F2011_070

Jour 070 - Mardi 13 septembre 2011 - 109 km - 545 photos (4.930 km - 15.435 photos)
Des Chassieux au col du Joly (Savoie - Haute-Savoie)

Après cette nuit merveilleuse, une nouvelle belle journée commence. Mais il fait froid, ici, aux Chapieux le matin ! Le soleil ne doit sans doute pas arriver avant dix heures. Du coup, je pars assez vite (quoi que...) à la recherche du soleil. Il est ... 9h10.

La D902 grimpe vers le col, et passe à la verticale aux dessus des Chapieux. Voyez comme tout est encore dans l'ombre !

Une idée de l'ensemble. La Pointe de Mya reçoit le soleil, la vallée va devoir attendre encore un moment.

Juste au-dessus, les fermes abandonnées de La Cula.

Une surprenante belle ligne droite dans ces montagnes ! C'est la seule, les lacets reprennent aussitôt, heureusement.

Col du Cormet de Roselend, 1968 m. Vers le sud et la Dent d'Aroire (2467 m).

Côté nord, vers les Roches Merles.

Les vaches couvrent les alpages, les agriculteurs sont partout. On voit des tracteurs éparpillés dans le paysage.

On aperçoit à droite une étrange formation géologique, je dirais un ancien verrou glaciaire, mais c'est juste une intuition. A gauche, le Roc du Biolley (1850 m) et à droite le Rocher du Vent (2360 m), dont on ne voit que la partie inférieure.

Le Rocher du Vent.

Roc du Biolley en gros plan. La D902 s'engouffre dans la brèche.

Le Rocher du Vent, dans toute sa magnificence. J'aimerais aller marcher sur les crêtes; encore un "truc" à faire....

Au sortir de la brèche, le lac de Roselend, tel un miroir dans son écrin, s'étale sous mes yeux émerveillés.

Derrière moi, la masse imposante du Rocher du Vent.

Il semble bien loin d'être plein.

La chapelle de Roselend.

Le fameux "verrou" dont je vous parlais se voit bien sur cette photo, entre le Rocher du Vent et le Roc du Biolley.

La D902, devenue D925 au col (...) poursuit son chemin vers Beaufort. Mais j'ai envie d'aller voir les lacs de barrage situés dans le coin.

Le premier est situé juste au-dessus du barrage de Roselend. C'est le barrage de la Gittaz.

On y accède par une route se terminant par un très mauvais tunnel, puis une piste en fait le tour et se poursuit dans la montagne.

Là aussi, le niveau semble avoir bien baissé !

Une piste va jusqu'aux chalets de la Gittaz. Je ne la poursuis pas, par égard pour mes pneus. Ici, le torrent de la Gittaz se voit à peine.

En redescendant du lac de la Gittaz, vue vers l'ouest. On voit très nettement la profonde entaille laissée par le torrent de la Gittaz, quasiment un ravin.
En face, le village de Beaubois, sur les pentes du Bersen.

Les arbres s'accrochent entre les pierres; la nature est vraiment incroyable.

Je reviens sur mes pas pour m'engager sur la route du col du Pré, logiquement interdite aux camping-caristes.
Elle commence par la traversée du barrage de Roselend.

Derrière moi, le Rocher du Vent. On aperçoit un sommet enneigé en arrière-plan.

Devant moi, le barrage, que Mygoo franchit avec hésitation après avoir bien reniflé le terrain.

Alors, ce sommet blanc. C'est.... le.... Mont Blanc, à 25 km à vol d'oiseau.

Avec, je pense, à l'avant-dernier plan, le fameux glacier du Tré la Tête et l'Aiguille des Glaciers, que nous avons vus hier face à La Ville des Glaciers.

La route minuscule s'élève fortement vers le col du Pré.

Vers le nord : à gauche la Montagne d'Outray et à droite les Rochers des Enclaves. Entre les deux, le ruisseau de Sallestet.

Panorama sur le Mont Blanc depuis le Col du Pré.

On ne voit plus que lui lorsqu'on redescend de l'autre côté, vers Arêches.

Le Massif du Mirantin en face, et Arêches en bas. Les pentes des montagnes sont couvertes de chalets.

J'ai l'impression de me trouver en Autriche. C'est mignon tout plein. La route est très étroite, et ménage de vertigineux à-pics non protégés.
La prudence est de mise !

Je me trouve un bel emplacement à l'ombre, sur les pentes sud-ouest du Bersen, pour me rassasier.

Je passe tout près des chalets de... Boudin -quel sale nom, pour un village- puis, avant de descendre sur Arêches, je prends la D218d qui repart dans la montagne. Minuscule elle aussi, elle conduit au lac de Saint Guérin, barrage récupérant les eaux de la Louze. Au sud, la Pointe du Riondet (2232 m).

A l'est, la belle falaise du Mont des Acrays (2173 m).

