France 2011_Jour 055

Jour 055 - Dimanche 22 mai 2011 - 62 km - 274 photos (3749 km et 12625 photos)
De Sainte Enimie à Meyrueis (Lozère) + 3,5 km à pied

Mieux. Je n'ouvre les yeux qu'à 8 heures. Le ciel est bleu, je sens que ce sera mailleur aujourd'hui.

Une dernière photo du parking sur lequel j'ai effectué trois bivouacs de suite, un record !

Je consacre la journée au Causse Méjean. Par conséquent, on va commencer par grimper sur le plateau, par la D986 et le col de Coperlac.

Magnifique. C'est le cirque de Saint Chély-du-Tarn. A gauche, le cirque de Pougnadoires, que je vous ai photographié l'autre jour, lorsque j'étais sur la route, en face, tout en haut, en descendant vers Sainte Enimie.

Vraiment, de voir ça, ça me met en "rogne" ! Facile, n'est-ce-pas ? On se couvre en posant une pancarte du genre "attention, gravillons", et basta, démerdez-vous. Je dis ça surtout pour les amis cyclistes et motards. Je ne comprends pas pourquoi il ne font pas de ce problème leur revendication numéro un. Car c'est vraiment scandaleux. Autrefois, on passait des rouleaux, qui écrasaient les gravillons dans le bitume : c'était intelligent. Sur certaines routes, la couche rejetée par les voitures et camions, et se trouvant sur la partie extérieure, là où roulent justement les deux-roues, forme presque un monticule. Messieurs les travailleurs des routes, balayez avant de partir, ou incrustez vos cailloux dans le goudron. On devrait vous rendre responsables des accidents qui en découlent, panneau ou pas : car c'est vraiment trop facile de bosser comme ça ! Revenez, le boulot n'est pas terminé !

Vu au col de Coperlac, 903 mètres, en arrivant sur le Causse Méjean.

Je suis d'accord avec eux : il est impératif d'arrêter tout ça avant que ça ne commence. Ou alors, les habitants doivent avoir un droit de regard total sur tous les produits utilisés, la liste complète et détaillée, la possibilité de faire des analyses et de faire payer des sommes fabuleuses aux entreprises ayant menti. Il faudrait que ce soit contraignant à un point tel que les bénéfices escomptés ne puissent pas couvrir les frais à supporter, seul moyen pour que ces rapaces lâchent leur proie. Les harceler sur le seul endroit vulnérable de leur saleté de carapace : le fric ! Ne pas perdre son temps à autre chose. Juste les faire cracher au bassinet, jusqu'à ce qu'ils abandonnent pour coût trop élevé !

Une autre solution : obliger les patrons et les propriétaires de toutes ces entreprises à vivre sur place, avec les habitants, et à utiliser la même eau, pour eux et toutes leurs familles, sans aucune possibilité de s'y soustraire. Je trouve que c'est un moyen de savoir la vérité.

Bon, je me suis encore mis en colère tout seul...

Le Causse Méjean.

Eglise de Mas Saint-Chély.

Détail du carrelage au sol de l'église de Mas Saint-Chély.

Une MD sur le Causse Méjean, en direction du hameau appelé Le Buffre.

Au Buffre, il y a une croix réputée : celle-ci. Datée de 1761, son socle est du XIIème siècle !

C'est la plus belle croix depuis mon départ, elle est magnifique. Détail des gravures côté droit.

Et côté gauche.

J'étais en train de discuter avec l'agriculteur habitant juste à côté, lorsque cette joyeuse troupe est arrivée. Ils ont voulu faire une photo; malheureusement, notre ami autochtone n'a pas voulu en être. En tout cas, je dis bravo à ces cyclistes pour leur bonne humeur et leur gentillesse.

Pour ma part, je vais faire une balade sur le sentier "caladé" (pavé de pierres) ci-dessus, qui emprunte l'ancien "camin ferrat" (axe central de communication qui suivait sur de longues portions la draille d'Aubrac; de plus, ce chemin reliant Mende à Montpellier était aussi un chemin "spirituel" de pèlerinage entre le tombeau de Saint Privat et la grande abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, où était vénéré un morceau de la Sainte Croix).

Obligé de photographier des preuves, sinon personne ne me croit !

Comme me disait l'habitante questionnée dans le bourg, "ça, pour sûr, il y en a, de la calade" !

C'est même assez désagréable pour marcher, car ça "roule" sous les chaussures.

Une jolie lavogne, sans aucun dallage.

Je poursuis encore un peu. Regardez comme c'est rigolo : on a ici la preuve absolue de l'érosion causée par le pas des hommes !

Ensuite, ça grimpe assez fortement, à travers une petite forêt.

En me retournant, le hameau du Buffre parait déjà bien loin. Je fais demi-tour.

Je reste un moment au bord de l'eau à observer la vie. Et il y en a. Les têtards, les libellules, les papillons, les araignées d'eau, les mouches aussi...

Je vais ensuite faire un tour du bourg aux maisons typiquement caussenardes.

Celle-ci, abandonnée, en haut du bourg, daterait du XVIIème siècle.

