Les Monts d'Ambazac

Dimanche 20 Juillet 2009
Les Monts d'Ambazac, et retour vers la Vendée
405 km - 36 photos sélectionnées

Météo orageuse, humide et triste le matin, plus lourde et chaude en se rapprochant de l'océan.


Après un très copieux petit déjeûner servi à 8 heures comme prévu, au début duquel nous retrouvons nos deux pèlerins d'hier soir qui nous laissent la table, nous récupérons nos bécanes dans le garage (oui, j'avais oublié de vous dire qu'en plus, nos hôtes nous ont offert un garage pour mettre nos trois motos à l'abri pendant la nuit!) et partons sous un ciel très maussade et une température plutôt fraiche pour la saison (17 degrés).

Au programme, les Monts d'Ambazac, à cheval entre Haute-Vienne et Creuse. Situés au Nord-Est de Limoges, nous en sommes tout près, et pour une fois, je n'ai pas préparé d'itinéraire très précis. J'ai prévu de consacrer la matinée à tourner dans ces petites montagnes, puis de prendre le chemin du retour vers midi.

Nous sortons de Bénévent-l'Abbaye par la D5. A Mourioux-Vieilleville (ci-dessus), nous tombons une nouvelle fois sur une route barrée. Mais faire un détour dans ces montagnes est un vrai plaisir. Sauf pour Nounours, toujours en prise avec une suspension très délicate, et des routes qui le font sauter en danseuse!


Coup d'oeil arrière à la sortie de Mourioux-Vieilleville, toujours sur la D5. Nous sommes ici à l'altitude de 400 mètres.

Après la forêt de Mourioux, vue sur la D5 et le hameau de la Forge du Bois.

Nous quittons ensuite la D5 pour rejoindre Saint Goussaud (663 mètres d'altitude). L'église est fermée, mais une dame habitant la maison en face vient l'ouvrir pour que nous puissions la visiter. Elle me raconte que la lanterne des morts se trouvait autrefois dans le cimetière qui entourait l'église, et qu'elle a été déplacée un peu plus loin. Les origines de Saint-Goussaud sont gallo-romaines, comme en témoignent les vestiges (ruines d'un temple et d'un bien modeste théâtre) que l'on peut voir sur le Puy-de-Jouer (694 m).

L'animal au pied de la statue en bois de Saint Goussaud est constellé de têtes d'épingles. La dame m'explique que ce sont les personnes désirant se marrier dans l'année qui viennent y planter une aiguille, maintenant encore! Et aussi pour invoquer la protection du Saint.

L'église de Saint-Goussaud, date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. Elle a été restaurée récemment. Elle est toute petite. Il y a dans ce bâtiment une résonnance considérable, comme j'en ai rarement entendu!

La lanterne des morts de Saint Goussaud date du XIIème siècle. Ele mesure 5,50 mètres, et je n'en avais jamais vu de si petite.

On aperçoit l'église près du monument aux morts de Saint Goussaud.

La lanterne des morts vue depuis l'autre côté.

Je suis les routes sur mon GPS, essayant de faire le tour du massif. Nous suivons donc la D48 via les hameaux de l'Abbaye et de la Ronze, pour arriver ici devant l'église d'Arrènes. Il fait lourd maintenant, et nous retirons notre équipement de pluie.

Environ un kilomètre plus loin, nous allons croiser nos deux pèlerins, ceux qui ont partagé notre gîte!

Je prends ensuite la D50, puis la D57. Les routes sont très sinueuses, humides, souvent recouvertes par endroits de débris végétaux de toute sorte. En un mot, pas possible de rouler vite, d'autant plus qu'elles sont très abîmées. Les bras de Nounours sont continuellement secoués par la fourche de son scooter, décidément très handicapante!

Quelle surprise en arrivant au hameau de Bossabut. Les habitants ont eu cette idée originale de mettre une poupée sur la pancarte pour inciter les automobilistes à la prudence. Et en effet, de nombreux gamins sont en train de jouer sur la route. Momo le Vosgien est très admiratif des superbes maisons en restauration dans ces minuscules villages perdus au milieu de ces bois.

Un peu plus loin, je prends une route encore plus étroite, qui passe près du hameau Le Fieux, que voici.

La voie serpente en épingles vers les hauteurs, pour finalement culminer aux alentours de 600 mètres, près du Puy de la Feyte.

Au même endroit, la photo précedente montrant le paysage sur la droite de celle-ci, vers le sud.

Jabreilles-les-Bordes. Belle maison devant l'église. Avec une densité boisée de près de 65%, Jabreilles les Bordes est une des communes les plus boisées du Limousin. Les essences variées, à majorité de feuillus, procurent de magnifiques paysages, changeant au fil des saisons. La qualité de cet environnement naturel a été reconnue : depuis le 6 mars 1983, une zone de 102 ha a été déclarée site naturel protégé dans le secteur du puy de Jabreilles. Un potentiel important de chemins communaux (45 km) a permis de créer des boucles de randonnées.

Ce bel édifice du XIIIè et XVè siècles possède un porche carctéristique , il comporte un escalier en bois permettant d'accéder au clocher. Ce clocher de forme octogonal typiquement limousin est couvert de bardeaux de chataîgnier.

Superbes dalles gravées à l'entrée de l'église.

Le rétable, de style baroque, a été édifié aux XVIIIè et XIXè siècles. Son architecture évoque les portails des collèges jésuites, notamment dans la partie supèrieure. Il est d'une dimension remarquable de 30m2.

Les murs sont ornés de nombreuses peintures représentant des personnages datant du XVè siècle.

Les nouveaux chevaliers des temps modernes. Pour une fois, Momo le Vosgien a pénétré dans l'église.

Et mon beau destrier qui m'attend toujours aussi sagement!

