-est, le Chéret et les Pics de Vaccivier avec un petit nouveau qui pointe le bout de son nez blanc. C'est le Glacier de la Pilatte (à ne pas confondre avec le glacier du vallon de la Pilatte que je vous montrais hier), au pied des Bans (3669 m).

Et au nord, la Meije avec, à droite, le Pic Nord des Cavales (3357 m).

Massif de la Meije.

Zoom sur la partie basse de la Meije, le glacier des Etançons, recouvert par des milliers de pierres tombant des parois.

Et ça monte terriblement. En face, de l'autre côté des Etançons, le ruisseau de la Sane (à sec) descendant de cet énorme caillou comprenant les fameux Rochers Rouges du Pic Bourcet, la Grande Ruine (3668 m) et la Roche Méane (3728 m).

Un très grand monsieur ! Admirez le ravin creusé par ce ruisseau ! Et son cône d'éjection, fameux lui aussi.

Vers le nord, j'aperçois difficilement le refuge du Châtelleret. Regardez bien cette photo, il est en haut à gauche.

Le flot du torrent principal dévalant les pentes du glacier du Plaret est tel qu'on dirait une immense lance à incendie de pompiers géants.

Il va lui aussi alimenter le torrent des Etançons qui, à son tour, alimente le Vénéon à La Bérarde.
On voit bien mon sentier se détachant de celui qui longeait la rive gauche par lequel je reviendrai. Au premier plan la fameuse zone très humide.

Admirez la fameuse lance à incendie déboulant de la roche... à gauche.

On voit de mieux en mieux le glacier de la Pilatte et les Bans, au sud-est. Distance à vol d'oiseau : 12,5 km.... quand même !

Je reprends mon souffle en faisant des photos....

Là, on voit parfaitement le sentier, et on devine la passerelle.

Je vous le disais bien, qu'il y avait de la puissance en provenance de ce glacier ! Sans passerelle, je ne passerai pas.

Pilatte, Bans, Chéret.

Au zoom, on voit très nettement le Plan du Carrelet au pied du Chéret, et même mon sentier d'hier dans la végétation, qui redescend vers le Vénéon !

Glacier de la Pilatte.

Et ça monte, encore et encore. J'ai à peine passé une rampe que j'en vois une autre...
A gauche, l'échancrure est celle du vallon de Bonne Pierre, et la Barre des Ecrins se dévoile.

De l'autre côté, au nord, la Meije.

Et, en face de moi, La Grande Ruine (3765 m) et son glacier disparu....

Les Bans au fond, les Ecrins à gauche.

Dôme de Neige et Clocher des Ecrins.

Ah ah... mes jolies rampes d'accès, à droite....

Environ 350 mètres sous mes pieds, le torrent du Plaret rejoint celui des Etançons.

Les fameuses épingles à cheveux.

La Grande Ruine.

Les torrents dans la vallée des Etançons au pied de la Grande Ruine.

Dôme de Neige et Clocher des Ecrins. Comme ils sont beaux !
Quand je pense que des gars et des filles grimpent sur les pointes, j'en ai froid dans le dos pour eux !

DE gauche à droite : Pic Nord et Pic Sud des Cavales, Roche Méane.

Zoom sur la partie droite de la précédente, pour vous montrer les pointes des sommets.
Roche Méane ? En tout cas, ce sont les pointes acérées des sommets du massif situé au nord de la Grande Ruine, face ouest.

Et ça monte encore....

Là voici, enfin la fameuse passerelle. Elle est toute neuve de cette année. Ouf, je vais pouvoir traverser.

Très impressionnant, depuis la passerelle.

En bas, le sentier montant vers le glacier des Cavales.

Après la passerelle, le sentier poursuite sa montée.

Pratiquement au plus haut de ma balade. Au loin, glacier de la Pilatte et les Bans, le Plan du Carrelet au pied.... du Chéret.

A mes pieds, de grandes dalles de granite sur lesquelles dévalent de petits torrents que je peux passer aisément, sans passerelle (heureusement) !

Je décide de manger ici (environ 2.306 m), face à ces formidables montagnes (Pics nord et sud des Cavales, Roche Méane, Grande Ruine).

