F2011_067

Jour 067 - Samedi 10 septembre 2011 - 189 km - 504 photos (4.577 km - 14.490 photos)
La Bérarde - La Grave (Isère - Hautes-Alpes)

Hier vendredi, je me suis accordé une nouvelle journée de repos... Sans doute fatigué par la moraine du glacier de Bonne Pierre ? Ou tout simplement envie de ne rien faire, comme cela m'arrive de plus en plus souvent ! Bref, peu importe après tout. Je n'ai cependant pas omis ma petite soirée dans ma crêperie préférée. Et aujourd'hui, je quitte La Bérarde, non pas à regret, mais tout simplement par envie d'aller voir d'autres horizons, par envie de bouger à nouveau, de reprendre l'itinérance que j'aime tant, pour aller voir ce qu'il y a là-bas, plus loin, ailleurs... Il est 8h30. Et le ciel est encore bleu.

Je mets la caméra sur la Kangoo, et je roule donc sans marquer d'arrêt. Bien sûr, j'applique le mode "touriste lent", ce qui n'est pas gênant, compte tenu du peu de circulation rencontrée. Après la descente de la longue vallée du Vénéon, je vais à Bourg d'Oisans et j'attaque les magnifiques épingles à cheveux de la montée vers l'Alpe d'Huez. Sur la route, les nombreuses stigmates du passage du Tour de France; il y a aussi tout un régiment de militaires qui montent... en courant ! Les pauvres. Ils bénéficient tout de même de très nombreux stands de raffraichissement tout au long de la longue, longue montée. Tout de même, les choses ont vraiment évolué, car à notre époque -et je ne suis pas un vieillard non plus-, nous n'aurions sans doute pas eu droit à de telles attentions ! Quoi qu'il en soit, comme j'ai toujours la caméra en route, je n'ai pris aucune photo... Je traverse l'Alpe d'Huez -quelle horreur...- et je poursuis dans la montagne sur une petite route que je pensais au départ interdite aux voitures. mais non. Elle franchit le col du Poutran (1996 m) et se termine devant un joli petit lac : c'est celui-ci, le Lac Besson, à 2140 m.

Je grimpe sur le petit escarpement à côté du parking, ce qui me permet de voir le Lac Noir à l'ouest du Lac Besson. En face, ce sont les montagnes situées de l'autre côté de la vallée de la Romanche, et appartenant au massif de Belledonne.

Retour vers l'Alpe d'Huez et son incroyable réseau horrible de remontées mécaniques en tous sens. La route en face est très certainement celle se situant à Villard-Reymond, juste sous la puissante falaise du Prégentil (1938 m) qui domine Bourg d'Oisans à l'ouset.

Au loin, toujours de l'autre côté de la vallée de la Romanche, de droite à gauche, les grands glaciers skiables du Mont-de-Lans et de la Girose, suivis par le Pic de la Grave (3.667 m), Le Rateau (3.809 m) et le massif de La Meije, le tout à environ 17 km ! Dommage, je suis bien trop en contre-jour pour faire de belles photos.

Au sud, à 20 km, la Roche de la Muzelle (3.465 m), avec au premier plan à gauche, le Signal de l'Homme (2.176 m).

Bourg d'Oisans au pied du Prégentil.

Quelle belle masse rocheuse, que cette falaise du Prégentil.

Je redescends à Huez (clocher), et je prends la D211 vers Villard-Reculas.

Prégentil toujours.

Belle image de la vallée de la Romanche au confluent avec la vallée de la Lignarre à droite (D526 qui file vers le col d'Ornon, et par laquelle je suis arrivé). Cette vue permet de bien voir la situation de Bourg d'Oisans et la totalité de la falaise du Prégentil. A noter que la route passe en corniche et que les vues sont saisissantes, les à-pics impressionnants !

Chamois ? Je n'en sais rien, mais j'étais à ce moment en train de prendre des photos lorsque mon attention a été captée par des aboiements en provenance de la falaise me surplombant. Je vois alors cet animal affolé..

L'instant d'après, les nchiens arrivant et ne trouvant pas d'autre issue, le chamois (? il semble avoir une marque à l'oreille droite) se lance dans un saut aérien de toute beauté, laissant là les chiens pantois d'admiration, mais bien incapables de le suivre !

