F2011_065

Jour 065 - Jeudi 8 septembre 2011 - 10 km pedibus - 780 photos (4.388 km - 13.986 photos)
Autour de La Bérarde (Isère)

Hier mercredi, je me suis reposé. Lecture, balade dans le village, musique... et préparation de la balade d'aujourd'hui. Enfin, quand je dis "préparation", c'est juste pour choisir celle que je vais faire, car ici, il y en a "à la pelle"... Sinon, je n'ai rien d'autre à préparer que mon petit sac, de quoi manger et boire, appareil photo et batteries, les bâtons de marche, la casquette pour protéger mes neurones du soleil, et c'est tout !

Départ à 9 heures. Le début est le même qu'avant-hier : direction le vallon des Etançons, et donc traversée du petit bosquet de bouleaux.

La jolie vallée des Etançons, en "V" parfait !

Graphisme....

Et vous reconnaissez certainement Le Plaret et les têtes de la Gandolière, sous lesquels je me trouvais mardi après-midi.

Je prends le sentier du glacier de Bonne Pierre. Ouahhh, ça change de l'autre : ça grimpe durement...
Malheureusement, comme je marche vers l'est, je me trouve de ce fait en contre-jour ! On voit la moraine te le Dôme de Neige des Ecrins au loin.

Dans l'autre sens, c'est correct. Tête de la Maye, La Bérarde au fond à gauche.
Au-dessus de la Maye, la Tête du Rouget et le Pic Gény, le Plaret à droite.

J'ai déjà bien monté ! Le sentier traverse en fait le torrent de Bonne Pierre et se dirige au pied des têtes de la Somme, qu'il longe ensuite au plus près.

Il est 11h15... Je n'avance à rien. J'ai besoin de souffler tous les dix mètres. Me voici au pied de la moraine. On aperçoit très bien le glacier de Bonne Pierre à droite, la glace -noire car entièrement recouverte de caillasses de toutes tailles- a quand même un reflet brillant.

Le chemin au pied de la Tête Sud de la Somme. J'ai traversé un petit torrent sur des dalles un peu glissantes, mais sans problème.
Il faut dire que si je passe, tout le monde passe !

2200 ou 2300 mètres. La Bérarde est à 1700...

La vallée du Vénéon à l'ouest. On voit la D530 presque jusqu'au vallon de la Lavey ! La Maye est au tout-premier plan à droite.

C'est dur. La pente de la moraine est telle que son attaque se fait par des lacets à flanc ! Regardez bien à droite. En bas, on distingue le sentier le long de la Tête de la Somme; de là, il monte en serpentant sur le ventre gauche de la moraine. Les "zig-zags" sont difficiles à voir, car la sente de pierre est entourée de... pierres ! Forcément, dans ce monde essentiellement minéral. Un peu d'herbe sèche et marron clair permet d'entrevoir les épingles à cheveux.

Sous les pierriers du Perronnet (3037 m).

Là, vous voyez les lacets. Au loin, le torrent des Etançons est déjà bien bas, au pied de la Maye.

Gény, Plaret, Gandolière.

Sur la moraine.

Zoom sur la Tête de la Marsare (3118 m), à droite.

Marsare, Rouget, Gény.

Au fond, la D530 au pied de la Marsare. Elle suit le cours du Vénéon. Je ne vois pas ce qu'elle pourrait faire d'autrre, d'ailleurs.

Et pendant ce temps, le gars, il grimpe. Il ne va pas vite, mais il avance quand même. Sur ma droite, le glacier de Bonne Pierre, que je vais maintenant dominer du haut de la moraine de la rive droite. Une autre moraine s'est formée en face. On aperçoit une cavité sous la glace, de laquelle s'échappe le torrent de Bonne Pierre.

Un très beau dénivellé. Le torrent des Etançons est à environ 1850 mètres, en bas. Je pense me trouver ici à 2400/2500.... Pas mal, hein !

Glacier de Bonne Pierre, moraine rive gauche.

