France 2011_Jour 023

Jour 023 - Mercredi 20 avril 2011 - 84 km - 227 photos (1821 km et 4960 photos)
De St Jean-de-Minervois à Cessenon-sur-Orb (Hérault)

Le ciel est couvert, ce matin à l'aube. En effet, je démarre à 7h30 aujourd'hui....

En fait, c'est du brouillard nocturne que le soleil oblige à se dissoudre lentement dans l'atmosphère. Toujours sur le plateau Minervois, je remonte vers le nord et Coulouma par la D176, plus large, mieux aménagée. Elle semble avoir été très récemment refaite.

Le soleil n'a pas encore touché le fond des gorges, mais il gagne du terrain rapidement. C'est un beau spectacle que d'observer cette progression.

On entrevoit au loin, dans la dense végétation, les marques creusées par les routes.

En conduisant, ce n'est pas très sérieux, mais à l'allure à laquelle je me déplace, ça reste relativement sans risque.

Changement de revêtement : c'est désormais la D176E7... Dans la forêt domaniale de Saint-Chinian, entre La Louvière et Donnadieu.

Et je retrouve les vignes... Ici, juste avant le hameau de Donnadieu. Un sacré nom ! Comme celui d'un acteur que j'aimais beaucoup, qui a joué des rôles historiques, puissant, sauvage, un peu comme ce pays. Je ne sais pas ce qu'il est devenu.

Juste un peu plus loin, avec les montagnes à l'horizon.

La nature est plus belle au lever du jour, et ce sont mes couleurs préférées.

Pour vous situer plus exactement.

Dans les vignes, les hommes sont déjà au travail, et les petits tracteurs hauts et étroits roulent au milieu des rangs.

Au lieu d'aller directement à St Chinian, j'y vais en faisant un crochet-détour par le sud, Castelbouze (Château-Merdeux..?) que je viens de passer.

Au même endroit.

Imperceptiblement, mais très rapidement quand même, tout change. Ici, maintenant, c'est vraiment le sud. La guarrigue, les cailloux. Il me manque le chant des cigales, sans doute trop tôt dans la saison.

Quelques villages ont su conserver leurs anciennes bornes, ils ont eu raison.

Je vous le disais bien : le sud...

Et toujours, des maisons abandonnées jonchent les bords de route.

Je ne suis plus qu'à quelques encablures de Saint Chinian.

Ce moulin domine la ville. Je l'avais aperçu de loin la semaine dernière en revenant de Minerve par l'autre côté.

Les ifs, ces cyprès taillés en forme de grands crayons, sont aussi une marque du sud. Saint Chinian est en bas de la montagne.

Et voilà. Une vieille maison de Saint Chinian.

Saint Chinian est traversé par le Vernazobre que l'on voit ci-dessus.

L'église de Saint Chinian, complètement encerclée de maisons.

A l'intérieur.

Jolie sculpture.

Quelques tableaux autour du choeur.

Ici, très certainement, la naissance du petit Jésus. Très classique dans sa représentation d'une autre époque....

Vue depuis le choeur, vers les orgues.

Autre tableau, très certainement du même auteur, dont on reconnait bienn le style.

Notre-Dame de la Barthe... Je ne connais pas.

Et comme presque partout, ces longues listes de tués à la guerre. On a oublié depuis longtemps ceux des siècles passés !

Maisons dans le vieux Saint Chinian. Je trouve une connexion Internet et reste un petit moment avec le PC...

Maison à Combejean, sur la D177, au nord-est de Saint Chinian.

Mygoo aime bien les vignes.

On peut dire que ça tombe bien, car ici, il y en a partout. Ici, sur la D177, entre Prades-sur-Vernazobre et Berlou.

Peu avant Berlou, il y a une belle table d'orientation à 360 degrés, très bien documentée sur le paysage alentour ainsi que sur la végétation.

La grimpette est raide et assez longue depuis la route, mais ça ne fait pas de mal !

La vigne est présente de tous les côtés.

Après Berlou, je fais le tour du Bois de Montahuc. La route est très étroite.

Bien que l'altitude soit faible, la pente est forte, et la route impressionnante.

C'est magnifgique, et j'ai une fois de plus l'impression de m'enfoncer au bout du monde. C'est pourant toujours la France !
Je m'installe ici pour manger, au milieu des oiseaux et des insectes.

Je traverse ensuite le hameau de La Treille. Un seul habitant. Je discute un moment avec lui, car il est sur le bord de la route alors que je passe. Il me dit être très occupé ici. Il fait chambre d'hôtes, il a du monde à longueur d'année, été comme hiver ! Ce matin, il avait encore un groupe de randonneurs partis marcher dans la montagne. En plus, il fait du fromage de chèvre.

