France 2011_Jour 010

Jour 010 - Jeudi 7 avril 2011 - 64 km - 264 photos (924 km et 2996 photos)
De Mouzieys-Panens à Graulhet (Tarn)

Encore une magnifique journée estivale ! Journée de pèlerinage, et visite chez des amis du sud.

J'ai donc moyennement bien dormi, seul près de ce cimetière, contre l'église. Déjà, moi qui m'endors habituellement si facilement, j'ai eu un peu de mal, le moindre bruit me faisant sursauter. Ma plus grosse frayeur : j'ai fait un mouvement ayant fait bouger tous les tendeurs accrochés dans mon habitacle, déclenchant une somme de bruits tous très hétéroclites... Se faire peur à soi-même, ce sera mon exploit personnel ! Ouf, le jour se lève, c'est avec joie que je quitte ce lieu angoissant !

Il n'est que 8h10 lorsque je me trouve un joli coin pour "petit-déjeûner en paix", à peine 2 km au sud de Mouzieys-Panens. Au loin, un bel étang dont la brume, chauffée par les rayons du soleil, semble s'échapper, achèvent de me réveiller. Je me sens tout simplement parfaitement heureux.

Il ne me faudra pas longtemps pour revenir au but que je m'étais fixé hier, à savoir la montée à Cordes-sur-Ciel. La première obligation consistera à m'acquitter des droits de cité, à savoir 2,50 euros pour obtenir l'autorisation de laisser Mygoo au pied du village. C'est le prix à payer, obligatoire, pour une journée de stationnement, quelle que soit la saison. N'eut été mon besoin de pèlerinage, j'aurais passé mon chemin !

Comme vous pouvez le constater, atteindre la place centrale de Cordes-sur-Ciel se mérite ! Je vais y laisser mes poumons, ou mon gros bide....
Je préfèrerais la deuxième option !

Déjà, grimper en levant les yeux vers le haut de la rue donne à moitié le vertige. Mais si, en plus, on regarde vers le toit des maisons...

Petite pause de reprise de respiration...

Ah, je crois bien que l'arrivée approche.

Pour rien au monde, je ne voudrais habiter ici ! Bien trop fatiguant.

Les maisons sont immenses. Je me demande bien combien de chambres elles peuvent contenir !

Et comme je vous le disais, il ne faut pas avoir le vertige.

L'église Saint-Michel, maintes fois remaniée au cours des siècles.

J'aime bien photographier portes et fenêtres. Ici, autour de l'église.

La maison du Grand Fauconnier, siège de la mairie actuelle. L'encorbellement du toit était orné de faucons, d'où son nom.

Belles maisons autour de la mairie.

Dans cette cité bâtie au sommet du puech de Mordagne, on se promène le nez en l'air. Alors, attention où l'on met mes pieds...

Les halles, très difficiles à photographier. Constituée de 24 piliers octogonaux, c'était autrefois la place affectée au commerce des étoffes.
Sous la halle se trouve un puits de 113 mètres de profondeur !

Au-dessus de la porte d'entrée de l'hôtel de ville.

Statue moderne située sur la terrase de la Bride, devant un joli panorama.

Que voici, et bien mal rendu par le piètre photographe que vous apercevez à gauche ! C'est la vallée du Cérou.

Tour de guêt carrée masquant en partie le clocher de l'église Saint Michel.
Un jeune photographe armé d'un très beau zoom 70-200 se trouvant ici, nous "tapons la causette" pendant un bon quart d'heure.

Un peu mieux : détail sur le vaste panorama s'offrant sous mes yeux, avec le château de Lestar, pile au nord de Cordes.

Un petit bac à fleurs ayant attiré mon regard.

Au-dessus d'un porche.

Détail des fenêtres de la Maison du Grand Fauconnier.

Séquence... fenêtres, à suivre !

Toutes différentes....

Mais toutes intéressantes...

De par leur diversité....

De par leurs couleurs....

Leurs vitrages....

leur entourage.

Le temps passe... bien qu'il semble ici rester immuable. Je prends le chemin du retour, par cette porte.

Comme je vous le disais hier, je suis déjà venu ici, au mois de septembre de l'année dernière, avec Vanadis, le beau trail bavarois. Cordes s'est donc trouvée sur ma route au retour de Turquie, car Christian y avait organisé une randonnée. Occasion de revoir les amis avant l'hiver.

Et c'est également par cette porte, sous ce porche, que nous avions quitté la vieille cité. Nous ne savions pas ce qui nous attendait !

A pied, j'ai le temps de regarder au-dessus de ma tête.

Mais sur la moto, les copains et les copines n'avaient d'yeux que pour la route....

Terrible, plongeante, tournante, et le tout sur des pavés souvent disjoints. Là est mon pèlerinage !

Aujourd'hui, je peux regarder autour de moi.

Mais en cette chaude soirée du 19 septembre 2010, nous ne regardions que les pavés...

Et la moto qui nous précédait, souvent trop près.

Car nous ne savions pas ce qui nous attendait, Christian ne nous avait pas prévenus.

Chaud, devant, chaud...

C'était beau.

Tout autour de nous.

Mais, seule, comme souvent en bécane, la route nous intéressait.

Allez savoir pourquoi !

Un coup à droite,

un coup à gauche,

Non, pas le temps d'admirer les maisons,

Seul le chemin est beau....