Pierrier très esthétique longeant la moraine de la rive droite, sur laquelle je suis en ce moment. Ce pierrier descend de Roche d'Alvau (3538 m).

Vous apercevez le tricotage effectué. Comme ça, vous pouvez comprendre comment s'effectue la marche, en serpentin sur le flanc de la moraine !

Torrent des Etançons en bas, torrent de Bonne Pierre à gauche. Un beau ravin.

Le plus dur est derrière moi. Au premier plan, le surplomb de la première partie de la moraine, que je viens de dépasser.

Désormais, le trajet se fait sur la moraine. Cette partie-ci est large et très stable. Au-delà, le troisième morceau de la moraine est le plus impressionnant. Le sentier est très étroit sur l'arête, avec précipice de chaque côté. Une fausse impression d'optique me fait croire qu'il n'y a plus de pente là-bas... Quelle erreur ! Vous pensez bien que la moraine ne peut être qu'en pente sur tout son parcours, puisque les glaciers "descendent" des sommets !

Le glacier, justement, à mes pieds. Pas très joli, avec les pierres le recouvrant ! Je ne voudrais pas tomber ici, les crevasses sont bien là, sournoises.

Coup d'oeil arrière pour cette deuxième partie de moraine.

Devant moi, la troisième portion. Non non, ça ne descend pas !

Instable par endroits, il faut rester prudent. J'apprécie beaucoup les bâtons.

A droite le glacier, à gauche un torrent descendant du glacier d'Alvau.

Les sommets de la Tête Sud de la Somme et de la Roche d'Alvau.

Le glacier de Bonne Pierre... est en train de fondre !

Je mle retourne sur ce paysage lunaire mais oh combien merveilleux. J'ai l'impression d'être loin du monde sur ces lieux sauvages.

Vue sur le flanc gauche de la moraine (ou droit quand on descend...). En face, plus bas maintenant, le sommet de la Tête de la Maye !

Le glacier de Bonne Pierre. Il ne reste plus grand chose !

La Roche d'Alvau (3628 m).

Le glacier au pied de la moraine.

Et donc sous mes pieds, à droite. Inutile de vous dire que je fais gaffe !

Sur la moraine... Je suis à environ 2600 mètres....

Ce coin est un peu comme de la terre battue avec beaucoup de cailloux, un peu comme une terre de remblai.

Mais ça glisse, car il y a tout plein de tout petits cailloux, qui agissent comme des billes. Ce qui veut dire que... ça glisse !

Le couple qui m'a doublé en bas, au début de la grimpette. Ils reviennent déjà. On discute un moment. Ils sont gentils, car ils me félicitent d'être venu jusqu'ici... Ils me disent ne pas être allés au bout, juste à ce dernier replat. J'avais exactement la même intention !

En regardant derrière, on voit bien que ça grimpe, non ? L'effet d'optique était saisissant, car on aurait juré le contraire.

Et voilà le replat que je visais. J'arrête ici. Une quatrième partie de moraine se poursuit en angle vers le nord, vers la Roche Faurio. On la distingue sur la photo, cette partie grise. Je voulais voir une moraine de glacier, j'ai atteint mon but. Aller plus loin ne ferait que... me "crever" ! C'est vrai que je serais sportif, j'aurais poussé au bout, mais je suis bien plus un contemplateur qu'autre chose, et du coup, avec cette marche, je suis comblé !

Face à moi, le cirque de ce qu'il reste du glacier de Bonne Pierre. A gauche, la Roche Faurio (3730 m), le Col des Ecrins (3367 m) qui débouche sur le Glacier Blanc, et en face de moi, la partie basse de la paroi du Dôme de Neige des Ecrins (4015 m), soit une terrible muraille d'environ mille mètres de hauteur !

Devant moi. 1 km de hauteur de paroi... Tout ceci laisse rêveur. A gauche, les Jumeaux des Ecrins, puis le Dôme de Neige des Ecrins (4015 m) et le Clocher des Ecrins (3808 m), entre les deux le couloir Mayer-Dibona, et à droite, le Col de Bonne Pierre. A gauche, le sommet du Glacier Blanc, juste avant la Pointe et la Tour de Bonne Pierre, non visibles sur cette photo.

