France 2011_Jour 004

Jour 004 - Vendredri 1er avril 2011 - 114 km - 360 photos (485 km et 1566 photos)
De Mussidan à Villefranche-du-Périgord (Dordogne, Aquitaine)

Le soleil revient avec vigueur, les températures frôlent les 30 degrés ! Trop chaud pour moi. Je n'ai pas dit que je préférais la pluie non plus !

Non, ce n'est pas de la neige ! Mais il fait encore nuit, et l'objectif du compact est couvert de traces degouttes d'eau... Et le réflex n'a plus de batterie, et je n'avais pas chargé la deuxième ! Mauvaise préparation du matériel, soldat, vous me ferez 20 pompes....

Il est 7h30, et je suis en plein centre ville. Alors, j'ai été réveillé par la circulation. Pas grave, je suis en pleine forme, et je pars aussitôt !

L'église de Mussidan. Il y a du brouillard, de matin. Mais l'image est quand même pourrie, je le sais bien ! Pas net, beaucoup de grain....

Quelques kilomètres plus loin, en regardant ma carte IGN, je remarque une zone de forêt au nord du village de Bourgniac. C'est là que je vais trouver ma salle d'eau matinale. Bingo. C'est exactement ce que je voulais : à l'abri des regards indiscrets, loin de la vie des hommes. Toilette, et petit déjeuner dans ce cadre enchanteur. Que demander de mieux ?

Ensuite, je me fie à la carte détaillée qui se dessine sur l'écran de mon PC pour retourner sur mon trajet initial. C'est tout simplement fabuleux. Et vive Mygoo, qui me permet ça, sans risque aucun, bien au chaud dans l'habitacle, avec de la bonne musique dans les haut-parleurs Le bonheur, pour moi.

Le brouillard est encore présent, mais on dirait qu'il ne demande qu'à partir.

Et voilà le travail : un ciel bleu uni. Issac, sur la D38.

Le soleil éclaire de belles couleurs les rares et jolies maisons situées en bordure de route. Et le brouillard n'a pas encore complètement dit son dernier mot. Le résultat entre les deux est un enchantement total pour mes yeux émerveillés. la photo est très très loin de refléter l'ambiance magique qui régnait !

Je quitte la D38 qui filait à l'est à Pont-Saint-Mamet pour prendre à droite la D39, direction sud-est. La route s'élève et passe le hameau Saint Mamet.
Je savoure.

Une vieille petite chapelle s'y trouve. La porte n'est pas verrouillée.

Saint Martin des Combes. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tpot, c'est ce que dit le proverbe. Je crois que c'est vrai.

Un ancien passe, nous nous saluons. Il me dit : "y'a rien à prendre, avec ce brouillard...". S'il savait que, justement, il y a tout ! Pour ma part, j'admire.

Je n'entends que les pas de l'homme qui vient de me dépasser, et les miens. le silence est total, à part le gazouilli des oiseaux. Je lui fais remarquer "c'est bien calme, chez vous". Il me répond : "je ne suis pas certain que nous soyons cent habitants, et la plupart dort encore"...

La façade de l'église. Elle est fermée. J'alterne le chargement des deux batteries du réflex pour pouvoir l'utiliser à nouveau. Mais il fait trois photos et s'éteint encore. En fait, je ne comprendrai qu'en milieu de journée. Le chargeur ne fonctionne pas, mais ça ne se voit pas. Et moiqui qui suis le contraire du bricoleur, je trouve et je répare la panne ! Difficle à croire, hein, mais je l'ai fait. Il y a 4 pins qui doivent se soulever, et l'une d'entre elles reste enfoncée !

En attendant, une majorité des photos se fera avec le compact, le temps de réparer et... de procéder à la charge !

Toujours à Saint Martin des Combes. Ce beau bâtiment entièrement neuf est la nouvelle mairie. Ils ont les moyens, pour un si petit village !

Montclard et son château. Qui est à vendre : avis aux amateurs !

Le vieux village est tout aussi magnifique. La France est quand même incroyable de par sa diversité, et la quantité de petits villages.

La même chapelle, vue de l'autre côté.

Les halles. Les vieilles maisons rénovées.

Une dame dans la rue en croise une autre qui monte dans sa voiture. "Bonjour, Marie-Luce, comment vas-tu ?". "Bonjour Gèneviève. Eh bien ça va plutôt bien, avec ce beau soleil".... Tout le monde se connaît par son prénom, je trouve ça plutôt sympa ! Au même moment, dans les rames de métro de notre capitale, les gens ne se regardent pas, tout le monde baisse la tête ou "fait la gueule".

