Azay-le-Rideau, Ussé, Chinon, Fromentière

Samedi 2 mai 2009
3ème jour de randonnée
150 km - 152 photos - 86 sélectionnées
Temps splendide

Il a fait bon sous la tente, et sortir du duvet n'a pas été une corvée. Le papa de Fred est déjà là, fait chauffer du café, prépare beurre, pain, confiture. Vraiment exceptionnel, merci encore pour tout ça! Le temps est beau, peut-être un peu plus brouillé qu'hier, mais c'est quand même du grand beau temps pour faire de la moto!

Rassemblement devant chez Fred pour une partie de la troupe. Ici, quelques minutes avant le départ.

Lionel est en pleine forme sur son superbe BB. Lui aussi est un adepte du chiffon: tout brille comme neuf! Akitsu est également toute belle.

On retrouve les autres comme convenu. Ceux qui ne l'ont pas fait en profitent pour remplir leur réservoir, corvée malheureusement obligatoire!

Fred l'organisateur trouve quand même le temps de faire des photos lui aussi.

Deux conceptions totalement différentes de la moto, mais un plaisir conjointement partagé: celui de rouler!

Le "coin" des BB 650... Pirmil ne rigole pas du tout. "Alors, quand démarre-t-on?", semble-t-il penser...

Monster T-Max dans l'attitude du coureur avant la course: concentration totale. Quant à Charlie, il doit être en train de se demander à quel endroit il va bien pouvoir pousser son prochain roupillon!

Traversée de Tours assez difficile, vu le nombre de deux-roues, mais tout se passe sans incident. Puis direction sud-ouest, nous rattrapons l'Indre, petite rivière très calme se jetant un peu plus loin dans la Loire, traversée de Monts puis d'Artannes-s-Indre avant d'arriver ici, à Azay-le-Rideau.

Nous nous installons sur les parkings de bus. Tiens, Akitsu la rebelle ne s'est pas placée dans le même sens que les autres. Pas facile, celle-là!

Le temps que tout le monde range ses petites affaires, fasse le point... Bon alors, on y va?

Tof, Mychèle, Lionel, Bruno, Arnauld, Antoine, Christian.

Cette fois c'est parti! Bruno devant les grilles du château, construit par Gilles Berthelot de 1518 à 1528.

La visite n'est pas obligatoire, et Fred nous laisse le choix: château, ou promenade dans la ville. Je choisis la balade dans le village.

Allez, une petite séquence "toitures". Ici, quelques dorures.

Là, du grand style "coupole".

Ici, le style "désordonné". J'aime beaucoup aussi.

Vers les rues piétonnes. Le pavage est irrégulier, et authentique. Il ne manque que le passage des charrettes.

Azay-le-Rideau, Aziacum en latin, a une origine fort ancienne. De son histoire, un fait m'a interpellé. En juin 1418, le Dauphin (futur Charles VII, le roi de Jeanne d'Arc), allant de Tours à Chinon, passa devant Azay alors fortifié et occupé par les Bourguignons. Insulté par eux, il prit d'assaut la citadelle, fit trancher la tête du capitaine, fit pendre 354 soldats, démantela les fortifications et incendia la ville qui, pendant près de deux siècles, fut appelée Azay-le-Brûlé! On ne rigolait pas trop, à cette époque.

Ah oui, c'est vrai, le thème des toits. J'avais déjà oublié!

Le clocher de l'église Saint Symphorien à Azay-le-Rideau.

La façade de l'église. Je n'avais pas assez de recul, et le contre-jour était total. Du coup, prise de vue de côté, panorama de deux photos verticales. La perspective n'est pas parfaite, loin, s'en faut, mais ça permet de voir ce double portail.

Style très particulier.

A l'intérieur, la partie gauche en entrant par la porte de la photo précédente.

Et la partie droite.

Peu après, j'arrive sur le pont permettant de franchir l'Indre. Et là, surprise! Je reconnais cet endroit, je suis déjà venu ici. Mais oui,je me souviens maintenant. C'est lors du test de validation du x9 et du matériel de camping avant le voyage au Cap Nord, et réalisé mi-avril 2006 (photos) au coeur de la Touraine avec l'ami Julien Guerrero alias 103ginette! La photo est prise après la traversée du pont. L'église et le centre-bourg se trouvent de l'autre côté de la rivière, tout à droite.

