France 2011_Jour 048

Jour 048 - Dimanche 15 mai 2011 - 62 km - 575 photos (3424 km et 10834 photos)
De Peyreleau à Meyrues (Aveyron - Lozère) + 11 km à pied

En ouvrant les portes de la partie arrière de Mygoo, je suis aveuglé par la puissance de la lumière du jour. En effet, à l'intérieur de l'habitacle, je suis tellement bien calfeutré que je suis presque dans le noir ! Vous l'aurez compris, il fait grand beau temps. Par contre, la température a fortement baissé. Il fait vraiment frais, et je supporte le pull sans aucun problème !

Il est un peu plus de 9 heures. D998. Gorges de la Jonte. La route s'élève. Coup d'oeil arrière sur Peyreleau.

C'est une pitié que de faire cette route en voiture. Il faudrait la faire à pied. C'est tout bonnement fantastique.

Sur plusieurs kilomètres, les antiques murailles émergent de la voûte végétale, surveillant depuis toujours cette route.

Fan-tas-ti-que. Mais je n'arrête pas de m'arrêter, quand je le peux, et même quand je ne le peux pas !

Tout est beau. Je ne plaisante pas, je ne minimise rien. Cette région de France est la plus belle, et de loin, depuis le départ de cette balade.

Vue plongeante sur les maisons de "La Planque" -curieux nom, bien en adéquation avec leur situation-, en face du Truel.

Une tour qui a échappé aux destructions de châteaux effectuées par Richelieu. Et c'est "tant mieux" !

Je retourne au sud, sur le Causse Noir, par une MD si petite que je la vois pas au premier passage.
Demi-tour, donc, pour traverser ce petit pont et le hameau du Maynial.

Mais rien n'est impossible à la nature, elle ne connaît aucune limite !

Etroite, pentue, vertigineuse même ! Par moments, au détour d'un lacet, une très belle vue sur la D998 que je suivais tout-à-l'heure.

Sous mes pieds, le ravin de la Castèle.

Puis c'est l'arrivée sur le plateau. Quel changement !

Traversée de Saint André-de-Vézines, puis une autre MD.... nettement moins dangereuse, mais tout aussi étroite.

Qui se termine par un chemin fort caillouteux, que j'hésite à emprunter avec Mygoo. Ben oui, je ne voudrais pas déchirer ses chaussures, ni le dessous de son ventre... Là paissent quelques moutons, du genre irlandais. Oui, exactement pareils, avec des blancs et des noirs, et cette même laine. En regardant la carte de plus près, il y a bien deux kilomètres de marche avant d'atteindre le chaos de Roques-Altes, ou Roquesaltes -roches hautes.

Que j'aperçois au loin, vu ici avec le 80 mm.

A ce sujet, à force de changer mes objectifs, de la poussière s'est invitée sur le capteur... D'où ces petites taches noires que vous voyez de plus en plus souvent sur mes photos. C'est pénible, mais pas très grave, car je peux les enlever avec les logiciels. C'est juste que je n'ai pas le temps de le faire ici, vous le comprenez bien. Il va donc falloir que vous les supportiez ! Cet hiver, lorsque je ferai une sélection très pointue et draconnienne des meilleures pour un résumé global et concis, ou pour un diaporama, elles seront nettoyées, et retrouveront leur splendeur naturelle.

Donc... j'engage Mygoo sur plus d'1,5 km, au pas. Mais c'est bien, ça me fera toujours 3 km de gagnés -avec le retour- sur la marche à pied. Non pas que je n'aime pas marcher, ce n'est pas ça le problème. C'est que je déteste les marches d'approche, la partie où il n'y a rien d'exceptionnel à voir, la partie ennuyeuse -enfin, là, j'exagère un peu-, mais cette partie qui coûte du temps, presque autant que celui de la partie intéressante proprement dite, celle pour laquelle je suis venu ici. C'est toujours ce petit côté "productif" qui me colle à la peau, et dont j'ai toujours autant de mal à me défaire !

Les voici donc, ces rochers de Roques-Altès -comme c'est écrit sur la carte IGN. Altitude : 861 mètres.

Celui-ci est séparé du reste du "troupeau". Une canne et son rejeton ?

