Sologne et Chenonceaux

Vendredi 1er mai 2009
2ème jour de randonnée
110 km - 148 photos - 86 sélectionnées
Temps splendide

Oh, comme c'est dur d'ouvrir les yeux ce matin. 8h30. Une fois de plus, l'horloge biologique a bien fonctionné, et c'est l'heure de réveil prévue de concert avec mes camarades. Mais l'esprit ne reste pas embrumé longtemps. Un tempête de ciel bleu s'est abbatue sur la Sologne ce matin, et les rayons du soleil chauffent déjà la peau des trois motards qui sortent sur le trottoir. Un p'tit tour vers les bécanes pour constater avec plaisir leur présence sur la petite place de l'église, et en avant chez nos hôtes de la veille pour un plantureux petit déjeûner.

Aujourd'hui 1er mai, je pense que la plupart des stations d'essence seront fermées, mais Lionel en connaît une toute petite à Thoury, ici. Ce n'est pas notre route, mais comme je ne veux pas déranger les plans de l'organisateur de la randonnée, qui a déjà assez de boulot comme ça, je préfère donner à boire à Akitsu maintenant. Voilà qui est fait, Lionel et moi attendons juste l'ami Olivier parti, lui, vider le sien -de réservoir...

On aperçoit sa belle GS, là-bas, de l'autre côté, qui attend son maître, elle aussi.

Puis nous fonçons vers le lieu de rendez-vous décidé par Fred, à La Ferté-Saint-Cyr, via une délicieuse petite route choisie par Lione, qui connait le coin comme sa poche. C'est un enchantement. Et nous arrivons les premiers, au bord du Cosson, celui-là même qui passe au pied du château de Chambord. Nous sommes déjà en sueur, et Lionel est littéralement en train de se liquéfier!

A nos pieds, le Cosson. Là-bas, le pont sur lequel vont apparaître les amis que nous attendons.

Nous n'attendons pas longtemps, les voilà déjà qui arrivent. J'aime beaucoup ce premier contact, lorsque nous retrouvons les amis des précédentes randonnées, que nous n'avons pas vus depuis longtemps, et que nous faisons connaissance avec de nouvelles têtes. Au premier plan, Alain, Tof et Kriss. Mychèle cachée derrière Alain, en arrière, la seule femme du groupe, Antoine alias Clark1978, Monster Tmax au centre, qui semble se demander ce qu'il fait ici. Derrière lui, j'aperçois Lionel, les bras écartés, remerciant son Dieu de nous avoir envoyé ses rayons brûlants devant ? Sur la droite, lemag (au téléphone) et son fils Alexandre. Enfin, ? de dos, Olivier alias BrettSinclair et Fred alias Fredion, notre GeO.

De dos avec son fluo rouge, Didier qui a fait la plus longue route pour nous rejoindre (Var), qui jouera le rôle de la moto-balai pendant toute cette randonnée, Aslio, Charlie -dont le siège chauffant de sa superbe BéHème m'avait bien réchauffé sous les trombes d'eau de l'île d'Oléron, Christian que je n'avais pas revu depuis longtemps (Tarn), TomRT (même rando à Oléron) et Tof. Je pense que c'est Pirmil qui se cache au-delà de Tom. A gauche, Monster TMax et ??.

Et une partie des bécanes. Au premier plan, la magnifique Goldwing de Kriss.

Nous restons une vingtaine de minutes à discuter, avant que le Grand Manitou ne donne le signal du départ. Il est 10h10.

Et c'est parti pour une mise en bouche sur les routes de Sologne. Bon, c'est assez droit, le paysage est plutôt plat. Mais le plaisir est ailleurs. Devant moi, la longue file des scooters et motos, et dans mes rétros, le reste du serpent. C'est beau, c'est génial, et je suis heureux. Tout simplement la joie de vivre, que nous devons certainement tous plus ou moins ressentir. Nous roulons d'abord plein sud sur la D13 et traversons Dhuizon puis Vernou-en-Sologne, avant de bifurquer sud-ouest sur la D63 jusqu'ici, à la sortie du hameau de Courmemin, où une partie du groupe oublie qu'il fallait quitter la D63 pour prendre la D144. Du coup, j'en profite pour dégainer, car en roulant, je n'y arrive pas avec le gros (appareil-photo), trop lourd et trop délicat...


