France 2011_Jour 032

Jour 032 - Vendredi 29 avril 2011 - 42 km - 345 photos (2295 km et 6597 photos)
De Camarès à Vabres-l'Abbaye (Aveyron)

Journée très "cool". Départ à neuf heures passées, je commence par une visite rapide à l'Office de Tourisme de Camarès, puis par une nouvelle corvée de courses alimentaires. En effet, j'ai ici l'opportunité d'un choix facilement accessible, et je dois en tenir compte, puisque les commerces des petits villages sont extrêmement faiblement achalandés ! Il y a des nuages, il fait plus frais, bref, un vrai temps de saison, ce que j'apprécie énormément.

Je prends donc, pour changer, ce que j'appellerai désormais les MD -pour "mini-départementales". Ceux qui ne comprendront pas cette abréviation dans mes futurs récits seront ceux qui n'auront pas tout lu, ce qui me permettra de les repérer plus facilement... Hi hi hi... Bref, je roule en direction du nord de Camarès, sur la D104.

Tiens, une croix. Impossible de lire l'inscription. Je pense qu'avec un spécialiste, on pourrait y arriver en travaillant la photo avec des logiciels de dessin. J'ai essayé, mais c'est assez difficile, et je n'en ai pas le temps. Si un lecteur spécialiste veut essayer, je peux lui fournir le fichier original. Mais attention : pas maintenant, pas avant le prochain hiver !

Un troupeau de moutons, mais je pense que vous l'aviez deviné !

De grandes étendues, de l'espace, mais ondulé. J'aime ça. De temps à autre un lieu-dit, une ferme, un hameau.

Par contre, tout est clôturé, ou presque. J'ai même longé une barrière de barbelés de plus de deux mètres de haut pendant deux kilomètres, derrière laquelle ne se trouvaient que de vastes étendues cultivées. De quoi se protègent-ils ? Cultures transgéniques ? Allez savoir.

Puis, soudain, je les vois. Les Rougiers. C'est pour trouver ces terres que je suis passé à l'Office de Tourisme. Qu'est-ce que c'est ?

Un peu d'explications. Dans Rougiers, vous avez une racine faclement identifiable, n'est-ce-pas ? Comment ? Rouge ? Exact, bravo !

Il y a 250 millions d'années -j'adore ça, pas 247 ni 248, non non, 250 millions....-, la région connaissait un climat tropical et était occupée par une vaste lagune. L'alternance de phases de sécheresse et d'inondations provoque alors l'oxydation de ces sédiments contenant beaucoup de fer.

Voilà. J'ai recopié ça sur la petite brochure reçue ce matin. C'est toujours sympa d'avoir une explication.

La terre est vraiment bien rouge. OK. C'est joli, mais ce n'est pas ce que je veux voir.

C'est ça, exactement. Afrique ? Australie ? Non. France. A petite échelle, oui, j'en conviens. Mais France quand même. La diversité, c'est génial.

Des gens ont écrit sur les zones érodées en plaçant des petits -ou des gros- cailloux en guise de lettres.

Lorsque les arbres recouvrent la terre, on ne se rend compte de rien. Mais là où les arbres, pour une raison ou une autre, ont disparu, le vent et la pluie forgent le paysage, comme ici. L'érosion creuse, de plus en plus, des canyons se sont formés, c'est splendide.

Une nouvelle végétation essaye de s'y aggripper. Comme toujours, la nature trouve des solutions, des écosystèmes s'intallent.

Je grimpe -difficilement- sur cette espèce de gravier tassé, et plutôt lisse. J'hésite, je ne voudrais pas abîmer, je fais attention.

On imagine aisément les torrents qui se forment et creusent, et qui sèchent aussi vite qu'ils surviennent.

C'est ce que je voulais voir. Et je ne suis pas déçu.

Ce petit monticule, c'est une souche d'arbre. Pourquoi a-t-il été coupé ?

Des prénoms, des "je t'aime", des coeurs sont dessinés un peu partout. Sur la croix, une date : 1870.

Certains messages sont anciens, car des cailloux ont disparu, voire même des lettres entières.

Parfois, c'est très lisible.

Au loin, la miss Mygoo, qui se moque totalement de tout ça. Elle, ce qu'elle aime, c'est rouler. C'est tout.

Ici, un arbuste a réussi à s'imposer.

Il semble un peu enfoncé.

Ici, un peu plus haut, un véritable canyon en miniature s'est formé.

Assez profond pour que je ne cherche pas à y descendre.

La preuve !

Quelques touffes d'herbe s'accrochent aussi.

Avec de touts petits cailloux.

Message que je détourne pour mes enfants.

Pas mal, hein ?

