France 2011_Jour 042

Jour 042 - Lundi 9 mai 2011 - 38 km - 217 photos (2937 km et 8912 photos)
De Millau à Nant (Aveyron) - Et 11 km de VTT...

Un peu de circulation près du bivouac, ce qui m'a réveillé de bonne heure. Mais j'ai réussi à me rendormir pour émerger à 9 heures...
Temps splendide.

A Creissels, banlieue de Millau, une petite route grimpe sur le plateau. Elle est étroite, comporte quelques beaux lacets, et est interdite aux camping-cars. Mais elle possède pas mal d'endroits où l'on peut stationner : en fait, c'est pour permettre les croisements, à cause de son étroitesse. J'en profite...

Là voici, vue d'un peu plus haut.

Au sommet, il y a un belvédère consacré aau viaduc de Millau. Les données techniques concernant cette construction sont tout de même très impressionnantes. Si ça vous intéresse, vous trouverez certainement tous les chiffres sur Internet, car je ne suis pas connecté au moment où j'écris ces lignes -ce qui est d'ailleurs très souvent le cas, m'empêchant de vous fournir les liens documentant mes photos, comme j'aime à le faire lorsque j'en ai la possibilité. Je peux quand même vous dire qu'il fait 343 mètres de hauteur au sommet du plus haut pylône (19 m de plus que la Tour Eiffel) !

Au 80 mm, je ne peux le prendre dans toute sa longueur (2460 mètres).

Millau, étalée dans la vallée.

Un homme était ici en train de filmer, et avait envie de discuter. Il m'a donné quelques tuyaux de bons "spots-photos".

Dont celui-ci, dont je lui sais gré. En effet, j'en avais déjà vu lorsque j'étais enfant, alors que nous passions des vacances autour de Florac. Et ça m'avait beaucoup intéressé, à tel point que je n'avais jamais oublié. Il s'agit d'une lavogne. Ici, sur le plateau, l'eau ne reste pas. Elle s'infiltre dans le sol calcaire, truffé de galeries, de canyons... Or, les hommes ont besoin de conserver l'eau. Et la lavogne en est un moyen.

Ils ont pavé le sol de façon à retenir les eaux de pluie, et à pouvoir les utilise selon leurs besoins. Sans les indications du vidéaste, je ne l'aurais pas vue, car elle était juste auprès de la route, derrière une haie. Celle-ci est entourée de cerisiers : dans un mois, ce sera un délice !

Vue globale du site. La lavogne est à droite. On aperçoit une antique bergerie, que je ne pouvais approcher à cause d'une clôture. Dommage.

Quoi ? Que se passe-t-il ? C'est simple, je me suis trouvé une petite boucle à parcourir en VTT. Curieusement, 11 km, comme hier....

Et c'est parti. Enchanté, comme à chaque fois : ce vélo est génial, il roule tout seul, etc...

Grosse surprise en ouvrant les portes de ma chambre : je m'attendais à un ciel grisâtre...

Ici, c'est le plateau du Larzac.

Je ne pensais pas que c'était cultivé à ce point ! Et si vous voyiez le terrain : des cailloux, énormément de cailloux.
Comment ça pousse ?

Le vent est très violent. Et comme je fais une boucle, si ça commence bien, je déchante vite. En fait, après une descente vent dans le dos -facile....-, ce sont des côtes, de belles côtes, avec vent de face ! Et, curieusement, mon vélo va beaucoup moins vite !

Vanadis aurait avalé ça sans même s'en apercevoir...

Et, à chaque fois que je parviens au sommet, il y a un plat ou une légère déclivité, pour ensuite remonter de plus belle. Quatre fois de suite. Et je ne me suis pas mis en danseuse. Au plus lent, j'étais à la vitesse du piéton : un peu plus de 5 km/h...

La terre est rouge.

Là où les cultures ont poussé, on pense que la terre est belle... Mais non, je vous assure : presque que du caillou !

Au sommet des côtes, Bocloo se repose. Non, vous ne me croyez pas ? Comment ? C'est moi qui me repose ?

OUI. Je l'avoue, je rpétexte la prise de photos pour souffler un peu !

Ici, un plus gros tas de cailloux. Les agriculteurs ont rassemblé de tout temps les plus grosses pierres.
C'est ce qui explique ces monticules que l'on voit régulièrement sur le plateau.

Je croise un couple et je m'arrête. Eux aussi. En fait, le gars courait devant, et la fille suivait avec un vélo et une remorque ! Je leur dis "chapeau !". Et le gars me dit : "Non, il n'y a pas de quoi. C'est la balade, on s'amuse." Ils habitent dans les Alpes, et sont venus pour faire le tour du Larzac -environ 110 kilomètres- sur deux jours ! Oups ! En courant, apparemment chacun leur tour. Il y a de sacrés sportifs, quand même.

Pour ma part, le sourire revient. Je suis en haut, ce qui veut dire : descente.... ET, en plus, comme je tourne, le vent est désormais plutôt aux 3/4 arrière.