Nous sommes maintenant à Soings-sur-Sologne, dix km plus loin... Nouvel arrêt, je ne sais pas pourquoi. Il fait chaud, très chaud, et je suis en train de bouillir sous mon blouson. Je regrette de ne pas avoir roulé en T-shirt, finalement. Je sais, le goudron, ça râpe, mais le soleil, ça cuit!

Bon, je ne vais pas râler parce qu'il fait beau, maintenant! Enfin quand même!

Peu après, juste avant Sassay, au sud de Contres, nous faisons une agréable pause-pipi à l'ombre d'un petit bois.

Clair-obscur, photo difficile. Christian, Didier et Kriss.

Tof en profite pour s'en griller une. Avec qui Fred est-il en pleine discussion? Mystère. Nous repartons au bout d'un quart d'heure.

Nous rattrapons la D21 qui file sud-ouest vers le Cher. Une nouvelle petite pause à Monthou-sur-Cher. Je suis en milieu de groupe. Voici ceux qui me suivent. Kriss et sa belle Goldwing, Christian et son superbe BB650, Tof et sa BM 1250RT qu'on dirait neuve, Charlie et sa BM K1200 LT, Didier et Stephan avec leurs BB650 eux aussi. Je n'ai jamais su pourquoi nous avons fait cet arrêt, mais il m'a permis de faire quelques photos.

Et devant moi, Tom avec sa BMW RT, Lemag et son fils, Bruno et son BB650, Antoine et son MP3 400, Alain et Mychèle avec leur MP3 250, et en tête le Satelis de Fred, bien en vue du côté gauche avec son fluo rouge. Je pense qu'on attend des retardataires, je ne vois ni Olivier, ni Lionel.

Montrichard, petite ville sur le Cher. C'est ici que nous allons manger. Il était temps....

En attendant la soupe... Antoine, Lemag en arrière-plan, Lionel et Olivier. En N&B, car je n'ai pas de flash, et j'ai monté les ISO au maxi.

Une table pour une partie des crânes, totalement inutiles pour manger!

Au fond, Alexandre, Lemag et Lionel. Pirmil au fond à droite.
Dos au mur, Mychèle, Tom et Fred. Tof, en face de Mychèle, est invisible, caché par Alain. Qui est le premier?

Le ciel en a également profiter pour se charger l'estomac lui aussi! Espérons qu'il ne vomisse pas.

Un coup d'oeil sur l'église de Montrichard avant de partir.

Bruno va-t-il se tromper de monture?

Nous roulons maintenant sur la D40, le long du Cher, en direction de Tours. Traversée de Chissay-en-Touraine. A Chisseau, nous faisons une halte fort agréable d'une quinzaine de minutes au bord de la jolie rivière qui s'écoule paresseusement dans la plaine. Le lieu est enchanteur, et invite à la rêverie.

Marcher un peu ne peut nuire à la disgestion. Tom, Olivier, Arnauld, Fred et Didier.

Lionel, quelque peu pensif sous son magnifique heaume blanc.

Sans doute digère-t-il? Tom profite de cet arrêt pour remplir la carte mémoire de son appareil photo.

Par contre, il ne faut laisser aucun banc à portée de Charles, ni aucune minute de répit, faute de quoi il s'endort immédiatement! Heureusement, l'assise semble solidement fixée et ne devrait pas tomber. Ce qui n'empêche nullement Alain et Mychèle d'aller voir de plus près les rives du Cher. Sans doute Mychèle, grande spécialiste des jardins, recherche-t-elle quelque beau spécimen de la flore locale?

Deux kilomètres plus loin, et c'est une nouvelle pause.

QUOI? Quoi? Encore une pause? Mais... mais je te jure, Fred, je ne le savais pas! Mais.. mais ce n'est pas possible, Fred!
Mais... Mais on est quand même au 21ème siècle, Fred, je te le répète, au 21ème siècle, et je ne le savais pas!

