France 2011_Jour 057

Jour 057 - Mardi 24 mai 2011 - 61 km - 243 photos (3850 km et 13212 photos)
De Meyrueis à Dourbies (Gard)

Quel camping extra ! Il y a même du papier dans les toilettes. Je ne dis pas ça pour le coût du papier, mais pour le confort ! Se balader sur un terrain avec son rouleau de PQ ne devrait plus exister ! Bref, je ne vous l'ai pas dit : c'est le camping "Le pré de Charlet".

Aujourd'hui, je quitte les gorges du Tarn et les Grands Causses pour m'enfoncer -le terme correspond bien, vous verrez- dans les Cévennes. Deux choix : nord ou sud, vers l'est. La D986. Je choisis le sud, ayant déjà roulé hier sur cette départementale, vers le nord. Elle est jolie, à travers la forêt domaniale de Roquedols, mais elle n'offre pas de possibilité de photos. Il y avait bien un panorama. Je suis allé le voir : il est sous les arbres, il n'y a plus de paysage à voir. On le devine seulement ! La voici, cette forêt, que je viens juste de quitter, au niveau du Col du Bout de Côte (1011 m).

Quelques kilomètres plus loin, peu avant Lanuéjols et Montjardin.

A Montjardin, je prends une MD qui semble difficile, si j'en crois le panneau....

Dernier regard sur le plateau.

Je plonge dans la forêt cévenole : ici, la forêt domaniale de l'Aigoual.

Epingles à cheveux, étroitesse, calme total. Quand tu coupes le moteur, tu n'entends qque les oiseaux !

Quel bonheur. Par contre, c'est toujours aussi difficile à photographier, les clair-obscur, surtout que je fais ça "à la va-vite"... Je sais, ce n'est pas bien.

Je roule maintenant sur la D157, direction sud, dans la vallée du Trèvezel. Le Trèvezel est une rivière cévenole; elle est donc très abondante, comme tous les cours d'eau issus de la région des Cévennes. On les voit à peine sur la photo, mais il y a deux pêcheurs, avec lesquels j'ai discuté un peu. C'est une zone "no kill", ce qui signifie qu'on pêche le poisson, mais on le remet à l'eau aussitôt après. Je m'en doutais, mais je voulais avoir l'info sûre.

Une MD part d'ici vers Comeiras. Ce bourg est un "cul-de-sac". Il est situé au sommet d'un petit mont non couvert par la forêt, comme je peux le voir sur ma carte. C'est pourquoi je me décide à y aller. Complètement sous le couvert des arbres, et étroite, elle n'est cependant pas impressionnante. Tout simplement parce que les arbres masquent le précipice.

Au sommet, un petit bonhomme bien handicapé vient discuter avec moi pendant une dizaine de minutes. La météo, les paysages. Il a connu la route non goudronnée, il a fait partie de ceux qui l'ont faite, en tant que chauffeur du camion qui déversait les gravillons, et il m'a dit que c'était "très chaud"... Un petit chemin monte sur le sommet, à environ 300 mètres. En fait, il y a deux chemins, chacun d'entre eux conduisant à une habitation abandonnée.

Vue vers le sud-ouest. Trèves se trouve en bas, invisible. En haut à droite, de l'autre côté de la vallée du Trèvezel, c'est le hameau Espinassous.

Anciens chemins. Comme ce devait être beau, lorsque la vie était là !

Mais tout est abandonné.

J'ai pris cette photo pour vous montrer un bon exemple de l'érosion par l'eau. Au départ un intestice, puis, au fil des ans, des hivers, des gels et des dégels, de la végétation qui s'y incruste, l'interstice devient fissure, de plus en plus large... Un jour, il y aura deux blocs bien distincts.

Les Cévennes, vers l'est.

Au premier plan, une magnifique et énorme pierre taillée en rouleau.

En plus, habiter ici et pouvoir y vivre en autarcie devait être extraordinaire, avec cette vue grandiose.

Enfin, sans doute pas si extraordinaire; nous, les "étrangers", les "citadins", avons tendance à embellir les choses.
Mais si ces gens ont abandonné leur demeure, il devaient bien avoir de bonnes raisons !

Voici donc Comeiras, tel que je le découvre en redescendant du plateau sommital.

La porte d'une des maisons du bourg. Il y a des ouvriers maçaons en train de rénover une maison. Plus le monsieur entrevu.
Tous les volets de toutes les autres maisons sont fermés ! Résidences secondaires...

Je redescends. Les arbres sont d'une très grande taille, certains sont forcément bien plus que centenaires !

Il fait bon, ici; en effet, au soleil, je vous garantis que ça "cogne" dur !

Je retrouve la D157 longeant le Trèvezel. Ici, au niveau du lieu nommé "Pas de l'âne".
La rivière est très encaissée, et totalement invisible sous le couvert végétal.

Au même endroit, vue vers l'échancrure qui se dessine.

Et j'arrive à Trèves. Ah oui, je ne vous l'ai pas dit : je suis maintenant dans le département du Gard. L'église romane.

