France 2011_Jour 060

Jour 060 - Vendredi 27 mai 2011 - 735 km - 263 photos (4694 km et 13645 photos)
De Sumène à domicile (Gard - Vendée)

Réveillé de bonne heure malgré le coucher très tardif, à cause de la circulation ! En effet, j'avais posé Mygoo sur le bord de la route... Je vais donc mettre le bouquin devant la porte de l'épicerie -comme convenu hier avec le patron-, et c'est parti pour une nouvelle belle journée.

Sur la D11, en direction de Ganges, au pont des chèvres -réservé aux piétons. Le Rieutord a disparu : il doit couler sous la terre !

Ganges : traversée de l'Hérault.

Après Ganges, je prends la D25 qui longe la Vis, jusqu'au lieu-dit La Meuse.
Changement total de direction, mais il y a un très joli pont, une cascade, un viaduc... Je décide de faire halte.

La cascade est très harmonieuse.

A droite, l'aqueduc.

Après Saint-Laurent-le-Minier, c'est la merveilleuse petite D113 qui accueille Mygoo. Un bijou.

Puis c'est la montée sur le Causse de Blandas, que j'atteins en arrivant à Montdardier. La D113 sur le Causse.

Beau dolmen -dolmen du Planas- se trouvant au croisement avec la D513. C’est un dolmen à couloir dont la dalle de recouvrement mesure 2m70 par 2m. Des ossements humains et des tessons de poteries y ont été retrouvés. Les pièces intéressantes peuvent être vues au Musée Cévenol du Vigan.

Quelques centaines de mètres plus loin, je découvre avec émotion le cromlech de Perrarines. Vue depuis le menhir central.

Qui me fait penser à l'Angleterre, où j'en avais vu quelques uns.

Il y a quelques décennies, ses pierres étaient couchées et plus ou moins enfouies dans le sol. Il ne restait plus qu’un seul bloc dressé répertorié comme menhir. Mais, de 1972 à 1976, des équipes de jeunes ont redressé une grande partie des blocs reconstituant le cromlech. Il est composé d'une cinquantaine de pierres de 40 cm à 1,75 m de haut formant un cercle de 120 m de diamètre, avec un menhir central de 2,15 m.

Peu après la traversée du bourg de Blandas, la nature offre une fois de plus un spectacle inoubliable.

Je descends finalement une boucle sous le belvédère, où la vue est, je trouve, plus belle, et je m'installe ici pour manger.
Vue vers le sud-est.

A mes pieds, le cirque de Navacelles : on voit parfaitement le méandre abandonné par la Vis, nom de la rivière coulant au pied.
En face, le Causse du Larzac.

Détail sur le cirque de Navacelles.

Détail sur la vallée de la Vis, aussi belle que celle du Tarn, mais différente.

Après m'être rassasié, je reprends la route, tout doucement, ponctuée de nombreuses haltes-photos.
Mon prochain arrêt, à la pointe de cette boucle qui se rapproche, sera le dernier arrêt de ce voyage.

Si j'avais su.....

Donc, dans cette boucle, il y a le départ d'un sentier pour voir la résurgence de la Vis, et les Moulins de la Foux.
Sur le parking, une pancarte : "attention, vols dans les véhicules".

J'ai hésité, longuement. J'ai même, et c'est vraiment incroyable, remonté les 20 premiers mètres (fortes marches descendantes), car j'ai entendu une voiture s'arrêter. Mais, au moment où j'allais revenir sur le parking, j'ai aperçu un bâton de marche et vu des jambes s'approchant du sentier. J'ai donc fait demi-tour et repris la marche. Quel regret !

Au loin, j'aperçois la petite tache blanche de Mygoo : elle est toujours là !
Je n'étais pas tranquille. Le chemin ne fait que descendre.

Arrivée au moulin. La Vis sort ici de terre, après un long parcours souterrain.

A l'intérieur des bâtiments restaurés.

Moulins de la Foux.

Des meules.

Un joli pont de peirre au-dessus de la résurgence.

Traces laissées par l'eau dans la pierre.

Mais je ne m'attarde pas, car je suis inquiet. Au fond de moi, je ne suis pas serein.

Et j'avais bien raison.....

Voilà, mes ami(e)s, pourquoi j'ai abandonné ce voyage qui était si agréable.

Des humains ont fracturé Mygoo, et sont repartis avec mon ordinateur portable. Un petit ASUS EEE PC blanc 1000 HE, avec un disque dur de 160 Go intégré. Au-delà du préjudice matériel, au-delà du préjudice moral de l'interruption du voyage, au-delà du préjudice moral et matériel de la perte de quelques centaines de photos et du récit volé de la journée d'hier que vous ne pourrez jamais lire -vous êtes d'ailleurs également victimes de ces individus-, il y a aussi le viol "moral" (que je ne me permettrais en aucun cas de comparer avec un viol physique), car toute ma vie privée était sur cet ordinateur, des années de mails, des milliers de photos, tous mes correspondants, etc, etc, mes liens, mes favoris, mes mots de passe...