Un randonneur arrive, nous discutons un bon moment ensemble. Il vient du refuge, et son épouse est passée par en bas, ils se rejoindront à la passerelle. C'est un excellent marcheur, il est en vacances en camping-car, et adore les montagnes. Nous nous tirons mutuellement les portraits. Je constate que je n'ai pas maigri d'un gramme. Aussi suis-je très en colère. En effet, hier je marche, et je constate aujourd'hui que rien n'a changé... Alors, je vous le dis, car il faut être franc : la marche, ça ne fait pas maigrir... Hi hi hi.

Pointe Brevoort (3765 m), Col de la Casse Déserte (3483 m), glacier de la Grande Ruine.

Dans mon dos, le Plaret (3583 m).

En redescendant du bas du Plaret....

Vue montrant la splendide forme en "U" évasé du vallon des Etançons.

Muraille de la Meije.

Le monde minéral : voyez-vous le refuge du Châtelleret ? En haut à gauche.

Passerelle dite de "Pierre Brune". Je pourrais la prendre et redescendre vers la Bérarde à droite. Je pourrais la prendre et monter au refuge du Châtelleret par la rive gauche. Je ne vais pas la prendre et aller au refuge par la rive droite, pour redescendre ensuite par la rive gauche.

Malheureusement, de nombreux éboulis, importants, me font faire de multiples descentes et remontées, le chemin a même été emporté par endroits.

Je n'ai plus une seule goutte d'eau depuis ma pause, et j'avoue être presque mort de soif en arrivant au refuge. J'ai bien du mal à grimper les dernières centaines de mètres. Le refuge est à 2232 m. Heureusement, de l'eau potable (mais froide) coule sans discontinuer, ce qui me fait un bien fou !

Je ne tarde pas. Je discute un peu avec les gardiens (un couple); ils vont fermer d'ici quelques jours. Ils sont en train de passer des produits sur les tables en bois pour l'hiver. La saison est terminée... C'est un peu triste. Et je repars déjà, désireux de conserver le soleil jusqu'en bas.

La passerelle près du refuge.

Légèrement périlleuse.

La Meije en fond d'écran.

Dans les pierriers au pied des deux Cavales.

Cascade descendant du massif de la Grande Ruine.

La Meije et le glacier des Etançons.

Zoom sur le glacier des Etançons, et ses moraines.

Face sud de la Meije.

La muraille de la face sud de la Meije ferme le haut vallon des Étançons et domine presque d'un seul jet, des 900 mètres de sa falaise, les glaciers qui en longent le pied. Site descriptif dont je recopie ci-dessous un court extrait (site pour les alpinistes). Le Grand Doigt tout à gauche, puis le Pic du Glacier Carré, la Brèche du Glacier Carré et le Glacier Carré lui-même, devant. Puis le Grand Pic (point culminant). Suivi par la Brèche ET la Dent Zsigmondy, ensuite les 2ème, 3ème et 4ème Dents, puis le Doigt de Dieu (la plus grande dent), puis la brèche Joseph Turc.

La Meije est un groupe montagneux, au NW du massif des Écrins, composé de 3 principaux sommets :

  • le Grand Pic de la Meije (3983m), 2ème sommet majeur des Écrins après l'ensemble Barre/Dôme des Écrins (4102m),
  • le Doigt de Dieu ou Pic Central de la Meije (3973m), surplombant la face S,
  • la Meije orientale (3891m), gros épaulement neigeux et le sommet le plus facile d'accès.

Bien que n'étant pas un 4000, le Meije n'a rien à envier à sa grande sœur la Barre des Écrins en terme de réputation et de renommée.

Soudain, je suis tout surpris de rencontrer du sable, et ce à plusieurs endroits pendant la descente sur la rive gauche.
Malgré ma vitesse, l'ombre me rattrape, le soleil se couche très vite en haute montagne !

Les torrents dévalant le Plaret, là où j'étais tout-à-l'heure. On aperçoit la passerelle, cherchez-là, elle est bien visible (en haut, au centre).

Je ne fais presque pas de photos en descendant, je fonce....
Je ne peux résister à faire celle-ci, lorsque je passe devant le glacier et la moraine de Bonne Pierre... Le fabuleux Dôme des Ecrins.

Ensuite, Mygoo, toilette, et... la récompense du soir : ma petite crêperie préférée, où je peux raconter mes exploits de la journée....
Ils doivent bien rigoler, ce sont des montagnards de La Bérarde, mais je suis heureux, et ils discutent aimablement, comme d'habitude !

Allez, je vous laisse. J'espère que ça vous donnera au moins envie d'y aller !

 

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