La ferme située auprès des rochers. Vous avez remarqué, le ciel s'est entre-temps quelque peu assombri...
Et un vent, presque froid, souffle par rafales, m'obligeant à prendre sur moi le lourd "kawé"...

D'énormes cavités ont été creusées dans la roche. Par l'eau ?

Autre vue du groupe des trois frères siamois qui trônent ici depuis quelques... centaines de milliers (?) d'années.

Vue générale du paysage sur cette partie sud du Causse Noir, au-dessus de la vallée de la Dourbie.

Dépassant le chaos, je me dirige un peu plus loin vers le chaos du Rajol, plus près de la Dourbie.

Là, à l'ombre des rochers, poussent de jolies fleurs.

A mes pieds, c'est cette petite route qui descend vers Roque Sainte-Marguerite, et le ravin du Riou Sec.

Là-bas, au loin, vers l'est, se trouvent les gorges de la Dourbie, au bout desquelles on aperçoit... le viaduc de Millau ! Eh oui.

Un petit coup de zoom pour mieux voir. Mais ma fainéantise me joue un tour, car je n'étais, à cet endroit, qu'à deux cent mètres d'un panorama nettement plus impressionnant. Je croyais que c'était celui-ci, mais en regardant la carte -postérieurement-, je suis bien obligé de le constater !

Pas vraiment grave. Après ce petit détour vers le Rajol, je reprends le tour de Roque-Altès, bien balisé.

Quelle superbe arche naturelle !

Et, en avançant...

... au-delà du ravin du Riou Sec, se trouve le fameux chaos de Montpellier-le-Vieux -vous savez, celui qui est payant...

Je reprends ma marche. Je suis toujours très émerveillé par ces traces de passage de torrents, enfin, je le suppose !

Soudain, une grosse fissure se dévoile, avançant vers une énorme cavité.

J'avance prudemment, car je suis du genre "peureux"....

Je ne savais pas ce qui m'attendait !

Pourtant, j'aurais dû être prudent, et m'en douter un peu !

'tain, il m'a fait faire un d'ces bonds !

Je me suis aussitôt mis à genoux, et ai dit "a-mi". Je crois que c'est ce qui m'a sauvé. Il m'a dit aussitôt : "OK, t'es français, ça se voit, t'as vraiment une bonne tronche de français. Bon, tu vois, on est encore ici. On s'accroche. C'est dur, mais on trouve encore de la bouffe, depuis que tes compatriotes préfèrent la ville, et ça nous va bien. On est encore une centaine de familles dans la région. Bon, maintenant, ça va, tu repars à tes occupations, moi, j'ai encore un peu de boulot. Salut et fraternité.".

PS : image prise sur ce site, merci à eux.

Je suis encore sous le choc. Ainsi, il en reste encore. Désolé, j'ai oublié de demander des détails, tellement il m'a surpris !

Fin de la boucle. Retour à la ferme.

De loin en loin, les gros tas de cailloux, preuve d'une époque où ces terres étaient encore cultivées !

Retour vers Mygoo.

Il va pleuvoir ? Ou pas ?

Depuis la voiture, vue sur le hameau de La Combe.

Il est 13 heures, j'ai "la dalle", et mon emplacement est parfait.
Quand j'y pense, j'aurais du demander à CroMagnon s'il n'avait pas un bon morceau de bidoche, je suis sûr qu'il se nourrit mieux que moi !

Et retour avec Mygoo. J'ai fait 3 bornes à pied, mine de rien, j'avais bien fait de venir jusqu'ici avec ellle.

Je traverse à nouveau St André-de-Vézines, puis je prends la D124, puis la D29.

Je pose Mygoo près de la Roujarie, ce hameau abandonné photographié dernièrement. Et je pars pour une belle balade de 8 km. A "pinces"....

Un couple d'anglais rencontrés m'explique le chemin à prendre. heureusement, car je n'aurais jamais trouvé : il n'y a aucune indication !

Je marche à bonne allure, malgré la prise de nombreuses photos dont je vous fais grâce. Regardez les bords du chemin : ils sont entièrement recouverts par la végétation, c'est vraiment fantastique. Pourquoi ? parce qu'il est interdit de marcher en dehors du chemin. Enorme, non ?

Et d'un seul coup, le voile se déchire.... Et c'est la claque.

