France 2011_Jour 031

Jour 031 - Jeudi 28 avril 2011 - 61 km - 208 photos (2253 km et 6252 photos)
De Camarès à Camarès (Aveyron)

Encore une très belle journée, légèrement nuageuse, mais surtout moins chaude, ce qui est tellement plus agréable !

Vue de Mygoo parmi ses grands frères et soeurs... Elle s'en moque totalement ! Il est un peu plus de 8 heures, et je démarre déjà. Et j'ai bien apprécié d'être ici, car j'ai pu faire la toilette avant de partir, compte tenu de l'équipement de l'aire aménagée. Je reviendrais bien ce soir, tout compte fait !

J'ai en effet prévu une boucle pour le début de la journée. Direction le sud, par la D51, passage du Col du Pas du Loup.
Aucun essouflement, une forme magnifique. Je ne regrette pas de voyager avec Mygoo !

Non, ce n'est pas la D51 que vous voyez là, c'est un chemin forestier.

C'est elle.

Rencontre insolite.

Le village encore à moitié endormi de Mounes.

L'église au 80 mm.

Un calvaire comme il y en a tant en France.

Je vois une pancarte "statue-menhir". C'est exactement le genre de truc qu'il faut écrire pour m'inciter à venir... C'est la petite D209 qui, d'après la carte, fait le tour du Puech de Montaran (922 m) en passant par le village du Cros, et revient sur la D113 prévue. C'est donc parfait, allons-y !

J'ai appris, depuis, qu'il y en a 49 sur les routes du Rouergue, au coeur du Pays de Roquefort, le long des vallées du Rance et du Dourdou. Elles sont datées du millénaire 3500-2500 avant JC. Les originaux se trouvent au Musée Fenaille de Rodez. Sculptées ou gravées sur leur dalle de pierre, portant collier ou baudrier, les staues-menhirs dressent leur vidage sans bouche, gardant le silence sur le secret de leurs origines. Chargés de symbole et d'émotion, ces monuments constituent une des plus curieuses énigmes de la préhistoire.

Je trouve que l'émotion n'y est pas trop, à cause du fait que ce soient des copies en grès ! De plus, on dirait du ciment : ça "gâche" un peu, non ?

Je m'amuse avvec le 80mm à rechercher un peu d'esthétisme autour de moi. C'est facile, la nature est tellement prodigue !

Le hameau du Cros, où je vais passer. Quelques maisons commées les unes contre les autres, et c'est tout. Un petit groupe humain.

Essai graphique, mais j'ai mal dosé les contrastes lumineux. Malgré tout, l'original a un bien meilleur potentiel !

Etrange croix, que je n'avais pas vue au premier abord, car je suis toujours auprès de la statue-menhir.

Au loin, quelques éoliennes. Je ne parviens pas à me décider : moche, ou pas moche ? J'ai toutefois un léger penchant pour "moche".

Une touffe de genêt.

Champs, haies et collines.

Arbres, plutôt solitaires ici, en approchant des sommets.

Juste après Le Cros, la Bataillole. Que peut bien cacher le nom de ce col ? Un combat se serait-il déroulé ici un jour ?

Mygoo attend sagement, comme à son habitude.

Le symbole de Larousse, pas encore déplumé, absolument seul sur ce bord de route, au-dessus des herbes bien vertes.

Paysage vers le nord-ouet. Pour ma part, je prends nord-est.

Je suis sur le plateau.

Et j'aime bien ça, surtout quand ce n'est pas recouvert d'une forêt.

J'aime bien les forêts, mais il faut bien admettre qu'au milieu des arbres, on ne voit pratiquement que... des arbres.
Du coup, on ne les voit plus, et on ne voit rien d'autre. Ici, on voit très bien les arbres, ils se détachent parfaitement. Et on voit aussi tout le reste !

J'adore ça. Surtout avec la route, cordon ombilical me permettant de découvrir.

C'est un peu nu, mais je trouve ça beau.

Et ma petite route, lumineuse et parfaitement inmanquable parmi tout ce vert, serpente et ondule au gré du relief.

Les hommes ont travaillé les gens avec leurs grosses machines.

Ils modèlent le paysage, lui donnant les couleurs des cultures choisies.

Les arbres disparaissent...

Une très ancienne croix, cathare je pense. Au loin, la clocher de l'église Saint Martin du hameau L'Albesty.

Puis c'est la descente dans la vallée de la Rance : je quitte le plateau.

Une boucle... J'aime bien les boucles. En voiture, c'est rigolo. En moto, c'est toujours impressionnant. Le regard est essentiel au passage.

La petite route plonge de 200 mètres en quelques virages, mais vraiment rien de méchant.

La paysage change. Je vois un homme en bas dans son jardin près de cette maison. Je discute un peu avec lui, car il quittait son jardin. Il m'a expliqué qu'il mettait de l'engrais naturel fait par lui-même. Mais je n'ai pas tout compris, il y avait des mots patois ! Je lui dit : "vous êtes ici au calme". Il me répond : "Parfois un peu trop.Mais malgré tout, je ne pourrais pas rfester en ville, c'est trop dangereux. Il faut regarder partout, tout le monde courre. Non, vraiment, c'est mieux ici. Mais presque trop calme". Je le comprends.

Je roule maintenant sur la D113 qui suit la vallée de la Rance.