Bon, OK, je vous dois quelques explications. Le sketch d'Elie et Dieudonné intitulé "la pêche" nous a bien des fois fait rire presque aux larmes. Parfois, lorsque l'un d'entre nous racontait sérieusement quelque chose, il s'en trouvait souvent un qui lui répondait, en haussant le ton, le fameux "Quoi? Mais ce n'est pas possible...", déstabilisant instantanément le conteur... pour finalement éclater de rire! Pour ceux et celles qui ne le connaissaient pas, je suis heureux de le leur faire découvrir, car il date de la meilleure époque de ces deux comiques.

Maintenant, revenons à nos moutons. Didier semble plein d'énergie, il ne sait pas ce qui l'attend... Mychèle a déjà son sac sur le dos, prête pour crapahuter! Je vous explique. Nous sommes à Chenonceaux, sur le parking du château. La maman de Fred vient de nous rejoindre, et nous offre généreusement le coffre de sa voiture dans lequel nous mettons des dizaines de casques, de blousons, de paires de gants... Kriss nous signale qu'il reste également ici, et surveillera nos bécanes. Merci à eux. Vous l'avez compris, nous partons visiter ce château à la renommée internationale.

Et, à ma grande surprise, il y a du monde en ce premier mai. Malheureusement... Devant moi, le groupe dans l'allée conduisant au château.

Au bout de la belle allée d'honneur, j'ai la surprise de voir une paire de sphynx. Datant du XVIIIème, ils proviendraient du château de Chanteloup à Amboise, ancien domaine du duc de Choiseul.

Et, débouchant de l'ombre des arbres, le regard découvre l'entrée du château, avec en premier plan la Tour des Marques, donjon du château-fort originel, transformé dans le goût Renaissance. De chaque côté et en dessous du château coule le Cher!

Le château est construit sur les piles d'un ancien moulin.

Un petit coup de zoom sur la belle terrasse.

Sur ma gauche, en contrebas de la terrasse, se trouvent de superbes jardins "à la française". Je n'aime pas du tout ce style, préférant une nature poussant selon son bon vouloir, et je délaisse donc cette direction.

Ce n'est pas le cas de tout le monde, et c'est bien normal. Quand on aime les jardins, on ne peut pas passer à côté sans y aller, n'est-ce-pas?

Pour ma part, je vais tout droit, au plus court. Je suis venu pour le château, je vais au château. Pas besoin de plan, pas possible de louper la porte: il n'y en a qu'une! Pas possible non plus de ne pas se rendre compte de la situation particulière de ce monument. Il a été construit sur la rivière. Ici, les terrasses surplombant le Cher, et protégeant les jardins, que l'on devine au loin à gauche, des inondations hivernales.

Au-dessus de la porte, les lys de la couronne de France.

Le haut de la monumentale porte d'entrée, en bois scumpté et peint d'époque François 1er.

Salle des Gardes. Aux murs, une suite de tapisseries des Flandres du XVIème siècle, représentant des scènes de la vie de château, une demande en mariage, une chasse.

Détail sur la tapisserie.

De la Salle des Gardes, on pénètre dans la Chapelle. Aux murs, quelques tableaux. Celui-ci, intitulé "la vierge au voile bleu", par Il Sassoferrato, peintre baroque italien -forcément, vu son nom- (1609-1685).

Détail de la porte en chêne ouvrant sur la Chapelle.

Ce beau lit à baldaquin, datant du début du XVIIème siècle, se trouve dans la chambre de Diane de Poitiers. Cette dernière, pour ceux qui ne la connaissent pas -enfin, je pense que personne ne la connaît personnellement- était la maîtresse du roi Henry II, fils de François 1er, époux de Catherine de Médicis. Un peu compliqué, mais les relations humaines le sont, et roien n'a changé, n'est-ce-pas? Quoi qu'il en soit, le roi son amant lui avait donné ce château, à la jolie Diane, et Catherine de Médicis s'empressera de le lui reprendre à la mort de son royal époux! C'est de bonne guerre, non?

