Gartempe, Anglin, Benaize

Samedi 19 Juillet 2009
De la Vendée jusqu'à la Creuse, flânerie sur les frontières est du Poitou
386 km - 93 photos sélectionnées

Météo moyenne pour une journée d'été, mais nous avons échappé à la pluie (juste quelques gouttes en fin de journée).


Une superbe averse m'a réveillé ce matin. Aïe, ce serait donc encore pire que les prévisions? Mais peu importe, ce n'est pas ce qui va nous empêcher de partir. Les vêtements adéquates, et ça roule. Finalement, ce ne sont que des pluies d'orage, mais je préfère mettre l'équipement de pluie. De plus, le matin, ça protège du vent, et la balade ne commencera véritablement qu'en fin de matinée, dans le Poitou. En attendant, il faut rouler un peu.

Ce que j'apprécie énormément avec mes frangins, c'est leur exactitude. Je leur avais donné RDV pour 8 heures, et j'ai entendu leurs bécanes pile à l'heure. Un vrai plaisir. Il est à peine 8h10 lorsque nous partons. Sans aller jusqu'à prendre l'autoroute, j'avais décidé de prendre les grands axes pour nous rapprocher du lieu effectif de la promenade. Nous sommes presque seuls sur la route, et j'éprouve un grand plaisir à rouler. Akitsu avait besoin de se défouler les jambes, et son proprio aussi. Derrière, les deux frangins suivent l'allure sans souci. Il faut dire que nous respectons scrupuleusement les limitations de vitesse, c'est bien normal. Malgré tout, les kilomètres défilent. Nous traversons successivement La Roche-sur-Yon, Chantonnay, La Châtaigneraie.

Breuil-Barret. Nous sommes presque en limite Est du département de la Vendée, dont c'est la dernière commune avant d'entrer dans les Deux-Sèvres. Mais c'est par pur hasard que je fais une courte pause ici, devant l'église.

Histoire de commencer ma série de photos et d'immortaliser ces moments de vie. Histoire de se dégourdir un peu les jambes.

L'église Saint-Hilaire, fin du XVème siècle.

Vue sur Akitsu depuis le porche de l'église.

Votre serviteur, complètement "boudiné" dans sa tenue de pluie, et Momo le Vosgien.

Momo et Nounours. Dès qu'il fait une pause, Momo se grille une petite cigarette "jaune" qui pue... et qui le fait tousser!

Bon, ce n'est pas tout ça, mais il faut repartir. Pour être honnête, ce n'est pas une corvée, bien au contraire! Nous avons tous les trois souvent suivi cette D949 qui file vers l'Est, et que nous connaissons plutôt bien. Nous traversons Secondigny puis Parthenay, où nous abreuvons généreusement nos montures. Nous discutons 5 minutes avec deux motards en partance pour 15 jours de balades en Corse. L''un d'entre eux est de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (le monde est petit!). Ils ont des trails tout neufs, une BMW 800 et une Transalp 700. Ensuite, c'est par la N149 que nous atteignons la Vienne et sa capitale, Poitiers, que nous contournons largement par le nord, pour finalement nous retrouver sur la D951.

C'est à Chauvigny, dans la Vienne donc, que nous faisons la halte suivante. Il fait beau et chaud maintenant, et nous en profitons pour nous mettre à l'aise. Pour ma part, je fais quelques photos de la belle rivière qui a donné son nom au département.

Le pont de la D951 traversant la Vienne.

Vue depuis le pont, en regardant vers l'ouest.

Toujours depuis le pont, mais vers l'est cette fois.

Zoom sur une belle maison poitevine au bord de la rivière.

Toujours à Chauvigny, un peu plus loin, sur les hauteurs de la ville. Je m'arrête souvent ici, et j'ai déjà fait pas mal de photos à cet endroit, mais mes deux frères ne s'étaient jamais arrêtés. J'avais notamment pris des photos l'an dernier, le dernier jour de mon voyage en Islande, en fait le 156ème jour de route! (à regarder ici pour ceux que ça intéresse).

Un touriste près de nous se propose de nous prendre en photo. Il nous a un peu massacrés... à moins que nous le soyions déjà au naturel.
Peu importe, voici la bande des joyeux lurons.