C'est plus fort que moi. Je ne peux m'empêcher d'y penser. Les gens des campagnes sont loin de la vie trépidante des grandes villes. Et je sais bien que la vie des villes a aussi ses plaisirs.

Ce n'est même pas une départementale. Le bonheur est dans le pré !

Liorac sur Louyre. A gauche, c'est le C3 qui mène à Cause de Clérac; je vais le prendre, mais auparavant, un petit tour vers Liorac.

Et son imposante église fortifiée.

Et fermée à clef...

La même église vue de l'autre côté : elle est méconnaissable !

Et à la toucher, ce vieux bâtiment, comme je les aime.

Sur le fameux C3 dont je vous parlais. Il traverse la forêt de Liorac.

Cause de Clérans.

Détail.

Une maison du bord de route. On aperçoit Mygoo en arrière-plan.

Je poursuis ma route sur les chemins vicinaux de France, avec beaucoup de joie !
Tout le monde est pressé, tout le monde prend les grands axes, personne n'a de temps à perdre.

Et pourtant, que de rencontres, surprenantes, au milieu des champs.

Une bien belle propriété, le long du Canal de la Linde déclassé, qui court parallèllement à la Dordogne, au bord de la D660 que j'emprunte un peu...

Lalinde, justement. Il y règne une grande effervescence. Je trouve miraculeusement une place pour Mygoo que l'on aperçoit au centre.

La ville est bâtie le long de la Dordogne encore recouverte de brume, qu'elle surplombe merveilleusement.

Le pont que je vais emprunter. Il y a beaucoup d'artefacts dans les images, c'est déplorable !

Les pigeons sont très nombreux ici.

Je vais acheter du jambon dans une charcuterie pour ce midi. Non, pas dans cette belle maison ! Il n'y en avait qu'une seule sorte, dont l'aspect ne me plaisait guère. Le charcutier me répond : "je ne fais que celui-ci, c'est du jambon d'os, il est parfait". OK, j'ai pris. Je ne connaissais même pas, pour vous donner une idée de mon savoir culinaire ! Je l'ai trouvé un peu "moyen".

On dirait que la brume dégage : je m'aventure sur le pont pour quelques photos de la grande rivière.

Détail des belles demeures en bordure de Dordogne.

L'église, vue depuis le pont. Je penche pas mal, alors que je n'ai bu aucune goutte de schnaps ! Sinon, le toit serait en bas !

Tout est noté...

Le choeur.

Un tableau sur le même thème déjà vu hier.

Vue vers la sortie.

A nouveau depuis le pont.

J'ai repris Mygoo et suis passé de l'autre côté de la Dordogne.

Cette fois, le brouillard s'en est allé...

Pontours, au bord de la rivière.

Si calme après Lalinde ! Je n'ai pas vu âme qui vive !

Pontours, toujours.

Retour sur les chemins vicinaux.

C'est tellement beau qu'on dirait un tableau... vivant. Et vous savez quoi ? C'en est vraiment un !

Quelques kilomètres plus loin. Une belle pièce de terre fraichement labourée. Cette fois, je n'ai pas pris la peine de ranger Mygoio sur le bas-côté, et j'entends une voiture faire des manoeuvres pour passer. Ce sont des anglais, ils me font un sourire. Je vais en voir plusieurs dans ces coins reculés. En fait, les anglais sont venus acheter les maisons en ruine que les français ont délaissées. Quel dommage ! mais c'est bien de notre faute.

Nous assistons donc à une deuxième invasion anglaise, après la guerre de cent ans.

Saint Avit Sénieur. Un curieux nom. Une splendide église-monastère. Dont la porte est ouverte.

37 noms... Pour un village qui me sembe tout petit. Quelle misère !

Le style est très dépouillé, et ça me plait. Il y a beaucoup d'espace vide, c'est génial.

Les murs étaient peints, ce qui était très souvent le cas autrefois. Ils avaient plus de goût, je trouve, et savaient mettre un peu de couleur.

Pourquoi Sainte Radegonde ? Cherchez sur Internet, je ne peux pas vous aider car je n'ai pas de réseau ici ce soir.

Curieuse peinture.

Vue vers la sortie.

Très curieuses stalles.

En levant les yeux au ciel...

Décidément, j'aime bien cet intérieur.

L'extérieur est tout aussi intéressant.

Autour de l'église.

Je croise quelques couples de touristes, c'est agréable.

Par contre, la chaleur est écrasante, à tel point qu'elle "écrase" toutes les couleurs !

C'est dans ce magnifique décor que j'ai fait ma pause, et mon repas. Mine de rien, il est déjà 14 heures !