Un panorama d'une très grande beauté, de plus de 180 degrés.
Voici la partie à ma droite. vers le nord-est, donc, la D996 vers Le Truel.

Et à ma gauche, en direction du sud-ouest, vers Peyreleau, Le Rozier.
On voit très bien le rocher de Capluc. Vous ne connaissez pas ? Dommage !

Pratiquement en face de moi. Quelques vautours étaient là lorsque je suis arrivé. pas sur le rocher, en l'air ! Puis ils ont disparu. Un vent très violent s'est levé à mon arrivée -je pense que c'est le hasard....-, et je n'étais pas très fier, sur mon perchoir !

En face.

A nouveau vers le nord-est, avec un autre objectif.

Une petite dernière : plongeon vers le Tarn.

Ah ben non, il en restait une. On aperçoit même Mostuéjouls.

En bas, les voitures passent, totalement indifférentes à ma présence ici, au sommet !

Bref, en un mot : tout le monde s'en moque !

Du coup, je vous en mets une auttre petite série...

Si ça vous agace, vous pouvez toujours zapper !

Une verticale, histoire de...

Pour les alpinistes, cette muraille est un "must".

Vous avez vu comme certaines sont fendillées de haut en bas ?

Demi-tour. Beaucoup de fleurs, comme toujours.

La nature est en pleine explosion.

Sur les bords du chemin, ce sont des tapis naturels....

Les fleurs colonisent aussi le centre du chemin, rien ne les arrête !

Puis je prends à droite à la fourche, histoire d'aller voir le "champignon".

Il est quand même nettement plus loin que je ne le pensais.
Le voici. Enorme. Et tout fin sur sa base. Difficile à photographier. C'est un monstre.

Tout près, je suis à nouveau au bord du gouffre.

Je vous en fais une autre petite série...

Mostuéjouls est beaucoup plus visible.

Le soleil prend ses teintes de foin de journée. Magnifique.

Rencontre inattendue ! Décidément, c'est la journée. Refroidi par ma dernière rencontre, je ne m'approche pas davantage...

Il y a encore le pylône des Télécoms plus loin. Je commence à marcher. mais je ne me souviens plus du tout à quelle distance il se trouve. je commence à fatiguer un peu, car je porte mon lourd appareil plus les objectifs. Et il y a tout le retour. C'est bon, je fais demi-tour, c'est bon comme ça ! Du coup, vous évitez la série suivante... mais je regrette quand même, car, en fait, j'y étais presque !

Sur le retour.

Encore une. C'est une voie forestière, large et agréable.

Je retrouve Mygoo, mais je ne roule que 300 mètres. En effet, juste à côté se trouve la chapelle ruinée de St Jean des Balmes.

Edifiée au XIème siècle sur l'emplacement d'un ancien centre industriel gallo-romain.

Très belle église, surtout dans ce lieu, en pleine forêt.

Avec surprise, je constate qu'on peut monter au sommet de la tour-clocher.

La vue sur les ruines est très intéressante, et je ne regrette pas cette grimpette; attention, il faut pencher la tête, car se prendre une marche en pierre...
Ouille ouille ouille....

Intéressant, de voir une église sans toiture !

Tout près de l'église.

Je traverse maintenant le Causse Noir vers le nord-est. Ici, à Vessac, sur la D584.

Jolie route, toujours la D584, après Veyreau.

Un groupe de motards me rattrape, je les fais passer, remerciements.... Souvenirs d'une époque où c'est moi qui remerciait. Par contre, quand je les croise et que je leur fais bonjour depuis Mygoo, j'ai très rarement une réponse ! Et quand je le fais avec une Kangoo, j'en ai -rarement, mais parfois- une aussi, ce qui me fait rire aux éclats. Chacun ses jeux, n'est-ce-pas ?

Je fais un détour par la grotte de Dargilan car il y a un panorama... gratuit.

Encore une belle descente de plateau !

Un petit zoom....

Une dernière au grand angle, pour vous donner une idée du site : encore une merveille naturelle !

Puis je redescends du Causse pour atterrir à... Meyrueis.

C'est sympa, c'est là que je vais dormir, sur un grand parking un peu en retrait.

Quelle journée ! Je suis fatigué, je n'écris rien ce soir, juste la sauvegarde des fichiers, et direction le duvet.

Le bonheur !

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