Aveiro

4 et 5 janvier 2019 : Aveiro

Carte des deux jours de route. 65 km le premier jour, et 60 km le deuxième jour. Les petites balises rectangulaires numérotées représentent les lieux des bivouacs nocturnes. Tempête de ciel bleu ces deux jours, 14 °C le jour, mais -2°C la nuit, il gèle de nouveau. Départ de Sao Pedro de Afurada, près de Porto, nous roulons vers la presqu'île de Sao Jacinto, où nous passons la nuit. Le deuxième jour, après une marche de 8 km dans la réserve des Dunes de Sao Jacinto, nous faisons le tour de la lagune et bivouaquons à Aveiro après avoir visité la ville.

Nous quittons le petit port où nous avons passé deux nuits calmes, et poursuivons aujourd'hui notre chemin de pèlerins vers le sud. Notre première envie est de rejoindre l'Océan Atlantique tout proche, et plus précisément d'aller voir l'embouchure de ce grand fleuve Douro que nous avons suivi pendant deux jours. C'est la Reserva Natural local do Estuario do Douro, ce que vous pouvez tous comprendre. Comme vous le savez, j'aime ces zones d'estuaires, mais nous nous contenterons de la grande plage attenante au Douro, qui se trouve en bout de plage. La ville en arrière-plan est Foz do Douro.

J'ai escaladé la digue glissante, Claudine ayant préféré rester sur le sable en sécurité. On voit le Douro à gauche, Porto n'est pas visible mais se trouve à droite, et l'Océan Atlantique est dans mon dos et tout à droite, avec la plage que nous venons de traverser.

Le Douro à gauche, Claudine au loin. Je cours vers le bout de la jetée, histoire de me dégourdir un peu les jambes. Du bout, j'apercevrai le grand pont de Porto, celui sous lequel nous avons marché hier, mais Porto elle-même demeure presque hors de vue.

Les immenses plages se suivent presque sans interruption. La route entre Porto et Ovar, côté mer, via Espinho et Esmoriz, est assez pénible. On ne quitte pratiquement pas les villes, nous avons l'impression de rouler dans une banlieue sans fin. Ici, soit vous êtes sur les plages immenses entrecoupées de bars et d'esplanades, soit vous êtes dans les trafics, et au vu de la circulation actuelle, je n'ose pas imaginer ce que ce doit être en haute saison !

Enfin, nous arrivons sur la zone que je voulais revoir, une longue bande de sable séparée du continent par une très vaste lagune devenue marais depuis une immense tempête ayant eu lieu au 16ème siècle. Tout au bout se trouve le village de Sao Jacinto, et un ferry permet de traverser le rio Vouga et poursuivre vers le sud. Là, devant cette lagune en train de se remplir avec la marée, je retrouve les fameux bateaux portugais à fond plat, les Moliceiros, aux vives couleurs, que je voulais montrer à Claudine.

Nous arrêtons pique-niquer juste à côté du petit port de Torreira, dans lequel nous trouvons une centaine de ces petits bateaux qui pêchent aujourd'hui essentiellement coques et palourdes. Admirez !

Et c'est ici, au bout de la péninsule, que nous nous posons pour la nuit, sur le grand parking de la plage. Avant de me mettre au travail sur le site, nous allons marcher un peu sur le sable. Claudine voulait aller jusqu'à l'estuaire du Rio Vouga, mais a fait demi-tour en voyant une meute de chiens sauvages. Nous avions lu qu'un voyageur avait été attaqué par ces chiens sur ce site, et elle a préféré revenir avec moi dans Rouletabille.

Les vagues sont toujours très fortes sur ce littoral portugais, en partie en raison de la présence de nombreuse baïnes comme ici.

Je suis ici sur la partie haute d'une petite baïne. Lorsque les vagues arrivent sur ce relief, elles se soulèvent très haut et deviennent propices à la pratique du surf.




Samedi 5 janvier 2019. Toujours un grand soleil, mais une forte gelée blanche au réveil.



Nous allons d'abord voir les tarifs du ferry permettant de traverser la passe : 13,90 €, quand même ! De plus, le gars nous dit qu'il ne pourra pas prendre Rouletabille à cause de son marche-pied. Effectivement, ce dernier descend assez bas et ne nous laisse qu'une faible marge en matière de garde au sol, et je le ferai enlever avant le prochain voyage, car nous avons déjà eu maille à partir avec lui. Du coup, détour de plus de 50 km pour passer de l'autre côté... En attendant, nous avons trouvé un petit circuit de 8 km dans la réserve naturelle des dunes de Sao Jacinto. Allons-y. Le sentier est extrêmement bien balisé, il serpente dans la forêt et rejoint la mer en passant près de deux zones marécageuses. Il traverse plusieurs pistes "coupe-feu", comme ci-dessus. Remarquez le givre formé pendant la nuit sur les traces humides des pneus...

Zone marécageuse fort bien aménagée. En effet, nous arrivons dans un observatoire surélevé et invisible pour les occupants des lieux. C'est un très bon poste, mais il n'y avait rien à voir ce matin !

Vue arrière sur le très bel aménagement protecteur de la dune mis en place sur la zone de plage.

Cette fois, le poste d'observation est installé près d'un étang.

Quelques plantes. Tout au long du sentier, des étiquettes donnent le nom (portugais et botanique en latin) des plantes et arbustes. J'ai fait quelques photos, mais toujours trop rapidement. Le nombre de sujets à photographier est énorme, et si je m'écoutais, je ferais mille photos chaque jour !

Il est déjà plus de midi lorsque nous revenons au camion, aussi décidons-nous de nous mettre aussitôt à table avant de poursuivre notre route.

Puis nous reprenons la route d'hier en sens inverse le long de l'immense lagune. Ici, peu avant de traverser de nouveau le village de Torreira où se trouvent les Moliceiros.

La lecture d'un blog de voyage nous a convaincus d'aller visiter la petite ville Aveiro. Nous décidons donc d'y bivouaquer. Nous posons Rouletabille sur un grand parking situé à un quart d'heure du centre touristique, et partons découvrir la vieille cité à pied. Nous n'avons pas été déçus, c'est superbe. La seule chose désagréable, c'est la lumière intense du soleil ici au Portugal, qui rend mes clichés très durs à lire. J'espère que ça vous ira quand même, car pour ma part, c'est là ma grande déception. Il faut dire aussi que je fais toutes mes photos avec mon smartphone, qui a tendance à augmenter la luminosité, ce qui n'arrange rien ici ! Je vous laisse une fois de plus admirer.

Cimetière...

Dans le marché couvert d'Aveiro. A droite, c'est Fatima, la vendeuse de patisseries. A gauche, c'est la jeune femme venue traduire la conversation. Elle parle parfaitement bien l'anglais, et comprend le français sans le parler. Nous avons passé un excellent moment en leur compagnie, merci à elles pour leur extrême gentillesse et bonne humeur, ce fut un régal.

Dans le parc près de Rouletabille, un orchestre s'est installé pendant notre balade. L'ambiance est à la fête, on se croirait presque en été, c'est délicieux ! Belle soirée à suivre dans Rouletabille, Claudine à dessiner sur son petit carnet, et moi à trier mes photos... Une fois de plus, que du bonheur, mais vous l'aurez sûrement deviné. Si ça vous plait, n'hésitez pas à mettre un mot sur le livre d'or, ça fait toujours très plaisir, c'est en quelque sorte ma récompense pour le temps passé à l'écrire. Et vous pouvez transmettre le lien de la page à tous vos amis voyageurs, c'est fait pour ça.

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