F2011_092

Jour 092 - Mercredi 5 octobre 2011 - 72 km - 865 photos (7.059 km - 20.152 photos)
De Yport à Gonfreville-L'Orcher (Hte Normandie)

Nuit tranquille ici près du Casino. Personne n'est venu me braquer, et c'est bien ainsi !

Les nuages donnent un véritable aspect de peinture au petit port. Tout bonnement splendide.

Un artiste peintre sortirait sa palette et nous ferait ici un tableau de maître ! Vous avez vu ? Le voile nuageux se déchire : chouette !

Faudrait savoir... Moi y en a pas comprendre !

Au coeur d'Yport, il fait sombre.

Je poursuis ma route à l'ouest, cette fois sur la D211. La plage de Vaucottes, vue depuis une belle épingle à cheveux qu'il conviendra de suivre !

Vattetot-sur-Mer.

Juste après la Haye d'Etigue -et avant Bénouville-, je vois qu'une route conduit au fond d'une nouvelle valleuse : le Fond d'Etigue.

Un arrêté du maire interdit de prendre le GR21 qui passe au sommet de la colline. Vu les inscriptions que je vois au bas de l'arrêté, et datant d'une quinzaine de jours, je me dis que le maire "se couvre" en cas d'accident, et que les randonneurs connaissent le terrain. J'y vais...

Tout droit, le fond de la valleuse et, par conséquent, la mer; à droite le GR21. On va d'abord à droite !

Le chemin s'élève rapidement, offrant une jolie vue sur l'arrière-pays : la petite route que je viens de descendre avec Mygoo.

Soudain, les falaises du pays de Caux se dévoilent : c'est inoubliable, et il eut été idiot de n'y point venir !
Regardez à droite, comment la roche se fissure... Là, par contre, je n'y vais pas. Un peu de jugeotte...

A deux kilomètres -mine de rien- se trouve l'Aiguille de Belval.
Plus loin, le Roc Vaudieu et, tout au bout, la Porte d'Amont, à exactement 5 km d'ici, protège Etretat, juste derrière.

Je vous le disais, on s'élève rapidement... C'est un peu raide pour pépé, mais il avance quand même...
Et je suis récompensé au centuple des quelques efforts consentis.

Je fais demi-tour une fois parvenu au sommet de la falaise, car mon but n'est pas de "faire" le GR21 non plus.
C'est juste que je devinais un beau panorama, et c'était bien le cas. Les lapins sont ici les rois : ils ne se cachent même pas !

Et me voici maintenant de retour au niveau zéro.

Qu'est-ce que j'aime ces grèves immenses, et ces falaises, et ces galets, et tout et tout, en fait.

Ma-gni-fi-que.

C'est là-bas, au sommet de cette falaise à l'horizon, que nous étions tout-à-l'heure.
On devine l'entrée de la valleuse à droite, peu après l'énorme fissure.

Le plateau littoral est ici extrêmement curieux.

En fait, les roches sont constituées de parties de dureté différente; l'érosion a creusé les parties les plus tendres, ce qui nous donne ce résultat pour le moins surprenant. Je ne voudrais pas m'aventurer ici les pieds nus, la peau de résisterait pas longtemps avant de se couper !

La preuve... C'est pointu, acéré, ça pique dur et ça déchire !

En se retournant, on voit mieux la montée herbeuse effectuée tout-à-l'heure.

Détail sur le "terrain" parcouru.

Comme vous pouvez le constater, je reste à distance respectable de la grande barrière.

L'Aiguille de Belval est là, mais elle se confond avec la falaise en arrière-plan; regardez-bien la photo, vous la trouverez.

Là, vous la voyez mieux ? On voit mieux le Roc Vaudieu -le triangle- et la Porte d'Amont, magnifique roche percée que nous verrons plus tard.
Je fais demi-tour ici, mais je reviendrai un jour ici pour aller à pied jusqu'à Etretat.

Les formes arrondies côtoient les formes acérées, la nature sait tout faire.

Autre jolie forme arrondie, totalement différente.
Il y a ici de quoi occuper un photographe pendant 15 jours non stop !

Là, par contre, aïe aïe aïe...

Le mur est ici presque parfait; on dirait que quelqu'un a griffé la paroi avec un gigantesque rateau.

A terre gisent quelques colonnes, vestiges de la grande muraille redescendus sur terre, avant de rejoindre le fond des océans.
Et la boucle se referme, en un éternel recommencement. Enfin, même pas éternel, mais à notre échelle, assurément !

Heuhhh, c'est angoissant, là. je ne vais pas rester !

En même temps, il faut bien regarder où l'on met les pieds, car le terrain est quelque peu mouvementé.

Ah, enfin du varech, de celui qui recouvrait toutes nos côtes autrefois, sur des dizaines de centimètres d'épaisseur, parfois sur plus d'un mètre !

Alors oui, ça glisse, mais d'un autre côté, ça protège terriblement des roches coupantes comme des rasoirs, et ces varechs m'ont bien souvent évité, alors que j'étais gamin, de terribles écorchures ! Quel plaisir de les retrouver ici.

