France 2011_Jour 038

Jour 038 - Jeudi 5 mai 2011 - 64 km - 152 photos (2706 km et 7982 photos)
De Ambialet à Villefranche-de-Panat (Tarn - Aveyron)

Et le grand soleil est revenu, avec des températures parfaites; j'entends par là qu'elles n'étaient pas trop chaudes.
Je repars vers l'est, sinon je vais arriver à l'océan atlantique, et il est trop tôt pour rentrer !

Bivouac parfait, un excellent spot ! Des camping-caristes ont dormi ici également. J'ai discuté avec le gars ce matin : ils sont du Tarn et rentrent à la maison après deux semaines passées dans le Médoc. Il a été surpris de voir Mygoo-camping-car... Départ à 9 heures, arrêt d'une demi-heure pour lire et écrire mon courrier sur Internet, et la journée commence.

Près de Fontonde -ferme-, vue sur le Tarn et un bout de la boucle d'Ambialet, mais cette fois depuis le nord.

Deux virages plus haut, tout près de Saint-Cirgue, j'ai eu une petite discussion avec ce troupeau de moutons.

Coup d'oeil arrière. Je suis revenu sur le plateau.

L'église de Saint Cirgue.

Le paysage sur le plateau : c'est la zone conquise par l'agriculture. Ici, ils peuvent passer les tracteurs, alors que dans les fonds des vallées, c'est beaucoup plus difficile : ruisseaux, rivières, roches affleurant ne sont pas propices à la mécanisation moderne. Pourvu que ça dure !

Le petit pépé assis sur son banc : c'est une peinture. Très bien vue !

Histoire de panneaux.

Graphisme des cultures sur le plateau légèrement valloné.

Puis je quitte la D74 pour la D125, minuscule, qui plonge de 200 mètres jusqu'au ruisseau de Broncarié.

Une merveille.

J'ai la joie de voir un chevreuil traverser tranquillement devant moi, sans trop se presser. J'arrête le moteur. Les oiseaux se parlent, leurs chants se répercutent d'un versant sur l'autre, d'un arbre à l'autre, d'une direction vers l'autre. Ils sont nombreux. J'en vois passer des multicolores, et assez gros, comme je n'en avais jamais vus. .

Les épingles me font penser à la moto, à chaque fois !

Ce qui est incroyable, c'est la vitesse à laquelle on passe du monde humain au monde sauvage. En fait, les deux se côtoient, la séparation est brutale.
Tu es dans le village, dans le monde moderne; tu prends un chemin -et une route telle que celle-ci est totalement comparable au chemin- et tu te retrouves presque instantanément dans un autre monde.

La végétation y est dense, sauvage, c'est le fouillis presque inextricable.

Cette brusquerie du changement me plait énormément, car tu peux passer d'un monde à l'autre en quelques minutes, presque comme une téléportation.
Vivre dans un tel pays doit être très reposant. Tu as le beurre et l'argent du beurre. Pour ce qui est de la crèmière, je ne sais pas me prononcer !

Et retour sur le plateau, aux alentours de 450 mètres.

Je vous le disais bien : autre monde.
En bas, le monde animal et végétal et en haut, le monde des hommes.
En bas, le monde des ténèbres et en haut, la lumière du monde.

Rien à voir.

Ou plutôt si : tout se voit !

Presque à perte de vue.

Et dès que l'on voit l'ébauche d'une vallée, dès qu'elle prend de la profondeur, la végétation reprend de dessus.

Au lieu-dit La Poussarié, un monument commémoratif : 5 août 1944, suivi de neuf noms. Sans doute des victimes de l'Allemagne nazie.
Aucune explication, dommage !

Ondulations.

Vagues...

Courbes...

Pentes...

Creux...

L'homme, ici, domine le paysage et le façonne.

C'est lui le peintre.

Et j'aime bien aussi.

Allez. Après cet intermède, je prends la D53 à Puech-Granal. Elle plonge vers le monde des ténèbres....

La voici qui émerge à nouveau.

Retour sur le plateau.

Pour le coup, il y a des explications. Mais, contrairement aux neuf autres, celui-ci est allé se faire tuer volontairement !

Comme lui, d'ailleurs. Pas très gai, tout ça ! En fait, je vais vous dire un truc. Lorsque je suis entré en pologne en 2006, j'avais été abasourdi par le nombre très important de statues représentant des personnages de la religion catholique. Franchement, j'avais oublié mon propre pays ! Il y a en France des croix, et des statues de crucifiés, en nombre incroyable. Certainement, des centaines de milliers ! Sur ce point précis, la religion musulmane est beaucoup plus discrète.

Albignac, petit village au loin.

Juste après Courviala, sur la D903.

Réquista. Petite ville. J'en profite pour faire quelques courses, et pour manger.

Toujours à Réquista. Curieux monument devant la mairie. Est-ce censé représenter un tremblement de terre ?

Un oiseau de proie faisait des cercles au-dessus de l'herbe fraichement coupée.

Paysage au tour de la D44, peu avant l'Hôpital-Bellegarde (c'est le nom d'un hameau).

A Lestrade, je prends la petite D25, fuyant le grand axe (si si, ça circulait). Ici, un poteau bleu-blanc-rouge marqué "honneur à notre élu".

Je m'enfonce à nouveau dans les profondeurs....

Et tout de suite, c'est la jungle. Quoi ? J'exagère ?

OK, je reconnais, le terme est un peu fort.

Si je prenais un des sentiers que je vois de temps à autre, ce serait bien pire !

Les fermes se trouvent bien sur les hauteurs.

Je remonte. Il s'agit d'une photo prise vers l'arrière.

Et pour répondre aux médisants, non, je ne roulais pas !

Une fois remonté, je retrouve les hommes, comme je vous le disais !

Et les grands espaces.

Le monde industrialisé de la campagne.

Les nouveaux moulins à vent, qui n'ont rien à moudre.
Mais qui sont tellement moins dangereux que les centrales nucléaires.

Coup d'oeil à droite, en passant. C'est le départ d'une fameuse MD. Vous prenez cette route, vous replongez dans les bas-fonds fabuleux, vous y retrouverez le monde des licornes et des feux-follets, des sorcières et des êtres invisibles. La vie ne s'y voit pas, elle y est pourtant dense. Allez-y, prenez-les, ces petites routes tortueuses à souhait, elles ne vous décevront jamais. Je vous en fais serment.

La Besse. Juste avant Villefranche-de-Panat.

Et son lac de barrage -que l'on aperçoit à droite- qui porte le nom du village : lac de Villefranche-de-Panat.

Il est joli.

Tiens, un camping. 3 étoiles. Je vais quand même demander le prix.
"Cinq euros, ça ira ?", me répond la patronne. Et comment ! Je prends.

Il est 15 heures. Impeccable. Grand nettoyage, du bonhomme et de ses affaires. Cette fois, je prends la machine.

Le camping est très propre. Je discute un peu avec la patronne, qui bosse. Peinture, lazure....

Les pieds dans l'eau transparente, et de bonne température.

Il ne manque que l'Internet, mais on ne peut pas tout avoir. C'est parfait comme ça. Je vous recommande chaudement ce camping.

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