F2011_090

Jour 090 - Lundi 3 octobre 2011 - 39 km - 414 photos (6.945 km - 19.057 photos)
De Saint-Valéry-en-Caux aux Grandes Dalles (Hte Normandie)

8h30, une belle heure pour quitter Saint-Valéry-en-Caux. Le ciel est toujours bleu....

Juste à côté de Saint-Valéry-en-Caux, à l'ouest, se trouve une autre centrale nucléaire... Paluel.
Brrrr.... Toujours aussi sinistre. Décidément, je n'aime pas ces endroits.

Un peu plus loin, au Pont Rouge exactement, il y a une belle aire de pique-nique, qui sera parfaite pour ma pause petit-déjeuner.

Les falaises de Paluel.

J'ai envie d'aller marcher un peu sur les galets; je vais vous emmener avec moi.

Les falaises sont toujours aussi impressionnantes, et, croyez-moi sur parole, je ne m'avance pas vraiment à leur pied.
Je préfère conserver une distance respectable.

Et nous sommes également heureux de l'apprendre. Message sympathique !

Là-haut, c'est le royaume des corbeaux. Dommage que vous n'ayiez pas le son, c'est du genre... lugubre.

Et angoissant !

Curieuse trouvaille sur les galets.

Si je me retourne, ça donne ça.

Ici, un bloc entier s'est désolidarisé de la muraille, a glissé et s'est enfoncé en bas sans se briser.

La nature est vraiment incroyable.

La pierre est composée de plusieurs sortes de minéraux.

A l'ombre de la falaise. Regard vers Veulettes-sur-mer.

Et vers Saint Valéry-en-Caux.

Je m'éloigne maintenant des éboulis. Non, ce ne sont pas des pommes de terre !

La marche est pour le moins difficile sur cette immense étendue de cailloux difformes.

Hummm, j'adore les bernicles. En fait, c'est rare que je marche sur les rochers sans en manger quelques unes.

Délicieuse !

Il y en a pas mal. Mais je n'aime pas trop voir ces algues vertes.
Il n'y a plus beaucoup de varech sur nos côtes. Autrefois, les rochers en étaient couverts, et c'est un signe très net de bonne santé.

On dirait vraiment un champ de patates.

Ah, je suis bloqué par la sortie de la petite rivière, la Durdent, qui m'oblige à remonter sur le remblai pour passer par le pont.

Autres rivières, mais asséchées maintenant !

Voilà, j'ai contourné l'obstacle, et suis revenu la plage. Ici, les galets sont beaucoup plus petits et plus ronds.

Et voilà. Une bonne balade, ça fait du bien.

Oh, mais que vois-je ici ? La pêche à pied est, en Seine-Maritime, interdite à moins de 300 m des embouchures des fleuves et à moins de 500 m des centrales nucléaires, ce qui la rend pratiquement impossible à Paluel.... Quoi ? J'ai mangé des bernicles atomiques ! Si on ne voit pas cette notice, on ne le sait pas. Les boules ! Et après, ils disent qu'il n'y a aucun danger, non ? Vous les croyez encore, vous ?

Veulettes-sur-Mer.

Là-bas, la falaise de Paluel.

En remontant sur la falaise suivante, on aperçoit -si on se retourne comme je le fais ici- les dômes de la centrale atomique de Paluel.

Je quitte la D78 pour cette petite route se dirigeant vers la côte.

En terme géographique, ces petites vallées étroites portent un nom spécial que je ne connaissais pas : ce sont des valleuses.

La descente est particulièrement raide, et très étroite, comme je vous le disais !

Marcher sur la grève se mérite... Moi qui ai emporté mon déjeuner, plus le gros appareil-photo, la descente de l'échelle est pour le moins... délicate !

Mais ça vaut le déplacement que je ne regrette aucunement.

Ouahhh, ça craint vraiment, le long des falaises normandes !

Et encore un superbe morceau descendu en entier.

Remarquez comme le pied de la falaise est attaqué par les rouleaux, sans doute sous l'action combinée des vagues et des tonnes de galets qui s'y fracassent au rythme des marées. Je m'éloigne de ce coin dangereux.

Ouf, je respire mieux ici.

Merci à mes amis belges Jacques et Josianne pour cette délicieuse bière que je n'aurais pas apprécié de faire tomber de l'échelle

Quel délice ! Et dans un cadre pareil, c'est un vrai bonheur.

Pourvu que personne ne me retire l'échelle pendant ce temps, ça ne me ferait pas rire. Obligé de rentrer à la nage....

C'était délicieux. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, il faut bien retourner.

Juste avant de reprendre l'échelle.

On dirait une des statues de l'île de Pâques.

Oups !

Epuisant. Heureusement, c'est à l'ombre.

Saint-Martin-aux-Buneaux.

Et descente par la valleuse suivante : les Petites Dalles.

Le passage est carrément interdit.

Je comprends....

La falaise se fissure et s'écroule régulièrement.

Je serai donc très obéissant, n'ayant aucune envie de me prendre un quelconque caillou sur la tronche, si petit soit-il.

Petit coup d'oeil sur les hauteurs.

Oui, c'est le nom de la commune située en retrait : Sassetot-le-Mauconduit. Et du village, deux valleuses descendent sur la côte, conduisant, l'une aux Petites Dalles (c'est ici), et l'autre aux Grandes Dalles. C'est à côté, plus à l'ouest.

Je ne suis pas le seul à manger sur le bord de mer.

Eglise de Sassetot-le-Mauconduit.

Sassetot est un nom d'origine scandinave : topt, moderne toft « emplacement, ferme » de Saxi, nom d'homme scandinave attesté fréquemment en Normandie. Cf. Sassetot-le-Malgardé, Saussetour, etc. Mauconduit est le nom de famille des seigneurs qui possédaient Sassetot durant la première moitié du XIIIe siècle.

La D79 conduisant aux Grandes Dalles (ou ailleurs aussi...) traverse le Fonds de Saint Pierre. C'est magnifique.

Les Grandes Dalles.

C'est magnifique, et j'avoue adorer ce front de mer normand.

On aperçoit là-haut un ancien blockhaus de la seconde guerre mondiale.

Aujourd'hui est un grand jour : je vais revoir mes amis italiens de Turin, alias d'Islande et de Berlin !

Après les Grandes Dalles, la route monte sur la falaise suivante, et c'est l'arrivée à Saint-Pierre-en-Port.
Je trouve un parking sur les hauteurs, et je vais marcher un peu sur la falaise.

Le bord de mer de Saint-Pierre-en-Port, vu depuis la falaise.

Oups ! Je ne risque pas de m'aventurer là-bas.

Le sol se fissure déjà ici; toute cette partie est condamnée à descendre à plus ou moins brève échéance.
Sans doute dans les 25 prochaines années !

Et finalement, vous savez ce que je fais ?

Je retourne aux Grandes Dalles, c'est là que je vais bivouaquer ce soir !

Une cathédrale de pierre.

Dans la lumière de cette superbe fin de journée.

Des pêcheurs descendent ce petit bateau qui semble être en aluminium.

Ils ont la technique, c'est bien rôdé. Ils descendent le bâteau sur des rondins, et le remonteront à l'aide d'un treuil.

Le soir tombe doucement, et le spectacle est féérique.

Je vous quitte sur celle-ci.

Mygoo a vraiment de la chance de pouvoir dormir ici.

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