Nous voici désormais arrivés dans la zone des choses sérieuses. Il est déjà midi et demi, et nous avons parcouru environ 240 km. A Saint-Savin, nous quittons la N151 pour la D5, direction nord. A partir de maintenant, c'est l'inconnu. Nous ne sommes jamais venus dans cette région. Vitesse 50-70 km/h, mode balade touristique, yeux ouverts, séquence découverte. J'avais vu sur les cartes que cette petite route longeait la Gartempe au plus près en remontant vers La Roche-Posay. J'ai fixé sur ma bulle le support de mon GPS IGN Evadeo Primo, ce qui me permet d'avoir sous les yeux la carte de France au 1/100.000ème en temps réel. C'est ce que je recherchais depuis très longtemps, et j'avoue avoir fait là l'affaire du siècle, puisque IGN a bradé ce GPS à 78 euros fin avril au lieu des 249 initialement!

Du coup, je peux voir toutes les petites routes, y compris les chemins importants. Je ne peux plus me perdre, puisque je vois en temps réel où j'en suis exactement, et de plus, j'enregistre la trace en même temps. Couplé à la prise allume-cigare installée par Nounours sur Akitsu, je suis le "roi du pétrole".

C'est ainsi que nous prenons un petit chemin pour atteindre le bord de la Gartempe et cet ancien pont désaffecté (voie ferrée). Nounours apprécie moins avec son Burgman, alors que les deux Transalp nagent dans le bonheur! Bon, OK, on reprend le goudron pour notre scooter.

La route est très étroite, mais ce n'est pas un problème pour nous, bien au contraire. A Nailliers, nous faisons un petit crochet juste pour admirer la rivière depuis le pont.

La Gartempe (vue ici vers le nord) coule paisiblement. Elle prend sa source à 680 mètres d’altitude, au sud de Guéret, et se jette dans la Creuse à La Roche-Posay, après un parcours de 207 kilomètres, traverse le département de la Vienne de Lathus-Saint-Rémy, au sud, où elle franchit les chaos rocheux du Roc d’Enfer, depuis peu classés au titre des sites, jusqu’à Angles-sur-l’Anglin, autre site récemment classé, au nord. A mi-parcours, entre Montmorillon et Saint-Savin, c’est une rivière paisible, qui traverse un paysage intact célébré par Régine Deforges, ponctué d’églises, de manoirs, de moulins, de châteaux (Montmorillon, Antigny, Saint-Savin…).

Nalliers.

Place de l'église. Pas un chat, plus un bruit. En quelques tours de roue, nous avons quitté le monde, ou presque...

En pleine conversation à Nalliers. Mes frangins se la coulent douce, alors que je vérifie souvent sur mes cartes l'itinéraire prévu, l'écran du GPS, trop étroit, ne m'octroyant pas une vue globale dont j'ai parfois besoin.

Voici notre belle petite route.

Qui passe parfois en sous-bois, avec, régulièrement, de nombreuses possibilités de haltes au bord de l'eau. Un paradis pour pêcheurs!

Un peu plus loin, après le bois de Bergeas, un pont franchit la rivière, permettant de longer la rive gauche via Busserais. Pour nous, il s'agissait juste de prendre des photos, mais nous poursuivons sans traverser le long de la rive droite.

Château de la Guittière

Le même, vu d'un peu plus près.

Puis finalement, nous arrivons à Saint-Pierre-de-Maillé. Marie Besnard, poursuivie pour de multiples empoisonnements, est originaire de Saint-Pierre-de-Maillé. Elle a grandi au lieu-dit les "liboureaux" que l'on avait appelé ainsi puisque c'était la couche du bourreau du village

Beaucoup de choses à voir dans ce village.

Poursuite de la conversation, pendant que je vais faire des photos. "Tu nous donneras les photos, dis...". Cool, les mecs, la vie est belle!

L'intérieur de l'église St Pierre.

Curieuse poupée à l'intérieur.

Porte d'entrée -ou de sortie, comme vous voulez.

Détail d'un vitrail. La devise du Pin de la Guérivière et de Saint-Barbant, en Poitou et dans la Marche : d'argent, à trois bourdons rangés de gueules. Supports: deux lions. Devise : Fidem peregrinans testor.