Sur les murs, deux tapisseries des Flandres du XVIe siècle, représentant "Le Triomphe de la Force" (Montée sur un char tiré par deux lions, et environné de scènes de l'ancien testament. Dans la bordure supérieure, la phrase latine se traduit par "Celui qui aime de tout son cœur les dons célestes, ne recule pas devant les actes que la piété lui dicte"), ainsi que "Le Triomphe de la Charité" (Figée sur un char, tenant dans ses mains un cœur et montrant le soleil, entouré d'épisodes bibliques). C'est celle que l'on voit sur cette photo. La devise latine se traduit par: "Celui qui montre un cœur fort dans les périls, reçoit à sa mort, comme récompense, le Salut".

Dans la même salle, sur la cheminée, un portrait de Catherine de Médicis, par Sauvage (XIXème siècle).

Détail de la cheminée. Le "H" es deux "C" entrelacés et inversés sont les monogrammes omniprésents de Henri II et de Catherine de Médicis.

De la chambre de Diane de Poitiers, on rejoint cette galerie. Construite en 1576 par Catherine de Médicis (enfin non, elle n'a pas mis ses mains dans le "cambouis", elle a "fait faire", soyons clairs), c'est une superbe salle de bal au-dessus de la rivière, longue de 60 mètres et large de 6, et éclairée de 18 fenêtres donnant toutes, forcément, sur le Cher. Le sol est carrelé de tuffeau et d'ardoise, et le plafond est fait de solives apparentes.

Alain et Mychèle ont ouvert le bal et se reposent un petit peu avant de poursuivre.

Petit coup d'oeil par une des fenêtres donnant sur l'autre rive.

Un peu plus loin, au milieu de la galerie, je regarde par une autre fenêtre, vers l'arrière cette fois.

Au loin, les jardins dont je vous parlais plus haut.

Je vous le disais bien, que j'étais au milieu. Mais comme je sais que personne ne me croit, je préfère le prouver par une photo!

Me voici maintenant sur l'autre rive, couverte par la forêt qui avance presque jusqu'à l'eau.

Vous pouvez mieux vous rendre compte de l'aspect global du château sur cette photo. Vous l'avez compris, la galerie de bal sert aussi de pont pour traverser la rivière.

Et le magnifique parc boisé invite très fortement à la flanerie. Sauf que je n'ai pas envie de cheminer à pied sous les arbres aujourd'hui.

Retour au château. Je descends au sous-sol, où sont installées les cuisines. Ici, le four à pain.

En haut sur le mur, des têtes de gibier. Quelle horreur! Pauvres bêtes ayant croisé l'homme...

Casseroles, poêles, et plats en cuivre recouvrent les murs. J'ai l'impression que certaines personnes se sont bien empifrées ici, pendant que beaucoup d'autres crevaient de faim tout autour. A cette époque, les gens des campagnes mourraient de faim, ou sous les armes des tueurs des armées des guerres de religion! Et on a appelé ça La Renaissance. Pas pour tout le monde, malheureusement. Je viens juste de terminer la lecture d'un livre historique sur cette période et, croyez-moi, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère avec leur peuple!

En tout cas, je suis fatigué. En effet, les escaliers sont étroits, et les tourismes sont vraiment en nombre. Du coup, il faut faire la queue, et j'avoue que ça gâche vraiment le plaisir de la visite! Du coup, j'abrège avec regret. Malgré tout, ça m'ennuie de sortir déjà, je décide d'aller voir au-dessus.

Heureusement, j'aurais loupé la Chambre de François 1er. Ceci doit être le Cabinet Italien du XVIème siècle, exceptionnel par ses incrustations de nacre et d'ivoire, cadeau de mariage fait à François II et Marie Stuart.

Il aurait été dommage de louper ce beau tableau. Enfin un peu de fraîcheur, que diable! Peinture de J.Baptiste van Loo (1684-1745) : Les Trois Grâces (1765). Représentent Mesdemoiselles de Nesle, trois sœurs, favorites successives du roi Louis XV : Mme de Châteauroux, de Vintimille, de Mailly. Il ne s'ennuyait pas, Louis XV, les trois frangines les unes après les autres - ou peut-être en même temps?

