Marie la frangine

16 février 2010 - Marie la frangine, quelque part en Vendée.

16 février 2010 - Marie la frangine, quelque part en Vendée.

16 février 2010

Ce jour-là, le ciel était d'un bleu pur. Et ma petite soeur m'appelle pour une petite séance de photos. On s'amuse, on se fait plaisir, ça ne fait de mal à personne, et ça ne coûte rien du tout. Eh oui, c'est ça, le numérique, ça prend de la place sur les disques durs, et puis c'est tout.

Nous nous sommes bien amusés, c'était sympa, en plus d'avoir fait une petite balade qui nous a fait prendre l'air. Puis d'avoir partagé un grand bol de café. Que demande le peuple, hein ?

Déjà trois ans, pratiquement ! Comme le temps passe vite, n'est-ce-pas. Par contre, les photos, elles, elle ne "passent" pas. Sur le disque dur, elles n'ont pas du tout jauni, comme c'était le cas autrefois dans nos albums, sous le feuillet transparent protecteur. Et je retrouve ma petite soeur, toujours aussi belle. Mais si je sors ces "vieilles" photos de mon tiroir, c'est bien que j'ai une petite idée derrière la tête, non ?

Peinture, peinture, je n'ai que ça en tête en ce moment. Bof, ça passera un jour, comme le reste. Enfin, je n'en sais rien, on verra bien. En attendant, j'avais envie de me "faire" un portrait, alors autant que ce soit avec une jolie fille, non ?

Vous montrer l'original ? Je ne sais pas si elle va vouloir ! Vous montrer le résultat ? Je doute qu'elle accepte.

On verra bien. En tout cas, je me lance avec beaucoup d'entrain. J'ai envie de bien faire, et ce n'est pas facile. Et puis, petit à petit, mon boulot s'affine, les couleurs me plaisent, les coups de pinceaux également. Le temps passe aussi. Lorsque je range le matos, il est deux heures trente du matin. Je suis vanné, mais enchanté. Le moins drôle : nettoyage des pinceaux, rangement de tout le matériel, me nettoyer... pfff, ça, c'est le côté pénible, avec la peinture ! J'ai presque envie de l'appeler, de la réveiller. Pas sûr qu'elle apprécierait, ni le bôf' non plus, d'ailleurs. Je vais prendre mon mal en patience en lui envoyant un courrier accompagné de la toile bien enveloppée. C'est sûr, à la poste, l'employée a un peu fait la tronche, vu l'heure. "Vous savez, normalement, pour les colis, c'est 2h15 dernier délai. J'accepte, mais c'est bien parce que je vous connais". Gloups !

Le lendemain, je suis imppatient de recevoir le coup de fil et d'entendre les cris de joie. Mais que nenni. Rien. La journée se passe. Point. Je n'y tiens plus. C'est moi qui appelle. "Ah non, je n'ai pas reçu ton colis. Ah mais, attends, il pleuvait, peut-être que le facteur l'a posé sous la pierre, je vais aller voir et je te rappelle". Dix minutes plus tard : "Heu, merci, c'est très gentil. Mais, heu, je suis moche, là. Enfin, non, c'est bien, ce que tu as fait, mais il y a des trucs qui ne me plaisent pas. Non, non, ne mets pas ça sur Internet, sans façon".

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais elles sont toutes les mêmes, elles ne s'aiment pas, elles se trouvent plein de défauts. Tu ne peux pas gommer ce truc, ici, et puis ça aussi, là. Et puis quoi, encore. Si je fais de la peinture numérique, c'est parce que je suis handicapé des deux mains, enfin, j'ai deux mains gauches, quoi ! Et aussi parce que je suis un très grand fainéant. Je n'ai pas envie de me salir les mains. Et je n'ai pas envie d'y passer des jours non plus. Donc, je bosse avec une photo, j'arrange deux-trois trucs indispensabloes, éventuellement, et basta.

Je lui dis : "Oui, mais vois-tu, je suis quand même surpris de ta réaction, car pour ma part, je t'assure que j'étais aux anges. Tu es magnifique, sur cette peinture. Viens me voir à la maison, je te ferai voir sur mon grand écran....".

Elle est venue. Elle a vu.

J'ai vaincu.

"Ah oui, tu as raison, j'adore. Je n'en reviens pas, du boulot que tu as fait, mais ça rend drôlement bien". Ah, là, mes p'tits zamis, j'aime bien, quand on me parle comme ça. Faut le caresser dans l'sens du poil, le gars Jef.

"Par contre, juste un p'tit truc : ne mets pas l'original". Elles sont comme ça, les frangines.

Quoi qu'il en soit, et pour de vrai, je suis content, car j'obtiens un "rendu" comme je le voulais, et pour un premier portrait, je suis plutôt satisfait.

Elle est mignonne, la soeurette, non ?


Droits

Sujet plutôt facile avec moi. Vous pouvez imprimer et copier la "toile" pour votre usage personnel sans aucun problème, mais je vous demande de ne pas en retirer mes signatures (nom du site Internet, nom du "peintre digital"). Par contre, pour un usage commercial, il va de soi que vous devez me contacter auparavant ! Mon accord écrit vous sera indispensable avant de publier ce tableau sur un site Internet, quel qu'il soit.


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