France 2011_Jour 027

Jour 027 - Dimanche 24 avril 2011 - 69 km - 58 photos (2031 km et 5467 photos)
De Saint-Pierre-la-Mer à Laurens (Aude - Hérault)

Retour vers la montagne...

Au petit matin, le ciel est encore lourd d'humidité.

L'immense plage de Narbonne-Plage est vide, à peine un "promeneur de chien" de temsp à autre....

De telles barrières sont installées tout du long. Sans doute est-ce suffisant pour arrêter les grosses vagues ? Impensable sur notre côte vendéenne !

Bref, je n'ai pas envie d'aller dans un bistrot aujourd'hui.

Bien calé sur les deux sièges avant, je poursuis ma lourde tâche : alimentation des lecteurs.... J'y passe toute la matinée. Les nuages disparaissent progressivement, faissant place au soleil, de plus en plus puissant. Finalement, j'ai chaud, de plus en plus chaud. Je vais faire un petit tour à pied, histoire de me dégourdir les jambes, de prendre l'air, de trouver un sandwich et de le manger en regardant la plage se remplir progressivement .

Puis je me remetss au boulot. Il faut dire qu'en plus, j'ai ici une excellente connexion WiFi me permettant d'accéder au FTP pour le transfert des fichiers. A 16h30, j'ai rattrapé dix jours de retard depuis hier matin. Je suis presque à jour.

J'ai vraiment trop chaud, je ne peux plus rester ici. Par ailleurs, si j'étais presque seul sur plusieurs centaines de mètres ce matin, je suis maintenant entouré de voitures. Les gens viennent sur la plage, certains mêmes -surtout les enfants...- se baignent un peu.

La chance d'avoir Internet me perrmet de discuter avec tous mes enfants, et c'est un vrai bonheur de les entendre.

Il ne me faut pas longtemps pour prendre une décision importante. J'avais initialement l'intention de longer la Méditerranée jusqu'à l'Italie. Sachant que j'aurais sans doute un peu de mal. Eh oui, je ne suis pas un "fan" de cette mer, qui finit toujours par m'ennuyer ! Surtout ici, dans la plaine. Plus à l'est, au pied des Alpes, il y a la montagne, ce n'est pas pareil. Bref, je n'ai décidément aucune envie de poursuivre vers la Camargue et compagnie. Trop plat. Trop chaud. Trop de monde. Il me faut du relief, il me faut des bois, il me faut quitter ces immenses banlieues sans intérêt, et ces plages monotones et presque sans saveur.

Un rapide coup d'oeil sur la carte, pour choisir un itinéraire, quelques waypoints pour suivre la route choisie, et "roule ma poule".

Au bout de Saint Pierre-la-mer, il y a le camping municipal. Mais à 15 euros la nuit, je ne prends pas, c'est trop cher. D'autant plus qu'il y a du monde, et que ces campings de bord de mer ne sont pas souvent les meilleurs, bien au contraire. Bref, je ne le sens pas.

Une petite route en mauvais état longe d'immenses marais et étangs. Ici, l'étang de Pissevaches. Si si, je ne l'ai pas inventé, c'est bien son nom. Loin, trop loin, se trouve une colonie de flamants roses. Je sors pour la première fois depuis le début de ce voyage mon gros zoom, le sigma 50-500, que j'ai l'intention de vendre pour non-utilisation. Malgré ça, ils sont trop loin !

Puis la route s'élève -oh joie !- en remontant vers Fleury-d'Aude.

Et m'offre un joli panorama sur cette plaine que je quitte.

Plus loin vers le nord-est, les montagnes m'attendent. Ne bougez pas, j'arrive....

Au loin, vers l'est et le nord-est, c'est Sérignan, l'étang de Vendres... la côte, quoi !

Un peu après Fleury, au bord de la route, dans un champ, une église : Notre-Dame de Liesse.

Détail sur un mur.

L'arrière du bâtiment.

Partie récente ? Ou récemment retapée ?

Juste après, je traverse à nouveau l'Aude.

Paisible aujourd'hui.

Ensuite, je contourne Béziers par les voies rapides. Je n'aime pas rouler si vite.... Il y a de la circulation. Vivement les petites routes.

Je quitte la grande départementale à Lieuran-lès-Béziers, dont je m'enfuis très vite. Une forte populace, sur la place centrale, des bouteilles de bière volent sur la route, bref, beaucoup de viande saoule.... Il y a des drapeaux très agités, sans doute pour fêter une victoire... Fuyons ! C'est ainsi que j'arrive à Puissalicon. Bâtie sur une belle butte, comme tous les villages du coin. J'ose grimper au sommet avec la miss.

L'Eglise de Puissalicon.

Juste à côté, il y a le château.

Joliment restauré de ce côté, mais totalement inaccessible.

C'est un bel immeuble.
La descente fut épique : la ruelle en forte pente est devenue si étroite, en bas, que j'ai bien cru ne pouvoir passer !

Il est déjà 19 heures, et j'ai envie de me poser. Mais j'ai beau chercher un emplacement à ma convenance à Malagas, rien ne me convient. De plus, il y a encore beaucoup de monde dans les rues, et beaucoup de canettes de bière. Non, j'ai besoin de calme. Je reprends la route principale, la D909. J'évite Laurens, peu désireux de retrouver la place du village et sa foule, que je soupçonne.

Et soudain, juste à côté de Laurens, j'aperçois un terrain de camping. Petit, privé. L'accueil est parfait. 9 euros. Il est très propre, et correspond exactement à mon idéal de camping.

Un excellent petit emplacement pour Mygoo, une douche merveilleuse, un bon repas... Un bon bouquin.

Une bonne nuit.

Page précédente: France 2011_Jour 026
Page suivante: France 2011_Jour 028


Depuis le 06/06/2005 Visites:873913 Aujourd'hui :300 Maintenant:6 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)