En levant les yeux...

Les maisons en face de l'église. Deux hommes nous disent bonjour, tout en lançant la conversation sur nos Transalp. Ils sont en week-end ici. L'un d'entre possède une Transalp dont il nous vante les qualités. Nous sommes bien d'accord avec lui! En discutant, il nous indique une très bonne pizzéria à Angles-sur-l'Anglin, notre prochaine étape.

Superbe arrivée sur Angles-sur-l'Anglin par la D2. On devine la rivière au pied de la falaise.

Le pont sur l'Anglin. Le château devait être extrêmement important,au vu des vestiges.

Cette fois, les frangins daignent sortir leurs appareils photo, enfin!

De bien belles murailles subsistent encore. Fondé au début du XI° siècle par Gilbert, évêque de Poitiers, le château d'Angles surveille la frontière orientale du Poitou. Son plan est soumis à la configuration du site, un éperon rocheux étroit dominant de 48 mètres le cours de l'Anglin. Au XI° siècle, le château d'une longueur de 230 mètres environ présentait un schéma à emboîtements : 4 secteurs étaient séparés par un fossé. L'abandon de la motte à la fin du XI° siècle puis de la plate-forme au XV° siècle en réduisit sa longueur à 140 mètres. 2 entrée permettaient d'y pénétrer.

Le château et la rivière, vers le sud.

Détail sur la roue et le moulin.

Ancienne "pub" sur un vieux mur.

Les frangins ont repéré la pizzéria en passant... Nous posons nos canassons sur un petit emplacement. On aperçoit les murailles du château, de l'autre côté de la rivière.

Nous avons mangé en terrasse. L'accueil était parfait, le service aussi, la patronne aussi, les pizzas aussi. L'info était valable, je vous la fais suivre!

Il est 14h40 lorsque nous remontons sur nos bécanes. D'abord un petit tour sur les bords de l'Anglin, un vrai régal.

Puis passage sur l'autre rive, au pied du château, après une incursion sur une route très étroite qui s'est finalement terminée en cul-de-sac dans les pentes.

Zoom sur les vestiges. Un château certainement très intéressant à visiter, mais ce n'est pas le but de notre journée. Nous allons maintenant "descendre" la vallée de l'Anglin vers le sud sur la D50 via Mérigny. Cette rive se trouve dans le département de l'Indre, lequel fait partie de la région du Centre. Du coup, l'Anglin sert actuellement de frontière entre le Poitou-Charentes et le Centre.

Le Roc de la Dube, servant d'école d'escalade, au bords de l'Anglin. Ici, vue arrière (nous venons de le passer).

Endroit C'est d'ici que j'ai pris la photo du Roc de la Dube.

Sur le pont de Mérigny.

A Mérigny, nous allons sur le pont juste pour admirer la rivière, mais nous ne traversons pas. Vue vers le nord-ouest.

Et vue vers le sud-est.

Nous restons donc sur la rive droite de l'Anglin, et poursuivons notre descente vers le sud. Deux boucles de rivière plus loin, nous faisons halte devant le château -privé- de Plaincourault.

Mais c'est surtout pour elle -la chapelle- que je fais cet arrêt. Mes frangins, peu sensibles à l'art architectural religieux, restent à bavarder devant le château, alors que j'avance près de la chapelle. Erigée à la fin du XIIème siècle, elle faisait partie de l'ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Malheureusement, la porte est fermée à clef! Je ne pourrai donc pas voir ce qui en fait l'intérêt: ses peintures murales peintes du XIIè au XVème siècle.

La belle porte romane.

Détail de la sculture sur le linteau.

Le champ, face à la chapelle.

Puis nous arrivons à Ingrandes, où nous retrouvons la N151 alias D951, juste 9 km après Saint-Savin! Nous ne la suivons à peine, juste le temps de prendre la D54 en direction de Concremiers.

Que voici. Concremiers est située dans l'espace naturel du Boischaut-Nord.

Cette fois, nous traversons bien la rivière. Nous allons maintenant longer l'Anglin sur sa rive gauche. La D53 est charmante. Il fait lourd, la température oscille autour de 25 degrés, et nous sentons bien que l'orage peut éclater à tout moment!