Portrait de Diane de Poitiers en "Diane chasseresse" par Le Primatice, peintre de l'école de Fontainebleau, qui l'a réalisé à Chenonceau en 1556.

Autoportrait de Van Dyck, peintre hollandais (1599-1641).

Superbe portrait intitulé "l'homme à la collerette", par le peintre flamand Jean Van Ravensteyn (1572-1657). Pour ma part, j'aime vraiment beaucoup les peintres flamands de cette époque.

Même époque, même Ecole Hollandaise. C'est vraiment "de la belle ouvrage".

Encore un portrait de Ravensteyn, daté de 1610 celui-ci. Quelle maîtrise.

Changement de salle, j'entre maintenant dans le Salon Louis XIV

Ce salon porte le souvenir d'un séjour de Louis XIV à Chenonceau le 14 juillet 1650. Celui-ci offrit bien plus tard à son oncle le duc de Vendôme son portrait par Hyacinthe Rigaud. C'est ce que disent les prospectus. Maintenant, lorsque je fais une recherche sur Internet, je vois que ce tableau est un peu différent, qu'il est au Louvre... Il en va de même, d'aileurs, du tableau des Trois Grâces de Van Loo. Il en existe plusieurs, dont un dans un grand musée américain. Alors, qui a réellement peint les tableaux de Chenonceau? Sont-ce des copies?

Concernant le duc de Vendôme, j'ai voulu en savoir un peu plus, et j'ai appris que ce dernier a été propriétaire du château de Chenonceau. Voici la chronologie de l'histoire. En 1559, à la mort de Henri II, sa veuve Catherine de Médicis oblige Diane de Poitiers (rappelez-vous: la copine du roi Henri II) à restituer Chenonceau en échange du château de Chaumont sur la Loire. C'est Catherine qui fait achever la construction de la Galerie sur le Cher, elle y organise de nombreuses fêtes pour la cour du roi. Juste avant sa mort, en 1589, Catherine de Médicis donne le château de Chenonceau à Louise de Lorraine-Vaudémont, la femme du roi Henri III, qui y habitera jusqu'à sa mort en 1601. Le château passe alors à sa nièce Francoise de Lorraine-Mercoeur épouse de César Duc de Vendome, fils naturel de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. C'est ensuite le fils de César, Louis de Vendome qui possède le chateau et enfin Louis-Joseph Duc de Vendome, le vainqueur de Villaviciosa, bataille qui assura Philippe V sur le trône d'Espagne. S'est sans doute pour cette raison qu'on retrouve ici un portrait du roi d'Espagne... Toujours par succession le château est alors propriété des Condé.

Louis XV, par Jean-Baptiste Van Loo (1684-1745)

Philippe V, roi d'Espagne, par Jean Ranc (1674-1735)

La Princesse de Rohan, par Nattier (1685-1766).

Louis de Condé vend Chenonceau au Fermier Général Claude Dupin le 9 juin 1733. Sa seconde femme, Louise Dupin (1706-1799) y tient salon et recoit Montesquieu, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Buffon, Diderot, et bien d'autres personnages célèbres, elle meurt à Chenonceau le 20 novembre 1799. C'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville (Chenonceaux) et celui du château (Chenonceau), bien qu'aucune source n'ait véritablement confirmé ce fait. Propriétaire du château pendant la Révolution française et grande amie des villageois - elle sauva la chapelle en la laissant être transformée en resserre à bois - elle voulut faire un geste pour différencier la Royauté, dont le château était un symbole fort, de la République.

Ses héritiers vendent le chateau à Eugène Pelouze en 1864 et c'est à partir de 1865 qu'il est sérieusement restauré. En 1913 il est racheté par Henri Menier (le fabricant de Chocolats), le chateau appartient toujours à ses descendants.

Je suis fatigué par les touristes, et je décide de sortir. Maintenant, lorsque je lis la "plaquette" reçue avec le ticket d'entrée, je constate que j'ai "loupé" plusieurs salles. Ce sera donc l'occasion de revenir, mais en semaine et hors-saison, loin de la foule!