Tour de Bonne Pierre (3697 m) et Glacier Blanc.

Derrière moi. A gauche, le massif de Pié Bérarde. le petit mont en bas à gauche de la moraine, c'est la Rochaille (2740 m).
Le sommet de la Tête de la Maye est la petite tête ronde au bout de la moraine... Glacier de Bonne Pierre à gauche.

Zoom montrant les deux moraines.

Tête Sud de la Somme (?) ou Roche d'Alvau.

Les brèches de la Tête Sud de la Somme (?), zoom de la précédente. Juste pour vous montrer à quel point c'est... pointu !

Les Ecrins : Tour et Pointe de Bonne Pierre, Glacier Blanc, Jumeaux, Dôme de Neige, Clocher, Col de Bonne Pierre, Flambeau des Ecrins.

La Roche Faurio. Et donc la moraine finale....

Il y a ici une très belle dalle. Je casse la croûte, puis je me mets torse nu et je m'allonge sur la dalle. Il fait au moins 25 degrés, le soleil brûle ma peau. Je reste comme ça une demi-heure, c'est absolument féérique. Le silence est absolu. Pas d'oiseaux. Pas un bruit. Sauf... le roulement de pierres sur la glace du glacier. C'est... lugubre. En effet, je vous explique. Un tas de pierres recouvre le glacier, sur plusieurs dizaines de centimètres. Une couche de pierre, donc. Lorsqu'elles arrivent au bord d'une crevasse, elles sont arrêtées par... les arêtes de la glace, et s'accumulent. mais ça bouge, tout ça. Doucement, mais il y a mouvement. Et, de temps à autre, les pierres les plus proches du gouffre tombent en roulant sur les parois sans fond. D'autres prennent leur place, attendant leur tour, qui viendra aussi, fatalement. C'est ce que j'entends.

C'est... fantasmagorique !

Ce qu'il reste du glacier de Bonne Pierre.... tout autour des parois du cirque.

Auto-portrait.

Marsare, Rouget, Gény...

Cornes de Pié Bérarde à gauche.

Les deux moraines, Tête de la Maye en bas, Marsare, Rouget, Gény... en haut !

La vie est belle.

Le monde animal est ici aussi : à droite, une belle araignée !

Le glacier de Bonne Pierre recouvert de pierres. C'est lorsqu'elles glissent dans ces trous que les pierres roulent en faisant un bruit caverneux et lugubre.

14h30. Je redescends.

Sur la moraine !

Un couple de randonneurs qui monte. Ce sont les seules personnes que je rencontrerai de toute la journée passée en montagne !

Le soleil est maintenant vderrière moi, et je peux enfin photographier le massif dans son ensemble. Quelle beauté !

Vous allez sans doute en avoir marre, mais je ne m'en lasse pas. Comme je fais aussi le site un peu pour moi....
Je ne commente plusq, ce n'est plus nécessaire, vous connaissez désormais le coin comme votre poche.

Torrent de Bonne Pierre à gauche. Oh pardon, j'avais dit que je ne dirais plus rien. Oups !

La pente est raide, ça glisse terriblement bien, mais je fonce... Facile, la descente ! Mais elle est longue, longue, longue.

C'est encore loin ?

Tête Sud de la Somme, en face. Vous l'avez bien compris, c'est une photo arrière, avec les Ecrins à droite.

Là, au zoom.

Ce sera la photo finale...

Et à nouveau, mon petit repas à la crêperie ce soir, dont je suis fidèle client. Ils sont vraiment sympathiques, les tauliers !

Alors, seulement 10 bornes aujourd'hui, mais avec un dénivellé positif de 1.000 mètres quand même. Alors, comme il n'y a personne pour me félicitéer, je le fais tout seul, car je suis enchanté d'avoir mené cette rando au sommet. Enfin, presque....

 

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