Très certainement un ancien moulin à eau.

Je me souviens maintenant parfaitement, comme si c'était hier. Cette jolie maison sur la route de la Chapelle St Blaise.

Le photographe en action.

Plus loin, sous les frondaisons exhubérantes du printemps, un autre monde vit tout près de nous, que nous ne soupçonnons même pas!

Retour vers le village. La végétation est dense. Le château, à droite, est pratiquement invisible, bien caché par les feuillages.

Quand on a perdu la clef, il y a des moyens radicaux pour ouvrir la boîte. A moins que...

Retour sur la place centrale. Là se trouve une très jolie fontaine, malheureusement sans eau.

Et de l'autre côté. Comme toujours, les araignées s'installent absolument partout, rien ne les arrête!

Nous poursuivons sur la rive gauche de l'Indre et traversons Rivarennes. Ensuite, à la sortie de Rigny-Ussé, nous marquons une nouvelle pause pour admirer le château d'Ussé, que voici, dominant l'Indre (qui se trouve ici sur la droite).

A droite donc, le pont permettant de franchir l'Indre et de rejoindre la Loire, à moins d'un kilomètre d'ici.

Mais que font-ils donc tous sur le pont? Que regardent-ils?

A l'horizon, la ligne d'arbres marque la rive de la Loire. L'Indre est au premier plan, avec de magnifiques saule-pleureurs.

Lionel, Mychèle, Christian. Plus loin au centre, la maman de Fred, qui porte les casques.

Invitation à la méditation, ou à la sieste...

Bon alors, je vais finir par le savoir, ce qu'ils regardent! Je me retourne donc, et...

Ah, d'accord, je comprends mieux maintenant. Le château d'Ussé, qui, dit-on, a inspiré le conte de fées de Charles Perrault : La belle au bois dormant.

Il porte donc également le nom de "château de la Belle au Bois dormant"

On aperçoit la chapelle du château, qui se trouve sur ma droite maintenant.

Détail sur une des tours du château.

Qui voit la cabane? Je vous le disais encore récemment, la nature reprend toujours ses droits!

Une petite dernière juste avant de repartir, comme ça, pour le plaisir! Aussi pour vous montrer les magnifiques nuages.

Petite pause à Huismes. Durée de l'arrêt: entre 2 et 3 minutes... Juste pour attendre quelques photographes attardés.

Bon, j'en profite pour joeur un peu avec le déclencheur. Vers le haut, l'église d'Huismes.

Vers le bas. Je ne suis donc pas le seul.

Allez, on enfourche à nouveau les bécanes, plein sud, pour atteindre Chinon, sur les rives de... la Vienne, qui se jette elle aussi, quelques kilomètres plus loin, dans la Loire. Vous le constatez comme moi, beaucoup de rivières coulent en Touraine.

Oyez oyez, bonnes gens!

Fred et sa glorieuse troupe de scooteristes-motards, venant de toutes les régions de France, entrèrent dans Chinon le samedi 2 mai 2009 par la porte de Verdun qui s'élevait ici, soit 580 ans ou 6.962 mois ou 30.272 semaines ou 211.902 jours après la dite "Pucelle d'Orléans". Qu'on se le dise!

Le combat fut éprouvant pour certains. Ici les chevaliers Kriss et Didier.

Le Comte d'Amiens, fort éprouvé par le combat, et sa dame, qui n'a pas souffert, bien protégée par l'armure de son puissant seigneur!

Le jeune prince Arnauld peut être satisfait, ici devant son fidèle destrier, fort bien protégé par une belle armure rouge aux couleurs de ses terres. Les autres jeunes barons et la princesse font partie de la suite de Fred, notre glorieux duc de Montlouis-s-Loire, qui n'a pas ménagé ses efforts pour nous faire pénétrer dans la belle cité.

Nous avons laissé nos montures devant la porte de Verdun après sa destruction, mais seulement après le passage triomphant et remarqué du chevalier Kriss avec ses 1.800 canassons. C'est ce délicat passage qui, bien que fort joliment emprunté, a eu raison de lui pour quelques heures...

C'est ici, au pied de ce bien bel immeuble, que nous fûmes fort bien restaurés par les notables de la cité, heureux d'avoir l'honneur de nous servir!