Une route se terminant en piste va vers le sud-est. Je n'ai pas eu envie de poursuivre la piste, mais il faudra bien que je le fasse un jour. En effet, cette piste traverse la montagne en franchissant le Cormet d'Arêches à 2064 m, et doit certainement réserver des vues splendides ! Il se trouve que je suis à nouveau piégé par la lumière, terriblement mauvaise, et qui rend toutes mes photos fades et sans saveur. Je fais demi-tour.

Retour sur le lac de Saint Guérin.

Des contre-jours affreux, des couleurs disparues, je vous présente les photos pour vous montrer les paysages.

En fait, il faut bien admettre que la photo se mérite. Il faut aller cherche la lumière, venir tôt ou tard, choisir les horaires en fonction du placement de notre soleil, de la météo, des effets désirés... Bref, tout un art éliminant les fainéants...

Or, je suis fainéant !

En redescendant du lac de Saint Guérin, la chapelle Saint Guérin, près d'un petit camping malheureusement -déjà- fermé !

Arêches.

Clocher d'Arêches.

Petite chapelle au bord de la route descendant sur Beaufort, au hameau de Le Praz.

Beaufort. Mon frère m'a dit que c'était une hérésie de ne pas acheter le fromage du pays, dont il est extrêmement friand. Mais vous savez, je ne suis pas un fin gourmet, la nourriture n'est pas ma passion. La chaleur est épouvantable. J'ai envie de bivouaquer. Il y a bien cette aire de camping-cars ici sur la grande place. Mais je la trouve minable, il y a plein de monde, grosse circulation. De plus, m'asseoir en plein soleil sur le goudron d'un parking ne me tente pas du tout. Par contre, je me trouve un bistrot super sympa, offrant un bon accès WiFi, et bien à l'ombre : je vais m'y reposer avec une bonne grosse bière bien fraîche. Hummmm, ça, c'est bon, bien meilleur qu'un morceau de fromage...

Lorsque je reprends la route, il est déjà... 17 heures !

En fait, en discutant avec la patronne, j'ai décidé d'aller au Mont Bisanne, accessible en voirture, et qui offre un panorama à 360 degrés sur les Alpes. Malheureusement, la D218 grimpe à travers une forêt. C'est bien pour l'ombre, mais pas pour les panoramas. Une petite trouée peu avant Hauteluce me permet de voir à l'est la Montagne d'Outray et les Rochers des Enclaves derrière, que je voyais tout-à-l'heure depuis le sud.

Et au-dessus de ma tête, vers le nord-est, toujours à 25 kilomètres à vol d'oiseau, le seigneur de ces lieux, le Mont Blanc, du haut de ses 4811 mètres (tiens, il a encore gagné un mètre, car il est encore à 4810 mètres sur nombre de cartes, et il était à 4807 mètres lorsque j'étais à l'école primaire ! Alors, a-t-il réellement grandi en si peu de temps, ou bien les appareils de mesure étaient-ils moins précis ?). Voici les réponses glanées sur Internet, à partir de Wikipedia d'abord, qui m'a renvoyé sur une dépêche de l'AFP du 5/11/2009 relatée par le Figaro, sur lequel j'ai recopié l'article que vous pouvez consulter ici. Je cite :

La nouvelle altitude officielle du Mont-Blanc s'établit à 4.810,45 mètres, soit 0,45 mètres de moins qu'en 2007, selon une nouvelle campagne de mesures réalisée en septembre, ont annoncé aujourd'hui lors d'une conférence de presse des experts réunis à Annecy. "Il y a deux ans, elle était de 4.810,90 mètres, donc il y a peu d'évolution", a déclaré un géomètre-expert, Bernard Dupont. Il a fait partie d'une expédition, incluant le maire d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, porteur de la candidature de sa ville aux JO d'hiver de 2018, qui a effectué en septembre la cinquième opération de mesure du toit de l'Europe occidentale. Cette opération à but scientifique menée à l'aide de GPS garantissant une précision centimétrique et dont les résultats ont été validés par l'Institut géographique national, a débuté en 2001, le Mont-Blanc mesurant alors 4.810,40 mètres. En 2003 et 2005, l'altitude a diminué légèrement avant d'atteindre son altitude record en 2007 (4.810,90 mètres).

Et, pour clôre ce petit aparté sur l'altitude du Mont Blanc, j'apprends des choses en cherchant des réponses, ce qui est toujours un plaisir. Il se trouve que la frontière entre la France et l'Italie fait toujours polémique au nniveau du Mont Blanc, chacun de ces deux états revendiquant ce sommet comme le point culminant de leur pays respectif !Peux ceux qui veulent en savoir plus, c'est passionnant, et c'est, entre autres, ici.

A gauche, le Dôme et l'Aiguille du Goûter (?).

Chalets et bovins sur les pentes de la Montagne d'Outray.

Hauteluce, le Col du Joly, l'Aiguille du Goûter et le Mont Blanc.

