France 2011_Jour 030

Jour 030 - Mercredi 27 avril 2011 - 61 km - 278 photos (2192 km et 6044 photos)
De La Tour-sur-Orb à Camarès (Hérault - Aveyron)

Le temps a été très beau, car la chaleur a été tempérée par un vent plus frais, en raison de l'altitude à laquelle je circule maintenant.
Parfait donc, sauf pour les photos, à cause d'un problème de fortes brumes de chaleur.

Le lieu du bivouac. Cette fois, je me réveille tout seul vers 8h15. Je pars aussitôt en recherche d'une salle de bains, que je trouve très rapidement.

Cette maison abandonnée porte encore le numéro 16.

Je pars donc à l'assaut des Monts d'Orb, dans la forêt domaniale du même nom, au nord-ouest de La Tour-sur-Orb.

Vue sur le petit village de Boussagues.

Vue générale des sommets alentour, pour vous donner une idée du paysage du coin.

Camplong. Je fais un crochet pour venir dans ce village. L'église est fermée.

Une belle croix cathare sur le sol de la petite place de Camplong.

Il y a un arboretum, et beaucoup de sentiers de randonnée. Mais je ne suis parti que pour six mois, ce qui m'oblige à faire des choix ! Oui, je vous entends déjà : "Six mois, et il n'a pas le temps....". Mais réfléchissez, et je crois vous l'avoir déjà dit. La France, c'est plus de 30.000 villages... Si je visite à fond chaque village, -et je ne parle même pas de la nature, des chemins de randonnée, des musées, des châteaux, des....etc, etc..., j'ai besoin d'une journée minimum pour trois d'entre eux. C'est donc un besoin de 10.000 jours... Et tout ceci sans tenir compte de la météo, des saisons, etc.... Je vous laisse faire le compte, mais, vite fait, sans une seule journée de repos, j'en aurais pour 27 ans...

Encore une.... Il y en a un peu partout dans la montagne et, c'est certain, je suis loin de tout voir.

De Camplong, je pars vers Graissesac. En chemin, j'ai une belle vue sur Saint Etienne-de-Mursan, au pied de la rivière La Mare.

Graissessac, que je viens de passer. Et ce fut très difficile. Je me suis en fait retrouvé dans une rue très étroite, avec 2,10 mètres de large seulement entre les maisons. Il a fallu rentrer un rétro, et je me suis littéralement "faufilé" au pas. Des résidents me regardaient avec des regards noirs... Du coup, je n'ai même pas vu l'église. Mais je vais vous dire un truc : même en roulant doucement, ces villages sont si accidentés, les rues si étroites, que l'on ne peut voir sérieusement quelque chose qu'en marchant. J'ai plutôt l'habitude de me diriger à vue vers les bâtiments importants, église ou château, afin de minimiser le temps passé à la visite, afin d'être plus rationnel, efficace. Mais là, il faut accepter de passer une heure ou deux à déambuler dans les rues, et c'est ainsi pour tous les bourgs rencontrés. En conclusion, une fois de plus, je fais des choix ! Pas forcément toujours les bons, en l'absence de guide touristique de chaque contrée. Je me dirige "à la carte" IGN, en fonction, essentiellement, des routes, car c'est la route qui, vraiment, est mon critère principal.

Et, généralement, je suis satisfait de mes choix. De plus, jamais deux voyageurs ne feront le même voyage, et c'est très bien ainsi. Je vous montre ce que j'ai vu, et je suis persuadé que ceux qui suivront un peu mes itinéraires y verront d'autres choses m'ayant échappé.

La route s'élève lentement, mais sûrement, offrant de superbes échappées sur les villages, et sur les vallées. Un vrai bonheur.

Vue plongeante sur le lieu-dit Provères.

Vue sur le Mont Cabanes, que je vois depuis un moment déjà, et qui culmine à 950 mètres d'altitude.

Je suis seul, ou presque, sur cette petite départementale D163.

J'aime cette montagne, davantage que celle des Monts de Lacaune visitée la semaine dernière.

Sans doute parce que le relief y est plus pointu. Pas plus élevé, c'est sensiblement la même chose.

A gauche, certainement, des restes d'exploitation du charbon.

Le ravin est profond, les routes ne sont pas nombreuses.

Je croyais que la route allait sur le Mont Cabanes, mais non.

Par contre, à 800 mètres, dans un coude de la route, un large chemin, très pierreux, y conduit. Du moins, je le pense.

Il est 11h30, il fait chaud, mais je décide d'y aller.

Le chemin, en corniche, est agréable, bien que difficile.

La vue serait immense s'il n'y avait tant de brume, malheureusement. C'est toujours Graissessac qui se voit, au fond de la vallée.