Et ce fut tout simplement ex-tra-or-di-naire. Pourquoi ? Parce que, sans pédaler du tout, je suis monté à 49 km/h, sur le compteur du vélo. Incroyable, je n'en revenais pas. Sur le fichier GPS, il indique 47,1 km/h, vitesse exacte. Pour un VTT, avec les gros pneus qui vont avec, ça confirme tout le bien que je pense de ce vélo. Sans gants, sans casque, je pensais : "ce n'est vraiment pas le moment de se casser la figure" !

Et pendant cette délicieuse descente, je n'ai pas fait de photos, pas question d'arrêter la machine !

Je vous le disais bien, la terre est rouge !

Avec tout ça, il est déjà midi.... Ci-dessus, un arrêt-bus, dans le Larzac. Joli, non ?

Je traverse la D809 et prends une route -pas de numéro- traversant le Larzac au nord du Camp militaire. J'ai faim, je me "pose" ici, peu avant Saint Martin du Larzac. Il fait un vent terrible, le ciel est soudain devenu gris, il fait froid. Brrrrr, je ne voudrais pas me trouver ici en plein hiver.

Quelques moutons, près de mon "restaurant".

Au loin, l'église de Saint-Martin-du-Larzac.

A l'intérieur de l'église de Saint Martin-du-Larzac. Ce village a failli disparaître sous les obus.... de l'armée française ! En effet, dans les années 1970, il était inclus dans le périmètre d'extension du camp militaire du Larzac. La lutte a duré dix ans. Après mai 1981, le projet d'extension a été abandonné.

Dans l'église.

Sur tous les murs, des dossiers explicatifs sur le Larzac, l'architecture, la vie, l'histoire, l'eau, la géologie, etc...

Vraiment passionnant.

Au milieu de tous ces dossiers....

Un très vieux cimetière touche l'église. Gros grincement lorsque j'ai poussé la lourde porte rouillée...

J'aime le silence régnant dans ces lieux.

La toiture de l'église est très récente.

Dans le cimetière, une très vieille dalle funéraire.

Cette ferme, à l'entrée du village, date vraisemblablement des 16è et 17è siècle.

Un peu plus loin, je fais un détour pour voir la ferme "Les Baumes" de plus près.

Il y a sous la roche une belle maison troglodyte, en cours de restauration.

Ce gentil animal est venu me dire bonjour pendant que je prenais des photos.

Un vieux bâtiment près de la ferme.

Les roches calcaires en atrrière des Baumes, érodées, creusées par les vents et les eaux, aux formes fantasmagoriques.

Un coup de 80 mm sur les rochers.

Du caillou, rien que du caillou !

J'entendais des tirs sporadiques : canon de temps en temps, et désormais des tirs d'armes automatiques. e vois une voiture blindée passer tyrès vite sur la route intérieure, qui fait le tour du camp, mais qui n'est pas accessible par les "civils". Les hommes en vert font "joujou"...

Je ne risque pas d'aller les déranger !

Ah, les vaches viennent me voir.

Deux solitaires... sur cette terre... ingrate.

Puis je décide d'aller sur Nant, bien que mon tour du Larzac ne soit pas terminéé, loin s'en faut.
Nant se grouve au fond de la vallée de la Dourbie.
J'y arrive par la D999, qui longe le ravin de Vallongue, que l'on peut longer par le GR 71D, qui fait le tour du Larzac.

Un peu plus bas, je peux mieux mesurer la vballée de la Dourbie, vers le sud.

Sur les sommets, les Causses, les plateaux...

Zoom sur les sommets entourant la large vallée.

Et voici Nant.

Un petit bourg sympa.

Je fais le tour à pied, car j'ai décidé de passer ici la nuit.

Les places ne manquent pas, et sont attrayantes.

L'abbatiale Saint Pierre.

C'est l'église d'une abbaye bénédictine fondée au 10è siècle.
La porte est ouverte, mais seulement sur un porche intérieur. Par contre, impossible de rentrer, cest fermé : dommage !

Fenêtres sur ciel...

Dans les vieilles rues.

Il y a de belles maisons, mais elle ne sont malheureusement pas restaurées. Il y a pourtant du potentiel dans ce village.

L'office de tourisme est situé dans l'ancienne chapelle des pénitents.

Une "bola". C'est-à-dire une borne. Elle porte sur une face la croix des Templiers, et sur les deux autres une crosse. Elle marquait une limite entre les territoires des Templiers, de l'abbé de Nant et de l'abbé de Saint Guilhem.

Jolie peinture représentant justement la chapelle des Pénitents.

Toujours à l'intérieur de l'Office de Tourisme, quelques objets historiques sont exposés dans une vitrine.

Le monument aux morts, original.

Tout là-haut, le plateau domine la ville.

Les jardins de Versailles..... heu... non, la mairie de Nant.

Et le bivouac.

Il est 19 heures, je suis dans un bistrot. Je viens d'écrire ce récit en compagnie d'une bonne bière. Des gens jouent à la "coinchée", d'autres parient aux courses... La vie d'un café de village. Mais il n'y a pas Internet ! Vous devrez attendre pour lire, à moins que je ne trouve une connexion à l'hôtel à côté, je vais aller voir en sortant d'ici. Et peut-être m'offrir le repas, si ce n'est pas trop onéreux.

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