Il ne m'aura pas fallu cinq minutes pour prendre la seule décision possible : rentrer.

A partir d'ici, il n'y a plus aucune photo. Le moral était parti.

Plus de carte numérique, puisque le petit PC que j'aimais tant n'est plus là. Heureusement, j'ai mon atlas routier, et les vieilles habitudes sont revenues. Je n'ai pas mis longtemps à tracer un itinéraire à peu près direct, fait uniquement de départementales et de quelques nationales. Un bout d'autoroute (la A75), parce que c'est gratuit, m'a coûté bien des soucis, et j'aurais bien mieux fait de l'éviter ! En effet, il est gratuit. Mais en approchant de Millau, il devient payant.... Le viaduc ! Au lieu de faire un péage du viaduc, et d'indiquer les prix à payer, ils mettent des pancartes indiquant que l'A75 est payant... Voyant ceci, je quitte l'autoroute et contourne par Millau. Mais, à Millau, je retrouve "A75 gratuit". Trop débile !

Sinon, le trajet s'est très bien déroulé. J'ai roulé beaucoup plus vite que ces dernières semaines, mais sans dépasser les limitations. Je suis arrivé en Vendée à 3 heures du matin, soit en gros 12 heures pour effectuer les 700 km qui m'avaient "coûté" 3 semaines de route à l'aller....

A noter.

Le premier village traversé après cette mésaventure, ce fut Saint-Maurice-Navacelles, dans lequel j'ai demandé où se trouvait la gendarmerie la plus proche. Le Caylar. Génial, c'est sur ma route. Pas de chance, la gendarmerie est fermée. J'appuie sur le bouton d'interphone se trouvant près de la grille d'entrée. Après un moment, un homme me répond. Je lui explique le problème. Il me dit : "Aucun problème pour faire votre déclaration demain en Vendée. Vous pouvez la faire où vous voulez, prenez votre temps, au revoir". OK. Comme mon assureur est aux Sables d'Olonne, je vais au commissariat de police des Sables d'Olonne dès samedi matin, à 8h50. Le gendarme de faction me dit de patienter dix minutes, l'inspecteur va prendre ma déposition, il arrive. Puis il ajoute : "Vous n'habitez pas aux Sables d'Olonne ? Il faut que vous alliez faire votre déclaration à Saint-Gilles-Croix-de-Vie". Je râle, j'insiste, mais il persiste. Je vais donc à Saint Gilles.... Et là, le nouveau gendarme, à qui je raconte ce que je viens de vous écrire, me dit : "Mais le gars du Caylar aurait du vous ouvrir la porte, c'est son obligation. C'est là-bas qu'il fallait faire la déclaration, et il y était ! Et en ce qui concerne Les Sables d'Olonne, il n'avait pas le droit de vous refuser ! Cette déclaration va aller aux Sables d'Olonne, puis partira dans le Gard"....

Personne ne veut faire son travail ! Quel scandale.

Et ces pauvres députés qui font les andouilles en ouvrant les yeux tout grands, faisant semblant de ne pas comprendre pourquoi rien ne va.... ne travaillent pas eux non plus. Ils dorment dans l'hémicycle, fatigués des deux ou trois boulots qu'ils cumulent, chacun d'entre eux rapportant plusieurs milliers d'euros ! Ce qui est beaucoup plus grave que pour les flics, qui, eux, ne sont pas payés correctement, comme nous le savons. Essayez de piquer un roupillon pendant votre boulot, vous, et vous verrez le résultat !

Lorsque je dis à celui qui prend ma déclaration qu'il va pouvoir rechercher les empreintes sur une des deux poignées que j'ai trouvée, il grogne. Lorsqu'il vient constater les dégâts, je prends la poignée en question et la lui tends. Il me crie : "Non, ne la touchez pas... Trop tard !". Je lui réponds : "Mais, mais, c'est MA voiture. Alors, forcément, il y aura AUSSI MES empreintes !". Il acquiesce, déçu, et me dit : "sur ces plastiques, ça ne sert à rien, il faudrait une surface bien lisse, comme le verre". J'insiste, il la prend. Ce n'est pas inscrit dans la déclaration, et il n'a pas relevé MES empreintes... Je pense que vous êtes tous d'accord avec moi, n'est-ce-pas ? Il n'y aura pas de recherche d'empreinte !

L'assurance me dit que je vais payer 150 euros; c'est la franchise, obligatoire. Donc, alors que je me suis assuré "tous risques" et contre le vol, je suis victime d'un vol, ET je dois payer l'équivalent de presque une année de prime d'assurance ! Mais.... vous n'en avez pas marre, amis lecteurs, de devoir payer plusieurs fois pour la même chose ? Mais pourquoi acceptons-nous ça ? Nous sommes de vrais moutons. Il faut monter sur les barricades. Il y a une solution, d'une facilité extraordinaire, puisque nos ancêtres nous l'ont apportée. Il nous suffit de bloquer les députés, de les obliger à travailler et à voter la loi correspondante : "les franchises sont interdites". Plus aucune société d'assurance ne pourra nous faire ce coup-là ! Vous rendez-vous compte à quel point c'est facile ? Croyez-vous sincèrement que les députés sont nos amis ? Personnellement, je ne le crois pas ! Pourtant, nous les élisons, nous payons leurs salaires et leur donnons des avantages (hummmmm pardon, ils s'octroient tout seuls des avantages; oui, là, pour ça, ils ont bossé...).

