F2011_089

Jours 88-89 - 1er et 2 octobre 2011 - 218 photos (6.906 km - 18.643 photos)
Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime)

Samedi 1er octobre, matinée. Les spectacles du festival ne commencent que dans l'après-midi. J'ai donc "matinée libre". J'en profite pour aller me dégourdir les jambres sur les hauteurs, déjà photographiées en 2007. Mais vous connaissez le vieil adage qui dit "quand on aime...".

S'approcher au bord des falaises... Exercice périlleux, la prudence est de rigueur, un faux pas et... plus de bonhomme. La côte vers Dieppe.

Je n'ose pas m'approcher, et je prends cette photo, l'appareil en bout de bras. Les risques que je prends pour vous...

A l'ouest, de l'autre côté du port, les falaises d'Aval, comme ils les appellent ici.
A mi-pente, un monument commémoratif que nous verrons tout-à-l'heure.

Et à mes pieds, les promeneurs-pêcheurs-baigneurs profitant de l'été indien qui se prolonge.

Les teintes de l'eau sont quelque peu... surprenantes. je pense qu'il s'agit des eaux sortant du port !

Sur la falaise, le chemin se trace parmi les hautes herbes. Au fond à droite, les éoliennes d'Ectot, photographiées hier sur la D925.

Retour vers Saint valéry-en-Caux.

Les restes des blockhaus de la seconde guerre mondiale.

Le monument en souvenir de la première traversée Paris-New-York sans escale le 1er septembre 1930, et qui passa exactement ici (enfin, au-dessus).

Je redescends en ville, pour escalader la falaise en face.

Maison à colombage dite Henri IV (1540), appelée aussi maison Ladiré. Cette maison fut construite par Guillaume Ladiré, riche armateur, en 1540. L'inscription au-dessus du porche en témoigne : "l'an mil V cens XXXX ceste meson fvt faicte P.Gville Ladiré A.Q Diev done bone vie" Le nom de "Maison Henri IV" serait issu de la tradition orale selon laquelle, en 1593, lors d'un voyage dans la région entre Dieppe et Fécamp, Henri IV s'y serait arrêté coucher.

Le monument dont je vous parlais plus haut, dédié aux combattants de juin 1940 morts ici pour la France.

Le centre-ville fut presque entièrement détruite par les bombardements lors du siège de la ville, du 10 au 12 juin 1940. En effet, dès le 10 juin, la 7e Panzerdivision menée par Rommel perce jusqu'à la Seine les positions du 9e corps d'armée français du général Ilher ainsi que de la 51e Highland division du général Fortune, et les isole. Rommel, devinant l'intention des Alliés de s'embarquer pour l'Angleterre fait encercler Fécamp le 10 juin. Par ses tirs d'artillerie il oblige la Navy à s'éloigner : deux de ses navires sont endommagés. Les troupes alliées se replient sur Saint-Valery-en-Caux, dernier port de la poche. Le 11, Rommel fait pilonner la ville et le port de Saint-Valery-en-Caux. Le général Berniquet, commandant la 2e DLC (Division Légère de Cavalerie) y perd la vie. Lors de cette journée les Alliés opposent une résistance tenace, afin de pouvoir embarquer un maximum de troupes dans l'hypothèse de l'arrivée de la Royal Navy. Un épais brouillard empêche tout embarquement de nuit. Au matin du 12 juin, le patrouilleur français "le Cérons" engage un duel avec les canons allemands juchés sur la falaise d'amont de Saint-Valery. Après avoir détruit deux canons de 105 mm allemands, le patrouilleur est détruit. Rommel accepte la reddition du général Ilher en début de soirée sur la place détruite de la ville.

La 7e Panzer a dû mobiliser tous ses moyens pour réduire la défense franco-écossaise mais est récompensée par la prise de douze généraux alliés dont Ilher et le major-général Victor Fortune commandant la 51e Highland division. En outre, entre douze et vingt-six mille soldats, dont au moins huit mille Britanniques, une centaine de canons, cinquante-huit blindés légers et trois cent soixante-huit mitrailleuses, ainsi que des milliers de fusils et de camions sont capturés par l'armée allemande.

Suite à la bataille de Saint-Valery, Rommel écrira à sa femme : "Très chère Lu, 12 juin 1940 Ici, la bataille est terminée. Un commandant de corps d'armée et 4 commandants de division se sont présentés à moi aujourd'hui sur la place du marché de Saint-Valery, contraints par ma division à se rendre. Moments merveilleux !"

Saint-Valéry-en-Caux sera libérée par les alliés le 11 septembre 1944.

Vue sur la côte vers l'est, depuis le monument. Les photos précédentes ont donc été prises depuis la falaise en face.

Sous mes pieds, la sortie du port et l'aire pour camping-cars.

Le chemin est très étroit, et la végétation empêche toute vue. Mais c'est agréable de cheminer ici, à l'ombre, et entouré par les chants des oiseaux.

Enfin, plus haut, un panorama permet de découvrir la côte est et les falaises f'Amont. Les éoliennes se voient parfaitement bien d'ici !

Un peu plus à l'ouest se trouve le hameau de Saint Léger. Fainéant comme une couleuvre, je prends Mygoo pour y aller...

Un sentier à travers champs permet de rejoindre le bord de la falaise.

Je passe au-dessus de la clôture et m'approche avec précaution du bord très dangereux. Vue vers l'ouest. Je décide d'aller voir cette construction.

J'ai voulu passer outre pour faire des photos, puis je me suis ravisé; c'est vraiment trop dangereux.

Dans le bâtiment, les signatures laissées par de précédents visisteurs.

La falaise vers Saint-Valéry-en-Caux.

On reconnaît parfaitement le phare situé à la sortie du chenal.

Je retourne sur le charmant petit parking, et décide de manger ici, car il est déjà... 13h30, et mon ventre me le fait savoir !

L'après-midi et la soirée sont consacrées au festival. C'était génial.

Dimanche 2 octobre. Il fait toujours aussi beau !

La maison Henry IV à nouveau.

L'immeuble juste à côté.

Pêcheur de crevettes.

La falaise d'aval que vous reconnaissez sûrement, vue depuis la grande plage de galets.

Et les blockhaus au sommet de la falaise d'amont, vus depuis la plage.

Je retourne de l'autre côté, dans la maison Henry IV, dans laquelle se tient une exposition-photos en liaison avec le festival.

La maison Henry IV, cette fois depuis l'intérieur.

Autre exposition gratuite : art abstrait sur les eaux du port....

La maison Henry IV, encore...

Le chenal, vers la mer.

Retour sur la grande plage.

19h15. Le festival est terminé. Je viens assister au coucher de notre étoile au pied de la falaise d'Aval.

Je ne suis pas le seul à faire des photos.

J'en profite pour manger ici, au pied de la falaise. C'est très impressionnant !

Ce sera la dernière.

Je vais ensuite bivouaquer au bout du quai. Demain, je reprendrai la route.

 

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