Arrabida

20 et 21 janvier 2019 : Serra de Arrabida.

1er jour, 48 km et 15 km pour le deuxième. 1er bivouac à l'ermitage du Cap Espichel et le second à l'embouchure du lac de Albufeira.

On fait un peu la grasse matinée ce matin, mais pas trop non plus. Le ciel est en grande partie bleu, et même si nous n'avons eu que très peu de pluie depuis notre départ, je dois vous avouer quelque chose : nous adorons voir du ciel bleu ! Ce matin, nous avons droit à une longue douche très chaude au camping, voilà qui fait un bien fou.

Alors que je suis devant la barrière du camping en train de rendre les badges et compagnie, un homme s'approche de moi et me salue, m'appelant Jef et parlant de Rouletabille et de Claudine ! Je ne comprends pas, il me dit : "Je suis Antonio, je vous ai souhaité la bienvenue au Portugal sur votre site Internet dans le livre d'or !". Alors là, mes amis, voilà encore une des merveilles du voyage, et aussi de mon site allersretours que vous êtes en train de lire. Antonio aime bien la France, il a habité (Kiki, tiens-toi bien) une année à Gagny, et parle très bien le français. Il a découvert mon site je ne sais pas trop comment, mais en tout cas, il nous suit et avait lu hier soir que nous étions au camping municipal de Setubal ! Or, Setubal, c'est chez lui. Et il est venu nous saluer, à tout hasard, en partant faire son tour en vélo. Il me dit : "La Serra Arrabida, c'est mon Tourmalet à moi, ça grimpe dur !". Donc, voici Antonio, avec Claudine. Merci Antonio pour ta bonne humeur, ton sourire, ta philosophie de la vie, et ton chaleureux accueil dans ton beau pays.

Et nous voici donc dans la très jolie Serra de Arrabida. Nous doublons Antonio, qui nous doublera plus tard dans la montée, car nous arrêtons souvent faire des photos tellement c'est joli. Je vous laisse juger par vous-même. Je dois vous dire que le vent est très fort, et que je n'aurais pas voulu grimper en vélo aujourd'hui ! Derrière nous, c'est Setubal. A droite, de l'autre côté de l'embouchure du Rio Sado, se trouve la péninsule de Troia, longue bande de sable, et que vous verrez mieux sur la photo suivante.

Sur la côte en bas se trouve le village de Portinho de Arrabida et sa belle plage.

L'anse et la plage de Portinho : en voyant ce bijou, nous savons déjà où nous allons maintenant !

Une belle route nous conduit juste au-dessus du village, mais nous devons faire les dernières centaines de mètres à pied, car c'est interdit aux fourgons. Pas de souci, nous aimons marcher. Je vous laisse découvrir ce merveilleux endroit, qui nous a fait penser aux plages des Caraïbes, sans aucune exagération. Voyez plutôt !

Alors, d'accord avec moi, n'est-ce pas paradisiaque ? Avec tout ça, il est 15 heures lorsque nous revenons à Rouletabille, et nous n'avons même pas mangé ! Pas grave, vu l'heure, nous décidons d'aller de suite au Cabo (Cap) Espichel comme prévu installer notre bivouac, et on grignotera là-bas en faisant nos petits travaux vespéraux.

Peu avant le cap, on aperçoit cette fois la côte nord que nous avons parcourue ces derniers jours. On voit très bien Lisbonne au loin, mais en photo, c'est vraiment trop loin.

Très belle vue sur l'ermitage Nuestra Senhora do Cabo depuis le Farol (phare) do Cabo Espichel, que vous verrez sur la photo suivante. Nous allons ensuite poser Rouletabille sur le très grand parking de l'ermitage, couvert de voitures. La nuit tombant, les véhicules partent les uns après les autres, et nous restons seuls dans la nuit, avec pour seul bruit les longues rafales du vent qui souffle ici plutôt fort. Je sais que ça ne me dérangera pas pour dormir, mais ma compagne a l'ouïe fine, et pourrait bien être dérangée. Si ce devait être le cas, je la bercerai...




Comme prévu, le vent a soufflé toute la nuit sur notre immense parking délaissé par tout le monde. Rouletabille a été un peu secoué, mais sinon, ce fut parfait. Ce matin, le vent souffle encore, mais les rafales sont néanmoins moins puissantes, et le ciel est toujours bleu !



Claudine aimerait commencer par visiter le sanctuaire près duquel nous avons dormi avant que les touristes n'arrivent. C'était un très important but de pèlerinage, la vierge étant censée avoir escaladé la falaise ici en 1415. En fait, les traces laissées par son passage se sont révélées être celles de... dinosaures !

Voici la fameuse falaise. Nous irons tout-à-l'heure de l'autre côté de cette plage au sommet de la falaise suivante, là où sont passés nos dinosaures voici quelques dizaines de millions d'années.

Une très curieuse petite chapelle a été érigée au bord de la falaise. A l'intérieur, des azulejos relatant l'histoire de l'apparition de la dame. C'est fermé à clef, je photographie à travers la grille...

Au loin, le phare du cap Espichel, où nous sommes allés hier soir avec Rouletabille. Nous allons passer à côté en nous rendant jusqu'au Cap Espichel, situé sur la falaise suivante. Le début fut assez délicat, à flanc de falaise, sur un sentier à peine tracé, avec le vent qui soufflait fort... Je vous laisse cheminer en notre compagnie.

Le passage délicat. Derrière nous, le sanctuaire que nous venons de visiter.

Nous sommes à hauteur du phare, et apercevons les restes du fort militaire posé sur la falaise du cap. C'est là que nous allons.

Nous voici arrivés au fort.

Ci-dessus, sur le Cap Espichel. Ci-dessous, les falaises se poursuivant au-delà du cap : une véritable muraille !

Le fort que nous venons de quitter, et Claudine en train de photographier le phare.

Retour au sanctuaire. Nous allons maintenant voir les traces des dinosaures, de l'autre côté. Au premier plan, c'est une citerne (magnifique construction) destinée à recevoir les eaux d'un aqueduc, le tout construit pour satisfaire aux besoins des nombreux pèlerins !

Coup d'oeil arrière vous montrant la citerne au premier plan, et l'aqueduc sur la photo suivante.

La garrigue et la côte, au-delà de la falaise des dinosaures. De nombreux sentiers parcourent l'espace.

Les seules traces que nous parvenons à voir.

Retour vers Rouletabille, une petite toilette et repas : je peux vous dire que j'ai la dalle !

Après manger, nous décidons d'aller dormir sur les rives du Lagoa (lac) de Albufeira, à moins de 15 bornes du cap ! On longe l'aqueduc en passant.

Nous descendons les pentes de la Serra de Arrabida pour atteindre le lac. A l'horizon, c'est la Serra de Sintra, au nord de Lisbonne.

Plage du Lago de Albufeira. Regardez, on voit très bien le sanctuaire au loin vers le sud.

Et de l'autre côté, vers le nord, la Serra de Sintra et... Lisbonne !

Et sur la droite, c'est le Lac de Albufeira, qui communique par une passe (non visible ici) dans l'Océan Atlantique.

Vue globale du site. Rouletabille est sur le parking à droite, posé pour le bivouac.

Claudine a encore de la ressource et part faire un tour le long du lac : elle veut voir les cabanes. Je me mets au travail, et Claudine s'installe un peu plus tard près de moi avec ses crayons et pinceaux. Que du bonheur ! Pour vous dire, la température est montée à 25 °C dans Rouletabille, et nous bossons en T-shirt en début de soirée, c'est fantastique !

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