Deux choix s'offrent ici : soit poursuivre vers les Saisies à gauche, soit continuer vers Hauteluce et le Col du Joly (cul-de-sac, fin de la route).

Juste avant La Raie, une autre jolie vue au nord sur le massif du Mont Blanc.

Panorama depuis le Mont Bisanne. Vue au nord-ouest sur le Massif du Mont Charvin.

J'ai rencontré un couple de personnes âgées spécialiste des Alpes. Ils connaissent absolument tous les sommets, le monsieur m'avoue avoir des dizaines de milliers de photos en sa possession, et il continue d'en faire sans cesse. Il me cite les noms sans hésitation, c'est une véritable encyclopédie vivante, je suis impressionné par ses connaissances ! J'ai photographié à 360 degrés -grosso-modo, car il y avait d'énormes contre-jours-, mais je suis incapable de vous proposer toutes les photos prises (mauvaise qualité, méconnaissance des noms, etc, etc...). Je ne vous mets que les plus "parlantes" sur ce panorama exceptionnel où il faudrait venir, à mon avis, en toutes saisons, et à toutes heures, afin de pouvoir en faire un vrai beau rendu photographique.

A l'est-NE, le Massif du Mont Blanc, bien sûr, le roi des lieux, celui qui domine tout. A droite, sommets italiens, je pense. En bas, Les Saisies.

Plein est, Beaufort en bas à droite.

Sud-est, Beaufort, Cormet de Roselend, Aiguille du Grand-Fond. La Pierra Menta pile au centre.

Zoom de la précédente. On voit très nettement la Pierra Menta (dent presque carrée en haut à gauche), qui m'a servi de repère plusieurs fois dans la journée. On la voit parfaitement bien en montant au col du Pré au-dessus du lac de Roselend, mais le contre-jour était tel que je n'ai pas pu vous montrer les photos trop minables ! Le sommet monolitique de la Pierra Menta est presque emblématique du massif du Beaufortain, au point que son nom a été donné à une course de ski-alpinisme se déroulant dans les environs d'Arêches. Il ne constitue pourtant que l'une des dents d'une longue arête rocheuse qui court depuis le Roc de la Charbonnière jusqu'à l'Aiguille du Grand Fond, en passant par le col du Bresson.

A gauche, ce sommet pointu est l'Aiguille Croche (2487 m). Sinon... le Mont Blanc, non ?

Panorama complet du massif : Les Saisies au premier plan, au centre le Mont Clocher (1976 m), le col du Joly et le Mont Blanc.

Je demande au couple quel est le meilleur panorama sur le Mont Blanc. Col des Saisies et Col du Joly, me disent-ils. Allez maintenant au col du Joly, vous pourrez y passer la nuit, et vous aurez droit au coucher de soleil sur le Mont Blanc. OK, c'est parti....

Je roule sans m'arrêter de peur de rater le coucher du soleil. Traversée de Hauteluce, des nombreux hameaux, de la station du Val Joly, puis la superbe montée au col. je regrette de ne pas avoir fait de photos, j'avais largement le temps ! En effet, si le soleil est couché dans les vallées, il est encore haut dans le ciel lorsque j'arrive au col du Joly, ici, à 1989 m, sur le parking du bout de la route, face au Mont Blanc. Il est 18 heures pile.

Au premier plan, les bâtiments du Signal, télécabine en provenance des Contamines-Montjoie.
Je vous laisse regarder. J'ai fait des zooms au fur et à mesure de la descente du soleil.

Mont Blanc, côté français.

Plus à l'est, côté italien.

Je me retourne : les montagnes vers le sud-ouest, côté opposé au massif du Mont Blanc. Tout à gauche, le Vercors....

Retour sur le nord-est. Mont Blanc. Glacier du Tré la Tête à droite (?).

Zoom de la précédente.

Plus à l'est, montagnes italiennes (?).

18h40... Les deux photos suivantes sont des zooms sur la partie gauche puis la partie droite de celle-ci.

Retour vers le sud-ouest. Le ciel, après s'être embrasé, sombre doucement dans la pénombre.

La dernière lumière accroche le Mont Blanc.

La nuit tombe maintenant....

Plein nord : la Chaîne des Aravis à gauche, Mont Joly en face, Tré la Tête à droite (?).

On discute un moment avec un belge en vacances à Hauteluce venu admirer le coucher de soleil et un couple camping-cariste du Vercors. Ces derniers restent également coucher au col, j'aurai donc des voisins. Curieusement, plus tard dans la soirée, j'entends tomber quelques gouttes de pluie ! Pas méchant. J'ouvre les portes : un épais brouillard s'est installé, remplaçant la pluie. Mon atlas routier de la France au 1/200.000ème va passer la nuit dehors, au pied d'un poteau : je l'avais sorti pour discuter avec mes voisins, et oublié... Petite tête ! Je le récupérerai bien humide le lendemain matin...

 

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