Encore de la terre bien grasse, et juste labourée.
Je poursuis sur les chemins vicinaux, et heureusement que la trace est affichée sur l'écran, sinon, je me perdrais sans aucun problème !

Pause photo à l'ombre des bois.

Petit étang aux eaux bien mystérieuses. J'entends des plongeons, ça frétille. Là-haut, je distingue les tours de Montferrand.

Montferrand du Périgord. Village oublié.

Quelques maisons le long d'une rue unique, en très forte pente.

Le silence est total.

Difficile de trouver un emplacement pour Mygoo. Je me range le long d'une vieille bâtisse, en marche arrière. En sortant, j'entends une voix féminine "Mais vous ne m'avez pas vue en train de balayer ?". Une femme est à l'arrière, un balais à la main, occupée à repousser l'herbe fraichement coupée débordant sur le goudron. "Mais vous n'étiez pas ici lorsque je reculais, car je regardais dans mes rétros", rétorquais-je, souriant. C'est vrai, elle était plus loin, mais je pense qu'elle n'apprécie pas mon stationnement ici, manifestement sur son terrain. Bref, avec un beau sourire, je lui dis que je voulais aller faire quelques photos, mais que je vais me mettre ailleurs. "Non non, allez-y, pas de problème". Une fois de plus, le sourire fait son effet.

Une vieille maison du bourg.

Une dame tricote sur son pas de porte, au ras de la route. Je la salue gentiment, on discute une minute.

Le château est une propriété privée, ce qui ne me surprend guère. C'est tout bonnement magnifique.

Je ressors par ici, et retrouve la voiture en arrivant par l'autre côté. la dame n'est plus là. En redescendant la seule rue, je la trouve, assise près de l'autre, en train de prendre un café. Ma vitre est ouverte (il fait si chaud) et je roule au pas. Elle me sourit et me dit : "à cause de vous, je suis installée à prendre un bon café, et je n'ai pas envie de continuer à balayer"... Elles me disent adorer leur village. Je les comprends !

Un peu plus loin, cette bien curieuse chapelle, à Saint Avit-Rivière. Déjà, ça sent le sud, et la Provence, non ?

Et toujours sur les petits chemins goudronnés, et toujours avec le même enchantement.

Et au détour d'un virage, une autre chapelle dans un champ : c'est celle du hameau de Saint Marcory.

Un joli porche roman, mais en piteux état.

Au loin, Mygoo m'attend.

Détail de la partie arrière.

Saint Cernin de l'Herm.

Une dame se tenait dans son jardin, juste à côté de l'église. Vous connaissez ma politesse proverbiale. Je lui dis bonjour, toujours avec le sourire. Elle avait envie de parler, et me raconte les vicissitudes de la commune pour payer les frais de la réparation du clocher, tout neuf. Une personne du village a fait un don de 5.000 euros. Elle m'accompagne dans l'église, ouverte, pour m'allumer gentiment les lumières. Merci pour cette amabilité.

A l'intérieur, Jeanne d'Arc a perdu son épée dans un combat.

Cheemin de croix original.

Arrivée, un peu plus loin, à Villefranche-du-Périgord.

Près de l'église.

Les halles.

Dans la rue principale.

Que voici, avec Mygoo.

Pas vilain, l'hôtel des impôts....

J'ai très chaud, j'ai envie d'une bonne douche. Tiens, un camping. Je vais voir, il y a des ouvriers en train de bosser. Je suis persuadé que c'est fermé. J'avais raison. "On ouvre demain", me dit le patron, "nos chalets ne sont pas prêts". "Mais mon chalet à moi, c'est ma voiture", rétorquai-je. "Ah bon, alors c'est possible, si vous voulez. Les douches fonctionnent, sanitaires, tout. J'ai aussi Internet". Vous me connaissez, les arguments qui vont bien ! Le prix, je n'en sais rien. Dix euros ? C'est ma femme qui a les prix. Allez, huit euros, ça va ? OK, m'entendis-je répondre !

Il est 17h30.

Je suis donc le premier client de la saison. Mygoo sur son emplacement. Le premier camping de ce voyage, qui ne devrait pas être le dernier !

Par contre, moi qui aime les campings pour discuter avec mes voisins, c'est raté sur ce coup-là !

Je bosse dur ce soir sur le site. D'abord sur la terrasse, sur laquelle le patron m'a installé une chaise et une table. Et ensuite, après souper, dans la voiture, car la fraîcheur tombe vite. Il est déjà minuit lorsque je ferme la lumière... Fatigué, mais heureux, et c'est bien là le principal, non ?

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