Saint-Hilaire-sur-Benaize. Magnifique église. Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour L’Orme, puis pour L’Union.

Tout est calme dans le village. Tout semble endormi. Où sont donc les habitants?

Le porche.

L’église Saint-Hilaire est située sur la place. Elle fut construite aux XIe, XIIIe et XIXe siècles et fut restauré en 1801 et subit des remaniements de 1840 à 1901. En 1895 cette église possède une cloche de bronze du poids de 450 kg portant la date de 1528 elle fut classée monument historique le 13 mai 1944. La chapelle date du XIe siècle puisqu’en 1902 Pierre II évêque de Poitiers fit donation aux bénédictins de Saint-Savin de plusieurs église dont celle de St Hilaire.

A l'intérieur. Beaucoup de grain sur la photo, j'ai poussé les ISO au maximum, car il y fait très sombre.

J'adore les statues.

Très belle restauration autour de l'église.

Le logis Saint-Hilaire présente deux bâtiments organisés autour d’une cour presque fermée : un ensemble construit et modifié du XVe au XVIIe siècle dans l’esprit du siècle précèdent. Les ouvertures sont du XVIIe siècle. On ne sait rien sur ce bâtiment avant le XIXe siècle. Le mur bas qui entoure le logis doit être la base des fortifications du château initial. Momo le Vosgien préfère admirer ces bâtiments.

La Benaize, comme l'indique le nom de la commune. Eh oui, notre périple va maintenant nous faire longer cette petite rivière, affluent de l'Anglin, qui lui-même était un affluent de la Gartempe, elle-même affluent de la Vienne! Nous remontons vers la source...

Deux jeunes filles sont allongées près de l'eau, et m'avouent s'y trouver parfaitement bien! Tu m'étonnes... Elles ont bien raison.

Le calme qui règne partout dans cette région est très bienfaisant. Je suis admiratif de ce "bouquet" de saule-pleureurs.

La D53b suit le cours de la Benaize plein sud maintenant. Nous passons près du château de Céré que nous apercevons à travers les frondaisons des arbres. Et nous sommes toujours pratiquement seuls au monde! Nous repassons dans le département de la Vienne, et donc en Poitou-Charentes.

Nous traversons à nouveau la Benaize à Liglet, sur la D32 qui rejoint Saint-Savin. C'est ici une toute petite rivière.

Puis nous tournons très vite toujours vers le sud, direction Trémouille. Ici, la route, un peu après le hameau de Courtevraud. L'état des routes est malheureusement plutôt mauvais, et Nounours souffre beaucoup avec son BB, le Burgman 650. Sa fourche tape souvent, et il est presque continuellement au taquet de sa suspension avant, le pauvre! Il nous demande donc de ralentir. Pour ce qui est de nos Transalp, elles s'amusent vraiment. C'est leur terrain privilégié, les amortisseurs font parfaitement leur boulot. Je ne regrette pas du tout mon BB, bien au contraire!

Après La Trémouille -pour la première fois, je ne fais pas de photo lors de notre passage sur le pont enjambant la Benaize, que nous traversons une nouvelle fois- nous poursuivons le cours de la Benaize sur la petite D122. Le terrain est légèrement plus vallonné par ici (nous dépassons quand même les 150 mètres d'altitude...). Ici, au lieu-dit La Jonchère, nous quittons la D122 pour prendre un chemin vicinal goudronné, mais très étroit, vers Thollet et Coulonges.

L'arrivée dans le hameau de Thollet est géniale. Une sorte de passerelle enjambe la Benaize, suivie d'un passage extrêmement étroit. Impossible de passer ici en camping-car, même avec un petit! Les deux frangins, toujours en train de discuter pendant que je bosse!

Voici la passerelle.

Coup d'oeil en arrière, permettant de voir le gué, et le passage côté droit vers la passerelle.

Coulonges et son église. Ce village se situe au carrefour de 3 régions! Nous sommes en effet toujours dans le Poitou-Charentes (Vienne), à deux pas du Centre (Indre, que nous longeons encore), et à deux pas du Limousin (Haute-Vienne, où nous allons maintenant).