Vue générale de la route

Quelques troupeaux de moutons, au bord de la Rance, en contrebas de la route.

Pour finalement arriver à Belmont-sur-Rance.

Sur une petite place -place Georges Mouls- où je m'installe un bon moment.
Petite épicerie, bonne connexion Internet pour lire et répondre à mes mails.

A la sortie de l'épicerie, je vois l'office de tourisme. Ils offrent des bouquets de muguet à tous les visiteurs ! Je dénie, n'ayant pas envie de trimballer des fleurs dans Mygoo. elles seront plus utiles à d'autres. Par contre, la jeune femme qui me reçoit est fort aimable, et me conseille très judicieusement sur un choix de publications qui me seront utiles pour ma visite de l'Aveyron. Elle m'a d'ailleurs appris que le Rouergue correspond presque exactement aux limites de l'Aveyron. C'est elle qui me parle des statues-menhirs : "nous en avons gardé quelques unes pour faire notre propre musée, un jour, car sinon, Rodez nous prend tout" ! Je suis sorti avec 500 grammes de revues diverses, de quoi m'aider à préparer mes itinéraires !

Ici, au pied de l'église gothique de Belmont (1515-1524). C'est là que je me suis lancé dans ma première cuisine : faire cuire du riz ! Ne riez pas, je n'ai jamais fait, sauf peut-être gamin -nous étions nombreux, j'étais l'aîné, et ma mère m'a appris, un peu... -, mais j'en ai oublié jusqu'au souvenir. Bref, je suis heureux de moi, ça a l'air bien. C'était dans un sachet, que j'ai mis dans l'eau bouillante. Oui, je sais, fastoche ! En ouvrant le sachet brûlant, la moitié du riz s'éparpille sur le sol de ma chambre-cuisine.... Heureusement, c'était prévu pour deux personnes !

Décidément, je ne serai jamais cuisinier ! J'essaye, pourtant...

Je monte ensuite au pied de l'église.

Une très jolie gothique, comme je les aime.

Mais.... la porte est fermée !

Sous le porche, les murs sont couverts de graffitis, des deux côtés.

Maisons en face du porche.

Coup d'oeil vers le ciel.

Sur la petite place, près de l'église.

Un petit tir avec le 80 mm....

En quittant la petite ville, il y a plusieurs jolis panoramas sur le bourg.

Avec le 80 mm.

Je passe par hasard près d'un très vieux pont.

Un pont comme je les aime. C'est superbe.

Cadran solaire "Carpe Diem", ma devise préférée : profites du jour.

Je fais de mon mieux !

Paysage autour de Belmont.

Autre superbe point-de-vue sur Belmont-sur-Rance.

Puis je prends la D91 en direction de Camarès. Il est déjà 15 heures.

Je suis à nouveau sur le plateau.Vous l'aurez compris par vous-même en voyant cette photo.

Saint Vincent. Je quitte la D91 pour partir à la recherche des statues-menhirs.

Pas celle-ci....

Près de la ferme du Puech de Nougras, je me renseigne auprès de la fermière. L'endroit est couvert de mouches. Il y a de la bousse sèche partout. Les mouches rentrent dans la voiture, je déteste ! Mais la dame est très gentille. Son beau-frère est le spécialiste des statues-menhirs, il a écrit un livre. "Vous le ratez de peu, il vient de partir avec son tracteur, c'est vraiment dommage, il aurait été si heureux de vous expliquer !". Et moi, donc ! Elle était prête, son seau à la main, à aller voir dans une maison pour savoir quand il allait revenir. Je lui ai dit que ce n'était pas grave. "Quel dommage, quel dommage", répétait-elle. Mais elle m'indique le chemin à suivre. "Oui, vous pouvez y aller avec votre voiture, sans problème". Merci beaucoup, madame.

Le chemin convient très bien à Mygoo. Et à moi aussi.

Ainsi, il y a 3000 ans, des hommes et des femmes vivaient ici, et gravaient ces pierres.

Je poursuis mon chemin.

Celle-ci est impressionnante !

Je continue doucement. Je ne croise aucun tracteur, c'est le principal.

Je retrouve le goudron, et me dirige vers Le Mas Viel.

Non, pas celle-ci... Que penseront-ils, dans 3000 ans, lorsqu'ils la découvriront ?

Ni celle-ci, "estampillée" 1678.

Celle-ci est sur une hauteur.

La vue est immense : on y découvre tout le paysage. L'emplacement était bien choisi.

Un rayon de soleil éclaire le clocher de Saint Vincent.
Le ciel se charge de lourds nuages. Il faiit chaud, soudain, l'orage menace. Je comprends mieux, pour les mouches, tout-à-l'heure.
Le vent ici souffle fort; le paysage s'éclaire tantôt ici, tantôt là, c'est magique.

Oui, ils avaient bien choisi le lieu. Magique.

Vue sur la vallée du Dourdou, au niveau du lieu-dit Fabrègues, peu avant Camarès.

Encore une maison abandonnée.

Puis la D91 surplombe Saint Pierre d'Issis, en bas, sur la D902.

Juste avant d'arriver à Camarès. Il est 16h30.

Je retourne sur l'aire de camping-car de Camarès, comme hier soir... Quand on aime....

Page précédente: France 2011_Jour 030
Page suivante: France 2011_Jour 032


Depuis le 06/06/2005 Visites:905830 Aujourd'hui :352 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)