Arrivée au sommet. Le pylône du Mont Cabanes, à 950 mètres.

Une belle table d'orientation y est installée.

Là-bas, au sud-ouest, le massif de l'Espinouse, où je me trouvais ces dernières semaines. En plein centre, c'est le Mont Caroux, que je trouvais si plat.
Cette photo le confirme totalement !

Graissessac, donc, vers le sud-est.

Vue plongeante sur la vallée du ruisseau de Bouissescure.

A mes pieds, le Marcoussel, nom de ce petit piton, à 844 mètres. Les yeux perçants de mes lecteurs apercevront peut-être la partie arrière de Mygoo. Elle se trouve sur le bord de la route -logique-, à droite du Marcoussel : c'est la petite tache blanche !

Le Roc Camprémau, 733 mètres, que la route contourne jusqu'au Col des Cabanes, à droite, à 718 mètres.

Sur le chemin du retour, les croupes arrondies des sommets, vers le nord-est.

Derrière moi, maintenant, le mont Pareujal (977 m) et, à droite, le Mont Agut, point culminant du massif, à 1022 mètres.

Regard vers le sud.

Deux croix sont bétonnées sur le roc, au bord du chemin.

Toujours vers le sud.

En bas, la D163 que Mygoo a grimpée sans aucun souci....

Coup d'oeil arrière, avec le 80 mm. Eh oui, j'avais monté les trois objectifs....

Les genêts commencent à fleurir en bord de chemin.

Le printemps, c'est génial : tout pousse, la nature est très optimiste, elle ne relâche jamais son effort.

Au loin, la molaire : le Mont Caroux au 80 mm. Un merveilleux souvenir d'une très belle balade.

Témoin d'un ancien incendie.

Les courbes de la D163 vers Graissessac.

Une petite dernière sur la descente.

Et voici ma petite maison, en attente de son patron. Tournée dans le mauvais sens, car j'ai vu le chemin trop tard, et suis revenu après avoir trouvé le moyen de faire demi-tour. Un couple de cyclistes passe, la femme devançant son homme de plus de 200 mètres ! Elle descend pour discuter un peu avec moi en l'attendant, car je lui demandais si elle voulait boire quelque chose. Une fois de plus, j'admire les cyclistes, car l'effort qu'ils fournissent est énorme, d'autant plus avec ce vent plutôt violent. Vu l'heure, je m'installe confortablement pour me rassasier ici, devant cette vue grandiose.

La route passe ensuite plusieurs cols. Ici, vue arrière depuis le Col de la Font. On aperçoit le pylône du Mont Cabanes.

Paysages le long de la route.

Le paysage change imperceptiblement après le ol du Layrac, ici peu avant le lieu-dit Marcou.

Puis elle remonte à nouveau, vers le nord. Et s'approche du Parc Régional des Grands Causses.

Là-bas, les monts que je suis en train de quitter.

Mélagues, mon premier village depuis Graissessac. Sur le bord de la route, un bureau avec accès Internet. Un euro pour une heure : j'accepte. C'est la première fois que je paye l'accès au réseau depuis le début de ce voyage. Il me permet d'envoyer les dernières photosqs, et de me mettre totalement à jour en temps réel. Je pense que ça devrait vous faire plaisir.

Une curieuse construction humaine au raz du roc. Etonnant !

Une très très vieille pancarte....

Curieuse croix en bord de route, à la mémoire de Marthe Roques, épouse Sabathier, décédée le 14/09/1952, à l'âge de 42 ans.

Ici, je viens d'atteindre la D12, qui monte vers le nord-ouest.

Vue sur un lotissement du village de Brusque.

Juste à côté, peu avant Brusque, une nouvelle croix. A la mémoire d'Emile Dressayre, victime d'un accident le 5 septembre 1942 à l'âge de 19 ans... Cette tombe est très fleurie.

Le village de Brusque.

Puis je rattrape la D942, et j'arrive à Camarès. Au premier plan, à droite, l'aire de camping-cars.
C'est ici que je vais établir mon campement ce soir.

Camarès. Au premier plan, dans l'eau de la rivière Le Dourdou, un pêcheur.

Le haut du village de Camarès.

Le vieux pont du XIème siècle.

Le haut du village au 80 mm.

L'église de Camarès.

Le vieux pont au 80mm.

L'eau du Dourdou.

Vue vers l'aire de camping-car.

Les pêcheurs dans le Dourdou, depuis mon bivouac.

Et Mygoo, qui va dormir ici, au-dessus du Dourdou.

Un camping-car de Loire-Atlantique vient s'installer près de Mygoo. Nous échangeons quelques réflexions. Ils me font part des beaux villages qu'ils viennent de visiter, et que je ne manquerai pas d'aller voir. Ils arrivent du nord...

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Salut à tous.

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