Vallées noyées

Mardi 29 décembre 2009 - 61 km - 165 photos - 46 sélectionnées - couvert

Balade dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée


Il pleut depuis des semaines. Presque sans interruption. Si, une interruption, les deux semaines de grand froid. Mais justement, j'ai été privé de sortie pendant cette période, pour cause d'une très méchante grippe qui m'a littéralement cloué au lit. Cet après-midi, il ne va pas pleuvoir. Et il fait doux, très doux. Allez, c'est le moment où jamais de sortir Vanadis avant les fêtes de fin d'année, et son cavalier, qui commence à en avoir assez d'être renfermé.

Oh, pas une longue balade, non, juste histoire de rouler un peu. La vallée du Jaunay, et le bord de mer correspondant, c'est une bonne idée. Car après ces trombes d'eau, les ruisseaux sont certainement sortis de leur lit. Puis une petite poussée jusqu'à la Vie à Apremont, histoire de rendre visite à de proches parents...

Ci-dessus le parcours. Les chiffres sur la carte correspondent à des arrêts photos.

Entre les petits villages de l'Aiguillon-sur-Vie et Givrand coule un petit ruisseau, au creux d'une petite vallée. Son nom : le Gué Gorand. On ne le voit jamais, tellement il est insignifiant. Sauf... en hiver, après de fortes pluies. Bingo ! Regardez-moi ça. On dirait un fleuve. Les prés sont totalement submergés, et pour qui connait le terrain en été, c'est tout simpplement phénoménal ! (chiffre 1 sur la carte)

Vanadis fait la fière sur la route. Elle rirait beaucoup moins si elle devait emprunter les chemins maintenant, car ce sont de véritables bourbiers !

Je quitte la D42 pour atteindre un endroit que je sais être un peu plus élevé (le point 2 de la carte). Ben oui, c'est le bord de mer, ici, et c'est terriblement plat. Aussi, la moindre butte permet d'avoir une vue plus globale. En même temps, c'est aussi un cul-de-sac, cerné par la vallée du Gué Gorand d'un côté, et par celle du Jaunay de l'autre. Ici, c'est donc la vallée du Gué Gorand, bien remplie, et on aperçoit le village et l'église de Givrand entre les pins.

Demi-tour. En face, l'église de Givrand. La vallée inondée n'est plus visible, mais elle est bien là-bas, au-delà de ce grand champ.

Et si je me retourne, je vois Vanadis de face, logique. Mais derrière elle, à l'horizon, c'est la vallée inondée du Jaunay, bien plus large que celle du Gué Gorand. En effet, le Jaunay est une rivière qui se jette dans la Vie, précisément à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Retour sur la D42, sur le petit pont enjambant le Gué Gorand. Evidemment, en été, on le traverse en sautant !

Vous l'avez remarqué, c'est aussi sa journée, depuis le temps qu'elle ne s'était pas fait photographier !

Ici, en 3, peu avant d'arriver à Givrand, on voit très bien la vallée inondée du Gué Gorand, juste en face. Et, au loin à droite, c'est la vallée inondée du Jaunay, dans laquelle s'écoulent les eaux boueuses du Gué Gorand. En face, la ferme de La Gatelière, près de laquelle je me trouvais juste avant.

Du même endroit, vers l'est, les affreux bâtiments de la ferme de La Tricoterie, et le Gué Gorand en bas des prés..

Toujours du même endroit, la vallée inondée étant à ma gauche.

J'ai maintenant traversé Givrand et j'arrive au point 4. En face, le Jaunay qui a largement quitté son nid. En été, les moutons paissent ici. En face, au-delà des bois (dans lesquels sont les campings), se trouve le cordon dunaire nous protégeant de l'océan, à environ 1200 mètres d'ici seulement.

Toujours en 4, regard tourné vers le sud, vers Brétignolles-sur-mer.

Le point 4 encore, juste pour vous situer. Je vais poursuivre à droite, direction Les Sables d'Olonne.