Il court alors vers moi sur la route; c'est alors qu'il m'aperçoit. Ni une ni deux, il passe la rambarde comme s'il s'agissait d'un fétu de paille et plonge dans la pente vertigineuse à gauche. Quelle souplesse, mes amis, quelle agilité ! Le tout n'a pas duré plus de vingt secondes... Puis un chasseur est arrivé là où se trouvaient les chiens; surpris de me voir ici, il a aussitôt fait demi-tour !

Villard-Reculard avec, au-delà de la vallée de la Romanche, le massif de Belledonne.

Au sud, belle vue en enfilade sur la vallée de la Lignarre et la D526 filant vers La Palud et le Col d'Ornon. Au fond, le Taillefer (2.857 m).

Et vers le nord, la vallée de la Romanche qui butte sur la Grande Lance d'Allemont, une des pointes de la Montagne des Chalmettes. Elle se poursuit vers l'ouest puis le sud-ouest (!) en contournant la cime de Cornillon (à gauche) jusqu'à Vizille, aux portes de Grenoble.

Pour ma part, je vais au nord-nord-est, vers la vallée du Flumet, bloquée par le barrage du Verney et son lac (photo), à Allemond. Le clocher de Sardonne au premier plan. Une très belle descente jusqu'au lac du Verney, au pied du Rissiou (2622 m). Au fond, la montagne des Sept Laux.

Zoom sur la Montagne des Sept Laux (Dent du Pra, Belle Etoile), avec le village Le Rivier d'Allemont en bas, en haut de la vallée de l'Eau d'Olle.

Je retrouve la D526 qui longe le lac du Verney, puis je vais faire un aller-retour à la station d'Oz (joli nom, comme le magicien) où j'étais également venu passer de très belles vacances d'été avec les enfants il y a bien "très" longtemps... Je me souviens particulièrement que ma voiture avait déclaré forfait au sommet, à 200 mètres de notre appartement, une durite ayant lâché ! Une grosse fumée s'échappait du moteur... Une chance inimaginable, car nous avions pu aller à pied sans problème prendre possession de notre logement, puis une dépanneuse avait conduit ma "titine" à Bourg d'Oisans. Cette panne avait eu l'avantage de nous contraindre à passer une dizaine de jours à randonner autour d'Oz, où nous avions bénéficié, comme toujours en Oisans, d'un soleil absolument radieux. Ah, souvenirs, souvenirs...

Ici, les crêtes pointues des Rochers Rissiou, au-dessus de Vaujany, vus depuis la station d'Oz.

En redescendant d'Oz-Station, on a une jolie vue sur la montagne des Chalmettes, Grand Pic de Belledonne à droite.

Vue sur Allemond à travers les branches...

Nouvelle vue sur Allemond depuis Le Roberand; au fond, Le Cornillon.

Puis je prends au nord la D43a en direction de Vaujany et le Col du Sabot. A vaujany, je vois une route minuscule, à tel point que je me demande si je peux y aller, car il y a un panneau "sens interdit" au départ. Je questionne une jeune femme descendant de sa voiture qui me dit que je peux y aller sans souci; de son côté, elle a envie de marcher et y monte à pied (courageuse, par cette chaleur !). . C'est indiqué, pour ceux qui veulent y aller, "route du Bessey - table d'orientation". Cinq kilomètres de superbes lacets sur cette route étroite, partie en forêt, partie en "aérien", un vrai bonheur.

Je vois la table d'orientation, mais la route continue, je suis le mouvement... Pour déboucher sur un replat avec petit parking herbeaux, un havre de paix, avec des arbres et donc de l'ombre. 12h30. La pause "repas du midi" absolument idéale. Tout autour de moi, des ravins, et un sentier qui part sur les hauteurs. En face, le Grand Pic de Belledonne (2977 m) et la Croix de Belledonne. Et la vallée en "V" creusée par le Torrent du Molard, descendant directement du Lac de Belledonne caché dans le creux derrière le petit ressaut. En bas, le hameau du Molard, situé sur la D526 qui monte au Rivier d'Allemont.

En fait, ici au parking, juste au-dessus de moi, se trouve la cheminée d'équilibre ! Qu'est-ce-que c'est que ça ? La cheminée d’équilibre est la tuyauterie géante de la plus puissante centrale hydroélectrique de France : Grand Maison. À 1 700 m d’altitude, la cheminée d’équilibre est en fait un puits de 200 m de hauteur et 10 m de diamètre, entièrement blindé d’acier. Son rôle est essentiel, car il permet d’éviter les dégâts causés par la surpression de l’eau dans les conduites forcées, lors de la fermeture des vannes situées 750 m en contrebas. Cette surpression n’est ni plus ni moins que le fameux coup de bélier. (expilcations recopiées sur ce site).

