F2011_083

Jours 080/1/2 - 23/24/25 septembre 2011 - 442 km - 3 photos (6.506 km - 17.347 photos)
De Musson à Marchiennes via Verviers/Huy/Lille (Belgique - Nord)

Je quitte Eric et sa famille -merci pour votre accueil- vendredi avant dix heures pour Verviers, toujours en Belgique, où m'attendent Jacques et Josiane, mes amis rencontrés en 2010 en Grèce. Vendredi soir, une bonne dégustation de moules-frites (bonjour la ligne, mais j'aime ça...), puis un spectacle son et lumière sur l'histoire de l'hôtel de ville de Verviers.

Je quitte les amis samedi à dix heures -c'était super !- pour rendre visite à Annie et Maxime, couple belge d'une grande gentillesse que j'avais rencontré à Sultanhani en Turquie en 2010. Ils m'attendaient pour partager le repas; merci pour votre merveilleux accueil, les amis, et ces quelques heures d'amitié passées ensemble. Puis je repars dans l'après-midi, direction Lille, pour rejoindre Greg, le cycliste baroudeur rencontré à plusieurs reprises aussi en 2010 sur les routes d'Europe, Grèce, Prague, Berlin... De gros bouchons me retardent, mais je finirai par arriver à destination à Lille vers 20 heures ! Soirée guinguette, musique et bière, géniale ambiance.

Je m'apercevrai dimanche que j'avais laissé la vitre conducteur de Mygoo totalement ouverte toute la soirée ET... toute la nuit ! Sans aucun incident. Je passe également la journée de dimanche en compagnie de Greg et de ses filles. Greg me fait visiter la ville et, malheureusement, j'ai une fois de plus oublié l'appareil photo. En fait, depuis deux-trois jours, je vis totalement mes rencontres humaines et oublie la photo, et je ne le regrette pas. Lille est une très belle ville, je revindrai pour faire des photos.... Je quitte Greg -ciao l'ami; porte-toi bien- vers 18 heures, désireux de bivouaquer sur le premier endroit sympa, que finalement je trouverai une quarantaine de km au sud-est, à Marchiennes : un superbe spot au bord de la Scarpe, dans le Parc Naturel Régional Scarpe Escaut.

Quel week-end ! Que de monde, après ma longue solitude.


Jour 083 - 26 septembre 2011 - 48 km - 84 photos (6.554 km - 17.431 photos)
De Marchiennes à Cambrai (Nord)

Je suis réveillé par la voix des pêcheurs en train de mouiller leurs lignes... Il est 8h30.

J'étais drôlement bien, ici. Une forte rosée, ce matin. La Scarpe coule en contrebas de la voiture.

La voici. Un endroit parfait pour se reposer, mission accomplie.

Direction sud : traversée de l'Escaut à Wasnes-au-Bac. Ici, l'église de Bantigny.

Arrivée à Cambrai : traversée du canal de l'Escaut.

C'est magnifique.

Je commence par aller faire des courses.

Puis je rejoins le centre-ville, où je stationne face au magnifique hôtel de ville, entièrement restauré en 1932, (En 1918, les Allemands incendièrent le centre de la ville avant de la quitter, détruisant l'hôtel de ville ainsi que les archives municipales. Au total, plus de 1 500 immeubles sur les 3 500 que comptait Cambrai furent totalement détruits. ) s'ouvre sur la Grand'Place par une majestueuse façade de style grec.

L'hôtel de ville est surmonté d'un campanile où deux sonneurs de bronze, géants et de type maure, frappent les heures sur une grosse cloche au-dessus de la grande horloge : ce sont Martin et Martine, les protecteurs de la cité.

Elle me fait irrésistiblement penser aux splendides villes belges que j'ai tant aimées il y a un peu plus d'un an : Bruges, Middelkerke, Beselare, Oudenaarde, Gand, etc... y compris Bruxelles ! C'est le même style de bâtiments, autour de la fameuse et sempiternelle "Grote Markt"...

Je suis amoureux de ce genre de place centrale !

La cathédrale Notre-Dame de Grâce, achevée en 1703 dans le style classique de l'époque, a remplacé après la Révolution de 1789 l'admirable cathédrale gothique du XIIe siècle dont il ne reste aucune trace sur l'actuelle place Fénelon. L'abside renferme le tombeau monumental de Fénelon, chef-d'œuvre du sculpteur David d'Angers, et les croisillons du transept l'icône de Notre-Dame de Grâce ainsi que neuf grisailles réputées de Geeraerts d'Anvers. Les grandes orgues furent construites par la maison Pierre Schyven d'Ixelles en 1897. Après les épreuves de la guerre de 1914-1918, une importante restauration fut entreprise par le facteur d'orgue Auguste Convers qui porta l'instrument actuel à 49 jeux (3 670 tuyaux). Le bâtiment a été classé à l'inventaire des monuments historiques le 9 août 1906.

J'avais rendez-vous avec un ami auquel je devais, depuis fort longtemps, un bon repas. Nous avons déjeuné ensemble sur la place, c'était parfait.

Je passe par hasard au-dessus du Canal Saint Quentin, près du port fluvial.

Les armes de Cambrai sont d'or, à l'aigle bicéphale éployée de sable, becquée et membrée de gueules, chargée au cœur d'un écusson d'or à trois lionceaux d'azur. Les premières armoiries connues figurent sur un sceau de 1340. Elles représentaient une aigle tenant dans ses serres les armes du Cambrésis, « d'or à trois lionceaux d'azur ». Sous la domination espagnole ces armoiries furent légèrement modifiées, l'aigle bicéphale du Saint-Empire romain germanique devenant figure honorable et les armes du Cambrésis étant posées en abîme. Le blason signifie donc « Cambrai ville d'empire et capitale du Cambrésis ».

Le coin est joli et fort paisible.

A l'ouest de la ville se trouve le cimetière britannique de Sainte Olle.

De tous les cimetières militaires visités jusqu'à présent, ce sont les britanniques qui offrent les plus belles tombes à leurs soldats.

C'est propre, fleuri, absolument superbe !

Je pensais peut-être trouver une nation entretenant moins bien que la France le souvenir de ses morts.
Malheureusement, c'est manifestement raté.

Il est 15h30, il fait très chaud, et je repense à ce petit hâvre de paix que je viens de voir.....

Dix minutes plus tard, me voici revenu au port fluvial de Cambrai, le port de Cantimpré.

Et à l'écluse de Cantimpré. On aperçoit Mygoo, à gauche, en position de bivouac.

Ben oui, vous l'avez compris : je vais rester dormir ici !

En ouvrant l'arrière de mon habitacle, une mauvaise surprise m'attendait. Ce matin, j'ai refermé les portes après m'être lavé -jusque là, tout est normal-, mais en posant la bouteille d'eau que j'utilise, j'avais oublié de mettre le bouchon ! Bref, comme elle était presque pleine, je ne suis pas déçu de ce que je découvre. Tout est trempé, couverture, duvet, livres, etc. Heureusement que le soleil est généreux : je ne m'en plains plus.... Vous seriez passé ici dans la soirée, vous auriez vu tout mon matériel de camping en train de sécher sur le toit de Mygoo.... Finalement, je m'en tire plutôt bien !

 

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