Les pieds des colosses, en forme de pieds d'élephants.

Et l'entrée de la valleuse.

Voilà... Superbe, n'est-ce-pas ?

Bénouville.

Chapelle Notre-Dame de la Garde, située sur la falaise nord d'Etretat.

Etretat, sa plage et la célèbre Porte d'Aval, avec son arche et son aiguille.

Je prends le sentier -en fait, le GR21 que je retrouve logiquement ici- vers l'est.

Arrivée au-dessus de la falaise d'Amont et de sa porte, la plus petite des trois d'Etretat, et celle que je vous montrais précédemment.
Là, il faut bien regarder où l'on met les pieds, sinon...

La Porte d'Amont se trouve désormais à ma gauche.

Là voilà qui réapparaît.
Regardez bien : on dirait des manchots blancs, sans tête, qui se tiennent par les épaules, le dernier ayant sa longue patte palmée dans l'eau.

Au loin, la Porte d'Aval redevient visible.
Mais finalement, je n'ai pas vraiment envie de poursuivre sur le GR21 qui me conduirait là d'où je viens.
Je fais demi-tour, ayant vu un escalier permettant de descendre au pied de la Porte d'Amont.

Fantastique ligne de falaises.

Où l'on retrouve, dans l'ordre inverse, le Roc Vaudieu, L'Aiguille de Belval, le Fonds d'Etigue, la Pointe d'Yport, Fécamp et le Cap Faguet.
A l'horizon, sans doute jusqu'aux Grandes Dalles....

Dentelles naturelles....

Emerveillé, je suis !

Les gens ont gravé la pierre depuis longtemps...

Je ne vais pas plus loin... Devant moi, la Porte d'Amont.

Au bout de laquelle nichent les cormorans (ou Phalacrocoracidae....), aux endroits les plus inaccessibles à l'homme.
Si près, et en même temps intouchables !

A mes pieds, un plateau surélevé, aux roches tourmentées.

Je poursuis ma descente. L'escalier est très bien fait, et il n'y a aucun problème pour descendre.

Le bois est totalement strié de graffitis.

Petite piscine naturelle et profonde.

Mêmes structures qu'à Etigue.

On reconnaît bien la falaise de Fécamp et le Cap Fagnet, à la forme bien caractéristique.

Au pied de la Porte d'Amont, entre les pieds du pingouin...

Et ça bouillonne pas mal, ici.

Les dentelles que je vous montrais tout-à-l'heure, vues désormais du bas.

Une belle échelle de fer permet d'atteindre le niveau zéro...

Vestiges d'une habitation. Blockhaus de la seconde guerre mondiale ? J'avoue ne pas savoir.

Je ne m'attarde pas.

Cette échelle ne tiendra pas éternellement, c'est certain !

On voit bien, au pied des falaises, les encoches de sapement creusées par la mer.

Un tunnel permet de rejoindre l'autre paroi de la Porte d'Amont. J'y suis allé.

De l'autre côté, les parois sont beaucoup plus friable, et on a plus une impression de montagne que de falaise.

Il y a une échelle que j'ai jugée très fragile, et qui n'allait pas jusqu'en bas. J'ai sagement fait demi-tour !

Le retour est moins agréable, puisqu'il me faut bien remonter ma vieille carcasse !

Sur le plateau, un gars sympa que j'ai croisé plus tôt, qui bombarde lui aussi ce paysage exceptionnel !

Dernier coup d'oeil vers Fécamp.

Là-bas, au bout de la Porte d'Amont, les cormorans s'adonnent à leur exercice préféré : la pêche.

Où l'on retrouve la plage d'Etretat et la Porte d'Aval de l'autre côté.

Ouf, j'arrive enfin en haut. Dur dur, pour le pépé.

Une petite pensée pour elle.

Retour à la chapelle.

Un bel endroit pour casser la croûte, mais je commence à avoir froid.

La chapelle est dédiée aux marins, et on peut y voir un poisson-homme au sommet du pilier.

La route descendant la falaise vers Etretat.

Je vais me chercher un gros sandwich dans un bistrot à côté, et reviens le manger sur un des bancs judicieusement placés sur le front de mer.

Un gars -ou une fille, je ne suis pas spécialiste...- me rejoint rapidement, pensant me grapiller quelques miettes....
Je le trouve du genre plutôt "faux jeton", avec ce regard... biaiseux...
Vous en pensez quoi, vous ?

On peut voir l'aiguille à travers l'arche.

Faut pas prendre les galets.
Faut pas nourrir les goélands.
Faut pas jeter ses déchets par terre.

La Porte d'Amont, une fois de plus.

Et voilà pour Etretat.
Je ne vais pas sur la falaise d'Aval, car j'y suis allé la dernière fois que j'étais venu à Etretat.
Encore un compte-rendu pas fait... Les photos dorment quelque part sur mon disque dur.

Un jour, peut-être, je vous les ferai voir.

Si vous êtes gentils.

Je reprends la route. La D940 passe devant le château de Fréfossé, une bien belle propriété faisant partie de la commune du Tilleul.
Sans doute un peu coûteuse en entretien, mais jolie.