Ici en 5, la D38 enjambe le Jaunay. Je prends les photos depuis le petit pont, de chaque côté. Ici, côté mer, en direction du nord (vers Saint Gilles).

Toujours depuis le pont. En contre jour, en direction de la mer. On aperçoit les dunes. C'est ici que vivaient mes ancêtres paternels. Mon père m'a raconté avoir failli se noyer ici dans le Jaunay, en hiver. Si c'était arrivé, vous ne liriez point ces lignes !

Encore la miss Vanadis. On distingue au loin quelques bâtisses du camping des Cyprès, pour ceux qui connaissent.

De l'autre côté du pont. Le Jaunay, vers l'est. Remarquez la ligne de pins, à gauche. Ce sont ceux photographiés précédemment, sur la butte !

Les maisons de Givrand, disséminées le long de la D48.

Les lignes de roseaux permettent de situer les chemins actuellement submergés.

Un peu plus loin, du village de la Sauzaie (qui fait partie intégrante de Brétignolles-sur-mer), j"ai suivi le front de mer (et quitté la route principale).
Les photos ont été prises à plusieurs endroits autour du point 6.

L'anse de la Parée. La mer est un peu agitée, et une légère brume d'embruns recouvre le littoral.

Ici à La Parée exactement. Bon, ça brasse un petit peu. J'aime bien nager là-dedans en combinaison, un vrai plaisir.

Une partie de ce front de mer est fortement dégradée par les furieux assauts de l'océan atlantique, et est en cours d'aménagement.

Ici au point 7, au lieu-dit la Normandelière.

Au loin, la corniche que je viens de longer.

Et du même endroit, regard tourné vers le sud, vers les Sables d'Olonne. J'ai marché sur cette plage jusqu'aux Sables (récit ici).

Vers le sol...

Débris organiques... et autres.

Evidemment, en pleine saison estivale, ici, c'est la foule !

Aujourd'hui, c'est bien plus calme.

Encore elle.

Je profite de mon passage à Brétignolles pour aller faire quelques courses, puis je repars vers les terres. Le point 8 est ici.

Au point 8. En bas, le Jaunay et sa vallée largement inondée. En face, c'est Givrand, et la rangée de pins sur la butte du point 2...

Je prends à droite sur la D12, direction La Chaize-Giraud. Et voici le chemin conduisant vers le point 9, peu après le château de Beaumarchais.

Je me rapproche du vaste lit du Jaunay.

Petite notice sur une habitante des lieux.

Aïe. Le chemin se dégrade nettement, les fortes pluies orageuses de ces derniers jours ont eu raison du revêtement en plusieurs endroits. J'hésite un peu avant d'engager Vanadis, et je me dis que, normalement, elle est faite pour ces chemins. Alors j'y vais.

Un passage dans un virage en "S" s'est avéré fort délicat. Puis le chemin s'améliore et descend vers le Jaunay. Je suis passé plusieurs fois ici avec Akitsu. Mais c'est la première fois que je tombe sur ce cas... Cette fois, je ne passerai pas, même pas en rêve. Demi-tour obligatoire.

C'est beau. J'aime beaucoup ce paysage.

Le chemin...

Vanadis, avant de faire demi-tour. Le passage du virage en "S" a été plus délicat, et j'ai bien failli me planter ! Mais, ouf, c'est passé.

Un bon moment plus tard, me voici à Apremont, au point 9. Cette fois, c'est la Vie que j'enjambe ici, et elle est également sortie de son lit !

Le château d'Apremont, qui abrite, entre autres, la mairie dans laquelle s'est récemment marié un de mes enfants.

L'église d'Apremont.

Ce sera la dernière photo de cette petite balade, qui nous a fait beaucoup de bien. J'espère que vous vous êtes bien promené(e)(s) aussi.

 

J'en profite pour vous souhaiter une bonne année 2010, car ce sera certainement le dernier reportage de l'année 2009.

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