La petite chapelle de La Dourque, perdue au milieu de nulle part.

Je glisse l'appareil-photo entre les barres de fer pour vous montrer l'intérieur.

Je passe ensuite La Fraise, puis vais jusqu'à Ferrières : un cul de sac. La route se termine presque dans une maison, le demi-tour est délicat, même avec Mygoo. Je n'ose pas imaginer rouler ici en camping-car. D'ailleurs, je ne voudrais surtout pas emprunter la route que je viens de vous décrire avec un camping-car ! Les croisements y sont déjà, entre simples voitures, délicats, alors...

Direction sud jusqu'à la N112. Le paysage change une fois de plus en quelques kilomètres.

Arrivée sur la N112. Un pont semblant neuf franchit le ravin creusé par le ruisseau.

A quelques dizaines de mètres du pont, je découvre les vestiges d'un hameau en contrebas, et les restes d'une route y conduisant et, déjà, bien recouverts par la végétation. Une page d'histoire qui se tourne ici encore. On appelle ça le progrès.

Et retour à Saint-Chinian, cette fois par le nord-ouest, au niveau de Babeau-Bouldoux.

Sur la D20, vers l'est, en suivant la vallée du Vernazobre.

Des vignes à perte de vue, c'est toujours le vignoble d'appellation de Saint-Chinian.

Cessenon-sur-Orb, dont voici l'église.

A l'intérieur.

Petite visite.

Bel ouvrage d'art.

Nombreux tableaux disposés autour du choeur, disposition que l'on voit assez souvent dans cette région.

Vue depuis le choeur.

Un tableau terrible, qui m'a fait sursauter. Ces "ouvriers" sont en train d'arracher, très tranquillement, la peau du personnage central. ce qui est surprenant ici, c'est le calme avec lequel tout semble se passer. La douleur, forcément immense, n'est absolument pas retranscrite. Le "patient" ne semble pas vraiment souffrir...

Vue depuis l'entrée vers le choeur. On se rend mieux compte de la disposition des tableaux dont je parlais plus haut, autour du choeur.

Le porche. Je suis allé m'asseoir sur un banc sur la petite place à gauche. Il y faisait bon, sous les arbres. J'avais mon petit PC portable, et j'ai ainsi pu saisir une journée du voyage, et l'envoyer aussitôt après depuis la voiture, dans laquelle je captais une bonne connexion en WiFi.

Une peinture saisie sur le mur d'un restaurant, juste à côté de l'église. On y reconnait la croix cathare, à gauche.

Avec tout ça, il est près de 18 heures.... Eh oui, les heures s'égrennent inexorablement, sans cesse, comme notre vie.... Ah, ça fait moins rire, ça. mais je le dis exprès afin de vous inciter, justement, à profiter, car nous ne sommes -malheureusement ?- pas étenels. Je vois un panneau "belvédère" qui me conduit haut au-dessus de la ville. La route est très étroite, comme vous pouvez le constater. Je n'ai pas trouvé le fameux belvédère ! Demi-tour...

Ah, en retournant, j'obtiens cette jolie vue sur Cessenon-sur-Orb, au moins sur sa tour !

Près de laquelle je me rends. Oups ! Stationnement très pénible, dans une forte pente. La route qui grimpe à la tour, très étroite, entre les maisons, est finalement un cul-de-sac. Le demi-tour est obligatoire, et fort délicat. Une fois de plus, venir ici en camping-car serait de la folie !

Vue sur le pont sur l'Orb depuis le pied de la tour de Cessenon-sur-Orb. Oups, dur à prononcer, tout ça.

La tour, près de l'if méridionnal.

Vue sur les maisons de Cessenon-sur-Orb au pied de la tour. Quand je dis "ruelles", c'est vraiment le cas. Imaginez-vous un camping-car dans ces ruelles ? Même pas une voiture. Je ne voudrais pas habiter ici, c'est bien trop étroit. Alors, imaginez les mêmes rues que ci-dessous, mais en forte pente. C'est ce que l'on trouve dans tous les villages de cette région. Attention avant de s'y engouffrer, aucun panneau ne signale "cul-de-sac", ou "attention, très étroit", ou "demi-tour impossible". Tout le monde vous regarde passer, mais personne ne vous avertit. C'est le sud...

Tout le monde s'en fout... On verra bien... C'est la vie.. Sans doute un effet du soleil, seul vrai maître tout-puissant de la région...

Finalement, je me trouve une place sympa, plus à la sortie de la ville, où je passerai une nuit excellente.

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