Sommets de la Montagne des Chalmettes (détaillés sur les photos suivantes).

Grande Lance d'Allemont (2562 m), et Le Grand Charnier (2777 m).

Zoom sur le Col du Charnier à gauche (2651 m) et le Col de Belledonne (2824 m).

Zoom sur la Croix de Belledonne (2926 m), le Grand Pic de Belledonne (face sud-est) et le Pic Lamartine (2752 m, le piton).

Après manger, je descends donc à la Table d'Orientation Le Collet (1707 m). Malheureusement, le soleil de contre-jour écrase tout !

Sous mes pieds, plein sud, près de 1.000 mètres plus bas, le lac et le barrage du Vernet. Là-bas, la large vallée de la Romanche vers Bourg d'Oisans.

Au sud-est, Oz-Station en bas à gauche, télécabine de Poutran en haut à gauche (à côté des lacs Noir et Besson vus ce matin...).
Et on voit encore, loin derrière, à près de 26 km à vol d'oiseau, la Roche de la Muzelle (3465 m) !

Et, à l'est, la chaîne des Grandes Rousses avec, à gauche, le Pic de l'Etendard (3464 m). Au premier plan, la cascade de la Fare.

Pendant la descente du Collet. Au loin, le paysage est dominé par Les Aiguillettes.

Zoom sur les Aiguillettes. Très curieuse montagne au niveau géologique !

Retour à Vaujany.

Dans Vaujany.

Coup d'oeil arrière sur l'église de Vaujany; au loin, le Cornillon.

Zoom sur les Aiguillettes (2547 m). Vous avez vu ?

Hameau de la Villette, puis la route s'élève en lacets splendides vers le col du Sabot, entre les Rochers Rissou (à l'ouest) et les Aiguillettes. Je vous avoue que c'est très impressionnant, les pourcentages de montée sont certainement élevés, je n'ose arrêter Mygoo et je décide de prendre les photos pendant la descente. Je serre les fesses, mais c'est vraiment grandiose, et cette montée de col sera une des "angoissantes" de ce voyage.

Arrivée au col du Sabot, 2100 mètres. Cul-de-sac, fin de la route. C'est un lieu magique que j'ai beaucoup aimé.

Beaucoup de sentiers de randonnée, qui semblent vraiment faciles. J'aimerais bien faire une balade ici, mais curieusement, et bien qu'aucune pancarte ne signale quoi que ce soit, je ne suis pas tranquille en terme de cambriolage... Oui, je sais, j'ai sans doute un peu trop d'imagination, mais depuis mon aventure dans le Gard... Soudain apparaît un lac....

Dans un décor magique, le lac de Grand Maison. Et, au fond, je vous le donne en mille....

Le Mont Blanc (4810 m) est à... 93 km de distance à vol d'oiseau au nord-est, et est totalement vierge de tout nuage. C'est féérique.

Loin derrière, on distingue des aiguilles, mais là, je ne sais pas de quels sommets il s'agit !
Au premier plan, les chalets du Rieu Claret.

Les Aiguilles de l'Argentière dominent le lac de Grand Maison à l'ouest. Description des sommets ici.

On reconnaît très bien tout à droite les Aiguilles de l'Argentière. En bas à droite, le barrage de Grand Maison. En face, les Sept Laux.
Du coup, à gauche, je pense qu'il s'agit du Pic Bunard et du Pic des Eustaches (?), que je vous ai zoomé sur les deux photos suivantes.

Pic des Eustaches ?

Juste à côté de la précédente, le Pic Bunard ?

Tournons l'objectif vers la droite (le nord-est). Vue générale. Comme c'est beau !

Du quartz à l'état pur.

Au premier plan, des bancs de dolomie triasique.... !

Je poursuis sur le petit sentier, vers l'est, et tombe en admiration devant la Tête de la Petite Olle (2269 m).

Qu'est-ce que j'aimerais marcher sur les crêtes, là-haut !

Ruisseau et ravin de la Cochette entre les deux.

Chemin du retour vers le col du Sabot.