C'était une annexe du monastère de Sainte Enimie, nous a dit l'agriculteur.

Elle a encore de beaux restes, et mériterait une seconde vie !

En redescendant ddans le hameau, j'ai l'impression de le voir tel qu'il était voici deux ou trois siècles -sauf pour la voiture et la serre, dommage !

La plus grande maison du village.

Que je trouve très jolie, malgré son enduit, mais il est, pour une fois, très bien réussi.

Je reprends Mygoo. A la sortie du village, une voiture est stationnée à droite, et un couple est assis à gauche, sur des petits sièges, sur l'herbe du bas-côté, dos tourné à la route. Il n'y a pas de paysage intéressant à cet emplacement. Je passe juste entre eux et leur voiture, ils se retournent et répondent en souriant "merci" à mon "bon appétit". Je regarde la plaque dans le rétroviseur : des belges. Je comprends mieux. Amis belges, ne m'en veuillez pas, je vous aime beaucoup, mais il n'y a bien que vous pour trouver une telle installation pour manger dans la nature ! J'ai d'abord pensé, de loin, qu'ils étaient en train de peindre un tableau, ce qui aurait pu se comprendre, sauf qu'il n'y avait rien à peindre non plus....

Le paysage sur le Causse Méjean, un peu plus loin, entre Le Buffre et Hures.

Les murets, écroulés, un peu partout sur le Causse.

Eglise de Hures. C'est ici que je mange, installé à l'arrière de Mygoo.
Ce village est connu par les spéléologues pour son aven d'une grande technicité.
J'avais l'information, je ne l'ai pas bien lue, et j'ai raté la vue de l'aven !

Juste avant Le Villaret.

Sur ces terres, dans un enclos de 200 hectares, une association, nommée Tahk, fait se reproduire les chevaux mongols de Przewalski. Ce "dernier cheval sauvage" de la planète est donc élevé ici, dans des contrées proches de celles rencontrées en Mongolie, afin de le réintroduire dans son pays d'origine. Il est possible de les voir, il faut aller marcher sur le Causse, ici.

Juste à côté, une petite caravane qui devrait plaire à mon ami Lolo.

Si c'est une cazelle, elle est fort jolie, et c'est la plus belle que je vois.

Au loin, dans ce creux, c'est le village de Nivoliers.

Les cailloux, partout. Et les petites fleurs qui mettent un peu de couleurs.

En descendant vers Nivoliers.

Soudain, ce paysage : c'est la Plaine de Chanet, à 930 mètres d'altitude. Ici se trouve un petit aérodrome.

Un menhir se dresse au bord de la piste.

Puis je prends la D16, pour terminer cette petite boucle sur le Causse Méjean.

Une cazelle.

Très surprenant. Ce paysage, je l'avais vu également au niveau du col de Coperlac, dont je ne suis pas si éloigné.

La forêt est bizarre, c'est le moins que l'on puisse dire !

Qu'en pensez-vous ? Maladie ? Feu ? Pollution ? Destruction volontaire par les hommes pour ré-utiliser les terres ?

Les hommes, donc, je pense.... car c'est comme ça juste à côté.

Les deux se côtoient, on aperçoit au loin les arbres morts.

Je retrouve ensuite la D986 par laquelle je suis arrivé sur le Causse depuis Sainte Enimie.

Je fais un détour par l'Aven Armand, très célèbre. Juste à côté se trouve la Tombe du Géant.

C'est le nom de ce dolmen, effectivement très long, et admirablement situé.

Ici, la vue immense depuis le dolmen.

C'est ici, par ce trou, que sont descendus Louis Armand et Edouard Martel, le 19 septembre 1897, pour explorer cet aven Armand.

La route qui y conduit est dans un état lamentable, inadmissible pour un lieu aussi touristique et aussi cher. Je repars sans visiter !

En redescendant vers la D986.

Mongolie ?
Eh bien non, c'est la Lozère, sur le Causse Méjean, toujours en France.

La belle fleur de chardon des Causses, que beaucoup de gens accrochent sur la porte de leurs maisons.
Je ne la ramasse pas, et la laisse là où je la trouve, sans la toucher.

Puis c'est la longue descente vers Meyrueis. La maison que l'on aperçoit, de l'autre côté, c'est celle de la grotte de Dargilan.
J'y étais passé la semaine dernière, je vous avais montré le magnifique panorama, pour ceux qui suivent...

Le long des fameuses gorges de la Jonte.

Les rochers de Capelan. C'est superbe.

Au loin, les gorges de la Jonte.

A mes pieds, la D986 qui va au Rozier en suivant la vallée de la Jonte. Je vous l'ai déjà montrée.

La route a été creusée dans ces rocs.

Une vue splendide sur les gorges de la Jonte.

Et c'est l'arrivée à Meyrueis, où je trouve un autre parking, très calme.

Je termine, il est 19h30. Il se pourrait bien que j'aille manger quelque chose en ville, si je trouve un petit restaurant avec Internet !

Page précédente: France 2011_Jour 054
Page suivante: France 2011_Jour 056


Depuis le 06/06/2005 Visites:920392 Aujourd'hui :88 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)