Comble de malchance. A l'heure où j'ai besoin d'Internet pour changer tous mes mots de passe, banque, etc.... la freebox s'arrête de fonctionner. Elle a grillé ! Là, juste au moment où je ne peux pas m'en passer. On appelle ça une "série noire".... Je vous dis ça pour vous faire part de mes réflexions ! Après avoir trouvé quelqu'un qui m'accepte avec mon PC fixe, mon écran, etc... chez lui pour utiliser sa connexion, après avoir réglé le plus urgent, je me lance dans la résolution du problème "Internet" chez mon fournisseur Free, pour ne pas le nommer. Deux heures de perte de temps à fouiller le site pour essayer d'envoyer un mail, pour informer mon cher fournisseur ce que qui arrive à son cher client -un fidèle depuis six ans-. Mais non, TOUT est fait pour que le cher client ne puisse envoyer un mot doux à son cher fournisseur. Non non. IL faut appeler, ou "chatter". Le "tchat" est TOUJOURS indisponible, trop de monde. Il ne reste QUE le téléphone. Attente gratuite : vote de nos députés, après des années de demande des utilisateurs (ils sont "lourds", les députés, ils sont payés très cher mais ne comprennent pas grand chose, et en plus, pondent une loi incomplète, permettant à nos chers fournisseurs de ne pas être lésés... rappelez-moi seulement un truc : qui travaille pour qui ?). Il faut "raquer" 34 cts la minute une fois en ligne. C'est contraire à ma religion. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c'est NON. Je ne paye pas, je ne paierai jamais pour parler à quelqu'un à qui j'ai fait l'honneur de lui acheter quelque chose. Je dirais même, à l'extrême limite, que c'est plutôt lui qui devrait payer pour me parler. Donc, au bout de deux heures de temps perdu pour moi, de mauvaise foi évidente de la partie "adverse" qui refuse ostensiblement de communiquer, ma décision est prise : résiliation. En effet, nous sommes mis au pied du mur : soit on paye pour, peut-être, trouver une solution, soit on part. Au dernier moment, je trouve un forum, ADUF, qui pourrait m'aider. J'hésite : dois-je encore perdre du temps pour ça, j'ai quand même bien d'autres choses à faire ? Un dernier sursaut d'amabilité, mais c'est bien parce que je suis gentil. J'y vais, je parcours un peu le forum, je vois que le fournisseur y participe, je m'inscris, j'attends la validation de l'inscription, je rédige mon sujet, très calmement, très poliment. J'ai reçu une réponse, il y a eu dialogue, le fournisseur me propose l'échange de la box...

Conclusion ? Mais il n'y en a qu'une seule. Retourner à l'Assemblée Nationale, bloquer les députés, leur dire de faire une nouvelle loi, la rédiger nous-mêmes faute de quoi ils vont nous "entuber" une fois de plus. Cette loi ? Très simple. Tout vendeur doit mettre à la disposition du client une ligne téléphonique totalement gratuite, ainsi qu'une adresse e-mail de contact, obligatoirement, faute de quoi il devra payer des amendes systématiques et obligatoires au client n'ayant pas réussi à les joindre. La ligne téléphonique doit toujours être accessible et disponible, au vendeur de mettre le nombre de lignes et de personnel au bout en adéquation avec le nombre de clients demandeurs. Point. Mettons, grosso-modo, une journée de travail, avec tous les spécialistes qu'ils ont émargeant à plusieurs milliers d'euros mensuels, quand même, ça devrait le faire, non ? Résultat : des millions de personnes libérées d'un stress grandissant, puisque cette habitude de ne mettre aucun correspondant en face des demandes de réclamations est en augmentation croissante ! Franchement, c'est d'une banalité et d'une facilité....

Ah oui, j'oubliais : il nous faut aussi une loi nous autorisant à résilier nos contrats d'assurance autant de fois que nous le désirons, et, surtout, quand nous le désirons ! Pourquoi devrions-nous attendre une année ? C'est facile. Nous sommes le peuple : allons voir les députés.

J'ai un paquet de boulot pour eux ! Impossible de cumuler, avec moi ! Boire ou conduire, il vous faut choisir, qu'ils disaient....

Pauvres de nous ! Remuons-nous les fesses, c'est pourtant si simple ! Défendons-nous !

Vous n'êtes pas venus ici pour m'entendre râler.

Ci-dessus le périple global de ce voyage.

Merci d'avoir participé à ce voyage.

J'ai bien l'intention de repartir un jour...

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