En sortant, je retrouve les copains de rando, Lionel et Olivier. Ils semblent aussi fatigués que moi. Il est temps de remonter sur nos bécanes, hein?

Le donjon, vestige du château-fort initial.

Bien retapé dans le style Renaissance. Par contre, j'ai presque le soleil dans les yeux...

Détail sur le bas de la Tour des Marques.

Je me retourne vers l'entrée du château. En levant la tête et les yeux vers le haut... forcément, je ne pouvais pas les lever vers le bas, n'est-ce-pas?

A ce moment, j'entends quelqu'un m'appeler...

Mais oui, effectivement. C'est l'ami Christian qui m'a aperçu du haut de son perchoir! On aperçoit les pigeons au-dessus de sa tête.

Ils se mettent dans des positions incroyables!

Bon, me voilà reparti à bombarder des tas de détails qui attirent mon oeil.

Pas moyen d'éviter cette barre, vraiment dommage. Juste pour vous montrer à quel point la nature s'accroche partout: les araignées sont au sommet!

Retour vers nos canassons. Tom, Arnauld et Olivier. En arrière-plan, l'allée d'honneur qui mène au parking.

Christian et Lionel en pleine discussion s'apprêtent à passer entre les deux sphynx dont je vous parlais précédemment.

Le temps de récupérer tout le monde, et il est 17h15 lorsque nous reprenons la route.

Le temps de récupérer tout le monde, et il est 17h15 lorsque nous reprenons la route. Petit arrêt à l'Aquarium de Touraine pour laisser le temps à Alain-Mychèle et Anauld de passer à leur gite. C'est là que je vois cette belle maquette du château de Chateaudin (Eure-et-Loir)

Passage au ravitaillement en arrivant à Montlouis-sur-Loire, lieu de notre étape.

Et voilà. Nous nous retrouvons tous au domicile des parents de Fred. C'est ici que nous allons manger ce soir et demain soir. Pour ma part, c'est également ici que je vais dormir, sous une tente déjà prête, en compagnie de Lionel (enfin presque, chacun dans sa chambre...). Tof, Charles et Tom ont apporté leur toile de tente qu'ils montent dans le jardin. Les autres sont disséminés dans leurs hôtels respectifs. Mais nous sommes tous réunis, bien sûr, pour passer les soirées ensemble jusque tard dans la nuit.

Le lieu des libations... Sur la droite, avec un gilet rayé, notre hôtesse, la maman de Fred, que je tiens à remercier chaleureusement pour la qualité de son accueil, sa gentillesse et sa patience, car ce n'est vraiment pas évident de recevoir chez soi une telle troupe, qui plus est deux jours de suite! Au fond, on aperçoit les tentes.

Eh oui, il y a même l'apéro! Pour ceux qui restent dormir ici, c'est évidemment sans restriction, hi hi... Tom, Christian, Pirmil (a mis ses lunettes pour ne pas être reconnu, mais ça ne marche pas!), Charles. Et de ce côté de la table, Alain qui cache sa chérie (à moins que ce ne soit Mychèle qui se cache derrière son chéri, allez savoir), Arnauld et Didier.

Petit coup d'oeil sur les canassons sagement alignés.

Didier au premier plan, Olivier qui se cache derrière une bulle (trop tard, je t'ai vu!), et Christian, à droite, qui se range pour laisser le champ libre.

Voilà, ce sera ma dernière photo. D'abord, parce que le soleil se cache, et ensuite, parce que je suis fatigué de porter mon appareil. Et enfin, parce que je tiens à profiter du repas avec les amis sans aucune contrainte. La soirée est fort agréable, comme toujours entre nous, la nourriture est délicieuse, et nos hôtes ont été formidables. J'avais prévenu mon collègue de tente depuis longtemps que j'étais un gros ronfleur. Il m'avait rétorqué "moi aussi, t'inquiètes...". J'aurais du me méfier. Pourtant, je ne l'ai pas entendu à Crouy, mais il était à l'étage supérieur! Il avait vraiment raison, et j'avoue qu'il m'a battu sur ce coup-là, pour cette nuit. Je me promets de m'endormir le premier demain soir, hé hé...


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