Sur ma carte, un sentier serpente au milieu de canyons semblant profonds. Je décide d'aller voir ça de plus près. Mauvaise pioche. Très vite, des fils électriques barrent le chemin. Je passe outre (ils sont très bas), mais il y a des ruches. Je m'écarte et prends de la hauteur. Malgré ça, des guêpes tournent autour de moi. L'une reste sur moi, et très vite, je ne peux plus le supporter. Je fais demi-tour, je termine même en courant ! Bref, les chemins semblent coupés. Propriétés privées ? Carte IGN pas à jour ? Aucune pancarte, j'ai l'impression que les paysans du coin ne recherchent pas trop les randonneurs, loin s'en faut. Je n'insiste pas.

Dommage, quand je lis : "ravin de Gourgoule, ravin de los Gabios, ravin de Pari, ravin de Pomière...."

Je roule désormais sur la D101, en direction du château de Montaigut. C'est lui, là, sur cette butte.

Petit coup de 80 mm.

Je fais des arrêts continuels pour les photos.

Certainement bien peu de gens accepteraient de rouler avec moi. Je faisais pareil avec la moto. Presque moins, même !

Une MD -vous vous souvenez ?- part sur le château, bâti au 10ème siècle sur cet éperon rocheux.

Je me restaure une fois en haut. Puis je vais faire une petite marche sur ce merveilleux chemin creusé dans la roche.

Le long duquel je trouve cette croix ancestrale.

La dernière rangée de pierre est disposée perpendiculèrement. Magnifique.

Une maison abandonnée.

Je fais demi-tour.

Je ne peux m'empêcher de penser aux roues des carrioles qui sont passées ici, et ont marqué la pierre de façon indélébile. J'en suis d'autant plus certain que j'ai déjà vu ça, et en avais reçu l'explication. C'était à Paestum, dans le sud de l'Italie, près des temples. Et de telles marques avaient été faites par le passage des chars pendants des décennies ! C'est ici la même chose.

Auto-portrait.

Je vais voir le château.

Le siège du conducteur de la charrue.

Château de Montaigut.

Fondations sur le roc même.

Je ne voudrais pas être le propriétaire des lieux, avec ces travaux à effectuer !

Il est 14h15. Un homme arrive en voiture. Je lui demande si je peux faire le tour. "Oui, oui, allez-y". Merci.
En effet, la visite commence à 14h30, et coûte 5 euros. Mais je n'ai pas envie de visiter.

Vue imprenable sur les Rougiers depuis le château.

Autour du château.

Vers le haut des murailles.

Il y a toute une collection de vieilles moissonneuses-batteuses.

Elles sont sous un grand bâtiment non fermé.

Quelques détails.

Les roues me font penser aux chariots des conquérants de l'ouest américain.

Un lézard se promène sur la ferrure de cette petite porte, persuadé que je ne le vois pas !

Vieille fenêtre.

Je reprends la route qui monte sur les sommets, offrant de superbes panoramas. Vu d'ici, le château de Montaigut parait bien petit.

Queqlues kiloimètres de bonheur plus loin, la route plonge vers la vallée. En bas, la petite ville de Sainte Affrique.

Eglise de Ste Affrique, au bord de la Sorgue.

Vue de la Sorgue depuis le pont.

L'autre côté, vers l'église.

Que voici. L'intérieur est très banal.

J'ai pris mon PC, dans l'idée d'aller boire un coca dans un café Internet que je trouve très vite. C'est sympa, il y a du monde, l'ambiance est agréable. Je fais mes transferts de fichiers pour vous apporter un peu de lecture. Je reste ici un bon moment. Une belle averse tombe pendant ce temps, et j'ai laissé mon hublot de toit ouvert... Pas grave, ça sèchera bien. Quand je ressors, le soleil est revenu depuis un moment !

Et sous le soleil....

... on peut dire que ça change tout !

Je traverse à nouveau le pont pour récupérer Mygoo.

C'est le pont.... Oui, je sais, c'est banal, mais j'avais envie de vous le montrer sous cet angle.

Je reprends la route, mais pas pour longtemps.
Arrêt dans la petite cité de Vabres-l'Abbaye, 5 km plus loin, que voici, sur le Dourdou.

Je m'installe sur l'aire de camping-cars. Un couple de retraités de Pau s'y trouve déjà. Nous discutons bien pendant une heure, le monsieur me raconte sa vie. Il a fait pas mal de métiers, dont peintre en bâtiment à Paris, propriétaire d'une maison de la presse à Nice, vendeur de maisons, etc...

Il est 21h30, je ne vois presque plus rien, il est temps de manger.... et de bouquiner !

Encore des heures supp' non payées, aujourd'hui !

J'invite ceux qui n'ont jamais écrit dans le livre d'or à y venir et à me faire part de leurs remarques et/ou appréciations.
Car, comme je l'ai déjà dit par ailleurs, je me contente de ça comme salaire....

...pour l'instant !

 

Je plaisante.

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