Ouf, c'est fini, nous nous retrouvons tous en bas, les uns après les autres, tous heureux d'être restés sur nos sièges et de ne pas avoir goûté le pavé !

Je suis heureux de ce pèlerinage, heureux d'avoir enfin pu voir cette belle descente, lentement, doucement, et beaucoup plus sûrement !

Porte originale... début d'incendie.

Me voici donc de retour sur le plancher des vaches, si j'ose dire. La jolie petite D8, entre Vindrac-Alayrac et Loubers.

L'église de Loubers semble avoir été vendue et transformée en habitation.

Autre vue de la même église de Loubers.

Et maintenant sur la D26, peu avant Alos.

En traversant Alos.

Paysage de vignes, entre Alos et Vieux, toujours sur la D26.

Vieux. C'est vraiment le nom du village.

Un monument aux morts original. Malheureusement, les photos des soldats tués sont presque totalement effacées par le temps. Dommage !

Un joli panneau solaire sur les murs de la mairie de Vieux.

Et l'église de Vieux. Sur la petite place ombragée coule une fontaine. Sur la pierre, un écriteau : "eau non analysée".
Je sors mon jerrican de 20 litres pour le remplir à nouveau. C'est l'eau avec laquelle je me lave, je ne bois que de l'eau minérale.

Le platane regarde vers le ciel. C'est beau !

Comme ça, pas besoin de vous l'écrire.

Je m'achète ici un beau sandwich bien frais. Le gars me proposait, à meilleur prix, un sandwich plus ancien, que j'ai refusé. En effet, depuis ma mésaventure en Irlande, où j'avais été malade à la suite d'un sandwich probablement périmé, je ne prends que du "frais".

La très vieille église du hameau minuscule nommé Granéjouls, entourée de son cimetière.

La belle porte d'entrée, fermée à clef.

Cette tombe a attiré mon regard.

"Ici reposent deux frères tombés au champ d'honneur. Marius Costes, canonnier au 210è Rt d'artillerie, blessé par un éclat d'obus à Montpalize le 4 septembre 1914 -donc tout au début de la guerre-, décédé à l'ambulance 13/17 à Hattencoup (Somme) le 9 octobre 1918 -donc tout à la fin de la guerre....- à l'âge de 26 ans. Louis Costes, caporal au 68è Rt d'infanterie, tué face à l'ennemi le 1er juin 1916 à Bonnet l'Evêque près Suippe (Marne) à l'âge de 22 ans. P.P.E. "

La jolie D6, peu avant Fayssac.

Eglise de Fayssac. Une petite place ombragée, avec quelques tables et bancs en bois, dans un calme seulement troublé par les chants des oiseaux. C'est dans ce joli cadre que je m'installe pour déguster mon beau sandwich. Les toilettes publiques de ce petit village sont certainement les plus propres jamais vues, c'est pourquoi je tiens à le souligner. En effet, je juge que tout village devrait entretenir des toilettes publiques décentes et toujours nettoyées, ce qui est loin d'être le cas. Dans notre pays, personne ne me fera croire qu'on ne peut pas offrir ce service aux passants et aux visiteurs.

Toujours sur la D6, entre Fayssac et Labastide-de-Lévis.

Le très beau clocher-tour de Labastide-de-Lévis.

Une grande maison tout près de l'église.

Sous le porche.

A l'intérieur. Il y fait un froid glacial !

Très belle église, couverte de peintures.

Je vous laisse admirer.

Une statue originale.

Un grand tableau dans une des chapelles adjacentes.

Au-dessus du choeur.

Je vous livre quelques photos faites au hasard de mes déclenchements.

Très grands tableaux se trouvant au-dessus de l'entrée.

Autre tableau.

Je ressors, heureux de retrouver les rayons et, surtout, la chaleur du soleil.

Un peu plus tard, Labastide-de-Lévis, à nouveau, vue de loin, depuis la D988.

Marssac-sur-Tarn. Justement, le Tarn, vu depuis le pont de la petite ville.

Je poursuis ma route vers le sud-est. Ici, l'église de Rouffiac.

Et cette curieuse tour, toujours à Rouffiac. Ce village se trouve juste au sud-ouest d'Albi, que je contourne volontairement, ayant déjà visité cette ville avec les amis motards lors de la randonnée dont je vous ai parlé plus haut. Vous pouvez aller lire les récits et regarder les photos de cette randonnée en choisissant les jours 158 et 159 du voyage "EuropAsie 2010", ou en tapant les noms des villes dans la zone "recherche" située en haut à droite du site.

Je prends ensuite la D84 en direction de Graulhet. Ici, l'église de Lasgraisses.

Jolie façade d'une très vieille maison de Lasgraisses.

Sur la D84, peu après Lasgraisses.

Accueil très chaleureux chez les fameux organisateurs de notre fameuse randonnée de septembre dernier, à Graulhet, j'ai nommé Christian et Josette. Nous passons l'après-midi et la soirée à discuter. Josette avait préparé un délicieux repas en mon honneur, que j'ai dégusté avec bonheur. J'ai dormi dans mon palace -j'y tenais absolument- dans la cour de mes hôtes. Inutile de vous dire que, contrairement à hier soir, je n'ai eu aucune peine à m'endormir, la porte Mygoo même pas fermée à clef ! Encore une étape de ce voyage que je n'oublierai pas.

Merci, les amis, ce fut un plaisir de vvous revoir et de partager ces quelques heures en votre compagnie.

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