Il est plus de 13 heures, et j'ai "grand faim", comme on dit en vendéen ! Je fais ici ma pause. Une grosse platée de nouilles va me caler l'estomac.

Le Trèvezel, à Trèves, au pied de Mygoo.

Et le pont de Trèves.

Il fait très chaud, sans doute au-dessus de 30 degrés. Mais je suis bien sur la petite place, à l'ombre des grands arbres.

Après manger, je traverse la rivière et poursuis plein sud via la D47, qui attaque l'autre versant par de belles boucles. Au même moment, à la radio, un excellent débat se déroule concernant l'actualité du volcan islandais Grimsvötn. Passionnant pour moi, car je connais bien -"bien" est exagéré, je n'ai pas marché sur ce glacier- les lieux dont ils parlent. Un fabuleux pays, l'Islande, que je vous recommande. En attendant, le paysage autour de moi est, bien que très calme, tout aussi intéressant !

La végétation, plus clairsemée, me fait comprendre que j'approche des sommets.

Je viens en effet de passer le Col de la Pierre Plantée (867 m). Je roule désormais sur la D351.

En fait, je me retrouve maintenant sur le Causse Noir.

Et je redescends à nouveau du Causse : Saint Jean-du-Bruel, au bord de la Dourbie. Vous vous souvenez de cette rivière ?

La Dourbie, ci-dessus, c'est la rivière qui sépare le Causse Noir du Causse du Larzac ! Je suis revenu en Aveyron...

Le vieux pont de Saint Jean-du-Bruel, très originalement nommé le "Pont Vieux".

Il date du XIIIème siècle.

Les pentes de ces vieux ponts m'étonneront toujours !

Je "chope" une connexion Internet, ce qui me permet de répondre à quelques mails importants.

Je change maintenant complètement de direction. Je pars vers le nord-est, D114, qui surplombe les gorges de la Dourbie. Après le Viala, dans une épingle, j'aperçois une petite pancarte. Il y a une paroi rocheuse, et un petit sentier à peine visible qui serpente entre les roches. J'y vais, avec beaucoup de précautions, car j'ai parfois besoin de mes deux mains, et j'ai l'appareil-photo, et mes lacets ne sont pas attachés... Imprudent !

Mais ça valait le déplacement. Je suis en admiration devant cette fantastique couverture végétale, aux diverses essences.

En bas, loin en dessous, coule la Dourbie.

La forêt domaniale de la Croix de la Guérite.
La zone noire, à droite : c'est tout simplement la D114, qui va devenir la D151a très bientôt, en retournant dans le département du Gard.

Au-dessus du lieu-dit Le Tayrac.

Ce petit mont n'est qu'une grosse pierre inclinée; malgré ça, des arbustes parviennent à s'y accrocher, attaquant la roche.

Je suis ici sur la frontière entre les deux départements. Là, je peux entrevoir les eaux de la rivière.

Vers le nord-ouest, au gré des méandres de la Dourbie. Je suis resté ici un moment à admirer ce paysage. En fait, je constate que c'est très sauvage, et je pense que suivre, à pied, cette rivière au plus près, serait en soi une vraie aventure. Et ça me rappelle une réflexion de l'ami Jean de Genève. Vois-tu, Jean, il reste encore de nombreuses régions sur terre offrant une large part à l'aventure. Car de nos jours, les gens habitent les cités. Peu nombreux sont les hommes -et les femmes, bien entendu- connaissant la nature, que nous avons tous plus ou moins oubliée.

Je voulais bivouaquer ici, mais non, finalement. Pourtant, ça ne sent pas mauvais ! Tiens, on voit même le photographe !

Paysage au-dessus de Valdebouze. J'adore ces sommets dénudés, juste plus ou moins recouverts de genêts resplendissants. Magnifique !

A un moment, les bas-côtés de la route sont tout blancs. Non, ce n'est pas de la neige, ça tombe des peupliers !
La nature n'a aucune limite !

Traversée de Cassanas.

Curieux embranchement.... Il ne faut pas se tromper. En fait, ma départementale se poursuit... à gauche !

Arrivée à Dourbies.

C'est sympa, ici, il y a de la place pour Mygoo.

C'est décidé, je vais bivouaquer ici, auprès de l'église. Aïe, les cloches sonnent très fort, pourvu que ça s'arrête de bonne heure !

Il y a un petit snack. Je demande à la patronne si elle peut me faire une grosse omelette avec de la salade. Elle dit "oui, bien sûr", avec beaucoup de gentillesse. Je commence à bosser dans la voiture, et je vais au snack vers 19 heures.

Il est maintenant 21 heures, je viens de terminer mon assiette, c'était délicieux ! Par contre, je ne peux pas envoyer mes fichiers par ftp, dommage. Du coup, il vous faudra patienter jusqu'à ce que je trouve un moyen de le faire... Je vais surfer un peu, voir les images du volcan islandais, en attendant qu'elle ferme la boutique !

Ciao ciao....

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