Porte de l'église de Coulonges.

Nous prenons ensuite la D123 direction Lussac-les-Eglises, puis la jolie petite D105 via le hameau de Lavaud, qui nous conduit directement à...

Saint-Martin-le-Mault. Haute-Vienne. Limousin. Magnifique hameau, très belle église, superbes maisons nobles bien restaurées. Un hâvre de paix!

Sur la petite place de Saint-Martin-le-Mault.

Ils attendent patiemment que je fasse mes photos, complètement indifférents au boulot que je fais. Bande d'ingrats...

Toujours sur la D105, arrivée à Jouac. Nous traversons à nouveau la Benaize, mais restons sur la D105.

A Cromac, nous nous offrons une bonne bière dans le bistrot du petit village. Et nous filons vers la grande ville, La Souterraine, dans la Creuse, où nous donnons à nouveau à boire à nos bécanes, qui commencent à avoir soif. En même temps, nous endossons à nouveau nos tenues de protection, une petite pluie fine et serrée s'étant malheureusement mise à tomber.

Dommage pour la météo, car les paysages prennent vraiment de la hauteur. Nous sommes maintenant sur la D10, à une altitude de 400 mètres. On s'en rend bien compte en regardant l'horizon sur cette photo de l'église de Saint Priest-la-Feuille. Cette petite église paroissiale de Saint-Laurent est une construction du XIIIe siècle, considérablement remaniée par le rajout de deux chapelles latérales. Le portail en arc brisé n’a pas d’ornement mais les modillons offrent un curieux échantillonnage de têtes sculptées plus récentes.

Quelques kilomètres plus loin, nous retrouvons la Gartempe près du hameau de Chatelus. Mais la route est fermée, le pont en reconstruction. Nous avons tenté malgré les avertissements, car comme vous le savez tous, en France, ce n'est pas toujours vrai! Du coup, grâce à mes cartes IGN du GPS, j'ai trouvé une délicieuse petite route qui enjambe la Gartempe au hameau de la Rebeyrolle, et nous conduit exactement de l'autre côté du pont en construction via la D56. Une merveille. Nous retrouvons donc la D10 et poursuivons vers notre but.

Arrivée à Chamborand, dont voici l'église. Et nous voyons "Bénévent-l'Abbaye" sur la pancarte. Plus que 7 kilomètres, sous une pluie fine, mais devenue très dense et très mouillante. La route assez cahoteuse oblige toujours Nounours à rouler "au pas" pour les deux Transalp obligées de ronger leur frein...

Bénévent-l'Abbaye. Photo prise depuis le jardin du gîte-relais de Compostelle que j'avais réservé avant de partir.

L'accueil des propriétaires, M. et Mme Godson, est absolument parfait. Il est 19h15.
La demeure s'appelle "La Chouette", au 17 de la rue Monthléry, et je vous la recommande chaudement.

Voici la demeure, l'abbaye se situant dans mon dos. A notre demande, le repas nous est servi à 20 heures. Deux pèlerins nous laissent la place, ils s'en vont dormir, après avoir discuté un moment avec nous. Ils se sont rencontrés sur le chemin, ont sympathisé, et pris la décision de continuer ensemble. L'un d'entre eux est Canadien de Québec -un plaisir, cet accent-, et se trouve absolument charmé par la France, qu'il découvre pour la première fois de sa vie. En tout cas, cette rencontre fera partie des bons souvenirs de notre balade.

Mes deux motards. On les croirait fatigués, et pourtant, ils n'ont rien fait de la journée, vous pouvez me croire!

Un bon repas bien chaud, arrosé de deux bons vins. Le tout suivi d'une soirée passée à discuter. La patronne nous a laissé le vin, et nous avons thé et café à volonte, de quoi tenir un siège! Mais la fatigue est là, et nous avons demandé le petit déjeûner pour 8 heures. Chacun part dans sa chambre, une bonne douche bien chaude, et en route vers le pays des rêves, pleins de virages et de beaux paysages...

Alors, à demain, amis lecteurs et lectrices.

Au fait, le prix est également très correct: 30 euros par personne pour le gîte, le couvert et le petit déjeûner. Vraiment parfait!

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