La Poterie-Cap-d'Antifer.

Jarrive ensuite au port pétrolier du havre-Antifer.

Là, c'est franchement moche...

Juste à côté, une plage est en cours d'aménagement. Il y fait vraiment froid, le vent la balaie entièrement.

J'aperçois un groupe de surfeurs au loin, en combinaison.

La décoration du bar-snack.

Curieusement, je trouve l'endroit un peu glauque, sans doute à cause de la proximité du port pétrolier.

Je vais au sommet de la falaise, où une petite route conduit à un restaurant-belvédère.

Saint-Jouin-Bruneval.

Après Cauville, je quitte à nouveau la D940 pour rejoindre, une fois de plus, le bord de mer par une petite route complètement défoncée !

Eu bout, c'est la falaise brute, un mur rectiligne, et aucune possibilité de descendre sur la grève. Un chemin longe la falaise de chaque côté. Je choisis d'abord vers Etretat. Une épaisse végétation m'enlève toute vue côté mer, malheureusement. De guerre lasse, je fais demi-tour et me dirige de l'autre côté, pour retomber sur les mêmes inconvenues : on ne voit rien ! Enfin, au bout d'un bon kilomètre, je trouve ce petit escalier aux marches hautes et épuisantes. Mais je ne suis pas tranquille, ayant vu des jeunes en scooter là où j'ai laissé la voiture. je sais, c'est idiot comme réaction, mais depuis mon cambriolage du 27 mai dernier dans le Gard, je suis quelque peu... méfiant. Finalement, je fais demi-tour avant d'arriver en bas...

Je retrouve ces pauvres bêtes qui paissent près du bout du chemin.

Une grande tristesse se ressent dans ce regard.

Salut les filles....

Une bien agréable soirée m'attend. En effet, j'ai reçu aujourd'hui même un mail d'un motard habitant Le Havre, et qui vient de temps à autre jeter un coup d'oeil sur le site. Nous avions eu un échange de mails voici quelque temps déjà. Et là, oh surprise, Didier voit une photo des Grandes Dalles que j'ai mise en page d'accueil, et se dit que, si ça se trouve, je suis encore dans le coin. Et il me dit, texto : "si tu es dans le coin, le gite et le couvert t'attendent". Il me l'avait déjà dit. Mais là, le hasard est absolument incroyable, puisque je suis littéralement à deux pas du Havre ! Je le contacte pour acquiescer à son offre, au moins pour passer une soirée agréable en bonne compagnie. Et c'est ainsi que, grâce à Internet, et à la gentillesse de mes lecteurs, je passe une merveilleuse soirée en compagnie de Didier (propriétaire d'une splendide GS Adventure) et de sa charmante épouse. Merci à vous deux, amis motards, de m'avoir accueilli dans votre maison, merci pour ce délicieux repas et cette excellente soirée.

Tard dans la nuit, je reprends le guidon... Oups, pardon, le volant de Mygoo. J'avais l'intention de coucher quelque part dans Le Havre, mais devant la difficulté de trouver une place me convenant -il faut vous dire que la circulation et le stationnement, au Havre, m'ont semblé particulièrement difficiles-, je prends très vite la décision de sortir de la ville et d'aller coucher dans la campagne. De plus, cette solution m'évitait d'avoir à subir la circulation du lendemain matin. Aussitôt dit, aussitôt fait, et me voici roulant tranquillement dans les rues du Havre, me perdant un peu, mais avec le GPS et la carte défilant sur le PC, ce n'est pas bien grave. La musique s'égrène doucement sur les ondes radio, et je somnole à moitié, pensant à mes hôtes du soir que je venais de quitter. Quand soudain, la voiture que je suivais d'assez loin fait un écart : devant moi, à une cinquantaine de mètres, un groupe de jeunes passablement émêchés marchent presque au milieu de la chaussée, jettent des bouteilles et se retournent vers la voiture qui avance dans leur direction... Hummm, les boules, je n'ai pas envie de me prendre une bouteille dans le pare-brise, je ralentis et... une voiture que je n'avais pas aperçue de prime abord, sur ma droite, allume ses phares et démarre vers le groupe : la police municipale ! Quelle chance ! Je ne vous dis pas la réaction : tous remontent immédiatement sur le trottoir, tête baissée... Je rigole vraiment, mais voilà une situation qui aurait pu mal se terminer.

Je déteste la faune nocturne, et cette petite expérience me prouve bien, une fois de plus, que les villes, et la nuit en ville, sont à éviter !

Cet incident n'enlève en rien le plaisir de cette superbe soirée, et je ne vais pas en conclure que Le Hâvre est une ville inintéressante pour ça ! La pluie arrive juste après, je quitte la ville et trouve rapidement un petit coin tranquille à Gainneville. Il a plu toute la nuit, des trombes d'eau et un violent vent. J'étais bien heureux d'être à l'abri de Mygoo.... Et je me suis dit, en m'endormant, que j'étais bien chanceux avec la météo !

 

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