Avec tout ça, il est déjà onze heures! Après Jabreilles, je récupère la D8, que je prends cette fois vers l'est, afin de terminer le tour du massif.

Nous arrivons à Châtelus-le-Marcheix. Le Thaurion vu depuis le pont de Châtelus, à 335 m d'altitude. On voit très bien que le barrage a été vidé.

Les deux frangins, de l'autre côté du pont. Nous avons retrouvé la D5, sur laquelle nous avions commencé notre journée. La visite des Monts d'Ambazac est maintenant terminée, et nous entamons la route du retour, donc vers l'ouest.

Très belle église de Saint-Pierre-Chérignat.

Zoom sur la porte.

Et les frangins en train de m'attendre.

Peu après Saint-Martin-Sainte-Catherine, je prends la D36, puis la D50. On arrive sur ce joli pont emjambant le Taurion (ici sur la pancarte, mais écrit Thaurion avec un "h" sur les cartes IGN), qui matérialise la frontière entre la Creuse que nous quittons et la Haute-Vienne dans laquelle nous rentrons.

Le Thaurion, vu ici vers le nord.

Nous passons ensuite par les Billanges et sa forêt via la D29, qui s'avère être de toute beauté. Nous retrouvons la D5 à Saint-Laurent-les-Eglises, pour finalement arriver à Ambazac à midi et quart, exactement comme j'avais prévu. Après avoir hésité à manger ici, nous décidons de rouler encore un peu, histoire de nous rapprocher.

Toujours sur la D5, une petite halte devant l'étang de la Crouzille.

Nos bécanes devant l'étang de la Crouzille.

Rêveries...

Bon allez, ça suffit comme ça maintenant, avec les photos!

Beaucoup de monde à Compreignac: c'est le jour du vide-greniers! La D5 traverse ensuite une très belle zone naturelle remplie de petits étangs entourés de buttes culminant entre 300 et 400 mètres. Et comme entretemps, le revêtement s'est fortement amélioré, nous avons forcé l'allure, le scooter pouvant enfin à nouveau exprimer sa vigueur, bridée depuis un moment! Un vrai régal, avec de jolies courbes agréables et faciles. C'est à Nantiat que nous allons nous régaler d'un très bon steak-frites. Enfin, je l'ai trouvé très bon. Mes deux frères, un peu moins "rustiques" que moi, et sans doute moins habitués à la "dure", l'ont moins apprécié. Mais ce sont ce que j'appèlerais des "fines goules"...

C'est ensuite sur la D711 que nous poursuivons notre route à l'ouest, jusqu'à Cieux (et pas encore jusqu'aux cieux, nous ne sommes pas prêts...)

Là, nous "coupons" par la D204, au sud des Monts Blond. C'est superbe, et il faudra revenir dans ce coin. De nombreux petits lacs jalonnent cette étroite départementale. Ici, devant l'étang de Fromental.

Nous débouchons sur la D82, puis la D30, à une vingtaine de km de Confolens. La route est à nouveau défoncée, et je demande à Nounours d'ouvrir la route, pour le laisser avancer à sa vitesse. Nous traversons successivement Saint Christophe (ici), puis Lesterps. je connais bien cette route, l'ayant prise plusieurs fois pour descendre dans le sud. Il fait vraiment lourd maintenant, et nous commençons à souffrir de la chaleur.

Confolens. Nous traversons la Vienne sur le vieux pont.

Derniers pavés pour Nounours.

Panorama depuis le pont, vers l'ouest.

Les bords de la Vienne à Confolens.

Au même endroit. Il a fallu que je réclame pour que Momo me prenne en photo! Pas toujours facile avec ces gars-là!

Ensuite, nous retrouvons la large D948, le grand axe que nous connaissons par coeur. Inutile de vous dire que nous prenons maintenant l'allure de route, la rando est désormais terminée. Nous passons successivement Pressac, Charroux, Civray.

A Sauzé-Saussais. Pas facile à prononcer, hein?

Il est superbe, et se trouve bien visible sur la voie de contournement de la ville.

Momo est intéressé.

Ce pigeonnier représentait donc la Poste!

Puis Melle, Celles-sur-Belle, et enfin Niort. D'un commun accord, nous avions décidé de prendre l'autoroute, histoire de nous dégourdir les pattes et de terminer en beauté, histoire aussi de nous faire un peu plaisir en roulant un peu plus vite, histoire aussi de ne pas traverser Niort par le centre, ce qui est toujours une corvée! Notre plaisir a été de très courte durée. Nounours -encore lui- nous a obligé à rouler entre 100 et 110. Une fissure s'est allongée à vue d'oeil dans sa bulle lorsqu'il roulait à 130, l'obligeant à ralentir de suite pour ne pas exploser sa belle vitre. décidément, le Burgman n'était pas en forme. Quoi qu'il en soit, les kilomètres ont tout de même vite défilé. Nous traversons La Roche-sur-Yon à 18h15.

A Aizenay, nous décidons de faire une dernière pause, histoire de boire une bonne bière pour nous désaltérer, et de commenter cette belle balade. Mes deux frangins -et moi-même- sommes enchantés de notre virée, et nous sommes prêts à recommencer l'année prochaine. Nous avons parcouru environ 800 bornes sans aucun souci, et sans aucune fatigue non plus. Il n'en demeure pas moins qu'en mode "touriste", 150 km sont en général un maximum si l'on veut se laisser un peu de temps pour visiter de façon sérieuse les villages traversés.

En attendant, je vais préparer l'itinéraire pour une belle semaine de rando dans les Alpes avec Nounours fin septembre. Cette balade nous promet des paysages grandioses. Il nous reste plus qu'à espérer une semaine de grand beau temps, ce qui est possible.

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