Dernier regard sur les Aiguilles de l'Argentière.

Et c'est la descente sur cette si jolie route. A droite, les Grandes Côtes (Rochers Motas et Rochers Rissiou).

Moutons et vaches paissent dans les alpages. Sans doute sont-ils responsables de la forte érosion des sols....
Au loin, les lacets de mon chemin.

Lac du Verney en bas.

Moutons dans les pentes de Côte Belle.

Plein sud, le Dôme des Petites Rousses. On voit le téléphérique de son sommet, qui vient de Vaujany !

Dôme des Petites Rousses à gauche, les lacets de la descente vers Vaujany, le lac du Verney.

J'ai repositionné la caméra sur le toit de Mygoo.

Vue arrière sur les Rochers Motas surplombant le col du Sabot.

La piste montant à l'Alpette, téléski du Carrelet.

Plan des Cavales au pied des Grandes Rousses et du Pic de l'Etendard.

Cimes de la Barbarate, Col de la Barbarate (3221 m) et Pic de l'Etendard.

Coup d'oeil arrière vers le Col du Sabot.

Re : Cimes de la Barbarate, Col de la Barbarate (3221 m) et Pic de l'Etendard.

Vue d'ensemble de Côte Belle.

En approche du lac du Verney vu depuis Valjauny, où je m'arrête prendre de l'eau à la source. Je le fais régulièrement depuis que je suis en haute montagne, mais je demande quand même à chaque fois s'il s'git bien d'eau potable; on m'a toujours dit oui.

En jetant un coup d'oeil en arrière, j'aperçois la cascade de la Fare.

Pour changer, je vais longer la rive droite du lac, car je retourne sur Bourg d'Oisans. Malheureusement, je n'ai pas réussi à y faire la moindre photo, car j'étais toujours dans les bois, ou dans l'impossibilité absolue de stationner (route extrêmement étroite). Je fais quelques courses à Bourg d'Oisans avant de poursuivre mon chemin.

Puis c'est la D1091, vers l'est et le Lautaret. L'extrémité méridionale du massif des Grandes Rousses est tranchée transversalement par les gorges inférieures de La Romanche, entre le Pont Saint-Guillerme et Le-Freney-d'Oisans. Vue sur le rebord de la gorge de la Romanche, en face du Grand Suc.

Le Fresney d'Oisans, arrivée sur les bords du Lac du Chambon.

Au nord, l'le clocher de Mizoën. Lors de ma virée motarde en 2009, nous étions remontés sur l'Alpe d'Huez via Clavans et le col de Sarenne. C'était absolument magnifique, et c'est une route que je vous recommande très chaudement, quoiqu'un peu difficile. Sinon, j'y serais allé...

Cette fois, je poursuis donc vers le Lautaret en longeant le lac du Chambon et toujours en suivant la Romanche.

Les torrents (Mésitel, Balimes) dévalant les pentes du glacier du Mont de Lans (en plein soleil, et donc absolument inphotographiables).
Eh oui, ça coule et ça fond à plein régime. Les glaciers des Alpes se changent en eau.

Un peu plus loin, le lit asséché d'un torrent descendant des Caricoles, au pied du glacier de la Girose.

Juste avant La Grave, je vois un camping situé au bord de la Romanche et au pied de la Meije. Mais personne n'est à l'accueil, j'attends dix minutes puis, de guerre lasse, je repars. J'en profite toutefois pour immortaliser le magnifique tableau offert par le massif de la Meije.

La Meije et son glacier.

On voit très bien les séracs.

Clocher de l'oratoire, peu avant le village de La Grave.

Vue sur le massif de la Meije depuis le centre du village.

A mes pieds, j'aperçois un parking fort alléchant, je vois bien que Mygoo voudrait passer sa nuit ici. OK, superbe bivouac !

Celles-ci sont prises depuis la porte de ma salle à manger.... Hi hi, vraiment superbe !

Le soleil se couche doucement sur les hauteurs, et je suis déjà à l'ombre. Le froid se fait sentir, après les chaleurs de la journée. Demain matin dimanche est le dernier jour du départ du téléphérique, ici juste à côté. C'est à 8 heures, sans doute bien trop tôt pour moi... Pas grave.

Je rentre dans ma coquille bien à l'abri. Qu'est-ce que c'est bien, comme camping-car, je savoure chaque soir mon bonheur !

 

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