Je garderai un excellent souvenir gastronomique de cette auberge, dans laquelle nous avons goûté une fouée mémorable, accompagnée des meilleurs vins de Touraine. C'est la panse bien remplie que nous quitterons ce délicieux restaurant, pour moi le meilleur de Touraine.

En sortant, je tenais à viser le haut, juste pour voir si j'étais en forme. La réponse est "oui", tout va bien, et je peux enfourcher mon beau canasson bleu.

Justement, quand on parle du loup... Voici ma belle jument, élégante et sobre, mais ô combien vaillante, et qui n'a jamais failli dans aucun combat.

La voici sur les terres du Moulin de Fromentières, près d'Huismes, où nous faisons une merveilleuse halte de près de deux heures.

Ah, la belle pelouse, et sa non moins belle rangée d'arbres. Comment résister? Et, surtout, pourquoi résister?

La plus puissante du troupeau.

Le moulin de Fromentière. Un acte du 25 août 1852 précise, " une usine destinée à moudre le blé, appelée moulin de Fromentière sur le ruisseau des Fontaines d'Ozonn dans la commune de Huismes… ".

 

A gauche, Mychèle, toujours à l'affut dès qu'il s'agit de fleurs. Au centre, la maman de Fred. Les propriétaires du moulin sont de ses amis. Leur accueil a été grandiose. Nos hôtes, qui ont passé 40 années de leur vie à réparer ce magnifique immeuble, nous servent un délicieux café à l'ombre d'un arbre.

L'immense châtaignier à l'ombre duquel nous nous sommes reposés. Un hâvre de paix. Un grand moment de cette randonnée.

A l'intérieur du moulin, les fées se sont assagies.

Bon, c'est bien joli tout ça, mais nous ne sommes pas venus en Touraine "que" pour nous allonger dans l'herbe, non? Heureusement, remonter sur la selle n'est une corvée pour personne. Et Fred va nous faire plaisir. Nous traversons l'Indre et arrivons très vite au bord du grand fleuve, j'ai nommé la Loire. Nous allons la longer au plus près, sur la "levée", et nous traversons Bréhémont puis La Chapelle-aux-Naux. Un détour obligatoire sur la D7 par Villandry -nous passons devant le château- et Savonnières (j'ai visité les grottes avec 103ginette en avril 2006). De là, retour sur la levée de la Loire. J'ai totalement adoré cette portion de route longeant le fleuve. Je n'ai qu'un seul regret, c'est que Fred n'y ait prévu aucun arrêt. Cependant, le plaisir de rouler dans cet environnement naturel de toute beauté a été parfait. Ensuite, traversée de la Loire et de Tours -sans problème- sur la rive droite.

Pour finalement faire la pause à Rochecorbon, à la sortie de Tours sur la N152 direction Amboise.

La fameuse "lanterne" de Rochecorbon. Cette tour quadrangulaire, que tout le monde appelle la "Lanterne", haute de 10 mètres, est le seul vestige du château construit en 1095 par Corbon des Roches, qui a sans doute donné son nom à ce village qui existait déjà en tant qu'oppidum gaulois!

Je descends sur les bords du fleuve.

Un beau chemin invite à la randonnée pédestre, mais ce n'est pas le moment!

Il y a un petit belvédère, en haut duquel j'aperçois les amis. Didier, Bruno, Christian et Fred.

Du sommet de la petite tour, j'aperçois l'embarcadère sur la Loire où je me trouvais tout-à-l'heure.

Curieux immeuble sur la N152 qui traverse la petite ville. La circulation y est très importante, et je ne voudrais pas habiter ici!

Ce sera ma dernière photo aujourd'hui. Certains amis de Fred venus nous accompagner aujourd'hui nous quittent ici. Pour les autres, nous retournons chez les parents de Fred à Montlouis-s-Loire à quelques km d'ici, après avoir au préalable visité une cave à vin. Puis c'est une nouvelle soirée à deviser entre amis comme hier soir. Un peu fatigué, je vais me coucher bien avant mon camarade de tente. A-t-il bien dormi? Cette fois, je n'ai rien entendu, aucun ronflement. Vraiment, c'était la bonne solution, j'ai dormi comme un loir.

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